Pierre-Louis Prieur

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Prieur de la Marne
Illustration.
Pierre Louis Prieur de la Marne.
Fonctions
Membre du Comité de salut public montagnard

(1 an et 21 jours)
Groupe politique Montagne
Membre du Comité de salut public thermidorien

(3 mois et 28 jours)
Groupe politique Montagne
Président de la Convention nationale

(15 jours)
Groupe politique Montagne
Député de la Marne

(3 ans, 1 mois et 23 jours)
Groupe politique Montagne
Député du bailliage de Châlons-en-Champagne

(2 ans, 6 mois et 6 jours)
Groupe politique Tiers état
Biographie
Nom de naissance Pierre-Louis Prieur
Date de naissance
Lieu de naissance Sommesous (Royaume de France)
Date de décès (à 70 ans)
Lieu de décès Bruxelles (Royaume des Pays-Bas)
Nationalité Français
Profession Avocat

Pierre-Louis Prieur, dit Prieur de la Marne, né le à Sommesous (Marne), mort le rue de Namur, à Bruxelles[1], était un avocat et un homme politique français. Député de la Marne à l'Assemblée constituante de 1789, puis à la Convention nationale, il fut l'un de ses principaux représentants en mission et membre du Comité de salut public. Il était surnommé « Crieur de la Marne » à cause de son éloquence[2],[3]. De même, à l'Assemblée constituante, on disait d'une personne qu'elle était « probe comme Prieur » pour signifier qu'elle était désintéressée[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Portrait de Pierre-Louis Prieur dit Prieur de la Marne, huile sur toile de Jacques-Louis David, musée de la Révolution française, vers 1791.

Fils de Louis-Joseph Prieur, greffier et procureur fiscal de la justice, et de Marie Reine Hémard (morte en 1761), frère de Louis Basile (né à Sommesous le )[5],[6], Prieur suit les cours du collège de Châlons-en-Champagne, avant d'étudier le droit à Reims (-)[7], puis en 1781[8]. Il y loge chez l'ancien boulanger Fouet. Le fils de ce dernier, François Joseph[9], également étudiant en droit à Reims, épouse sa sœur aînée, Marie Reine (1753-1790), avec laquelle il a un fils, Louis Joseph, le , qui sera plus tard adjoint titulaire aux commissaires ordonnateurs des guerres. Reçu lui-même avocat en parlement à Châlons, Prieur y devient membre de la loge « Saint-Louis de la bienfaisance »[10] et administrateur du collège de Châlons[11].

Le , il est élu député du tiers état par ce bailliage aux États Généraux, premier sur deux, avec 257 voix sur 323 votants au troisième tour[12],[13]. À l'Assemblée constituante, il n'intervient guère dans les débats, entre mai et , mais défend à la fin de l'année des positions avancées et se spécialise dans les questions financières[14]. Élu secrétaire de l'assemblée, il fait également partie des comités de mendicité () et des monnaies ()[15].

Pierre Louis Prieur de la Marne,
Paris, BnF, département des estampes et de la photographie, 1790.

Il prend une part active dans les discussions sur l'organisation judiciaire, propose des mesures de rigueur contre les émigrés (29 mai et ), réclame la destruction des monuments rappelant l'Ancien Régime, s'oppose à toute condition pécuniaire pour l'éligibilité des représentants, défend les sociétés populaires, le rattachement d'Avignon à la France ou le droit des pauvres de ramasser le bois mort dans les forêts, ainsi qu'une amélioration du traitement des religieux septuagénaires ou infirmes[12]. Il se range ainsi dans le petit groupe de députés autour de Robespierre dès début 1791[16].

Au moment de la fuite du roi, il obtient que le nom du monarque soit supprimé de la formule du serment à la constitution et demande la mise en jugement du comte de Provence[14]. De même, il s'oppose au principe de l'inviolabilité du roi dans la constitution. Après ces événements, il est l'un des quinze commissaires envoyés aux frontières, devant se rendre avec Sinéty et Ramel-Nogaret dans le Finistère[12],[17]. Leur mission est cependant suspendue avant le départ[18]. Du 29 mai au , il préside le club des Jacobins[14],[19],[20]. Il passe ensuite brièvement aux Feuillants avant de revenir aux Jacobins le [21].

Après la fin de la session, il est élu, le , administrateur du département de la Marne puis, le 13 décembre, membre du directoire et substitut du procureur général syndic de la Marne[22]. Il est également choisi comme accusateur public de Versailles (Seine-et-Oise)[23] et vice-président du tribunal criminel de Paris le 11 novembre par 201 voix sur 350 votants, mais donne sa démission le 14 décembre[14],[24].

Le , il est élu, le premier sur dix avec 386 voix sur 442 votants, député de la Marne à la Convention[12]. Envoyé en mission avec le girondin Carra et le député de la Plaine Sillery dès le 24 septembre à Châlons pour accélérer la mobilisation et l'organisation de l'armée, il se rend ensuite à Verdun pour y enquêter sur la capitulation de la place, quelques jours plus tôt[14],[25]. Au cours de cette mission, il rend visite, le , à la loge maçonnique « La Triple Union » à Reims[26].

De retour à Paris, il se rapproche peu à peu de la Montagne, votant contre l'appel au peuple, pour la mort et contre le sursis dans le procès de Louis XVI[14] et demandant le « qu'un voile fût jeté » sur les massacres de Septembre, qu'il regrette, mais dont il juge impolitique de rechercher les auteurs, avant d'intervenir dans les débats sur l'organisation du tribunal révolutionnaire, dans lesquels il défend, contre Guadet et Buzot, la disposition suivant laquelle les jurés sont tenus de voter à voix haute[12]. Élu membre du comité de défense générale le 26 mars suivant, il n'y siège guère, étant envoyé en mission[14] à Orléans avec Bourbotte et Julien de Toulouse par décret du [27], avec la charge de remonter l'esprit public dans cette commune déclarée en état de rébellion après un attentat contre le député Léonard Bourdon. Prieur est nommé pour remplacer Matthieu le 28 mars et arrive à Orléans au plus tard le 31 mars[28]. Il est rappelé par décret le 30 avril et de retour dans la capitale le 4 mai. Puis, conformément au décret du 30 avril, il part avec Laurent Lecointre et Gilbert Romme (rejoints le 25 mai par Prieur de la Côte-d'Or) à l'armée des côtes de Cherbourg[27] pour organiser cette armée et veiller plus généralement à la défense des côtes normandes. Ils se répartissent en deux équipes le 4 juin, Prieur de la Marne et Lecointre se rendant dans la Manche. Ils y sont lorsque éclatent les révoltes fédéralistes et finissent par être expulsés de ce département, d'où ils se rendent à Rouen. Ils sont chargés de la répression de la révolte dans l'Eure et au Calvados par décret du 3 juillet[27], mais Prieur part pour Paris le 5 juillet pour solliciter des subsistances pour la Seine-Inférieure[29].

Élu le 10 juillet au Comité de salut public[14], Prieur est officiellement rappelé par décret du 12 juillet[27]. Même après son élection, il passe l'essentiel de son temps en mission. Moins d'un mois après, il est envoyé par décret du 1er août aux armées du Nord, des Ardennes, de la Moselle et du Rhin avec Jeanbon Saint-André et Philippe Le Bas (celui-ci ne participe cependant pas à la mission, ayant reçu une autre destination le lendemain)[27].

De retour le 23 août[27], il est nommé à Brest avec Jeanbon Saint-André par arrêtés du Comité de salut public des 22 et 30 septembre et décret du 4 octobre pour réorganiser la marine. Partis de Paris dès le 1er octobre, ils arrivent à Brest le 7. Suivant une rumeur d'un nouveau soulèvement dans le Morbihan, les représentants sur place décide du départ de Prieur pour Vannes, où il arrive le 1er brumaire. Trouvant tout tranquille, il y procède l'épuration des administrations fédéralistes et veille au recrutement, avant de partir à la sollicitation de ses collègues pour l'armée de l'Ouest. Cette nouvelle mission est confirmée par lettre du Comité de salut public du 25 brumaire an II (). Arrivé à Rennes le 27 brumaire (17 novembre), il suit l'armée, le plus souvent accompagné de ses collègues Bourbotte et Turreau, jusqu'à la reprise de Noirmoutier le 14 nivôse an II ()[30].

Pendant la guerre de Vendée, il participa, avec ses collègues sur le terrain, à la nomination de plusieurs commissions militaires destinées à juger les rebelles pris les armes à la main, dont celles établies à Antrain (le 1er frimaire an II-21 novembre 1793), à Angers (15 frimaire an II-5 décembre 1793), au Mans (24 frimaire an II-14 janvier 1794) et au moins la première commission de Noirmoutier (14 nivôse an II-3 janvier 1794)[31].

Le Comité de salut public l'envoie par arrêté du 9 nivôse an II () dans le Morbihan et en Loire-Inférieure pour y organiser le gouvernement révolutionnaire[27]. Arrivée à Lorient le 19 nivôse an II (8 janvier 1794), il reste dans le Morbihan jusqu'au rappel de Jean-Baptiste Carrier. Mandé à Nantes par le Comité de salut public pour le remplacer, Prieur partage son temps entre les deux départements de ventôse en floréal an II (février-mai 1794), sauf une brève excursion avec l'armée qui le mène jusqu'à Montaigu le 4 ventôse an II ()[32].

Jeanbon Saint-André devant partir avec la flotte, une lettre du Comité de salut public en date du 21 floréal an II () renvoie Prieur à Brest[27]. Absent de Paris lors de la chute de Robespierre, il est remplacé au Comité de salut public le 13 thermidor (31 juillet)[14] et rappelé par décret du 26 thermidor (13 août), parmi une trentaine d'envoyés suspectés d'avoir servi de relais à Robespierre en province[33]. Toutefois, il ne quitte Brest qu'à l'arrivée de son successeur, Gilbert-Amable Faure-Conac, le 20 fructidor (6 septembre)[27]. Il est de retour à Paris au plus tard le 30 fructidor an II (16 septembre 1794)[34].

Le 15 vendémiaire an III (), il est réélu au Comité de salut public, où ce montagnard, fidèle à ses idées, siège jusqu'au 15 pluviôse (). De même, il préside la Convention du 1er au 16 brumaire (22 octobre-)[14].

En butte aux attaques des contre-révolutionnaires au printemps, il se joint à la foule pour réclamer du pain et la mise en liberté des patriotes arrêtés depuis thermidor lors de l'insurrection du 12 germinal an III, mais échappe à l'épuration[14], proposée par André Dumont[12]. Lors de l'insurrection du 1er prairial, il est élu par les conventionnels de gauche restés en séance après l'invasion de l'assemblée par la foule au sein d'une commission extraordinaire de quatre membres avec Duquesnoy, Bourbotte et Jean-Michel Duroy[35]. Selon le récit officiel, il aurait de s'opposer à l'entrée de la troupe[14], en s'efforçant de rallier la foule chargée par les bataillons des sections du Mont-Blanc et de la Butte-des-Moulins[12],[36].

Décrété d'arrestation dans la nuit du 1er prairial, puis d'accusation le lendemain, sous prétexte de sa participation présumée à l'insurrection, il est cependant consigné à résidence surveillée par arrêté du Comité de sûreté générale du 2 prairial (21 mai). À la nouvelle de son jugement par une commission militaire, il réussit à fausser compagnie à ses gardiens et s'enfuit dans la nuit du 10 prairial (29 mai)[37].

Le 25 prairial (13 juin), les Annales patriotiques colportent une rumeur (qui s'avère sans fondement) selon laquelle, « Prieur (de la Marne), échappé de sa maison d'arrêt, s'est rendu, sur les dix heures du soir, au Jardin des Plantes ; il essaya de se brûler la cervelle d'un coup de pistolet ; une femme, attirée au bruit du coup, le conduisit chez elle, où il se cacha ; cependant cette femme, effrayée des suites que pouvait avoir l'hospitalité qu'elle venait de donner au proscrit, l'a dénoncé au Comité civil de la section, qui l'a fait conduire au Comité de salut public »[38].

En fait, Prieur parvient à se cacher jusqu'à l'amnistie générale votée le 4 brumaire an IV ()[7]. Sorti de la clandestinité mais déclaré inéligible, suivant le décret qui y interdit le séjour des anciens conventionnels amnistiés du 21 floréal an IV (10 mai 1795), il se retire chez une parente à la campagne entre Château-Thierry et La Ferté-Milon[39]. De retour dans la capitale après le coup d'État du 18 fructidor an V, il devient défenseur officieux[39].

Proposé le 30 germinal an VI () par l'assemblée-mère siégeant à l'Oratoire du Louvre le dernier jour de sa session pour siéger comme député au Conseil des Cinq-Cents, il n'obtient que 194 voix sur 395 votants, contre les 198 nécessaires[14]. L'année suivante, il est membre du club du Manège[40], dont il est élu « vice-régulateur » le 18 thermidor an VII ()[41].

Le 13 thermidor an VII (), il est nommé administrateur des hospices civils de Paris[42], fonction dont il est destitué d'après lui peu après Brumaire à cause de « ses principes »[39].

Retiré de la vie publique sous l'Empire, il adhère à l'Acte additionnel en 1815[43]. Forcé de s'exiler par la loi du contre les régicides, Prieur de la Marne quitte Paris le 6 février[12],[44] et se retire à Bruxelles, où il loge d'abord chez Joseph-Augustin Crassous de Médeuil, qu'il côtoie également au sein de la loge « Les Amis philanthropes », dont il est un membre actif à partir de 1817, de même que René Levasseur[10] ou Pierre Joseph Cambon[45]. Installé rue de Louvain, puis rue de Namur, il y exerce les fonctions d'avocat consultant. Quelques semaines après son installation rue de Namur[46], il meurt dans la pauvreté le [14],[47], à l'âge de 70 ans, sans avoir jamais renié ni trahi ses idées de révolutionnaire. Ses anciens collègues doivent se cotiser pour payer son enterrement[14].

Une rue à Reims porte son nom ainsi qu'une salle au musée de la Révolution française à Vizille.

Mandats[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Mémoire pour les jurés, syndic, adjoints et maîtres de la communauté des boulangers de Chaalons-sur-Marne, intervenans dans la cause en délibéré, pendante... entre les sieur Deletrée, Bonvallet, Félix Galland, François Henriet, Jacq. Gaillard, Étienne Galland, Étienne Carré, Nicolas Galland, défendeurs, et M. le procureur-fiscal de l’échevinage, demandeur, Châlons, Imprimerie de Mercier, 1785, in-4°.
  • Rapport sur l'établissement des sourds-muets, fait à l'Assemblée nationale au nom des comités de l'extinction de la mendicité, 1791, 10 p.
  • Rapport des opérations administratives des citoyens Carra, Sillery et Prieur, commissaires de la Convention nationale à l'armée du Centre, par P.-L. Prieur..., Paris, Imprimerie nationale, s. d. (1792), 22 p.
  • Opinion de P. L. Prieur, député du département de la Marne à la Convention nationale sur le jugement de Louis Capet, Paris, Imprimerie nationale, 1793, 15 p.
  • Rapport fait a la Convention nationale par Lecointre de Versailles & Prieur de la Marne, représentans du peuple, près l'armée des côtes de Cherbourg, Imprimerie nationale, 1793, 84 p.
  • Rapport... par les citoyens Prieur, de la Marne et Jean-Bon St-André, relativement à la mission dont ils avaient été chargés, par décret du 2 août, auprès des armées, Paris, Imprimerie nationale, s. d. (1793), 70 p.
  • Compte rendu par Prieur (de la Marne), Lecointre, Prieur (de la Côte-d'Or) et Romme, de ce qu'ils ont reçu et de ce qu'ils ont dépensé pendant leur mission près de l'armée des côtes de Cherbourg pendant les mois de mai, juin, juillet de l'an II de la république, Imprimerie nationale, germinal an III, 6 p.
  • Observations pour Arnoux Souffrein et compagnie, armateurs à la Guadeloupe, défendeurs, contre Richard S. Hallet, négociant de New-York, se disant propriétaire-armateur du navire américain « la Favorite », et autres prétendus intéressés, demandeurs Imprimerie C.-F. Patris, 1802, 41 p.
  • Mémoire pour les sieurs Gilbert et Cie, intimés, contre Me Bousquet, avocat appelant d’une sentence arbitrale du 19 juin 1807 [Signé : Prieur (de la Marne), avocat], Paris, imprimerie C. F. Patris, s. d., 29 p.
  • Notes et souvenirs inédits de Prieur de la Marne, avec une introduction et des notes de Gustave Laurent, Paris et Nancy, Berger-Levrault, 1912, 168 pages, extraits, présentation en ligne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gustave Laurent, éd., Notes et souvenirs inédits de Prieur de la Marne, Paris et Nancy, Berger-Levrault, , p. 2, 3, 27
  2. Notes et souvenirs inédits de Prieur de la Marne, publiés avec une introduction et des notes de Gustave Laurent, Berger-Levrault, 1912, 168 pages, p. 31, et Marcel Thomas, Christiane & Roland Choiselle, La grande Champagne: dictionnaire de ses femmes et hommes célèbres depuis le début du XIXe siècle, précédé d'une étude sur son « Apport dans l'évolution des idées sociales », Éditions Matot-Braine, 1980, 507 pages, p. 357. Bernard Gainot, Dictionnaire des membres du Comité de salut public: dictionnaire analytique biographique et comparé des 62 membres du Comité de salut public, Tallandier, 1990, 163 pages, p. 142, fournit la même raison: « Thibaudeau le nomme dans ses « Mémoires », « Crieur de la Marne », hommage ironique à son éloquence, reconnue par d'autres conventionnels ».
  3. Pour Denise Béatrix Centore-Bineau, Saint-Just, 1767-1794, Payot, 1936, 292 pages, p. 119, « ses adversaires politiques l'appelaient aussi Crieur de la Marne, à cause de sa grande voix d'airain ».
  4. Bernard Gainot, Dictionnaire des membres du Comité de salut public: dictionnaire analytique biographique et comparé des 62 membres du Comité de salut public, 1990, p. 142.
  5. Notes et souvenirs inédits de Prieur de la Marne, 1912, p. 1 et 35.
  6. Louis-Basile Prieur deviendra négociant puis, en l'an II, agent supérieur du Comité de salut public pour opérer l'incorporation et l'encadrement des bataillons de la Charente.
  7. a et b Edna Hindie Lemay, Christine Favre-Lejeune, Yann Fauchois, Alison Patrick, Dictionnaire des Constituants: 1789-1791, Voltaire Foundation, 1991, tome 2, 1022 pages, p. 773-774.
  8. Gustave Laurent, « La Faculté de droit de Reims et les hommes de la Révolution », Annales historiques de la Révolution française, no 34,‎ , p. 342
  9. François-Joseph Fouet, né dans la paroisse Saint-Pierre de Reims le , s'établit comme notaire et conseiller du roi à Reims. Installé à Châlons-en-Champagne en 1786, après le décès de son épouse en 1790, il est élu maire de la ville (1797-1799). Il retourne à Reims sous le Consulat et y meurt le 2 mars 1827 Voir Notes et souvenirs inédits de Prieur de la Marne: publiés avec une introduction et des notes, 1912, p. 2 et 36.
  10. a et b Jeffrey Tyssens, « Aspects de la sensibilité libérale dans les loges belges pendant les premières décennies du XIXe siècle », in Cécile Révauger (dir.), Franc-maçonnerie et politique au siècle des lumières: Europe-Amériques, Presses universitaires de Bordeaux, 2006, 380 pages, p. 186-187 (ISBN 2867814081)
  11. Gustave Laurent, éd., Notes et souvenirs inédits de Prieur de la Marne, Paris et Nancy, Berger-Levrault, , p. 2
  12. a b c d e f g et h Adolphe Robert, Gaston Cougny (dir.), Dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889, Edgar Bourloton, 1889, tome 5, p. 48-49 Lire en ligne.
  13. Gustave Laurent, éd., Notes et souvenirs inédits de Prieur de la Marne., Paris et Nancy, Berger-Levrault, (OCLC 162610764), p. 3
  14. a b c d e f g h i j k l m n et o Jean-René Suratteau, « Prieur Pierre-Louis, dit de la Marne », in Albert Soboul (dir.), Dictionnaire historique de la Révolution française, PUF, 1989 (rééd. Quadrige, 2005, p. 860-861).
  15. Jean-Pierre Jessenne (dir.), Robespierre: de la nation artésienne à la République et aux nations : actes du colloque, Arras, 1-2-3 avril 1993, Centre d'histoire de la région du nord et de l'Europe du Nord-ouest, Université Charles de Gaulle-Lille III, 1994, 458 pages, p. 145.
  16. Edna Hindie Lemay, « Poursuivre la Révolution. Robespierre et ses amis à la Constituante », Robespierre. De la nation artésienne à la République et aux Nations, Villeneuve-d'Ascq, Imprimerie de l'Université,‎ , p. 159-189
  17. Michel biard, Missionnaires de la République, CTHS, Paris, 2002, p. 33.
  18. Archives parlementaires (lire en ligne), t. XXVII, p. 452
  19. Auguste Kuściński, Dictionnaire des conventionnels, Société de l'histoire de la révolution française, 1916, vol. 3-4, p. 507.
  20. Alphonse Aulard, éd.,, La Société des Jacobins. Recueil de documents pour l’histoire du club des Jacobins de Paris, Paris, Jouaust, Noblet, Quantin, 1889-1897 (lire en ligne), t. II, p. 455, 460
  21. Alphonse Aulard, éd., La Société des Jacobins, Paris, Jouaust, Noblet, Quantin, 1889-1897 (lire en ligne), t. III, p. 33, 103
  22. Suzanne Levin, Défendre une République de droit naturel. Prieur de la Marne et ses missions, 1792-an III (Thèse de doctorat en Histoire moderne), , p. 81
  23. Notes et souvenirs inédits de Prieur de la Marne, 1912, p. 66.
  24. Voir Alexandre Tuetey, Répertoire général des sources manuscrites de l'histoire de Paris pendant la révolution française, Imprimerie nouvelle, 1900, vol. 5, p. 127; Maurice Tourneux, Bibliographie de l'histoire de Paris pendant la Révolution française, Imprimerie nouvelle, 1906, vol. 4, p. 510; Étienne Charavay, Assemblée électorale de Paris, 26 août 1791-12 août 1792, Cerf, 1894, 628 pages, p. 623.
  25. Michel biard, Missionnaires de la République, 2002, p. 39 et 41.
  26. Aldo Masullo, 1799-1999: geografia e storia dell'idea di libertà, Éditeur Falzea, 2000, 305 pages, p. 231 (ISBN 8882960382).
  27. a b c d e f g h et i Michel Biard, Missionnaires de la République, 2002, p. 569-570.
  28. Suzanne Levin, Défendre une République de droit naturel. Prieur de la Marne et ses missions, 1792-an III (Thèse de doctorat en Histoire moderne), , p. 251-252
  29. Suzanne Levin, « L’impossible exécution de la loi du 30 avril 1793 », Exécuter la loi : 1789-1804, Paris, Éditions de la Sorbonne,‎ , p. 93-106
  30. Suzanne Levin, Défendre une République de droit naturel, p. 467-483
  31. Suzanne Levin, Défendre une République de droit naturel, p. 581-582
  32. Suzanne Levin, Défendre une République de droit naturel, p. 487
  33. Michel Biard, Missionnaires de la République, 2002, p. 350.
  34. Suzanne Levin, Défendre une République de droit naturel, p. 809
  35. Pierre Bliard, Le conventionnel Prieur de la Marne en mission dans l'ouest (1793-1794) d'après des documents inédits, 1906, p. 434, et René Bouscayrol, Soubrany, ou La révolution assassinée, Éditions Ipomée, 1984, 401 pages, p. 282.
  36. Suzanne Levin, Défendre une République de droit naturel, p. 892-903
  37. Suzanne Levin, Défendre une République de droit naturel, p. 904-907
  38. Alphonse Aulard, Paris pendant la réaction thermidorienne et sous le Directoire : recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à Paris, L. Cerf, 1898, vol. 1, p. 777.
  39. a b et c Gustave Laurent, éd., Notes et souvenirs inédits de Prieur de la Marne, p. 99
  40. Jean Maitron (dir.), Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Éditions ouvrières, 1964, première partie, vol. 3, p. 254.
  41. Hervé Robert, Philippe Bertholet et Frédéric Ottaviano, Dictionnaire des avocats du Barreau de Paris en 1811, Paris, Riveneuve éditions, , t. II, p. 985
  42. Bernard Gainot, 1799, un nouveau jacobinisme ?, Paris, CTHS, , p. 397
  43. Frédéric Bluche, Le plébiscite des Cent-Jours, avril-mai 1815, Genève, Librairie Droz, 1974, 149 pages, p. 122.
  44. L'étude d'avocat de Prieur est située au no 3 de la cour des Fontaines, au moment de son départ pour l'exil. Voir l’Almanach des 25 000 adresses des principaux habitans de Paris pour l'année 1817, Paris, Charles-Louis-Fleury Panckoucke, 1817, p. 480 Lire en ligne.
  45. Jean andré Faucher, A. Ricker, Histoire de la franc-maçonnerie en France, Nouvelles Éditions Latines, 1967, p. 265-266.
  46. Gustave Laurent, « L'Exil de Prieur (de la Marne) à Bruxelles sous la Restauration et son portait par Louis David », Annales historiques de la Révolution française, 1927, vol. IV, p. 40-49.
  47. Laurent Boscher, Histoire des prisonniers politiques 1792-1848: Le châtiment des vaincus, Éditions L'Harmattan, 2008, 394 pages, p. 209 (ISBN 2296051154).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Ouvrages
  • Pierre Bliard, Le Conventionnel Prieur de la Marne en mission dans l'Ouest, 1793-1794, Émile-Paul, 1906, 450 p. (rééd. Lambert de La Douasnerie, 2004), présentation en ligne, présentation en ligne.
  • Pierre Guillaume, La Loge « Prieur de la Marne » à l’Orient d’Épernay (Marne). Brève histoire de son éponyme, Épernay, Loge « Prieur de la Marne », 1989.
  • Gustave Laurent, Les Échos de Valmy : la mission des conventionnels Prieur (de la Marne), Sillery et Carra et les premières fêtes républicaines dans le département de la Marne, 24 septembre-, Reims, Imprimerie de H. Matot, 1900, 33 p.
  • Sergio Luzzatto, Mémoire de la Terreur. Vieux Montagnards et jeunes républicains au XIXe siècle, Simone Carpentari-Messina, trad., Lyon, Presses universitaires de Lyon, 1991, 223 p.


Notices biographiques

  • Assemblée nationale, Notices et portraits des députés de 1789, Paris, Assemblée nationale, 1989, p. 178.
  • Biographie des hommes vivants, ou Histoire par ordre alphabétique de la vie publique de tous les hommes qui se sont faits remarquer par leurs actions ou leurs écrits, Paris, L. G. Michaud, libraire-éditeur, 1819, t. V, p. 112-113 Lire en ligne.
  • Roger Caratini, Dictionnaire des personnages de la Révolution, Paris, Belfond – Pré aux Clercs, 1988, p. 452.
  • Édouard Chapuisat, « Poète et conventionnel », La Semaine littéraire, Genève, t. 21, 1913, p. 351-353 (notice biographique et compte rendu des Notes et souvenirs éditées par Gustave Laurent).
  • Bernard Gainot, Dictionnaire des membres du Comité de Salut public. Dictionnaire analytique, biographique et comparé des 62 membres du Comité de Salut public, Paris, Tallandier, 1990, p. 64-67, 141-143.
  • Jacques-Philippe Giboury, Dictionnaire des régicides. 1793, Paris, Perrin, 1989, p. 331-332.
  • Ferdinand Hoefer, éd., Nouvelle biographie générale, depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours, Paris, Firmin-Didot, 1855-1870, t. 41, p. 37-38 Lire en ligne.
  • Auguste Kuscinski, Dictionnaire des Conventionnels, Paris, Société de l’histoire de la Révolution française, F. Rieder, 1916, p. 507-509.
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  • Philippe Le Bas, France : dictionnaire encyclopédique, Paris, Firmin Didot frères, 1840-1845, t. XI, p. 719-720 Lire en ligne.
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  • Edna Hindie Lemay, éd., Dictionnaire des Constituants. 1789-1791, Paris, Universitas, 1991, t. 2, p. 772-775.
  • Claude Manceron, La Révolution française. Dictionnaire biographique, Paris, Renaudot, 1989, p. 479-480.
  • Louis-Gabriel Michaud, éd., Biographie universelle, ancienne et moderne, Paris, C. Delagrave, éd. 1870-1873, t. 34, p. 356-357 Lire en ligne.
  • Alphonse Rabbe, François Georges de Sainte-Preuve, Claude Augustin Vieilh de Boisjolin, éd., Biographie universelle et portative des contemporains..., Paris, Au Bureau de la biographie, 1826-1830, t. V, p. 1023-1024.
  • Hervé Robert, Philippe Bertholet, Frédéric Ottaviano, Dictionnaire des avocats du Barreau de Paris en 1811, Paris, Riveneuve Éditions, 2011, t. II, p. 981-985.
  • Jean-Baptiste-Magloire Robert, Vie politique de tous les députés à la Convention nationale : pendant et après la Révolution..., Paris, Chez L. Saint-Michel, 1814, p. 344-345.
  • Jean-René Suratteau, « Prieur Pierre-Louis, dit de la Marne », dans Albert Soboul (dir.), Dictionnaire historique de la Révolution française, Paris, Presses universitaires de France, 1989 (rééd. Quadrige, 2005, p. 860-861).
  • Jean Tulard, Jean-François Fayard et Alfred Fierro, Histoire et Dictionnaire de la Révolution française. 1789-1799, Paris, Éditions Robert Laffont, 1998 (1987), p. 1045.
Articles
  • « Pierre-Louis Prieur, alias Prieur de la Marne », Folklore de Champagne, 1991, no 124.
  • Claire Blondet, « Quand les “terroristes” font le procès du colonialisme esclavagiste les thermidoriens organisent son oubli » dans Florence Gauthier, éd., Périssent les colonies plutôt qu’un principe ! Contributions à l’histoire de l’abolition de l’esclavage, Paris, Société des études robespierristes, 2002, p. 43-65.
  • Françoise Brunel, « Les derniers Montagnards et l’unité révolutionnaire », Annales historiques de la Révolution française, 229, juillet-septembre 1977, p. 385-404.
  • Amb. Caradec, « La Révolution en Bretagne. Prieur de la Marne et Jullien de la Drôme [sic] à Vannes (novembre 1793) », Revue de Bretagne et de Vendée, série 6, t. 5, janvier-juin 1884, p. 5-17 Lire en ligne.
  • Pierre Guillaume, « Les papiers maçonniques du Conventionnel Prieur de la Marne », Chroniques d’histoire maçonnique, 32-1, 1984, p. 28-33.
  • Michel Jonquet, « À propos de Pierre-Louis Prieur, dit Prieur de la Marne (1756-1827) », Champagne Généalogie, no 114, premier trimestre 2007, p. 47-52.
  • Gustave Laurent, « Prieur (de la Marne) et les musiciens aux armées », Annales historiques de la Révolution française, 1 | janvier-février 1924, p. 75.
  • Gustave Laurent, « La Mission des Conventionnels Prieur (de la Marne), Sillery et Carra après Valmy (24 Septembre - 1er Novembre 1792) », Annales historiques de la Révolution française, no 12,‎ , p. 538-570 (JSTOR 41924315).
  • Gustave Laurent, « Figures révolutionnaires champenoises. L'Exil de Prieur (de la Marne) à Bruxelles sous la Restauration et son portait par Louis David », Annales historiques de la Révolution française, no 19,‎ , p. 40-49 (JSTOR 41923653).
  • Gustave Laurent, « L'insurrection du 1er prairial an III et la situation économique de la Ville de Reims », Annales historiques de la Révolution française, no 21,‎ , p. 237-253 (JSTOR 41923664).
  • Gustave Laurent, « La Représentation du Département de la Marne à la Convention Nationale », Annales historiques de la Révolution française, no 112,‎ , p. 322-356 (JSTOR 41925508).
  • Gustave Laurent, « La représentation du département de la Marne à la Convention nationale », Annales historiques de la Révolution française, 112 | octobre-décembre 1948, p. 322-356.
  • Suzanne Levin, « Le législateur en voyageur politique. Le cas du représentant en mission Prieur de la Marne », Viaggiatori, 2-1, septembre 2018, p. 14-37 Lire en ligne.
  • Suzanne Levin, « L’impossible exécution de la loi du 30 avril 1793 » dans Alexandre Guermazi, Jeanne-Laure Le Quang et Virginie Martin, éd., Exécuter la loi : 1789-1804, Paris, Éditions de la Sorbonne, 2018, p. 93-106.

Conférences enregistrées

  • Suzanne Levin, « La conception de la souveraineté populaire chez Prieur de la Marne », intervention au séminaire « L’Esprit des Lumières et de la Révolution », Paris I, 16 mars 2017 Regarder en ligne
  • Suzanne Levin, « Prieur de la Marne face au fédéralisme », intervention au séminaire « L’Esprit des Lumières et de la Révolution », Paris I, 14 mars 2019 Regarder en ligne
  • Suzanne Levin, « Prieur de la Marne. Défendre une République de droit naturel (apports de la thèse) », intervention au séminaire « L’Esprit des Lumières et de la Révolution », Paris I, 28 novembre 2019 Regarder en ligne

Travaux universitaires inédits

  • Julien Aveneau, Missions bretonnes à l’armée des côtes de Brest et à l’armée navale de la République de mars 1793 à thermidor an II (Finistère, Morbihan). Aspects militaires et stratégiques, Mémoire de maîtrise (dir. C. Duprat), Paris I, 1998.
  • Claire Blondet, Prieur de la Marne ou le défi de la liberté pour tous, Mémoire de maîtrise (dir. F. Gauthier), Paris VII-Diderot, 1997.
  • Suzanne Levin, Défendre une République de droit naturel. Prieur de la Marne et ses missions, 1792-an III, Thèse d’Histoire (dir. M. Belissa), Paris Nanterre, 2019.

Liens externes[modifier | modifier le code]