Gaspard de Saulx

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Gaspard de Saulx
Image illustrative de l'article Gaspard de Saulx

Naissance Mars 1509
Dijon
Décès Juin 1573 (à 64 ans)
Château de Sully, en Saône-et-Loire
Origine France
Grade Maréchal de France

Lieutenant-général en Bourgogne

Années de service 1525-1573
Conflits Guerres d'Italie
Guerres de religion
Faits d'armes Bataille de Pavie
Bataille de Cérisoles
Bataille de Renty
Bataille de Jarnac
Bataille de Moncontour
Siège de Thionville
Famille Comtes de Saulx

Gaspard de Saulx, second des trois fils de Jean de Saulx, seigneur d'Orrain, grand gruyer de Bourgogne, et de Marguerite de Tavannes, naît à Dijon en mars 1509. Il meurt le 19 juin 1573 en son château de Sully.

Seigneur de Tavannes, il est issu d’une illustre famille de Bourgogne, qui tire son origine des comtes de Saulx, château situé à cinq lieues de Dijon (commune d'Arc-sur-Tille). Le sieur de Tavannes, son oncle maternel s'était signalé à la tête de ces Lansquenets qu'on surnommait les bandes noires. Le roi François Ier faisait un cas particulier de cet officier allemand à qui il accorda des lettres de naturalisation en 1518. Ce fut cet oncle de Gaspard qui le présenta à la cour en 1522. Le roi l'admit au nombre de ses pages, et par une distinction flatteuse pour l'oncle et le neveu, il voulut que Gaspard de Saulx prît le nom de Tavannes[1].

Guerres d’Italie[modifier | modifier le code]

Gaspard de Saulx est en qualité de page auprès du roi à la bataille de Pavie (1525). Il y est fait prisonnier, mais relâché peu après car on n’en espérait pas de rançon.

En 1526, il obtient une place d’archer dans la compagnie de gens d’armes du grand écuyer de France Jacques de Genouillac. Il part en Italie et sert sous le maréchal de Lautrec pendant les campagnes de 1527 et 1528. Galiot le fait guidon de sa compagnie en 1529.

En 1536, il participe à l'expédition de Monluc visant à détruire le moulin d'Auriol, principale source d'approvisionnement de l'armée impériale, qui assiège Marseille et dont le camp se trouve à 4 lieues (13 km) de là. Ce coup de main, mené avec 200 hommes, réussit et Charles Quint doit évacuer la Provence.

En 1537, il sert à la défense de Thérouanne dont le siège est levé le 30 juillet, le roi ayant conclu une trêve avec l'empereur.

En juin 1542, il obtient la lieutenance de la compagnie de gendarmes du duc d’Orléans, et suit ce prince dans sa campagne du Luxembourg. Il est aux prises de Damvillers, d’Ivoy et de Luxembourg en 1544. Il se distingue lors de la journée de Cérisoles le 14 avril 1544 ainsi que devant Boulogne.

Le roi remet sa propre écharpe de l’Ordre de Saint-Michel au maréchal de Tavannes après la bataille de Renty, le 12 août 1554. Peinture de Nicolas Guy Brenet, musée de Versailles.

En 1552, il est placé à la tête de l'armée chargée d'envahir les Trois-Évêchés et s'empare de Metz. En 1554, il participe grandement à la victoire de Renty, après laquelle Henri II lui décerne le collier de l'ordre de Saint-Michel sur le champ de bataille. Il ramène, après le départ de Guise, l'armée envoyée en Italie au secours du pape (1556). Après la prise de Thionville et de de Calais en 1558, le roi lui donne la lieutenance générale de Bourgogne jusqu'en novembre 1570 (successeur : Léonor Chabot, dit Chabot-Charny).

Guerres de religion[modifier | modifier le code]

Pendant la guerre civile, il manifeste un grand zèle contre les protestants dans son gouvernement de Bourgogne et dans le Lyonnais. Il est à l'origine de la création en Bourgogne de la confrérie du Saint-Esprit, l'une des premières associations ligueuses ayant pour vocation la croisade contre le protestantisme.

Donné pour mentor au jeune duc d'Anjou (futur Henri III), il sauve l’armée du roi près de Pamproux en Poitou et prend une grande part aux victoires de Jarnac (13 mars 1569) et de Moncontour (3 septembre 1569). En récompense de ses succès, le roi le fait maréchal de France le 28 novembre 1570.

Selon certaines sources, il aurait conseillé le massacre des huguenots le 24 août 1572 (massacre de la Saint-Barthélemy). Au mois d’octobre de cette même année, le roi le fait gouverneur de Provence et amiral des mers du Levant.

Gaspard de Saulx meurt en son château de Sully en juin 1573 et est inhumé en la Sainte-Chapelle de Dijon.

On a de lui des Lettres à Charles IX, publiées en 1857 ; M. de Barthélémy a donné en 1858 ses Lettres diverses. Son troisième fils, Jean de Saulx (1555-1630), vicomte de Tavannes, a laissé sur sa vie des « Mémoires ». On trouve sa Vie dans les Hommes illustres de Pérau.

Famille[modifier | modifier le code]

Gaspard de Saulx, seigneur de Tavannes, portant le collier de l’Ordre de Saint-Michel. Huile sur toile d’Octave Tassaert, 1835, château de Versailles.
Armes de la Maison de Saulx.

En décembre 1546, alors âgé de trente-huit ans, Gaspard de Saulx épouse une nièce du cardinal de Tournon, Françoise de La Baume-Montrevel, fille du gouverneur de la Bresse. À sa mort, sa femme se retirera au château du Pailly et mourra en 1611 à l’âge de quatre-vingt-seize ans.

Elle lui donne cinq enfants :

  • Jeanne, née en 1547, épouse en 1570 René de Rochechouart, baron de Mortemart ; comtesse de Mortemart, † 1626 ;
  • Henri Charles Antoine, né à Dijon en 1549, † 1563 ;
  • Guillaume de Saulx (1553-1633), « lieutenant du roi en l'absence » (lieutenant du lieutenant général) en Bourgogne ;
  • Jean de Saulx (1555-1630), vicomte de Tavannes, lieutenant général de Bourgogne à partir de 1597 ;
  • Claude, épouse le 21 janvier 1588 Charles Louis, marquis de La Chambre, puis le 6 décembre 1608 Louis d’Ancienville-Bourdillon, marquis d’Époisses ; marquise d’Époisses, † 25 mars 1639.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bulletin de la société archéologique de Sens, t. VIII, 1863, p. 228.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Source partielle[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pinard, Chronique historique-militaire, tome 2, Paris, Claude Herissant, 1760
  • Léonce Pingaud, Les Saulx-Tavanes, Paris, Librairie de Firmin Didot et Cie, 1876

Articles connexes[modifier | modifier le code]