Salives

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Salives
Salives
Photo de l'église Saint-Martin et du lavoir de Salives.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Dijon
Canton Is-sur-Tille
Intercommunalité Tille et Venelle
Maire
Mandat
Charles Schneider
2014-2020
Code postal 21580
Code commune 21579
Démographie
Gentilé Salivois
Population
municipale
212 hab. (2016 en diminution de 20,3 % par rapport à 2011)
Densité 4,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 37′ 03″ nord, 4° 55′ 11″ est
Altitude Min. 343 m
Max. 527 m
Superficie 47,85 km2
Localisation

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Liens
Site web Salives.com

Salives est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or (à 45 km au nord de Dijon) et la région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 21579.png

La commune, traversée par la Digeanne, s'étend sur 47,85 km2 situés entre 343 et 527 mètres. La Tille y prend sa source.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Minot Fraignot-et-Vesvrotte Rose des vents
Échalot N Barjon
Le Meix
Poiseul-lès-Saulx
Courtivron
Moloy
O    Salives    E
S
Léry Frénois

Histoire[modifier | modifier le code]

Son nom est dérivé du latin «fons saliva » (source jaillissante et abondante ou écumante), en référence à la source de la Tille (une autre hypothèse étymologique, invalidée depuis, et datant de 1901- BM, était « fons sacriba », source sacrée. En fait Fons sacriba (ou Fons sacriva) a donné Foncegrive, village proche de Salives, et non Salives). La première citation incontestable du nom « Saliva » date de 1076. La famille de Salives a régné sur le village depuis le XIe siècle jusqu'en 1256, date où elle a émigré en Franche-Comté. En 1242, Salives devient prévoté ducale, propriété des ducs de Bourgogne. En 1477, à la mort de Charles le Téméraire, Salives devient prévoté royale.

La commune de Salives abrite le centre « Valduc » du CEA. Lieu longtemps tenu secret défense car c'est l'endroit où est fabriquée la partie fissile des bombes atomiques françaises depuis la création du CEA par Charles de Gaulle. Le centre est protégé et entouré de forêts de feuillus et résineux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 mars 2014 M. Alain Houpert Divers droite Conseiller général, Sénateur rattaché au groupe UMP depuis 2008
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[2].

En 2016, la commune comptait 212 habitants[Note 1], en diminution de 20,3 % par rapport à 2011 (Côte-d'Or : +1,38 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
657702678698716705659695619
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
573540502501445436407371353
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
325325312362356295288260329
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
346286229180232259263267228
2016 - - - - - - - -
212--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Donjon de Salives.
Remparts de Salives.

Salives dispose d'un patrimoine historique riche.

  • L'église Saint-Martin possède un chœur du XIe siècle et une nef du XVIIe siècle (remaniée au XIXe siècle), de plan basilical. Le pignon est du XIVe siècle. Une chapelle castrale de style gothique flamboyant a été élevée en 1556 par Bernard de Chasot sur la partie nord de l'église, en l'honneur de ses ancêtres qui commandaient la garnison du château de Salives au XIIIe siècle.
  • .La grille de communion du XVIIIe siècle entourant le chœur est remarquable et est ornée de médaillons en bronze évoquant la Passion du Christ. La statuaire de l'église est particulièrement riche (quatre statues sont classées à titre d'objet : saint Roch, saint Antoine l'Ermite, saint Jean Baptiste, et un Christ de pitié, tous en bois polychrome et datant du XVe et XVIe siècles). L'église possède deux reliquaires de saint Baudry. Deux cloches sont également classées monuments historiques.
  • Le donjon du XIe siècle, monument historique, emblématique de Salives. D'une hauteur actuelle de 18 mètres, il devait faire au moins 25 m si l'on tient compte des 4 mètres de remblai à sa base et de la partie arasée à son sommet.La seule ouverture visible est le reste d'une fenêtre romane située au dernier étage. Quatre postes d'archères étaient disposés au dernier étage. Il n'en reste que trois. Ses murs font 2,8 mètres d'épaisseur et 2 mètres pour le dernier étage. Le donjon a été restauré en 1997. Il servait de poste de garnison et de guet (dernier étage). Les étages inférieurs au nombre de quatre, séparés par des planchers de bois et reliés par des échelles, servaient d'entrepôt et de réserve en cas de siège.
  • Les remparts démolis au XIVe siècle lors des invasions ont été reconstruits et renforcés à différentes époques (XIVe au XVe). Des tours avec archères côtoient des tours avec bouches à feu. Les remparts se sont progressivement dégradés jusqu'à nos jours. Ils ont été en partie rachetés par la commune ont fait l'objet d'une rénovation partielle récente (grâce à des fonds européens, de l'État, de la région Bourgogne ou bien du conseil général de la Côte-d'Or). Les remparts ont une longueur de 1,4 km et ceinturent l'ensemble du bourg (certains segments n'ont pas été rénovés). 17 tours ponctuent ces remparts. la porte de Montarmet constitue l'entrée la plus remarquable de la ville.
  • Le puits fortifié : la tourelle de forme carrée datant du XIVe siècle était destinée à protéger l'accès au puits et à l'eau lors d'éventuels sièges.
  • Le lavoir de Salives et la source de la Tille. Édifié en 1842, il est remarquable par sa série de quatre arcatures. La source de la Tille a été mise en valeur par John Armleder (artiste suisse).
  • Un colombier de plus de mille cases du XVIIIe siècle, remarquable par son état de conservation (il n'a en fait jamais été utilisé).
  • La croix de rogations, classée monument historique, située derrière l'église. Elle comporte tous les instruments de la passion : l'échelle, la lance, le gant, l'éponge, le coq, les trois dés, le roseau, le poinçon, le marteau, la tenaille, l'épée et la bourse, la couronne d'épines, le fouet, le roseau, l'écriteau, la hache, les clous, le calice, la lune et le soleil.
  • Une maison à colombage
  • Un circuit héraldique présentant les armoiries des différents personnages qui ont eu un rôle important au cours des siècles à Salives.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]