Athée (Côte-d'Or)

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Athée
Athée (Côte-d'Or)
Le château d'Athée, côté jardin.
Blason de Athée
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Dijon
Intercommunalité Communauté de communes Auxonne Pontailler Val de Saône
Maire
Mandat
Gilbert Mazaudier
2020-2026
Code postal 21130
Code commune 21028
Démographie
Gentilé Canards ( ? )
Population
municipale
781 hab. (2019 en augmentation de 0,39 % par rapport à 2013)
Densité 83 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 13′ 51″ nord, 5° 22′ 20″ est
Altitude Min. 182 m
Max. 232 m
Superficie 9,43 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Dijon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Auxonne
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Athée
Liens
Site web athee-21.fr

Athée est une commune française située dans le canton d'Auxonne du département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté.


Géographie[modifier | modifier le code]

Athée se situe dans la région naturelle du Val de Saône, à 5 km d'Auxonne, chef-lieu du canton, 35 km de Dijon, chef-lieu du département de la Côte-d'Or et de la région Bourgogne-Franche-Comté, et 350 km de Paris, capitale de la France.

Localisation[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune d'Athée s'étend sur 9,4 km2 et se situe à 190 m d'altitude moyenne, sur le fossé tectonique Bressan de la plaine de Saône. Les sols de la commune sont sablo-argileux.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Saône est le principal cours d'eau traversant la commune d'Athée.
Des noues (Bois des Noues), des biefs (Charmots) et une retenue d'eau (domaine des carrières, situé aux lieux-dits En Egerras et les Pièces) sont aussi présents.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat d'Athée est de type océanique avec été tempéré.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Athée est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dijon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 333 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (40,1 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (48,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (40,1 %), terres arables (21,7 %), prairies (12,4 %), zones urbanisées (9 %), eaux continentales[Note 3] (6,8 %), zones agricoles hétérogènes (6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Athée est accessible par les routes départementales 24 (Losne-Labergement-Foigney) et 976 (Saint-Usage-Talmay).
L'échangeur autoroutier le plus proche est celui de l'A39, à Soirans (8 km). La gare ferroviaire la plus proche est celle d'Auxonne-Tillenay (5 km) située sur la ligne de Dijon-Ville à Vallorbe (frontière).
Les aéroports les plus proches sont ceux de Dole-Jura, à Tavaux (Jura), et de Dijon Bourgogne, à Longvic, tous deux situés à une trentaine de kilomètres.
La première phase de la LGV Rhin-Rhône (140 km), reliant Villers-les-Pots (Côte-d'Or) à Petit-Croix (Territoire de Belfort), inaugurée en 2011, traverse la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon l'époque et le scribe, la bourgade est attestée sous les formes Attegiae et Ateiae (VIIe s.), Ateia en 679, Attegias en 733 Ateias (IXe s.), Attegia (XIe s.), Ateae (XIIe s.), Atheae et Athées (XIIIe s.), Estées (XIVe s.), Athée (XVIe s.), Attée (XVIIe s.), Athé et Athey (XVIIIe s.)[8], et enfin Athée (depuis 1793)[9].

Le toponyme Athée est issu du mot gaulois attegia, désignant les huttes ou cabanes de berger constituant le village originel.

Le même mot gaulois a également donné Athis-de-l'Orne dans l'Orne, et Athis-Mons en région parisienne, ainsi que les nombreux Athies qu'on peut trouver dans l'Aisne, dans la Somme, et ailleurs !

Histoire[modifier | modifier le code]

La plus vieille mention d'Athée majoritairement reconnue par les historiens date de 679 et figure dans une charte du cartulaire de l'abbaye Saint-Bénigne de Dijon[8].

La seigneurie d'Athée, composée d'Athée, de Poncey, de la « Grange Lochère », située au bout du pont de Saône d'Auxonne[10], ainsi que de Magny-lès-Auxonne[11], est probablement fondée au début du Moyen Âge central.

Elle se situe en terre d'Empire et constitue l'un des trois territoires du fief de Saint-Seine-sur-Vingeanne, dépendant du comté d'Auxonne, tenu par des comtes pour les moines du prieuré de Saint-Vivant-en-Amous. Le seigneur d'Athée est donc le vassal de celui de Saint-Seine, lui-même vassal du comte d'Auxonne, lui-même vassal des moines de Saint-Vivant, eux-mêmes vassaux de l'empereur[12].

À partir de 1237, le comte d'Auxonne est remplacé dans cette chaîne de vassalité par le duc de Bourgogne, à la suite d'un échange de terres entre le duc Hugues IV de Bourgogne et le comte Jean Ier de Chalon.

De 1366 à la Révolution française, la seigneurie d'Athée est tenue par des coseigneurs, que sont les chanoines de la Sainte-Chapelle de Dijon, d'une part, et un seigneur laïc (familles Laverne, Senevoy, Moussier ...), d'autre part[10].

En 1516, la seigneurie devient une terre du royaume de France, dépendant du bailliage d'Auxonne et de la généralité de Bourgogne.

Entre 1790 et 1794, Athée, délesté de Poncey et de Magny, devient une commune, dépendant du canton d'Auxonne, du district de Saint-Jean-de-Losne et du département de la Côte-d'Or[9].

Depuis 1801, la commune dépend du canton d'Auxonne, de l'arrondissement de Dijon, du département de la Côte-d'Or[9] et, depuis 1960, de la région Bourgogne.

Concernant les affaires spirituelles, Athée est, jusqu'en 1790, le siège d'une cure, dont le collateur est le sacristain de l'église Saint-Bénigne de Dijon, dépendant d'abord du doyenné d'Oscheret, puis de l'archiprêtré de Genlis, et du diocèse de Chalon[8].

De nos jours, Athée fait partie de la paroisse d'Auxonne, du doyenné de Vingeanne-Saône et du diocèse de Dijon[13].

Faits marquants :

  • v.1450 : édification du « Vieux château » d'Athée[14].
  • 1516 : Athée devient française.
  • 1674 : le roi Louis XIV, venu pour assiéger la capitale comtoise, Dole, son épouse, la reine Marie-Thérèse d'Espagne et son fils le Grand Dauphin Louis de France passent la nuit chez le comte de Moussier, au « Vieux château » d'Athée, afin d'éviter la peste sévissant alors à Auxonne[15].
  • 1793 : Athée est érigée en commune[9].
  • 1856-1857 : reconstruction de l'église de la Nativité-de-Notre-Dame, en conservant le chœur du XIIIe siècle.
  • 1868 : édification de l'école de garçons, devenue mairie jusqu'à mi 2015.
  • 1875-1876 : fondation de la maison de retraite d'Athée, par Victor et Fanny Moussier. Sur la face sud de la chapelle, on peut lire un chiffre inscrit en haut de chacun des quatre piliers rappelant cette date.
  • 1877 et 1885 : deux incendies ravagent le village.
  • 1915 : Athée est investie par l'armée d'Orient, jusqu'à son embarquement au quai militaire de Villers-les-Pots[14].
  • 2011 : mise en service de la ligne TGV Rhin-Rhône traversant Athée en bordure de village.
  • 2015 : la mairie prend place au château, à la suite d'un bail emphytéotique de 99 ans signé en 2011 avec les Sœurs de la Charité de Saint Vincent de Paul [1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1815 1816 Louis Moussier   Ancien vicomte-mayeur (maire) de Dijon
vers 1921   Pauthier    
2001 2008 Jean-Louis Martin    
2008 2020 Serge Perron SE Retraité Fonction publique
2020 En cours Gilbert Mazaudier    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[17].

En 2019, la commune comptait 781 habitants[Note 4], en augmentation de 0,39 % par rapport à 2013 (Côte-d'Or : +0,82 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
463469402467538492482509516
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
540510509509548549570539531
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
521506503451441469470482464
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
472499531610593600694737778
2014 2019 - - - - - - -
776781-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château (probablement XVe s), dit "Vieux-Château", rue du Centre ;
  • Croix (XIXe s), rue de l'Église, rue du Centre et rue de la Saône ;
  • École de Filles (XIXe s), aujourd'hui habitation, rue du Centre ;
  • Église Notre-Dame-de-la-Nativité (XIXe s, avec chœur du XIIIe), rue de l'Église ;
  • Lavoir (XIXe s), rue de l'Égalité ;
  • Mairie (XIXe s), rue de l'Égalité;
  • Maison de retraite "Les Logis du Parc Victor et Fanny Moussier" depuis 1875, rue du Centre ;
  • Bascule (XXe s), rue du Centre/rue de la Bascule ;
  • Monument aux morts (XXe s), rue de l'Église ;
  • Puits (n.d.), rue de l'Égalité et rue du Centre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. a b et c Roserot A., Dictionnaire topographique de la côte d’Or, imprimerie nationale, Paris, 1924. pp. 15-16
  9. a b c d et e Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. a et b Courtépée C., Description générale et particulière du duché de Bourgogne, volume 2, Causse, Dijon, 1777. pp. 268-269
  11. Courtépée C., Description générale et particulière du duché de Bourgogne, volume 2, Causse, Dijon, 1777. p. 288
  12. Millot L., Étude critique sur les origines de la ville d'Auxonne – Sa condition féodale et ses franchises, Imprimerie Darantière, Dijon, 1899, p. 136.
  13. Site officiel du diocèse de Dijon
  14. a et b Caramanian P. "Athée, Autant de bons chrétiens qu'ailleurs" dans Le Bien Public - Les Dépêches, consulté le 20 juin 2013.
  15. Caramanian P. "Athée, La Nuit du Grand Dauphin" dans Le Bien Public - Les Dépêches, consulté le 20 juin 2013.
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.