Orret
| Orret | |||||
La mairie à clocheton. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Côte-d'Or | ||||
| Arrondissement | Montbard | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays Châtillonnais | ||||
| Maire Mandat |
Michel Beugnot 2014-2020 |
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| Code postal | 21450 | ||||
| Code commune | 21471 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
12 hab. (2023 |
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| Densité | 1,1 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 35′ 56″ nord, 4° 41′ 42″ est | ||||
| Altitude | Min. 319 m Max. 446 m |
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| Superficie | 11,37 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Châtillon-sur-Seine | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côte-d'Or
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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Orret est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté. Sa population est de 12 habitants au recensement de 2023.
Géographie
[modifier | modifier le code]Localisation
[modifier | modifier le code]Les communes limitrophes sont Baigneux-les-Juifs, Duesme, Étalante, Oigny et Poiseul-la-Ville-et-Laperrière.
Géologie et relief
[modifier | modifier le code]La superficie de la commune est de 11,37 km2 et son altitude varie de 319 à 446 mètres[1].
Hydrographie
[modifier | modifier le code]Le territoire de la commune est situé dans le bassin Seine-Normandie[2].
Orret est traversé par la Seine et le Revinson.
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[5] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[6]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 936 mm, avec 13,1 jours de précipitations en janvier et 8,5 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Martin-du-Mont à 20 km à vol d'oiseau[9], est de 9,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 938,1 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,7 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[12], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Orret est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle est située hors unité urbaine[14] et hors attraction des villes[15],[16].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (53,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (53,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (53,2 %), terres arables (39,6 %), prairies (5 %), zones agricoles hétérogènes (2,2 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Hameaux, écarts, lieux-dits
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- pas de hameaux rattachés
- habitat écarté : les Vieux Essarts, le Foulon, la Forge.
- lieux-dits d'intérêt local : forêt de Duesme, Notre-Dame des Bois (chapelle et maison forestière)
Voies de communication et transports
[modifier | modifier le code]La commune est desservie par les routes départementales D114A et D16E. La route départementale 971 (ancienne Nationale 71) de Châtillon-sur-Seine à Dijon passe au sud-ouest du territoire communal.
Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la localité est attesté sous les formes In pago Alsinse…, Auderato (722) ; In pago Duismense, Audrate (748) ; Orret (1513) ; Grange d’Auret (1574) ; Orrest (1577) ; Aurret (1635) ; Orey, Orrey (1657) ; Orray (1783)[18].
Histoire
[modifier | modifier le code]Préhistoire et Antiquité
[modifier | modifier le code]Les fouilles de quelques tumulus attestent d'une occupation celtique puis gallo-romaine[19].
Moyen Âge
[modifier | modifier le code]Le village est une ancienne grange de l'abbaye d'Oigny.
Époque moderne
[modifier | modifier le code]En 1513, les moines l'amodient à Baigneux-les-Juifs et l'érigent en communauté en 1579. Celle-ci reste sous la dépendance de Baigneux jusqu'à la Révolution. Les habitants de la grange d'Orret, répartis en 18 feux en 1579, sollicitent de l'abbaye d'Oigny le statut de village par suite de l'augmentation du nombre de feux, de 4 en 1513 à 18[20].
Époque contemporaine
[modifier | modifier le code]La commune a donné son nom à une variété de navet méconnue[21]. Le navet d'Orret, petit et blanc et d'excellente saveur, est cité notamment dans Les Plantes Potagères de Vilmorin-Adrieux en 1925[22].
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Découpage territorial
[modifier | modifier le code]La commune se trouve dans l'arrondissement de Montbard du département de la Côte-d'Or[23].
Commune et intercommunalités
[modifier | modifier le code]La commune est membre de la communauté de communes du Pays Châtillonnais[23].
Circonscriptions administratives
[modifier | modifier le code]La commune est rattachée au canton de Châtillon-sur-Seine[23].
Circonscriptions électorales
[modifier | modifier le code]Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la quatrième circonscription de la Côte-d'Or.
Élections municipales et communautaires
[modifier | modifier le code]Liste des maires
[modifier | modifier le code]Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[25].
En 2023, la commune comptait 12 habitants[Note 3], en évolution de −25 % par rapport à 2017 (Côte-d'Or : +1,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Sports et loisirs
[modifier | modifier le code]Le sentier de grande randonnée 2, s'approchant du cours de la Seine, traverse donc la commune.
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Chapelle Sainte-Reine[27], ancienne église avant qu'Orret ne dépende de la paroisse de Baigneux-les-Juifs. C'était au XVIe siècle la chapelle d'une dépendance agricole de l'Abbaye d'Oigny. D'un plan rectangulaire avec toit à deux versants, le bâtiment est prolongé par un clocher carré à toit en pavillon masquant la moitié du pignon est, le pignon ouest est à peine séparé des maisons voisines par une étroite ruelle. Le portail en plein cintre est ouvert sur la rue dans le mur sud, il est surmonté d'un auvent et d'une sculpture représentant un visage posé sur une croix
Classé MH (1990)[28].
-
Chapelle Sainte-Reine, ancienne église....
-
…et ancienne chapelle d'une dépendance de l'abbaye d'Oigny.
-
Visage sculpté sur une croix du portail.
-
Chapelle Notre-Dame-des-Bois.
-
Niche "posée par Angèle Perrot 1858".

- Chapelle Notre-Dame-des-Bois[29], située en forêt de Duesme à proximité de la route forestière, en haut du versant de la Seine, dans une clairière à côté de la maison forestière. Petit bâtiment rectangulaire avec toit à deux pans, un clocheton surmonte le pignon de façade qui est égayé d'un œil de bœuf et d'un petit fronton de style grec portant le monogramme de Marie; une plaque porte la mention "cette chapelle déjà ancienne a été réédifiée en 1857 par les soins de Mlle Anne Estienne selon les intentions de Mlle Dumont sa tante". En 2015, elle est abandonnée et l'intérieur est dégradé par les intempéries
Classé MH (1990)[30]. - Mairie-École construite en 1852 (plans de 1843 selon l'abbé Lereuil[31]). C'est un bâtiment à deux niveaux sur sous-sol, en appareillage de moellons clairs en façade, constitué de deux corps accolés de taille légèrement différentes. Les pignons sont enduits, celui du nord s'orne de la grande porte en plein cintre, d'une fenêtre surmontée d'un œil de bœuf au niveau des combles et d'un clocheton à la façon des petites chapelles
Classé MH (1990)[32].
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]Héraldique
[modifier | modifier le code]Pour approfondir
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- René Paris, A la rencontre du Châtillonnais : Aignay-le-Duc, Baigneux-les-Juifs, Laignes, La Bourgogne,

Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Dossier de la commune sur la base nationale sur les intercommunalités (BANATIC) du Ministère de l'intérieur (DGCL), [lire en ligne]
- Dossier complet de la commune sur le site de l'Insee[Note 4], [lire en ligne]
- La commune sur "Remonter le temps", sur le site de l’IGN[Note 5], [lire en ligne]
- « La commune » sur Géoportail.
Bases de données, dictionnaires et encyclopédies
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- Ressources relatives à la géographie :
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- ↑ Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune, le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude, etc.).
- ↑ "Remonter le temps" est un outil de comparaison de l’évolution de l’occupation des sols dans le temps sous forme de cartes ou photos aériennes : carte de Cassini (XVIIIe siècle), carte d'état-major (1820-1866) et période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer deux autres cartes, sélectionner les cartes en haut de la page.
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ « Données de la commune », sur le site du service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau (Sandre) (consulté le ).
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Orret et Saint-Martin-du-Mont », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Saint-Martin-du-M », sur la commune de Saint-Martin-du-Mont - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Saint-Martin-du-M », sur la commune de Saint-Martin-du-Mont - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ « Dictionnaire topographique de la France », sur dicotopo.cths.fr (consulté le ).
- ↑ René Paris 1986, p. 80.
- ↑ Jean Chiffre In: , Juillet-décembre 1982. Varia. pp. 183-197;, « Granges et villages nouveaux en Bourgogne aux XVIe et XVIIe siècles. Le rôle des abbayes dans la transformation du paysage rural », Revue Géographique de l'Est, tome 22, n°3-4, , pp. 183-197 (lire en ligne)
- ↑ Catherine Etienne, « Blog de Baigneux Archives », sur Blog de Baigneux, .
- ↑ « Navet d'Orret », sur semeur.fr, .
- « Rattachements administratifs de la commune », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ La chapelle Sainte-Reine
- ↑ Notice no IA00063759, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ La chapelle Notre-Dame-des-Bois
- ↑ Notice no IA00063763, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Jean-Baptiste Lereuil, La paroisse de Baigneux et ses anciens curés, Dijon 1880.
- ↑ Notice no IA00063760, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.

