Voulaines-les-Templiers

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Voulaines-les-Templiers
Voulaines-les-Templiers
Église de la Nativité de la Vierge.
Blason de Voulaines-les-Templiers
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Canton Châtillon-sur-Seine
Intercommunalité Pays Châtillonnais
Maire
Mandat
Marcel Vernevaut
2014-2020
Code postal 21290
Code commune 21717
Démographie
Gentilé Voulainais, Voulainaises
Population
municipale
294 hab. (2015 en diminution de 3,92 % par rapport à 2010)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 49′ 12″ nord, 4° 46′ 45″ est
Altitude Min. 251 m
Max. 398 m
Superficie 23,13 km2
Localisation

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Voulaines-les-Templiers est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté. Les gentilés sont "Voulainais" et "Voulainaise".

Géographie[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 21717.png

De Châtillon-sur-Seine à Chaumont et de Bar-sur-Aube à Dijon, le nord-ouest du plateau de Langres est fortement boisé. Entre les forêts domaniales de Châtillon et de la Chaume, la commune de Voulaines-les-Templiers est installée sur la vallée de l'Ource, essentiellement en rive droite, mais avec un étroit et long prolongement en rive gauche au sud qui englobe une part de la vallée de la Digeanne entre la forêt de Châtillon de celle de Lugny ; la surface totale est de 23 km2 (2 313 ha). Le village est situé à proximité de la confluence des deux rivières sur le versant rive droite de la vallée, excentré au sud-est de son finage. La situation de ce lieu, au beau milieu d'un vallon arrosé par deux rivières, abrité des vents du plateau, à proximité de vastes forêts couronnant les coteaux, avait bien des avantages pour favoriser l'installation de l'homme.

L'altitude prise près de la mairie est de 264 m, sur la route qui traverse le village, elle est d'environ 300 m. Le ruisseau de Grandfond marque le point bas de la commune à l'ouest du territoire dans la vallée de l'Ource à 253 m, le point haut est plus au nord dans le bois de la Grande-Brosse au lieu-dit le Buisson-Picquery à 398 m. La forêt couvre la moitié nord du territoire et l'extrémité de la pointe sud en rive droite de la Digeanne, représentant environ deux tiers du territoire, le reste des surfaces se partage entre agriculture sur les versants orientés au sud, et prairies au fond des vallées.

Accessibilité[modifier | modifier le code]

La D 928 emprunte la vallée de l'Ource, orientée est-ouest, pour relier Châtillon-sur-Seine à Auberive puis Langres (D 428 sur la Hte-Marne), nord-sud la D 996 joint Bar-sur-Aube (D 396 dans l'Aube) à Dijon en suivant la Digeanne. La configuration des territoires déplace le croisement des deux routes dans le village tout proche de Leuglay, au-delà de la croix dite de Saint-François qui était autrefois la limite entre la Champagne et la Bourgogne.

Hameaux, écarts, lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune n'a pas de hameau rattaché.

  • Le village de Voulaines-les-Templiers comprend le quartier de la Corvée-Basse (en partie sur la commune voisine de Leuglay).
  • Habitat ou bâti écarté : ferme de l'Étang-du-Roi, ferme de Grandfond, le Fourneau, la Chapelle-au-Bois, le Moulin Seroin.
  • Lieux-dits d'intérêt local : le moulin de la Corvée, combe de la Choulère, ligne de Dix-Pieds, chemin des Quatre-Combes, bois de la Grande-Brosse, forêt domaniale du Bois-aux-Moines.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Louesme La Chaume Lucey Rose des vents
Vanvey N Leuglay
O    Voulaines-les-Templiers    E
S
Villiers-le-Duc Essarois

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le cours de l'Ource[1] est d'environ 2,8 km sur le finage de Voulaines, pour une pente de moins de 3 m/km (de 264 m à 256 m), il serpente dans une large vallée, surtout au niveau de l'affluence de la Digeanne[2] où apparaissent de cours ruisseaux secondaires (ruisseau de la Fraîche-Fontaine, ru Moreux…). La faible pente forme des méandres, des bras secondaires, des petits étangs (l'Étang du roi, étangs à la Chapelle-au-Bois, à Voulaines, à Grandfond), des biefs ont été creusés par l'homme pour alimenter des moulins et une tournerie. Tout ce réseau hydraulique irrigue de belles prairies à fourrage. C'est à proximité de cette source de vie et d'énergie que s'est installé le village. Par contre aucun cours d'eau n'apparait sur le plateau couvert par la forêt et où n'existe aucune habitation, les sous-sols calcaires sont à l'origine de phénomènes karstiques qui créent des réseaux d'eau souterrains, fait remarquable dans la région du plateau de Langres.

L'Ource et son affluent la Digeanne font partie du bassin versant de la Seine.

Géologie[modifier | modifier le code]

Au point de vue géologique, le territoire de la commune de Voulaines appartient aux terrains jurassiques et à l'« âge de l'oolithe ». Comme faisant partie de l'« oolithe inférieure » ou Bajocien, on trouve un calcaire à entroques formé de tiges de crinoïdes. Dans la « grande oolithe », on trouve l'étage de la terre à foulon ou Bathonien inférieur, formé d'une argile calcaire où l'on rencontre l'Ostrea acumintana. Le Bathonien moyen comprend l'« oolithe milliaire » d'où l'on tire une pierre calcaire gélive, mais très blanche et facile à travailler, au-dessus un calcaire à polypiers rempli de fossiles comme Terebratula vigona, des rynchonelles, des pleurotoniers. C'est généralement à la jonction du Bathonien inférieur et du Bathonien moyen que se trouvent des niveaux d'eau et les sources qui émergent à cette hauteur.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les tumulus des bois communaux n'ont pas été fouillés.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Des sarcophages mérovingiens ont été découverts près du moulin Seroin.

Le village est en duché de Bourgogne et dépend du bailliage de la Montagne et de l'évêque de Langres qui le cèdent aux Templiers en 1163. Les Hospitaliers qui leur succèdent au début du XIVe siècle élèvent un donjon flanqué de 5 tours[3] doublé plus tard d'une enceinte fortifiée renforcée de 10 tours. Depuis sa démolition en 1825 une seule d'entre elles est toujours debout[4]. Voulaines devient alors le siège du grand-prieuré de Champagne qui étend son autorité sur 26 commanderies.

Le domaine de la Chapelle-du-Bois passe par échange à la chartreuse de Lugny en 1376.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Au début du XIXe siècle, la commune compte 700 habitants avec un fourneau et deux forges en activité.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« De sable à deux chevaliers d'argent, montant un cheval du même, à la champagne d'argent chargée d'un château de sable »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le village de Voulaines appartient au département de la Côte-d'Or, à l'arrondissement de Montbard, et au canton de Recey-sur-Ource. Lors de la division en France en départements, Voulaines a fait partie du canton de Vanvey qui comprenait les communes suivantes : Lachaume, Leuglay, Lesgoulles, Lignerolles, Maisey-le-Duc, Mosson, Prusly-sur-Ource, Vanvey-sur-Ource, Villiers-le-Duc, Villotte-sur-Ource et Voulaines. Mais ce canton a été supprimé.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 an VIII Adrien Pétot    
"An VIII" 1816 François Chaussier    
1816 1821 Edme Labbé    
1821 1826 Richard Cousturier    
1826 1844 Joseph Pétot    
1844 1872 Alexandre Bougueret    
1873 1890 Claude Gaudrelet    
2001 en cours Marcel Vernevaut    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1380, Voulaines comptait 47 feux ainsi répartis (abonnés 38/ misérables 8/ mendiants 1). En 1423, in ne compte plus que 40 feux (solvables 3/ misérables 27/ mendiants 10) Si l'on suppose 5 personnes par feu, on trouve en 1380, 235 habitants et en 1423, 200 habitants seulement.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6].

En 2015, la commune comptait 294 habitants[Note 1], en diminution de 3,92 % par rapport à 2010 (Côte-d'Or : +1,68 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
567607576610729698653740713
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
699646659632641641613619586
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
562541425428428377407465447
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 -
415380364383386342306294-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux, monuments et pôles d'intérêt[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune compte 1 monuments inscrits à l'inventaire des monuments historiques[9], 16 monuments ou édifices répertoriés à l'Inventaire général du patrimoine culturel[10] et 16 objets répertoriés à l'IGPC[11].

  • Plusieurs bornes armoriées sur la commune, celle qui porte une croix templière à la Chapelle-au-Bois et une autre dans le bois aux-Moines (sur l'ancienne limite Champagne-Bourgogne) sont répertoriées à l'IGPC 1989[12],[13].
  • Plusieurs croix monumentales, dont celle du parvis de l'église [14].
  • Pont de pierre sur l'Ource du XIXe siècle, répertorié IGPC [15].
  • Deux lavoirs en pierres de taille, rue de l'Église, répertoriés IGPC [16],[17].
  • Mairie en pierres de taille blanches, près de l'église, répertorié IGPC [18].

L'église[modifier | modifier le code]

L'église de la Nativité de la Vierge (fête patronale le 8 septembre) a été construite de 1827 à 1829 par l'architecte de Châtillon-sur-Seine Simon Tridon. Sur le même plan on retrouve l'église d'Ampilly-le-Sec, véritable copie de celles de Voulaines, et celle de Grancey-sur-Ource dont les constructions sont du même architecte. Elle est spacieuse et de ligne harmonieuse quoiqu'il y ait quelques défauts d'exécution.  Inscrit MH (1991) [19].

Le portail avec ses quatre colonnes qui soutiennent un fronton surbaissé est une faible imitation de celle de la Madeleine. Le clocher qui est en avant se termine par un dôme que surmonte une croix et dont la hauteur est d'environ 40 mètres. La nef principale est séparée par deux rangées de colonnes des deux-côtés qui conduisent à deux autels annexes. Huit fenêtres garnies de vitraux éclairent l'intérieur. C'est dans le narthex que se trouve une belle toile qui a eu les honneurs du Salon Carré vers 1850 et dont le sujet est Jésus chez Marthe et Marie.

Le château[modifier | modifier le code]

Le château fortifié en 1362 devient le siège du grand prieur de Champagne quand il tombe par dévolution des biens des Templiers dans ceux des Hospitaliers. Du temps des Templiers, il comprenait notamment une grosse tour carrée très élevée. Il a été en grande partie reconstruit sous les Hospitaliers par Michel de Sèvre, conseiller d'État et grand prieur de Champagne entre 1572 et 1590.

En voici la description faite lors de la visite aux Hospitaliers le 2 janvier 1574, par le bailly de la Montagne : "on désignait ainsi le Châtillonnais" en présence du Frère Michel de Sèvre, chevalier, Grand-Prieur, commandeur de Bure, Mormant et Epailly : "Le château et maison forte de Voulaines, est d'une grande étendue, clos de murailles épaulées par dix tours de 50 pas en 50 pas. Cette muraille est bordée d'un fossé qui l'isole des attaques de ses ennemis. L'entrée est munie d'une grande et grosse porte, d'une herse, d'un pont-levis. Dans l'enclos, à gauche est le logis du portier. Vient ensuite la basse-cour, où au fond et sur les côtés on trouve un grand colombier, une forge, des écuries et des étables; puis un pavillon contenant des chambres hautes et basses pour le logement du capitaine du château; enfin une fontaine d'eau vive et courante au milieu de cette basse-cour. De là, on entre par un pont en pierre dans la cour principale qui est entourée de murailles crénelées flanquées de cinq tours construites en pierres de taille à bossages, et au pied de cette muraille et des tours il y a un fossé plein d'eau, revêtu en pierres, large de 60 pieds. Au milieu de cette cour s'élève un donjon à quatre côtés, dont le côté qui est face à l'entrée est muni de quatre tourelles, tandis que les trois autres côtés du donjon sont flanqués d'une grosse tour chacun. Les tourelles, tout comme les tours, sont recouvertes d'ardoises".

La tour du commandeur[modifier | modifier le code]

Au rez-de-chaussée du donjon et sur le côté face à l'entrée, on y trouve la chapelle voûtée, longue de 48 pieds et large de 24 pieds; puis la salle des gardes avec quatre grandes fenêtres dont les verres sont en couleur et armoriés de la croix de l'Ordre. Au bout de façade se trouve la chambre du Frère secrétaire, et à l'autre bout les cuisines.

Au premier étage, il y a une grande salle pour la tenue des chapitres ayant quatre fenêtres aux verres colorés et armoriés; à côté de cette salle du chapitre et placée au centre de cet étage, la chambre du commandeur et dans chacune des tourelles se trouve un cabinet qui lui sont réservés; à la suite du logement du commandeur, se trouve le logement de l'argentier avec cabinet dans une tourelle fermée par une porte de fer, servant à garder les chartes, papiers, titres, et autres de la maison.

Les autres tours du donjon[modifier | modifier le code]

Elles sont toutes construites de la même manière, avec des galeries hautes et basses auxquelles on accède par des escaliers en pierre pour communiquer dans toutes les pièces. Ces galeries sont soutenues par des colonnes en pierres sculptées et ouvragées, ce qui donne une impression de cloître.

  • La tour juste après celle du commandeur : on y trouve les sommelleries "caves", les fours, la rôtisserie ; à l'étage, les chambres des novices, des servants, et aussi des magasins.
  • Deuxième tour : il y a des chambres hautes et basses pour les servants, dont l'une est réservée pour les frères prêcheurs de passage, et une autre pour la malgouverne ?
Le château construit en 1825.
  • Troisième tour : cette tour est dite "tour du lion" contenant l'arsenal où l'on trouve des piques, arquebuses, pistoles, et vieilles armures.
  • Quatrième tour : celle du garde-manger, et tout en haut est la lingerie et les chambres des valets de basse-cour.

Cette description est extraite d'un rapport fait en 1574, et les futurs visiteurs des lieux doivent savoir que la commanderie de Voulaines a été presque entièrement détruite après la Révolution[20].

Le château du XIXe[modifier | modifier le code]

Il n'en reste essentiellement qu'une tour qui abritait la chapelle privée du Grand-Prieur et une grande maison bourgeoise dite "le château de Voulaines" qui a été reconstruite en 1825 par Joseph Pétot à l'emplacement de certains bâtiments.

À la recherche du trésor des Templiers[modifier | modifier le code]

En octobre 1847, Joseph Pétot fit faire des fouilles sur les fondations du château et trouva une énorme quantité de pièces de monnaie du XVe siècle, les unes en cuivre, les autres d'argent et une seule en or de mauvaise aloi. Toutes exceptée cette dernière, qui est d'un évêque d'Utrecht, appartenaient à la France, à la Suisse ou à l'Italie.[réf. nécessaire]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Durant l'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Michel de Sèvre[modifier | modifier le code]

La personnalité la plus marquante de l'histoire de Voulaines est certainement Michel de Sèvre, grand-prieur de Champagne de 1572 à 1590, qui était conseiller d'état, et fut ambassadeur du Roi auprès de la cour d'Angleterre. S'exprimant sans détour devant le Roi Henri III, il fut disgracié. C'est lui qui après les dégâts des guerres de religion, conduit la reconstruction du château dans les années 1570. En 1581, il affranchit le village.

Jean de Frénoy[modifier | modifier le code]

Parmi les grands prieurs, on peut noter encore Jean de Frénoy qui est décédé à Dijon à 88 ans et est inhumé dans l'église de Voulaines le 13 mai 1707. C'est lui qui fit construire le fourneau neuf et rétablit la forge en 1690. Il fit creuser le caveau des grands prieurs.

Adrien de la Vieuville de Vignacourt[modifier | modifier le code]

On compte encore une personnalité remarquable en la personne d'Adrien de la Vieuville de Vignacourt, avant-dernier grand prieur entre 1758 et 1774, qui plus jeune a écrit plusieurs romans qui eurent du succès.

Depuis la fin de l'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Adrien Pétot[modifier | modifier le code]

Né à Voulaines le 24 décembre 1762- décédé à Voulaines le 22 mars 1830, avocat en Parlement de Bourgogne, notaire royal. Nommé archiviste des 26 Commanderies qui composent le Grand Prieuré de Champagne, par Frère Bernardin Hypolite de Marbeuf, Grand Prieur de Champagne, le 20 mai 1781. En 1792, Pétot devient maire de Voulaines et met en vente l'ensemble des biens de l'ordre ainsi que le Château le 10 août 1797. Vers 1786, il épouse Marie-Anne Rochet, fille de Claude-Joseph Rochet,fermier général de la terre abbatiale de Luxeuil Maître de forges à Conflandrey puis à Mirebeau, La Marche etc., d'une famille de maîtres de forges originaire de la vallée de Joux dans le Doubs; il deviendra ensuite Maître de Forges à Vanvey. Il est le père de Joseph Pétot, Louise Adèle Pétot qui épouse Didier Bougueret. Avec son beau-frère, Nicolas Lacordaire, il rachète la chartreuse de Lugny à Leuglay qu'il revend ensuite.

Didier Bougueret[modifier | modifier le code]

Né à Langres le 9 octobre 1780, décédé à Voulaines le 10 décembre 1861, Maître de forges à Gurgy-la-Ville, à Rochefort et à Voulaines. L'un des fondateurs de la Société de Châtillon-Commentry en 1845. Maire de Rochefort. Conseiller d'arrondissement de Recey-sur-Ource novembre 1830 - novembre 1833. Construit la grande maison bourgeoise en dessous de l'église. Il épouse Louise-Adèle Pétot, fille d'Adrien, et est père de Edouard, Joseph et Alexandre qui suivent.

Joseph Pétot[modifier | modifier le code]

Né le 26 janvier 1788 à Voulaines-les-Templiers - décédé idem le 31 décembre 1861, Maître de Forges à Veuxhaulles, propriétaire du château, et maire de Voulaines fut élu député de la Côte d'Or de 1834 à 1842, et vice-président du Conseil général de 1844 à 1845.

Henri Lacordaire[modifier | modifier le code]

Né le 12 mai 1802 à Recey-sur-Ource (Côte-d'Or), décédé le 21 novembre 1861 à Sorèze (Tarn), était un religieux, prédicateur, journaliste et homme politique français. Restaurateur en France de l'Ordre des Prêcheurs (dominicains), il est considéré aujourd'hui comme l'un des précurseurs du catholicisme moderne. Son père Nicolas Lacordaire, premier maire de Recey-sur-Ource, épousa en premières noces le 7 avril 1788 Jeanne Pétot, sœur d'Adrien Pétot, premier maire de Voulaines, d'où Antoine. C'est à ce demi-frère incroyant, souffrant d'asthme, passionné d'horticulture et de chasse, que ce prédicateur qui attirait des milliers de fidèles à ND de Paris confia un jour : "Je ne souhaiterais rien tant que d'être curé de Voulaines".

Édouard Bougueret[modifier | modifier le code]

Né le 29 mars 1809 à Gurgy-la-Ville et décédé à Paris le 4 avril 1888. Maître de forges à Voulaines, Député de la Côte-d'Or ; Directeur de la Société de Châtillon-sur-Seine. Député à la Constituante.

Joseph Bougueret[modifier | modifier le code]

Né le 24 août 1812 à Gurgy-la-Ville, décédé le 10 mars 1860 à Sainte-Colombe-sur-Seine, Maître des Forges, Propriétaire des Forges et moulin de Boudreville et dépendance ainsi que d'un patouillet à Prusly sur Ource. L'un des fondateurs, en 1845, de la SCA Bouguéret, Martenot & Cie, raison sociale initiale de Châtillon-Commentry. Maire de Sainte-Colombe-sur-Seine, Conseiller général de Recey-sur-Ource d'août 1848 à mars 1860. Épouse sa cousine Louise Pétot (1820-1877) qui devient propriétaire du château de Voulaines après son père, et en eût une fille unique Camille (1860-1876), qui épouse Charles Noché d'Aulnay (1860-1918), ancien officier de marine. Le château de Voulaines appartient toujours à sa descendance.

Alexandre Bougueret[modifier | modifier le code]

Né à Rochefort le 17 mai 1816 - décédé à Voulaines le 2 août 1874, Maître des Forges, Conseiller général de Recey sur Ource (6/1860-10/1871). Maire de Voulaines.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau (F04-0400) »
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau (F0410600) »
  3. René Paris 1987, p. 173
  4. René Paris 1987, p. 174
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. « Liste des monuments historiques de la commune de Voulaines-les-Templiers », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. « Liste des lieux et monuments de la commune de Voulaines-les-Templiers à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. « Liste des objets de la commune de Voulaines-les-Templiers à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Palissy, ministère français de la Culture.
  12. Notice no IA00050401, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. Notice no IA00050402, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. Notice no IA00050397, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. Notice no IA00050400, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. Notice no IA00050399, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. Notice no IA00050398, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. Notice no IA00050475, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. Notice no PA00112761, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Les possessions templières dans le frand prieuré de Champagne

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Monographie de la commune de Voulaines (Charles Louis Bizot, instituteur) publié par Les cahiers du châtillonnais.
  • René Paris, A la rencontre du Châtillonnais : Montigny-sur-Anbe, Recey-sur-Ource, Châtillon-sur-Seine, La Bourgogne, Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Le prieuré de Champagne des Chevaliers de Rhodes : Thèse de paris IV 2001, Université Paris-Sorbonne, Jean-Marc Roger.
  • Grand prieuré de Champagne

Liens externes[modifier | modifier le code]

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