Biarne

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Biarne
Image illustrative de l'article Biarne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Dole
Canton Authume
Intercommunalité Grand Dole
Maire
Mandat
Bruno Negrello
2014-2020
Code postal 39290
Code commune 39051
Démographie
Population
municipale
373 hab. (2012)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 08′ 48″ N 5° 27′ 27″ E / 47.1467, 5.457547° 08′ 48″ Nord 5° 27′ 27″ Est / 47.1467, 5.4575
Altitude Min. 192 m – Max. 262 m
Superficie 6,21 km2
Localisation

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Biarne est une commune française située dans le département du Jura, en région Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est dominée par le Mont Frit à 264 m. Située à 10 km au sud-est d'Auxonne. Elle comprend le bourg principal, Biarne, et le hameau de Saint-Vivant en Amous (ou Amaous ou encore Saint-Vivant en Amaou[1]) qui lui est rattaché depuis 1824 (15 décembre).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Auxonne (Côte-d'Or) Rainans Rose des vents
N Jouhe
O    Biarne    E
S
Billey (Côte-d'Or) Sampans

Histoire[modifier | modifier le code]

Le hameau de Saint-Vivant garde le nom du monastère qui s'y est établi au IXe siècle et qui prit le nom du saint dont les moines vénéraient la relique.

Après avoir été chassés de Vendée dont ils fuyaient les incursions destructrices, les moines s'étaient tout d'abord mis en sécurité à Clermont puis avaient trouvé refuge sur des terres, prés, vignes, eaux et forêts qu'Agilmar (Agilmarus), évêque de Clermont propriétaire de ces biens en Bourgogne mettait entièrement à la disposition du monastère auquel il imposa le nom de Saint-Vivant[2]. Les moines y vécurent quelque temps avant d'être à nouveau chassés par les Normands d'Astings (ou Austin ou encore Hasting), vers 886, après le siège de Paris, lors de leurs incursions dévastatrices aux confins de la Bourgogne et d'être finalement recueillis par le comte Manassès qui leur donna résidence à Vergy où ils fondèrent le monastère de Saint-Vivant de Vergy.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Saint-Vivant fut complété par le nom du pagus dans lequel le village se trouvait : le pagus Chamavorum (du nom du peuple franc des Chamaves) ou pagus Amous (ou Amaous) provient des Chamaves dont le hameau de Saint-Vivant-en-Amous garde aujourd'hui le souvenir.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
vers 1790 ---- Philippe Chevaux    
vers 1793 ---- Jean-Baptiste Meny    
vers 1805 1811 Nicolas Fleurot (adjoint : Philippe Champion)    
1811 1815 Emmanuel Javel    
1815 1816 Pierre Girardin    
1816 1825 Emmanuel Javel    
1825 1830 Jean-Baptiste Chevaux (adjoint :Pierre Bernoux)    
1830 1832 Pierre Girardin    
1832 1843 Jean-Baptiste Chevaux    
1843 18-- François Perron    
vers 1852 1855 Jean Courtois    
1855 1867 François Perron    
1867 1884 Jean Roussotte    
1884 1898 Benjamin Dubois    
1898 1908 Jules Courcet    
1908 1919 Ludovic Roussotte    
1919 1928 Elysée Fréret   Chevalier de la Légion d'honneur
1928 1929 Charles Alhéritière    
1929 1935 Simon Fréret    
1935 1953 Georges Plubel    
1953 1977 Marius Ardiot    
1977 ---- Pierre Monti    
2001 en cours Bruno Negrello    
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 373 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
330 296 320 260 434 423 411 409 420
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
375 374 355 314 310 308 312 275 259
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
243 230 230 215 209 196 187 185 162
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
184 146 152 255 355 354 367 364 363
2012 - - - - - - - -
373 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Jean-Baptiste ;
  • Chapelle Saint-Hilaire (XVe-XVIIe s), sise au lieu-dit « Saint-Vivant », inscrite au titre des monuments historiques depuis 1979[5] ;
  • Fontaine de 1856.

Associations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Camp, Histoire d'Auxonne au Moyen Âge, 1960.
  • Pierre Camp, Guide Illustré d'Auxonne, 1969.
  • Pierre-André Pidoux de la Maduère, Le Vieil Auxonne, Réédition de 1999.
  • Lucien Millot, (fr) ''Étude critique sur les origines de la ville d'Auxonne, sa condition féodale et ses franchises, 1899.
  • Dom Simon Crevoisier, Chronique de Saint-Vivant, Manuscrit vers 1620, B.M. de Dijon (MS-961) ou Archives de la Côte-d'Or (H. 122).
  • Hélène Moulinneuf, Saint-Vivant-en-Amous: Vestige d'un passé lointain, Dole 1977.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir carte IGN
  2. Dom Simon Crevoisier, Chronique de Saint-Vivant, Manuscrit vers 1620 - B.M. de Dijon (MS-961) ou Archives de la Côte-d'Or (H. 122)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012.
  5. « Chapelle Saint-Hilaire (XVe-XVIIe s) », base Mérimée, ministère français de la Culture