1er régiment d'artillerie (France)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir 1er régiment d'artillerie.
1er régiment d’artillerie
Image illustrative de l'article 1er régiment d'artillerie (France)
Insigne régimentaire du 1er Régiment d'Artillerie

Création 1671
Dissolution présent
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment d'artillerie
Effectif Régiment
Fait partie de 1re division
Garnison Quartier Ailleret - Bourogne (Territoire de Belfort)
Surnom Royal Artillerie
Devise Royal d'abord premier toujours.
Inscriptions
sur l’emblème
Valmy 1792
Friedland 1807
Moskowa 1812
Anvers 1832
Sébastopol 1854-1855
Extrême-Orient 1884-1885
Lorraine 1914
Verdun 1916
Massiges 1917-1918
Gembloux 1940
Anniversaire Sainte Barbe (fête d'arme)
Équipement Lance-Roquette Unitaire M270

Mortier de 120mm

Guerres Guerre de Succession d'Autriche
Guerre de Sept Ans
Révolution française
Guerres napoléoniennes
Guerres Coloniales
Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Algérie
Fourragères Aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918
Décorations Croix de guerre 1914-1918
deux palmes

Croix de guerre 1939-1945
une palme

Commandant Lieutenant-colonel Alexandre Lesueur

Le 1er régiment d’artillerie est un régiment d'artillerie de l’armée de terre française, créé sous l’Ancien Régime.

Dénominations[modifier | modifier le code]

  • 4 février 1671 : Création du Régiment des Fusiliers du Roi, chargé spécifiquement du service des canons dans l'armée royale.
  • 1693 : Régiment Royal-Artillerie.
  • 1765 : Les sept bataillons du régiment du Régiment Royal-Artillerie donnent naissance aux sept régiments d’artillerie. Le 1er bataillon devient le « Régiment de La Fère »
  • 1er septembre 1785 : Napoléon Bonaparte entre dans les rangs du régiment en tant que lieutenant en second.
  • 1791 : 1er régiment d’artillerie (le numéro 1 lui est attribué, en fonction de son ancienneté)
  • 1794 : 1er régiment d’artillerie à pied
  • 1815 : le régiment est dissous puis recrée
  • 1883: 1er Régiment d'Artillerie de Campagne
  • 1920: 1er Régiment d'Artillerie Divisionnaire
  • 1946: 1er Régiment d'Artillerie

Historique[modifier | modifier le code]

Ancien régime[modifier | modifier le code]

Révolution française et Premier Empire[modifier | modifier le code]

De 1815 à 1848[modifier | modifier le code]

Pendant la Monarchie de juillet, il participe en 1832 au siège d'Anvers, bombardant la ville et repoussant la flotte hollandaise.

Second Empire[modifier | modifier le code]

En Crimée, de 1854 à 1855, il combat courageusement devant les murs de Sébastopol et compte 400 morts à la fin de la campagne.

De 1871 à 1914[modifier | modifier le code]

Plus tard, de 1884 à 1888, il part à la conquête du Tonkin en « Extrême-Orient » se distinguant à Quin Hon et à Than Hoe.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 1er régiment d'artillerie appartient à la 16e Division d'Infanterie. Il participe à la bataille de Lorraine en août 1914, subit le premier choc de la ruée allemande à Verdun en février 1916 et prend part aux opérations de Champagne à Massiges de fin 1917 à juillet 1918. Cité deux fois à l'ordre de l'armée, le 1er régiment d'artillerie a perdu 22 officiers, 58 sous-officiers, 48 brigadiers et 459 canonniers.

Le régiment a eu trois citations pour son comportement lors de ce conflit. Il a reçu la fourragère aux couleurs de la croix de guerre 1914-1918.

1914[modifier | modifier le code]

  • 7 août : Départ du régiment de ses casernements de Bourges, débarquement à Charmes. Après plusieurs jours de marche forcée, arrivée devant Sarrebourg. Premiers contacts avec un ennemi retranché, appuyé par une forte artillerie (210 et 280 mm)
  • 21 août : Repli vers La Mortagne
  • Victoires de Lorraine :

La Mortagne
Bataille de la Woëvre et des Hauts-de-Meuse : Apremont et Bois d'Ailly

  • 27 août au 12 septembre : Stabilisation du front, installation des batteries dans la région de Clezentaine.
  • 17 septembre : Embarquement du régiment vers Saint-Mihiel

Les batteries s'installent à cheval sur la Meuse : au sud de Cœur-la-petite, au nord de Mécrin, et sur le plateau de Liouville.

  • Le régiment restera dans ce secteur jusqu'au début de 1916, se battant contre les corps d'armées bavarois. Ce secteur sera le théâtre d'une guerre des tranchées des plus meurtrières.

1915[modifier | modifier le code]

  • Opérations d'avril en Woëvre : Saint-Mihiel

1916[modifier | modifier le code]

  • Relevé du secteur de la forêt d'Apremont aux premiers jours de février 1916, le régiment est envoyé au camp de Belrain (Meuse). Le déclenchement de la bataille de Verdun change ses plans.
  • Le 20 février, le 2e Groupe est à Douaumont, en appui de la 31e Brigade. Il supportera pendant un mois le choc d'une attaque formidable.

Les 1er et 3e Groupes sont à hauteur du Fort de Troyon.

  • Au bout d'un mois, parti au complet, le 2e groupe a perdu la moitié de ses hommes et de ses chevaux
  • De fin mars à juillet : Installation dans le secteur des Eparges, notamment sur la crête des Hures.
  • 15 juillet : Installation dans le secteur de Tavannes, et au fort de Souville
  • Septembre à novembre : Mise au repos du régiment dans les environs de Nancy.
  • Décembre : Installation dans le secteur de la Somme, à Berny-en Santerre et à Estrées.

1917[modifier | modifier le code]

  • Janvier à mars : Le régiment occupe le secteur du Four de Paris dans la forêt d'Argonne.
  • 3 avril : Préparation de l'offensive de Champagne, les batteries sont échelonnées sur la rive droite de la Vesle, au nord du ruisseau de Prosne, dans le secteur des villages de Vez-Tuizy.
  • Le 27 mai : le régiment est cité à l'ordre du corps d'armées, à la suite de sa tenue à partir de l'attaque du 17 avril.
  • 21 juin : mort du Lieutenant-colonel Lefébure, chef de corps du régiment.
  • Juillet : Installation dans le secteur de Maison de Champagne - La Main-de-Massiges, où, pendant un an, il remplira des missions ingrates et pénibles. Ce secteur étant constamment agité par des coups de main qu'il faut exécuter ou repousser.

1918[modifier | modifier le code]

  • 15 juillet : attaque allemande sur Reims et à l'est de Reims. Le 2e groupe, le plus avancé, est soumis pendant douze heures à des tirs extrêmement violents.
  • 17 juillet : les batteries sont encore sur leurs positions et aident à la reprise de la Main de Massiges.
  • 29 juillet : après l'échec de l'attaque allemande, le régiment s'installe près de la ferme d'Ecueil, au sud-ouest de Reims.
  • À partir du 30 septembre, reprise de la guerre de mouvement. Franchissement de la Vesle, puis de la Suippe à Pont-Grivard et Amnencourt, enfin de l'Aisne à Vieux-les-Asfeld.
  • 25 octobre : Appui de la conquête de Hunding-Stellung. Une dizaine de canons sont capturés.
  • 5 novembre : Après trois mois de poursuite en rase campagne, le régiment, exténué, quitte la bataille pour se reformer près d'Epernay, puis Avenay (Marne).

Citations obtenues durant la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • 2 citations à l'ordre de l'Armée pour le régiment : Il gagnera le droit de porter la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre 1914-1918.
  • 1 citation à l'ordre de la Division pour le 3e Groupe
  • 1 citation à l'ordre du 27e RI pour le 2e Groupe
  • 2 citations à l'ordre du 95e RI pour les 1er et 3e Groupes

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Le régiment sera affecté à la 15e Division d'Infanterie et cantonnera notamment à Auxonne et à Dijon, sous l’appellation 1er RAD (Régiment d'Artillerie Divisionnaire).

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Insigne d'artillerie.

Rattaché à la 1re Armée et au 4e Corps d'armée.

Composé d'une Batterie Hors-Rang, de trois groupes de 75 et d'une Batterie Divisionnaire Anti-Chars (BDAC) de 75 ou de 47.

Il créera par dédoublement le 1er RALD (Régiment d'Artillerie Lourde Divisionnaire), équipé de canon de 105C et 155C

En mai 1940, au moment de l'offensive allemande, il prend position en Belgique dans la région de Gembloux. Les 14 et 15 mai, il brise par ses feux une attaque ennemie appuyée par des chars et des avions. Il sera cité à l'ordre de l'armée et décoré de la Croix de Guerre 1939-1945 à cette occasion.

Batailles et combats[modifier | modifier le code]

De 1945 à nos jours[modifier | modifier le code]

Garde d'honneur du 1er régiment d'artillerie. À Varsovie lors du Jour des Forces Armées Polonaise

Le 1er août 1946, le 1er régiment d'artillerie est reconstitué à partir du 65e RAA. Il s'installe d'abord à Reutlingen en Allemagne puis en octobre 1947 à Mulhouse.

De 1955 à 1962, il participe aux opérations de maintien de l'ordre au Maroc puis en Algérie, à Bouhmama, dans la région de Khenchela dans les Aurès.

Il agira principalement comme bataillon d'infanterie, sous le nom de I/1 RA. Il y sera adjoint une batterie d'artillerie, équipée en obusier de 155mm M1. La 1re Batterie formera notamment le commando de chasse "V33".

Arrivé en fin de séjour, le régiment s’installe à Nevers, quartier Pittié, pour devenir le Régiment d’Artillerie Divisionnaire de la 7e Division Blindée. En juillet 1969, il est transféré au quartier Pajol à Montbéliard où il passe du canon de 155 F3 au 155 AU F1. Il participe à l'intervention française en Ex-Yougoslavie, avec ses AU-F1.

Le 13 juin 1997, le 74e régiment d'artillerie reprend les traditions et le numéro du 1er RA permettant ainsi de conserver sa devise « Royal d'abord, premier toujours ».

Stationné au quartier Ailleret à Bourogne, commune du Territoire de Belfort, il était équipé depuis 2014 du Lance-Roquette Unitaire M270.

Celui ci est déployé pour la première fois en février 2016 au Mali au cours de l'opération Barkhane[1].

Colonels et chefs de corps[modifier | modifier le code]

  • 1720: colonel Pijart
  • 1733: colonel de Torpane
  • 1740: colonel marquis de Vareix
  • 1748: colonel de Saint-Clair
  • 1753: colonel de Chabrié
  • 1759: colonel de Loyauté
  • 1761: colonel de Saint-Auban
  • 1765: colonel marquis de Thibouthot
  • 1777 : colonel baron Jean-Pierre du Teil (**)
  • 1779: colonel d'Helyot
  • 1783: colonel chevalier de Lance
  • 1791: colonel de Sappel
  • 1792: colonel de Quitin
  • 1793: colonel Gillot
  • 1794:Colonel Delpire
  • 1800: colonel Allix
  • 1801 : Chef de brigade de Lauriston
  • 1802 : Colonel Joseph Marie de Pernety
  • 1805 (2 mars): colonel Desvaux
  • 1805 : Colonel d'Aboville
  • 1807: colonel Valée
  • 1809: colonel Gerdy
  • 1813: Colonel baron Digeon
  • 1814: colonel Laurent
  • 1816: colonel Schouller
  • 1822: colonel Macquart
  • 1823: colonel Le François
  • 1830: colonel de Laplace
  • 1837: Colonel Avéros
  • 1841: Colonel Jeannest Lanoue
  • 1843: Colonel Lapène
  • 1849: Colonel Rely
  • 1851 (14 juillet): Colonel Fournier
  • 1851 (12 décembre): Colonel de Sévelinges
  • 1854 : Colonel Forgeot
  • 1855: Colonel Lemulier
  • 1863: Colonel de Vassoigne
  • 1866: Colonel Soleille
  • 1873: Colonel Maucourant
  • 1880: Colonel de Bastard d'Estang
  • 1883: Colonel Duterme
  • 1886: Colonel Vionnois
  • 1890: Colonel Castan
  • 1894: Colonel Ruhlman
  • 1896: Colonel Lebon
  • 1898: Colonel Amourel
  • 1900: Colonel Triboudet de Mainbraye
  • 1911-1914: Colonel Huguet
  • 1914-1916: Colonel Lequime
  • 1916-1917: Lieutenant-colonel Crébassol
  • 1917: Lieutenant-colonel Lefébure
  • 1917-1918: Lieutenant-colonel Rieder
  • 1918: Lieutenant-colonel Hermann
  • 1918-1919: Lieutenant-colonel Maury
  • 1946: Colonel De Winter
  • 1948: Colonel Elier
  • 1949: Colonel Borgnis-Desbordes
  • 1951; Colonel Canioni
  • 1953: Colonel Arnaud
  • 1955: Colonel Biet
  • 1957: Colonel De France
  • 1958: Colonel Totth
  • 1960: Colonel Rivié
  • 1962: Colonel Laulanie
  • 1964: Colonel Maréchal
  • 1966: Colonel Dupuy
  • 1968-1970 : Colonel Billet
  • 1970-1972 : Colonel Multon
  • 1972-1974 : Colonel Mathe
  • 1974-1976 : Colonel Verzat
  • 1976-1978 : Colonel Callejat
  • 1978-1980 : Colonel Font
  • 1980-1982 : Colonel Cavaillé
  • 1982-1984 : Colonel Roland Guillaume
  • 1984-1986 : Colonel Guy Loizeau
  • 1986-1988 : Colonel Alain Pedron
  • 1988-1990 : Colonel Pierre Dejean
  • 1990-1992 : Colonel Raymond Borgiali
  • 1992-1994 : Colonel André Genot
  • 1994-1996 : Colonel Barnier
  • 1996-1997 : Colonel Douault
  • 1997 : Colonel Jean-Pierre Jacob
  • 1997-1999 : Colonel Francis Giraud
  • 1999-2001 : Colonel Bernard Guillet
  • 2001-2003 : Colonel Paul Morillon
  • 2003-2005 : Colonel Philippe Mendez
  • 2005-2007 : Colonel Claude
  • 2007-2009 : Colonel Thierry Collognat
  • 2009-2011 : Colonel Jean-Armel Sentis
  • 2011-2013 : Lieutenant-colonel Jacques Duffy
  • 2013-2015 : Colonel Bernard
  • 2015- 2017 : Lieutenant-Colonel Hubert Ronsin
  • 2017- : Colonel Lesueur

Faits d'armes inscrits sur l'étendard[modifier | modifier le code]

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[2]:

Fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918

1er régiment d'artillerie.svg

Devise[modifier | modifier le code]

Ses devise sont « Royal d'abord premier toujours » et « Decent jovis fulmina prolem » (Les foudres de Jupiter protègent nos enfants)[3].

Décorations[modifier | modifier le code]

Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec deux citations à l'ordre de l'armée et de la Croix de guerre 1939-1945 avec une citation à l'ordre de l'armée.

Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918.

Le régiment aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Basé à Bourogne (région de Belfort) dans le Quartier Ailleret, il appartient à la 1re division de Besançon. Il peut être engagé dans sa totalité contre un ennemi conventionnel puissant, en Europe ou ailleurs, ou participer sous forme de module de dimension variable à des actions de reconquête de souveraineté, de maintien de la paix ou à des actions humanitaires partout dans le monde.

Les batteries[modifier | modifier le code]

  • 1re Batterie de tir : Lance roquettes unitaire et Mortier 120 mm (couleur bleu).
  • 2e Batterie de tir : Lance roquettes unitaire et Mortier 120 mm (couleur rouge).
  • 3e Batterie de tir : Lance roquettes unitaire et Mortier 120 mm (couleur vert).
  • 6e Batterie : Radar COBRA et SL2A (couleur rouge et blanc).
  • 7e Batterie : Radar COBRA et SL2A (couleur vert et rouge).
  • 5e Batterie : Réserve (couleur rouge et bleu).
  • Batterie de renseignement de brigade no 7 (couleur mauve). Dissoute le 1er juillet 2016.
  • Batterie de Maintenance (couleur bleu clair).
  • Batterie de commandement et de logistique (couleur blanc et gris).

Matériels[modifier | modifier le code]

Défilé de M270 en 2015.
Radar de trajectographie COBRA.

Personnalités ayant servi au 1er RA[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Historique de l'artillerie française, H. Kauffert.
  • Historique du 1er RAC (anonyme, librairie A. Depouilly Bourges)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Laurent Lagneau, « Mali/Barkhane : Premier déploiement opérationnel du Lance-roquettes unitaire », sur http://www.opex360.com, (consulté le 18 février 2016).
  2. Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n°27, 9 novembre 2007
  3. Liste de devises militaires françaises

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]