Menesble

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Menesble
Enclos paroissial et mairie.
Enclos paroissial et mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Arrondissement de Montbard
Canton Châtillon-sur-Seine
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Châtillonnais
Maire
Mandat
Noëlle Goustiaux
2014-2020
Code postal 21290
Code commune 21402
Démographie
Population
municipale
11 hab. (2013)
Densité 2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 46′ 27″ Nord 4° 53′ 51″ Est / 47.7741666667, 4.8975
Altitude Min. 298 m – Max. 446 m
Superficie 5,51 km2
Localisation

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Menesble est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle est, avec 11 habitants seulement, la plus petite commune de ce département[1]. Les gentilés sont "Menesblois" et "Menesbloise".


Géographie[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 21402.png

Menesble est une commune située en rive droite de la haute vallée de l'Ource, comprenant les versants et une partie du plateau forestier qui domine la rivière. celle-ci marque la limite de commune sur environ trois kilomètres, entrant à 309 m pour ressortir à 298 m, point bas de la commune. Sa faible pente lui fait parcourir de nombreux méandres à l'origine de belles prairies. On trouve d'autres prairies dans le fond des combes et autour du village situé dans le versant orienté au sud. Le reste du territoire se partage entre agriculture et sylviculture, celle-ci occupant plutôt les sommets des collines au-delà de 400 m d'altitude. À l'est, la limite de commune est aussi la limite départementale avec la Haute-Marne sur 2 km, le point le plus nord de cette limite est le point culminant de la commune à 444 m dans la pente du mont de la Grande-Frasse [2].

La route qui joint Recey-sur-Ource à Auberive traverse le finage de Menesble sur le plateau en lisière de forêt (D 928 sur la Côte-d'Or et D 428 sur la Haute-Marne). Plus au sud le village est à l'écart des grandes routes, il est relié à Recey-sur-Ource par la D 102 d qui monte ensuite rejoindre la D 928. Le Sud et l'est de la commune sont isolés au niveau routier par de grands massifs forestiers, à part le chemin des Muns, ancienne voie forestière bitumée qui permet de rejoindre Bure-les-Templiers au sud par un parcours pittoresque. Vers l'est, il n'y a qu'un chemin et le tracé d'une ancienne ligne de chemin de fer pour suivre la vallée de l'Ource où se trouvent des fermes isolées.

Hameaux, écarts, lieux-dits[modifier | modifier le code]

La population est regroupée dans le village, la commune n'a pas de hameau rattaché.

  • Habitat ou bâti écarté : ferme du Moulin.
  • Lieux-dits d'intérêt local : Peute Côte, côte du Puits, combe au Bœuf, combe Volpin, mont des Chênes (401 m), bois : les Frasses, la Renoie.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Chambain Rose des vents
Recey-sur-Ource N
O    Menesble    E
S
Bure-les-Templiers Colmier-le-Bas
(Haute-Marne)

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Dans le versant rive droite de l'Ource[3] qui coule ici d'est en ouest, les combes s'orientent naturellement nord-sud. Mais aucun ruisseau n'existe pour rejoindre la rivière, la source qui pourrait alimenter la combe Voilpin est captée, et on trouve tout au plus quelques prés humides dans la combe au Bœuf. Dans cette région, les eaux des plateaux ont tendance à disparaître dans les calcaires solubles du Jurassique et peuvent arriver aux rivières par des réseaux souterrains, ou réapparaître comme sources dans les versants comme celles qui alimentaient abreuvoir, fontaine et lavoir du village. La captation de l'eau alimentant le réservoir au-dessus du village pour les besoins d'eau potable n'est certainement pas étranger à l'assèchement de ces exsurgences, ajoutée à la diminution générale des débits d'eau consécutive au réchauffement climatique.

L'Ource est ici à un quinzaine de kilomètres de sa source, elle est une rivière importante du bassin versant de la Seine, fleuve dans laquelle elle se jette après un cours total d'une centaine de kilomètres.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Des vestiges épars attestent d'un peuplement à l'époque gallo-romaine.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Des sarcophages mérovingiens en attestent la prolongation au cours du haut Moyen Âge.

Le territoire est alors compris dans le duché de Bourgogne.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La seigneurie qui s'est retransmise jusque là entre laïcs est acquise par la chartreuse de Lugny en 1674[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Menesble appartient :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 Poste toujours en cours Noëlle Goustiaux S.E  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 11 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
133 149 135 117 139 129 117 97 101
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
93 88 92 86 73 98 86 87 70
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
64 51 65 59 60 58 56 57 56
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
48 35 25 23 13 14 11 10 11
2013 - - - - - - - -
11 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux, monuments et pôles d'intérêt[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune compte 1 monument inscrit à l'inventaire des monuments historiques[7], 7 monuments ou édifices répertoriés à l'Inventaire général du patrimoine culturel[8] et 10 objets répertoriés à l'IGPC[9].

  • Maison de Veyvrand du XVIIe siècle, représentative des maisons seigneuriales du Châtillonnais, construite pour Jehan de Vaivre, avec un colombier et un four à pain  Inscrit MH (1997)[10]. Propriété privée.
  • Église Saint-Vinard du XIIIe siècle, construite selon un plan "allongé" (rectangulaire) avec une abside carrée accolée au pignon découvert de la nef. Le clocher carré surmonte le côté droit de la façade, il est couvert du classique toit en pavillon des églises romanes (IGPC 1989)[11]. Elle renferme un Christ en croix et une Vierge à l'enfant en bois polychrome du XVIIIe.
  • Mairie en pierres de taille et moellons couvert d'un toit en pavillon, du XIXe siècle (IGPC 1989)[13].
  • Maison forte env. XVIIe siècle, dans la ruelle du Puits (IGPC 1989)[14].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Paris, A la rencontre du Châtillonnais : Montigny-sur-Anbe, Recey-sur-Ource, Châtillon-sur-Seine, La Bourgogne, Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]

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