Villars-Fontaine

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Villars-Fontaine
Image illustrative de l'article Villars-Fontaine
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Arrondissement de Beaune
Canton Canton de Nuits-Saint-Georges
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Nuits-Saint-Georges
Maire
Mandat
Pierre Lignier
2014-2020
Code postal 21700
Code commune 21688
Démographie
Population
municipale
122 hab. (2013)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 09′ 00″ N 4° 53′ 32″ E / 47.15, 4.8922222222247° 09′ 00″ Nord 4° 53′ 32″ Est / 47.15, 4.89222222222
Altitude Min. 265 m – Max. 489 m
Superficie 2,89 km2
Localisation

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Villars-Fontaine

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Villars-Fontaine

Villars-Fontaine est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commue de Villars-Fontaine tourne autour de sa montagne calcaire qui culmine à 490 m. Son sommet est un cercle de 700 m de diamètre fermé par le col de Pique-chose entre Segrois et Concoeur. La moitié sud seule est sur Villars. Le long du Meuzin à 270 m d'altitude on trouve les prairies et les cultures de céréales et oléagineux sur les terres meubles argilo-calcaires les moins pentues. Le Village est à mi-pente au milieu des vignes à 325 m. Au dessus des vignes il y a les friches, hier friches à moutons, aujourd'hui reboisées artificiellement de pins ou naturellement de pins disséminés, de chênes, de houx, d'autres feuillus. Un seul bois ancien : le bois de Vaugloux sur Concoeur. Il n'y a qu'un étang : l'étang de Reignier, sous les sources de Reignier, au bord du Meuzin. Un léger pendage fait courir en abondance les eaux infiltrées de la montagne karstique vers le village ce qui justifie le nom de Villars-Fontaine.

L'activité principale de Villars est viti-vinicole. La commune s'étend sur 290 ha dont entre 60 et 95 ha de vignoble. Quatre exploitants principaux aujourd'hui au village. Hier, au 17e, 18e et 19e siècle les habitants étaient principalement vignerons (propriétaire ou pour autrui), puis laboureurs ou artisans. Au 17e siècle les vins de Villars semblent peu prisés. Cela semble s'améliorer au cours des 18e et 19e siècle jusqu'aux terribles crises de l'oïdium puis du phylloxéra de 1880 à la Grande Guerre qui ruineront la viticulture. Après replantation le pays sera figé jusqu'au renouveau des Hautes côtes de Nuits à partir de 1961 et le travail sur la qualité qui y fut associé. Aujourd'hui le meilleur est le pinot noir vers le clos au duc et les Gruenchats, et aussi, sur les argiles blanches de la Jiromé, le pinot chardonnay blanc[1].

Il n'y a pas d'écarts à Villars-Fontaine, seulement sur la périphérie aujourd'hui le hameau de la Rochotte (communes de Meuilley et de Villars), autrefois moulin et ferme, au pont du Meuzin sur le chemin de Meuilley. Vers Nuits-Saint-Georges se trouvent les carrières (calcaire de Comblanchien), développées à la fin du 19e siècle et la gare, vestige du tramway départemental du second quart du 20e siècle, à l'entrée de la combe de la Serrée auprès de deux moulins situés sur la commune de Chaux, sur la rive opposée du Meuzin[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Messanges Segrois Rose des vents
N Nuits-Saint-Georges
O    Villars-Fontaine    E
S
Meuilley Chaux

Toponymie[modifier | modifier le code]

Villars, issu de Villare, est un élargissement du latin villa avec le suffixe are.
Villare désigna d'abord un simple lieu-dit objet de défrichement, en général rattaché à un domaine, puis un lieu habité, enfin un hameau. Le mot s'est fixé dans la toponymie locale au sens de hameau au Haut Moyen Âge et dans la région au hameau principal d'une communauté.

Noms successifs: Vilers vers 1173, Vilers juxta Virgeium 1233, Villars soubz Vergy 1450, Villars Fontaine 1622, Villars-Fontaine érigé en commune en 1792 (dépendait auparavant de la paroisse de Meuilley)

écart de la villa romaine de Meuilley puis dépendant de la seigneurie de Vergy. Les abondantes fontaines de Villars sont notées comme remarquables par Courtépée vers 1750.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Villars vient vraisemblablement du gallo-romain « villaris » qui s'appliquait à une dépendance d'exploitation agricole. Ce fut d'abord « Villers » dès le 12e siècle puis Villars sous Vergy, du nom de la célèbre forteresse qui s'élevait sur la butte témoin au centre du val de Vergy. Cet ensemble exceptionnel comprenait un vaste château-fort, l'abbaye de Saint-Vivant sur Curtil-Vergy et dans l'enceinte du château l'importante collégiale Saint-Denis. Peut-être est-ce « sous Vergy » parce que le chapitre de Saint-Denis de Vergy était, jusqu'en 1617, propriétaire de la seigneurie de Villars. Puis, après des hésitations au cours du 17e siècle, le nom de Villars-Fontaine s'imposa. « Fontaine » vient certainement du fait de l'abondance des sources à Villars. Un léger pendage favorable fait couler l'eau du réseau karstique de sa montagne vers Villars et une opportune couche d'argile les fait jaillir au niveau du village.

A notre connaissance il ne semble pas y avoir eu sur la commune d'établissements préhistoriques connus. Une occupation romaine certaine à Meuilley a pu développer des écarts à Villars. Il y a vers Segrois une très belle cabotte sous murger qui est difficilement datable. Les vestiges les plus anciens semblent être les caves du château du 13e ou 14e siècle. Des restes médiévaux sont visibles dans des maisons à la Moingine et à l'Issard. Le cœur du village est assez homogène des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. La partie moderne, datant du dernier quart du 20e siècle est bien caractéristique du mitage péri-urbain contemporain. La demeure que l'on appelle « le Château » date de la fin du 17e, vraisemblablement construit par la « Dame de Villars », Charlotte Regnault de Saint-Quentin, entre 1690 et 1700, le nombre de feux passant alors de 17 à 34, attirant artisans, fermier et domestique pour sa construction et son installation. Auparavant il existait une maison seigneuriale mentionnée tout au long du 17e. Des vestiges de stucs renaissances sont au musée de Beaune et dits du « château de Villars-Fontaine » mais l'origine de ces vestiges ne peut être prouvée[3].

L'origine médiévale du paysage du val de Vergy est un fait. Tous les villages sont présents depuis le moyen-âge. Les seigneurs de Vergy, puis les ducs de Bourgogne et les établissements ecclésiastiques (abbaye de Saint-Vivant, Chapitre de Saint-Denis de Vergy, Abbaye du Lieu-Dieu) ont façonné le paysage. Le finage de Villars fut donné en partie au Chapitre de Saint-Denis par les sires de Vergy et par échanges le chapitre acquit la totalité du finage. Dès le milieu du 16e siècle, un avocat, maire de Beaune à trois reprises, Antoine de la Tour, s'intéresse au val de Vergy. Il acquiert la seigneurie de Meuilley en 1563, le clos au Duc à Villars (en 1558) et semble résider en la maison seigneuriale de Villars. En 1610, Henri IV fait démanteler la forteresse de Vergy et de ce fait détruit la collégiale Saint-Denis. Le chapitre s'installe à Nuits-Saint-Georges avec les reliques de Saint-Denis. Le petit fils de Antoine de la Tour, acquiert en 1617 la seigneurie de Villars du chapitre de Saint-Denis. Allié avec l'ancienne famille de Saumaise-Chazan (capitaine de Vergy un siècle plus tôt) par sa sœur, ces derniers hériteront par les De la Tour de la seigneurie de Villars avant que celle-ci soit rachetée par Jean-Baptiste Gagne en 1719 puis par Hubert Joseph Pasquier en 1758. Celui-ci développera surtout les jardins, dans la ligne des physiocrates : à partir de 1750 on voit venir des jardiniers travailler à Villars. Au 19e siècle, les Mollerat de Pellerey achèteront le château et transporterons la grille de Saint-Vivant, dont ils avaient acheté les bâtiments comme bien national, à l'entrée du château de Villars[4].

La communauté villageoise est représentée en la fabrique de la paroisse qui est à Meuilley (diocèse d'Autun jusqu'en 1790 puis Dijon) et la communauté du Village. Les actes des assemblées de 1635 (prêt de Claude Saumaise), 1645, 1646 et 1666 (enquête de l'intendant Bouchu) nous laissent entrevoir la vie communautaire. En 1789 naît la commune de Villars-Fontaine. Il y a peu de communaux à Villars : les friches de la montagne, le bois de Vaugloux, l'étang Reignier. La commune possède quelques vignes et une carrière qui est aujourd'hui en cours d'aménagement. Entre 1789 et 1815, un long procès opposera le ci-devant seigneur, le sieur Pasquier, et la commune pour la possession de l'étang Reignier. Celui-ci reviendra à la commune après jugement du Conseil d'état et permettra, grâce à la plantation de peupliers, de faciliter le financement de la maison commune en 1865 (architecte Caillot à Dijon). Avec la déviation de la départementale en 1860, le réseau de fontaines publiques en 1871, ils constituent les grands travaux du XIXe siècle. La maison commune abritera l'école et l'instituteur à partir de 1881 jusqu'en 1970. Le réseau d'eau sera amélioré en 1963 avec l'arrivée de l'eau sur l'évier. Le téléphone en 1900, l'électricité en 1925 et la télévision vers 1958, le revêtement des chemins autour de 1960. Le tramway de l'arrière Côte desservira Villars, sa halte et la gare des carrières, de 1922 à 1934[5].

Mention spéciale doit être faite pour le monument commémoratif de la bataille du 18 décembre 1870. Il fut édifié par le Souvenir français en 1896. Il est l’œuvre du sculpteur Aristide Onésyme Croisy et du fondeur A. Durenne de Sommevoire. Il commémore le replis vers Pont-de-Pany des forces allemandes devant les forces françaises dans Villars et le canon sur la montagne de Chaux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Bénigne Périer 1789 Jean Lavielle An II An V Pierre Mongeard An VI AnVII Jean Lavielle An VIII 1813 Louis Brunet de Monthélie 1814 Théophile Brunet 1815 1820 Louis Florent Alexandre Bouguet 1821 1823 Jean Renevey 1825 1828 Jean-Baptiste Renevey 1829 1830 Antoine Rodier-Rodier 1831 Pierre Bouillot-Pansiot 1832 1834 François Renevey 1835 1840 Pierre Rodier 1840 1848 Pierre Noellat 1848 François Lavielle 1848 1851 Pierre Rodier 1851 1859 Emiland Bouillot 1860 1869 Guillaume Rodier 1869 Pierre Noellat 1870 1872 François Rodier 1872 1878 Jean-Baptiste Renevey 1878 1882 François Rodier-Vacherot 1882 1883 Philippe Joannet 1884 François Rodier-Vacherot 1884 23 octobre 1903 (démission) René Cornu 1903 29 novembre 1905 (démision) Auguste Gibassier 1905 Félix Nicol 1908 1911 Armand Bissey 1912 1914 Hypolitte Beaugnon 1914 1920 Louis Joly 1920 1935 Joseph Heurtefeu 1935 1937 Joseph Soron 1937 Ferdinand Hudelot 1945 1947 Georges Nicol 1947 1959 Léon Boone 1959 1977 Henry Hudelot 1977 1995 Yves Bazin 1995 2009 Pierre Lignier 2009 Les instituteurs de Villars Quignard 1880 Victor Gaillot Lucien Boisseau Marie-Louise Furlotti Germaine Lapalus Mme Isaac Mr Massin Mme Massin Mlle Billiot Mme Boisot Mlle Bernasconi Mr Chamesson Ecole fermée en 1970
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001  ? M. Yves Bazin    
 ?  ? M. Pierre Lignier    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Villars est une modeste commune de 290 hectares, sa population actuelle est de 120 habitants. Importante au milieu du XIVe siècle (35 feux en 1377 soit environ 160 habitants), la population s'écroule pendant la guerre de Cent ans (14 feux en 1431), puis varie lentement ou brutalement au grès des épidémies, des crises alimentaires, des crises agricoles ou d'événements comme la construction du château. Le maximum est atteint au début du XIXe avec 198 habitants, le minimum à 92 entre 1936 et 1975.En 2013, la commune comptait 122 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
159 197 197 188 182 180 157 155 167
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
155 164 152 154 174 173 161 138 133
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
123 112 104 146 119 92 99 99 97
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009 2013
93 98 112 117 110 130 129 126 122
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument commémoratif de la bataille du 18 décembre 1870

Cabotte en murger

Croix de dévotion (2)

Croix du village

Maisons du XVIIe au XIXe siècle

Maison seigneuriale de la fin du XVIIe, son parc, le portail de Saint-Vivant

Pont du Meuzin vers Meuilley : pont mixte où passait le tramway et les bords du Meuzin

Carrières : des Toppes, du Saut de la Pucelle, de la combe Jacotte

La montagne karstique parcourue par les sentiers de randonnées

La combe de la Serrée

Nombreuses fontaines

Salle des fêtes pouvant accueillir les nombreux banquets bourguignons et autres réjouissances liées aux saisons viticoles

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. J.P. Garcia, « Vignea et vins à Villars-Fontaine », La quintefeuille, no 12,‎
  2. G. Verdet, « Villars-Fontaine et le tramway de l'arrière côte », La quintefeuille,‎
  3. G. Verdet, « La communauté vilageoise de Villars-Fontaine sous le règne de Louis XIV », La quintefeuille, no 11,‎
  4. C. Sadosky, « Le rôle de la collégiale Saint-Denis dans l'économie des Hautes-côtes de Nuits », La quintefeuille, no 10,‎
  5. G. Verdet, « Villars-Fontaine sous le second Empire », La quintefeuille, no 9,‎
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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