Grancey-le-Château-Neuvelle

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Grancey-le-Château-Neuvelle
Grancey-le-Château-Neuvelle
Entrée et collégiale du château de Grancey.
Blason de Grancey-le-Château-Neuvelle
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Dijon
Intercommunalité Communauté de communes Tille et Venelle
Maire
Mandat
Cécile Ponsot
2020-2026
Code postal 21580
Code commune 21304
Démographie
Gentilé grancéen.ne
Population
municipale
254 hab. (2018 en diminution de 3,42 % par rapport à 2013)
Densité 9,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 40′ 15″ nord, 5° 01′ 36″ est
Altitude Min. 309 m
Max. 493 m
Superficie 27,55 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Dijon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Is-sur-Tille
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Grancey-le-Château-Neuvelle

Grancey-le-Château-Neuvelle est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village rattaché[modifier | modifier le code]

Neuvelle-lès-Grancey.

Les fermes des écarts[modifier | modifier le code]

  • Borgirault, Brot, Jeu, Pavillon et Renille.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (51,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (51,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (51,4 %), terres arables (34,5 %), prairies (11,8 %), zones agricoles hétérogènes (1,4 %), zones urbanisées (1 %)[1].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[2].

Grancey-le-Château-Neuvelle est une commune rurale[Note 1],[3]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dijon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 333 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[6],[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le chateau[modifier | modifier le code]

Les premiers seigneurs de Grancey apparaissent vers l'an mille. Un sire de Grancey est templier à Bures en 1297, ce sont eux qui protègent et ont la garde de cette maison[8]. Ils donneront naissance à une puissante lignée dont la branche ainée s'éteindra à la fin du XIVe siècle. Par héritages successifs, la seigneurie passera alors dans les familles de Châteauvillain, la Baume Montrevel, Hautemer de Fervaques, Rouxel de Médavy, de Tourny, et, enfin, en 1789 à Adrien de Mandat. Aujourd'hui, le château appartient à Jacques de Mandat Grancey.

Au XVe siècle, Guillaume de Châteauvillain est seigneur de Grancey. Le roi de France est Charles VII et Philippe le Bon est duc de Bourgogne. Ce dernier, après l'assassinat de son père va s'allier aux Anglais et reconnaitre Henri V comme héritier du trône de France. Guillaume de Châteauvillain possède la moitié de ses terres en Bourgogne mais va rester fidèle à Charles VII. En 1433, il ravage Is-sur-Tille et l'année suivante détruit l'abbaye de Theuley fondée par les Vergy. Devant ces actes, le duc de Bourgogne lève une armée pour marcher sur Grancey, cette armée est menée par Jean de Vergy. En mai 1434, après avoir ravagé nombre de villages sur son passage, dont Chalancey, la troupe ducale assiège Grancey et le , Grancey ouvre ses portes aux Bourguignons. Le Duché de Bourgogne demande alors le démantèlement de la place forte : le donjon, les remparts du château et du village sont arasés et ne seront jamais reconstruits. Grancey, de par sa position naturelle, n'en garde pas moins l'allure d'une forteresse.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« De gueules au château de trois tours d'argent, ajouré et maçonné de sable, chargé en cœur d'un écusson d'azur au lion d'or. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1793 En cours M. Buzenet    
1806 1830 Alexandre de Mandat    
1831 1838 François Didier Ally    
1838 1848 Claude Orième    
1848 1860 Claude Tardivot    
1861 1865 Edmé Despiotte    
1866   Joseph Bratigny    
1873   M.Renard    
1877   Nicolas Bocquenet    
1882   Nicolas Tillequin    
1884   Rémy Théodore Gouvot    
1896 1925 Alban Morizot    
mars 2014 en cours Patrick Nourissat    

Démographie[modifier | modifier le code]

Comme dans la plupart des villages, la baisse de population s'amorce après 1851 avec l'industrialisation. L'augmentation de 1881 est temporaire, elle est due à l'apport d'ouvriers travaillant à la construction de la voie ferrée reliant Dijon à Langres et Châtillon. Après l'ouverture de cette voie le nombre d'habitants ne cessera de chuter pour se stabiliser autour de 300. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10].

En 2018, la commune comptait 254 habitants[Note 3], en diminution de 3,42 % par rapport à 2013 (Côte-d'Or : +0,65 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
586650651618609665670674717
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
703668601551489601476481377
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
338361349336301339331316350
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
294281317269278292277264257
2018 - - - - - - - -
254--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Grancey le château, la porte de Bourgogne.
  • Le château fut construit entre 1705 et 1725 par Jacques Eléonor de Rouxel de Médavy sur l'emplacement de la forteresse médiévale érigée en 1098 par Ponce de Grancey[13].
  • Le pont levis, remplacé à la révolution par un pont fixe, restauré depuis, il est en parfait état de fonctionnement.
  • La collégiale Saint-Jean-l'Evangéliste, de style gothique, est fondée en 1361 par Eudes V et Mahaut de Noyers[14],[15].
  • L'église paroissiale Saint-Germain est située à 1 km du village. Elle est de style roman, sa partie la plus ancienne est le chœur qui date du XIIIe siècle.

Il existait deux autres églises à Grancey : celle du prieuré Saint-Nicolas, démolie au XVIIIe siècle et la chapelle Saint-Jean-Baptiste qui était la chapelle de la léproserie.

  • La roche qui pleure : la tradition raconte que la femme d'un seigneur de Grancey serait tombée au pied des roches un jour d'automne, la veille du jour ou son époux revenait de croisades. Le seigneur y a tant pleuré sa bien-aimée que la pierre en a gardé le souvenir : deux yeux se sont ouverts dans la roche et bien souvent nous les voyons pleurer. Depuis ce jour également la combe est la Combe Octobre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Associations[modifier | modifier le code]

Foyer Rural http://foyer.rural.granceylechateau.over-blog.com/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 13 mai 2021)
  2. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 13 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  3. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  4. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 25 mars 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  8. Jean-Marc Roger, Le prieuré de Champagne des Chevaliers de Rhodes : Thèse de paris IV 2001, Université Paris-Sorbonne, , 2000 p., p. 50,51.
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  13. G.-G. Auteur du texte Laplumardie, Famille de M. le comte de Grancey / [signé G.-G. Laplumardie], (lire en ligne).
  14. Vincent Tabbagh, « Une entreprise de piété seigneuriale : la fondation de la collégiale de Grancey (1361) », Les Cahiers Haut-Marnais, nos 232-233,‎ , p. 69-84 (ISSN 0008-025X).
  15. Vincent Tabbagh, « Fiche de la collégiale Saint-Jean-l'Evangéliste de Grancey-le-Château-Neuvel » [archive du ], sur Collégiales - Base des collégiales séculières de France (816-1563), (consulté le 20 mars 2020).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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