Gemeaux
| Gemeaux | |||||
Les halles du XVe siècle, situées au cœur du village. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Côte-d'Or | ||||
| Arrondissement | Dijon | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes des Vallées de la Tille et de l'Ignon | ||||
| Maire Mandat |
Fabrice Baudras 2026-2032 |
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| Code postal | 21120 | ||||
| Code commune | 21290 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Gemellois | ||||
| Population municipale |
974 hab. (2023 |
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| Densité | 50 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 28′ 43″ nord, 5° 08′ 15″ est | ||||
| Altitude | Min. 251 m Max. 333 m |
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| Superficie | 19,34 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Dijon (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Is-sur-Tille | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côte-d'Or
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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| Liens | |||||
| Site web | https://www.gemeaux.fr | ||||
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Gemeaux est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté. Ses habitants sont appelés les Gemellois. Sa population est de 974 habitants au recensement de 2023. Elle est membre de la communauté de communes des Vallées de la Tille et de l'Ignon.
Géographie
[modifier | modifier le code]Localisation
[modifier | modifier le code]La commune de Gemeaux se trouve dans le canton de Is-sur-Tille, arrondissement de Dijon, dans le département de la Côte-d'Or, dans la région Bourgogne-Franche-Comté, à 18,8 km au nord de Dijon.
Les communes limitrophes sont Chaignay, Flacey, Lux, Marcilly-sur-Tille, Marsannay-le-Bois, Pichanges et Til-Châtel.
Géologie
[modifier | modifier le code]« Géologie de Gemeaux » sur Géoportail.
Hydrographie
[modifier | modifier le code]Le territoire de la commune est situé dans le bassin Seine-Normandie[1].
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[4] et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (1 900 h/an), un été chaud (18,5 °C), un air sec au printemps et en été et des vents faibles[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 6,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 869 mm, avec 11,5 jours de précipitations en janvier et 8,1 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Dijon à 19 km à vol d'oiseau[8], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 771,8 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19,4 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Gemeaux est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dijon, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[13]. Cette aire, qui regroupe 333 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[14],[15].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (92,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (88,1 %), forêts (4,7 %), zones agricoles hétérogènes (4 %), zones urbanisées (3,2 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la localité est attesté sous les formes Oddo, clericus de Gimellis (vers 1060) ; Ecclesia de Gemellis (1120) ; Parisius, sacerdos de Gymellis (1175) ; Gemeaus (1252) ; Gemels (1263) ; Gemeaux (1286) ; Gemiaus (1295) ; Gemeaulx (1372) ; Gemealx (1375) ; Gemelx (1392) ; Gemellum (XIVe siècle) ; Pierre de Gemelz (1454) ; Gemaulx (1506) ; Jumeaulx (1555) ; Gemeau (1679)[17] et Gemeaux depuis 1801[18].
Gemellis en 1120, de l'adjectif latin, gemellis « doubles, jumeaux », devenu nom propre de lieu, parce qu'il a été appliqué à deux objets de même nature présents au même endroit[19]. Gemeaux tirerait son nom de deux collines jumelles qui l'abritent au Nord.
Histoire
[modifier | modifier le code]Politique et administration
[modifier | modifier le code]Tendances politiques et résultats
[modifier | modifier le code]- Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours
- Élection présidentielle de 2002[20] : 81,34 % pour Jacques Chirac (RPR), 18,66 % pour Jean-Marie Le Pen (FN), 81,26 % de participation.
- Élection présidentielle de 2007[21] : 57,05 % pour Nicolas Sarkozy (UMP), 42,95 % pour Ségolène Royal (PS), 80,31 % de participation.
- Élection présidentielle de 2012[22] : 47,76 % pour François Hollande (PS), 52,24 % pour Nicolas Sarkozy (UMP), 85,97 % de participation.
Découpage territorial
[modifier | modifier le code]La commune de Gemeaux est membre de la communauté de communes des Vallées de la Tille et de l'Ignon[23], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre dont le siège est à Is-sur-Tille. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[24].
Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'Arrondissement de Dijon, au département de la Côte-d'Or, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Bourgogne-Franche-Comté[23].
Sur le plan électoral, elle dépend du canton d'Is-sur-Tille pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[23], et de la quatrième circonscription de la Côte-d'Or pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[25].
Élections municipales et communautaires
[modifier | modifier le code]Le nombre de membres du conseil municipal est de 15 conseillers municipaux.
Liste des maires
[modifier | modifier le code]Population et société
[modifier | modifier le code]Les habitants de la commune sont appelés les Gemellois.
Démographie
[modifier | modifier le code]Évolution démographique
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[28].
En 2023, la commune comptait 974 habitants[Note 4], en évolution de +11,7 % par rapport à 2017 (Côte-d'Or : +1,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
[modifier | modifier le code]Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]Gemeaux est un village avec beaucoup d'édifices datant du Moyen Âge.
- Le Château de Gemeaux fut remanié de 1749 à 1759 par l'architecte bourguignon Edme Verniquet (1727-1804) pour le seigneur du lieu Charles Catherine Loppin, ancien avocat au Parlement de Bourgogne. L'architecte mis la demeure au goût de l'époque « en perçant de fenêtres les quatre tourelles d'angles et édifiant devant chaque tourelle un petit pavillon couvert en terrasse sommé de balustres garnis de vases à feu »[30]. Demeure dans la famille Loppin jusqu'en 1973.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Jehan Le Marlet, seigneur de Gemeaux, maire de Dijon de 1577 à 1579 et de 1580 à 1581.
- Jean-Philippe Rameau, compositeur dijonnais du XVIIIe siècle[31].
- Charles-Laurent Bombonnel, XIXe siècle, libraire dijonnais et chasseur de panthères.
- Jeanne Lafaurie.
Héraldique
[modifier | modifier le code]Pour approfondir
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Yvonne Bezard, Une famille bourguignonne au XVIIIe siècle, Les Loppin de Gémeaux, 1930.
- Albert Colombet, Gemeaux, Dijon, L'Arche d'Or,
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Gemeaux sur le site de l'Institut géographique national
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Données de la commune », sur le site du service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau (Sandre) (consulté le ).
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Gemeaux et Dijon », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Dijon Toison », sur la commune de Dijon - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Dijon Toison », sur la commune de Dijon - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Dijon », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ « Dictionnaire topographique de la France », sur dicotopo.cths.fr (consulté le ).
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Bulletin d'histoire, de littérature & d'art religieux du diocèse de Dijon, vol. 23-25, R. Pillu, , p. 182.
- ↑ Résultats de l’élection présidentielle 2002 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 26/03/2012.
- ↑ Résultats de l’élection présidentielle 2007 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 26/03/2012.
- ↑ Résultats de l'élection présidentielle 2010 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 6/05/2012
- « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Gemeaux », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- ↑ « communauté de communes des Vallées de la Tille et de l'Ignon - fiche descriptive au », sur la Base nationale sur l'intercommunalité (consulté le ).
- ↑ « Découpage électoral de la Côte-d'Or (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le ).
- ↑ « Répertoire national des élus », sur data.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Michel Fleury, Jeanne Pronteau, « L'œuvre architecturale d'Edme Verniquet (1re partie) », in École pratique des hautes études, 4e section, Sciences historiques et philologiques. Annuaire 1975-1976, 1976, p. 629-669.
- ↑ Cette information concernant l'épouse de Rameau est sujette à caution. En effet, Marie-Louise Mangot était d'une famille de musiciens originaire, semble-t-il, de Lyon.

