Saint-Seine-sur-Vingeanne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Seine (homonymie).
Saint-Seine-sur-Vingeanne
L'église de Saint-Seine sur Vingeanne.
L'église de Saint-Seine sur Vingeanne.
Blason de Saint-Seine-sur-Vingeanne
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Dijon
Canton Saint-Apollinaire
Intercommunalité Mirebellois et Fontenois
Maire
Mandat
Louis Gentilhomme
2014-2020
Code postal 21610
Code commune 21574
Démographie
Population
municipale
406 hab. (2014)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 31′ 25″ nord, 5° 25′ 50″ est
Altitude Min. 218 m
Max. 288 m
Superficie 18,69 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Côte-d'Or

Voir sur la carte administrative de la Côte-d'Or
City locator 14.svg
Saint-Seine-sur-Vingeanne

Géolocalisation sur la carte : Côte-d'Or

Voir sur la carte topographique de la Côte-d'Or
City locator 14.svg
Saint-Seine-sur-Vingeanne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Seine-sur-Vingeanne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Seine-sur-Vingeanne

Saint-Seine-sur-Vingeanne est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Pouilly-sur-Vingeanne Fahy-lès-Autrey
(Haute-Saône)
Rose des vents
Fontaine-Française N Autrey-lès-Gray
(Haute-Saône)
O    Saint-Seine-sur-Vingeanne    E
S
Attricourt (Haute-Saône) Broye-les-Loups-et-Verfontaine
(Haute-Saône)

Histoire[modifier | modifier le code]

À l’origine Saint-Seine-sur-Vingeanne regroupait trois villages :

  • Saint-Seine-l’Eglise : partie la plus élevée du village. On y trouve l’église du XIIIe siècle et le château de Saint Seine avec ses tours du XVIe siècle entourant une habitation moderne du XVIIIe siècle.
  • Saint-Seine-la-Tour : appelé ainsi en raison du château dont il ne reste que les vestiges d’une tour carrée ainsi que les ruines d’une tour dominant la Vingeanne.
  • Saint-Seine-les-Halles: à cause des marchés qui s’y tenaient sous une vaste construction à l'emplacement de l'actuel lotissement de "Belle Charme". À proximité du lieu-dit "la Chaudronnière" et de la Vingeanne se trouvait l’ancien pont à péage. Non loin de là des fouilles ont révélé l’existence de l’ancien château du Roy ou Château des Buttes ou encore Château des Halles.

La chronique de Bèze récapitule les appellations de Saint-Seine-sur-Vingeanne suivantes :

  • en 1220 : Sanctus Sequanus le Reçot et Sanctus Sequana Villa
  • en 1252 : Sanctus Secanus
  • en 1252 : Saint Ceigne sur Vingenne
  • en 1256 : Saint-Seingne
  • en 1272 : Saint Ceingne
  • en 1275 : Sanctus-Secanus-Super-Vingennam
  • en 1300 : Sein-Seigne
  • en 1310 : Saint-Cevigne
  • en 1312 : Saint-Soigne
  • en 1321 : Saint-Coigne-Lou Recel et Saint-Coigne-sur-Vinganne
  • en 1333 : Saint-Ceingne-sur-Vingenne
  • en 1349 : Saint-Soigne-sur-Vingenne
  • en 1372 : Saint-Saigne
  • en 1374 : Saint-Saingne
  • en 1375 : Saint-Ceigne-la-Ville, Saint-Soigne-devers-l’Eglise
  • en 1398 : Saint-Seigne
  • en 1644-1645 : Sainct-Seigne-la-Tour, Saint-Seyne-les-Halles-sur-Vigenne

Sous la Convention, le village fut renommé Seine-la-Vingeanne[1].

Les ravages des Impériaux en 1636[modifier | modifier le code]

Au cours de la guerre de Dix Ans, épisode comtois de la Guerre de Trente Ans, Saint-Seine fut, comme la plupart des localités de la région, complètement dévasté par le passage, en octobre 1636, de l'armée de Gallas et du duc Charles de Lorraine : « l’armée françoise, campée dans le Montsaujeonnois l’obligea à prendre sa route par le vallon qu’arrose la riviere de Vingeanne. Le village de Pouilly fut le premier exposé à la fureur des ennemis ; tout y fut tué, les maisons brûlées, le bétail & les grains enlevés. Les villages de St. Seine, Beaumont, Licey, eurent le même sort »[2]; « la tour de Saint-Seine résista pendant trois jours au duc Charles ; en se retirant il brûla presque toutes les maisons, emmena les bestiaux, égorgea les hommes, les femmes et jusqu’aux enfans »[3]. Huit ans plus tard, la Visite des feux du bailliage de Dijon, effectuée en 1644-1645[4], ne recense toujours, à Saint-Seine, aucun habitant hormis la garnison de la Tour, dont les exactions rendent toute réinstallation civile impossible, et quelques vagabonds. Il n'existe plus « aucune imposition de taille depuis l'année de Galas qui a bruslé lesdits deux villages »[5].

Le combat du [modifier | modifier le code]

Tombe des cinq mobiles de la Loire tombés au combat du 27 octobre 1870.

Le matin du , 3 compagnies du 4e bataillon de mobiles de la Loire, sous le commandement du capitaine de Franqueville[6], défendirent pendant une heure et demie la hauteur de Saint-Seine face à l'armée prussienne qui, venant de l'est, allait, le 31, occuper Dijon[7],[8]. De Franqueville avait fait prendre à deux de ses compagnies position derrière le mur du cimetière, la troisième protégeant sa gauche, pour arrêter les Prussiens arrivant de Gray, mais fut obligé de se replier pour éviter l'encerclement par un ennemi très supérieur en nombre[6]. Clément-Janin précise « pendant deux heures on échangea des coups de fusil sans avantage marqué de part ni d'autre » jusqu'à ce que l'ennemi mît son canon en batterie[9]. Selon Coynart, « les compagnies postées à Saint-Seine ne résistèrent pas plus de dix minutes »[10]. L'affaire fut néanmoins plus meurtrière que le combat livré le même jour à Talmay, puisqu'elle fit cinq blessés parmi les officiers français[11], dont l'aide-major André Chandelux[12] et cinq morts parmi les hommes de troupe, ce qui fut consigné du mieux possible par l'officier d'état-civil :

« Constatation du décès de quatre mobiles. Nous Maire délégué et officier de l’État civil de la commune de Saint-Seine-sur-Vingeanne, canton de Fontaine-Française, département de la Côte-d'or, assisté des membres du conseil municipal de ladite commune, déclarons que le vingt-sept octobre mil huit cent soixante-dix à dix heures du matin, un engagement ayant eu lieu à l'entrée du village de Saint-Seine entre les troupes allemandes sous le commandement du major Wolff, et les mobiles de la Loire, sept de ces derniers sont tombés ; deux blessés ont été faits prisonniers par l'ennemi ; et cinq sont morts des suites de leurs blessures. Les sacs des mobiles étant tombés au pouvoir des Allemands, nous n'avons trouvé que sur un seul un livret qui nous a permis de constater son identité, et de rédiger son acte de décès dans les formes prescrites par le Code Napoléon[13]. N'ayant pu recueillir aucun document certain concernant les quatre autres mobiles décédés, leurs actes de décès n'ont pu être rédigés ; et nous nous sommes bornés, après la constatation de leur décès, à les faire inhumer dans le cimetière de cette commune. De quoi nous avons rédigé le présent procès-verbal, pour tenir lieu de leur acte de décès. »

Grenest évaluait les pertes à 6 tués, 19 blessés et 40 prisonniers, précisant « si le capitaine de Franqueville avait été fait prisonnier avec une quarantaine d'hommes, c'est qu'il s'était posté, en battant en retraite, dans le château et dans quelques maisons voisines pour tenir le plus longtemps possible tête aux Allemands qui parvinrent à le cerner »[6]. Clément-Janin avait quant à lui donné un bilan de « 20 morts, autant de blessés et quelques prisonniers », ajoutant que trois mobiles réfugiés dans une tour du château avaient été pris et fusillés[9]. Boisse-Adrian, qui vit les choses de plus près (quoi qu’ayant fait partie de l'autre moitié du bataillon, qui s'avança, plus à gauche, au-delà de Pouilly et subit son baptême du feu près d'Auvet), ne dit mot d'un épisode aussi dramatique, alors qu'il s'indigne que des uhlans aient fait prisonnier l'aide-major Chandelux « sans s'inquiéter davantage de la convention de Genève »[14]. Les trois compagnies engagées à Saint-Seine, désormais sous les ordres du capitaine Feschotte, battirent en retraite vers Bèze, qu'elles atteignirent à dix heures du soir[6].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Seine-sur-Vingeanne Blason De gueules aux trois jumelle d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Georges Gradelet    
mars 2008 en cours Louis Gentilhomme    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[16],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 406 habitants, en augmentation de 5,18 % par rapport à 2009 (Côte-d'Or : 1,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
796 944 988 841 950 974 930 915 818
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
804 804 762 745 737 688 649 781 645
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
560 582 513 476 429 434 392 358 337
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014 -
291 257 275 271 286 349 402 406 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Rosières
Article détaillé : Château de Rosières.
  • Le château de Saint-Seine, au milieu du village, comporte des tours d'époque médiévale ainsi que des bâtiments d'époque plus récente.
  • Maison forte de Saint-Seine la Tour : la base d'une grande tour rectangulaire est le seul élément en subsistant.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. 31591
  2. Urbain Plancher, Histoire générale et particulière de Bourgogne, avec les preuves justificatives, t. IV, Dijon, Louis-Nicolas Frantin, (lire en ligne), p. 651
  3. Claude-Xavier Girault, Désastres causés par l'armée de Galas dans le duché de Bourgogne, en 1636, Dijon, Frantin, , 10 p. (lire en ligne), p. 5
  4. En ligne parmi les Visites générales des feux des communautés, sur Archives de la Côte-d'Or
  5. Cité par Richard-Edouard Gascon, En tramway de Dijon à Fontaine-Française et à Champlitte, Dijon, Typographie et lithographie de Sirodot-Carré, , p. 153-155.
  6. a, b, c et d Grenest, L'Armée de l'Est : relation anecdotique de la campagne de 1870-1871, d'après de nombreux témoignages oculaires et de nouveaux documents, Paris, Garnier frères, (lire en ligne), p. 242-243
  7. (de) Der deutsch-französische Krieg 1870-71, zweiter Teil - erster Band : von der Einschließung von Paris bis zur Wiederbesetzung von Orleans ..., (présentation en ligne), p. 331
  8. Léonce Rousset, Histoire générale de la guerre franco-allemande (1870-71), les armées de province (2), Paris, Librairie illustrée, (lire en ligne), p. 292
  9. a et b Michel Hilaire Clément-Janin, Journal de la guerre de 1870-1871 à Dijon et dans le département de la Côte-D'Or, vol. 1, Dijon, J. Marchand & Manière-Loquin, (lire en ligne), p. 32-33
  10. Raymond de Coynart, La Guerre à Dijon, 1870-1871 : relation militaire, Paris, J. Dumaine, (lire en ligne), p. 20
  11. Aristide Martinien, Guerre de 1870-1871 : état nominatif, par affaires et par corps, des officiers tués ou blessés dans la deuxième partie de la campagne (du 15 septembre 1870 au 12 février 1871), Paris, H. Charles-Lavauzelle, (lire en ligne), p. 157
  12. Futur professeur agrégé de chirurgie à la faculté de médecine de Lyon, cf. « Cote 19800035/158/20242 », base Léonore, ministère français de la Culture
  13. Acte de décès no 35 de César Dimier, né à Saint-Héand (Loire) le .
  14. Henri Boisse-Adrian, Le quatrième bataillon des mobiles de la Loire, 31 août 1870-2 février 1871 : souvenirs d'un officier, Saint-Étienne, J.-M. Freydier, (lire en ligne), p. 27-31
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  19. Notice no PA00112644, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Notice no PM21002074, base Palissy, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :