Toutry

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Toutry
Toutry
Mairie de Toutry.
Blason de Toutry
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Intercommunalité Communauté de communes des Terres d'Auxois
Maire
Mandat
Bernard Clerc
2020-2026
Code postal 21460
Code commune 21642
Démographie
Population
municipale
432 hab. (2018 en diminution de 4,21 % par rapport à 2013)
Densité 67 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 30′ 06″ nord, 4° 07′ 21″ est
Altitude Min. 215 m
Max. 278 m
Superficie 6,42 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Avallon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Semur-en-Auxois
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Toutry

Toutry est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Villages, hameaux, lieux-dits, écarts[modifier | modifier le code]

Toutry est composée de plusieurs hameaux et lieux-dits : Montzeron, Maisonnette, Moulin-Grange et Moulin-du-Foulon, Champ-Merle, la Tournelle, etc.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Toutry est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Avallon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 74 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (85,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (86,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (45,2 %), prairies (36,6 %), forêts (7,5 %), zones urbanisées (7 %), zones agricoles hétérogènes (3,7 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Usine de Montzeron[modifier | modifier le code]

Dès 1534, un moulin est établi au hameau de "Mongeson", qui deviendra Montzeron en 1734.

En 1835, le comte Comminges de Guitaut fonde une forge pour exploiter le minerai de fer local, grâce au bois de la région et à la force motrice du Serein. Il y installe deux hauts-fourneaux et des laminoirs, afin de produire du fer laminé pour les forgerons de la région. Mais l'activité se réduit à partir de 1850.

Étienne Bouhey, après son apprentissage au Creusot et son tour de France, ouvre un petit atelier de mécanique à Paris en 1844. Il se spécialise dans la fabrication de machines-outils. Afin de développer sa production, il rachète en 1856 les installations de Montzeron, pour la somme de 30.000 francs. L'entreprise se développe, avec des ateliers de mécanique, de chaudronnerie et de forge, et se diversifie dans une large gamme de machines-outils. Etienne Bouhey reçoit une médaille à l'exposition universelle de 1867 à Paris. Le fondateur se retire en 1884 et transmet la société à ses deux fils.

La Société anonyme des Usines Bouhey obtient le Grand Prix lors de l'exposition universelle de Paris de 1889. C'est alors la plus importante entreprise française de construction de machines-outils. Elle exporte dans le monde entier et son catalogue présente 300 machines différentes.

En 1895 est fondée en Russie la Société de construction de locomotives et de mécaniques qui emploiera 3500 ouvriers et équipera entièrement l'arsenal de Kharkov.

En 1900, 500 personnes environ travaillent à Montzeron.

En 1913, Schneider et Cie du Creusot absorbe la Société anonyme des Usines Bouhey et la Société Française de Machines-Outils du marquis de Dion, au sein d'une nouvelle division : la Société d’outillage mécanique et d’usinage d’artillerie (Somua). Dès lors, l'activité du groupe se diversifie notamment dans le secteur de l’armement.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Toutry Blason
Parti : d'azur aux trois épis de blé feuillés d'or, de taille croissante vers la pointe et rangés en fasce, au second d'or aux deux roues de moulin de six augets de sable l'une sur l'autre.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1963 1988 Jean Ancelle Sans étiquette Meunier
1989 1995 Madeleine Robert Sans étiquette  
2001 2014 Guy Crétin Sans étiquette  
2014 2020 Jean-Jacques Benoist Sans étiquette Retraité de l'enseignement
2020   Bernard CLERC sans étiquette électricien
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9].

En 2018, la commune comptait 432 habitants[Note 3], en diminution de 4,21 % par rapport à 2013 (Côte-d'Or : +0,65 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
435409410429507557595495507
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
502567684666738692779798809
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
743840647616600592548576611
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2018
687724503496452464465442432
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Les habitants de Toutry s'appellent les Toutrysiens. Par une superficie de 6 km2, la densité s'établirait à 70 hab/km2.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La place de l'église à Toutry.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  12. « PITIER Robert - Maitron », sur maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr (consulté le ).
  13. « PITIER Lucien, Robert - Maitron », sur maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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