Séquanes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le fond de cet article d'Histoire est à vérifier.

Améliorez-le, ou discuter des points à vérifier. Si vous venez d'apposer le bandeau, merci d'indiquer ici les points à vérifier.

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Des informations de cet article ou section devraient être mieux reliées aux sources mentionnées dans la bibliographie, sources ou liens externes (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).

Améliorez sa vérifiabilité en les associant par des références.

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (décembre 2011).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

Les peuplades de Gaule

Les Séquanes ou Séquanais[1] sont un peuple celte de Gaule établi à l'ouest du Jura[2], particulièrement connu à travers les écrits de Jules César. Leur nom vient de la rivière Sequana[réf. nécessaire], la Saine, rivière du Jura qui passe par le village de Chaux-des-Crotenay.

Histoire[modifier | modifier le code]

Période celtique[modifier | modifier le code]

Dans la première moitié du Ier siècle av. J.-C., les Séquanes contrôlent un vaste territoire correspondant approximativement à l'actuelle Franche-Comté, entre la Saône, la Bresse, le Jura, les Vosges et le Sundgau . Leur capitale est Vesontio (Besançon). On connaît aussi les villes d' Epomanduodurum (Mandeure), de Segobodium (Seveux) et de Luxovium (Luxeuil).

Il est possible que les Rauraques leur aient alors été soumis avant leur émancipation après la guerre des Gaules[3].

Après le déclin des Arvernes, les Séquanes deviennent une des plus puissantes tribus de Gaule. En concurrence avec les Éduens, ils remportent une guerre contre ces derniers peu avant la conquête romaine.

Confronté à la menace des Suèves d'Arioviste, ils concluent une alliance avec Rome qui permet à la république d'avoir les Séquanes en barrière face aux Germains.

La conquête romaine[modifier | modifier le code]

Vers 60 av. J.-C., « Quand César arriva en Gaule, un de ces partis[Qui ?] avait à sa tête les Éduens, et l’autre les Séquanes. Ces derniers, réduits à leurs seules forces, étaient plus faibles car les Éduens jouissaient depuis longtemps d’une très grande influence et leur clientèle était considérable. Ils s’étaient donc acquis le soutien d'Arioviste et ses Germains, au prix de grands sacrifices et de grandes promesses »[4].

Cependant, les Suèves d'Arioviste réussissent à s'installer dans le Sundgau.

En 58 av. J.-C., Casticos, un notable, fils de Catamantaloedis qui avait régné sur ce peuple, se serait emparé du pouvoir suprême à l'instigation d'Orgétorix, notable des Helvètes prétendant au trône. Le but des Helvètes était ainsi d'obtenir l'autorisation de traverser le territoire séquane et de migrer vers l'océan Atlantique, chez les Santons.

Jules César choisit le prétexte de cette migration pour déclencher la guerre. Après avoir battu les Helvètes, il part vers le nord, occupe Besançon puis vainc Arioviste et ses Suèves. Il fait hiverner ses légions chez les Séquanes et renforce le pouvoir des Éduens.

Les Séquanes fourniront 12 000 hommes à l'armée de secours de Vercingétorix, lors du siège d'Alésia[5]. Selon Dion Cassius, c'est sur leur territoire que se déroula la bataille d'Alésia en -52 mais il est plus vraisemblable de penser que les Mandubiens d'Alésia étaient clients des Éduens. Ce passage de l'historien grec tardif amena au XIXe siècle un certain nombre de chercheurs à penser que, contrairement aux affirmations des archéologues depuis Napoléon III, partisans d'Alise-Sainte-Reine (Côte-d'Or), le site d'Alésia pourrait se situer dans le Jura. Plusieurs sites furent proposés, pour la plupart abandonnés de nos jours, si l'on excepte Chaux-des-Crotenay près de la Saine dans le Jura, qui continue d'avoir ses partisans malgré de nombreuses fouilles qui n'ont donné aucun résultat probant pour cette période.

L'époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de l'Empire romain, les Séquanes restent une cité importante. Elle fait d'abord partie de la province de Lugdunaise, puis de celle de Germanie Supérieure. L'archéologie témoigne essentiellement de cette période, avec certains monuments importants, comme la Porte Noire de Besançon, qui date du IIe siècle.

La Tétrarchie en fait le centre d'une province appelée "Grande Séquanaise" (Maxima Sequanorum).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Séquanes » dans Les Celtes de Henri Hubert[6] pages 151, 161, 233, 234, 236, 368, 461, 470, 476, 480, 483, 497
  • M. Gschaid, « Inscriptions religieuses des cités des Séquanes et des Ambarres. Nouvelles interprétations », DHA, 20-2, 1994, p. 155-188 Lire en ligne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire Gaffiot, page 1427.
  2. César, De Bello Gallico : "…altera (natura Helvetiae) ex parte monte Jura altissimo, qui est inter Sequanos et Helvetios (…):
  3. Stefan Fichtl, Les peuples gaulois, Éditions Errance, 2012
  4. Jules César, De Bello Gallico, Livre VI, 12.
  5. Jules César, Commentaires sur la Guerre des Gaules, Livre VII, 75.
  6. Henri Hubert, Les Celtes, Albin Michel, coll. « Bibliothèque de l'Évolution de l'Humanité »,‎ , 733 p. (ISBN 2-226-12260-5)