Séquanes

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Séquanes
Image illustrative de l'article Séquanes
Sculpture en bronze représentant le dieu celto-romain Tarvos trigaranus (le « Taureau à trois cornes ») découvert en 1756 à Avrigney-Virey, sur le site de l'ancien sanctuaire[1] Séquane[Note 1]

Période Âge du fer
Époque gallo-romaine
Ethnie Celtes
Langue(s) Gaulois
Religion Celtique
Villes principales Vesontio (l'actuelle ville de Besançon)
Epomandurum (Mandeure)
Segobodium (Seveux)
Luxovium (Luxeuil)
Région d'origine Civitas desSequani
Région actuelle Franche-Comté
Frontière Éduens, à l'Ouest
Leuques, au Nord
Helvètes, à l'Est
Allobroges, au Sud


Les peuplades de Gaule

Les Séquanes, Séquanais[2] ou Séquaniens[3], en latin Sequani sont un peuple gaulois établi à l'est de la Gaule, sur le versant ouest du Jura[4], particulièrement connu à travers les écrits de Jules César. Leur nom viendrait de l'hydronyme Sequana[5], celui-ci étant le nom celtique de la Seine[6]. Ce fleuve ne s'écoulant pas en territoire Séquane, ce terme peut possiblement s'appliquer la Saine, rivière du Jura et affluent de l'Ain[réf. nécessaire]. Il peut également être la marque d'un déplacement ancien de ce peuple[5].

Leur oppidum principal au moment de la conquête romaine est l'oppidum de Vesontio, à l'origine de la ville actuelle de Besançon. Durant la guerre des Gaules, après avoir soutenu Jules César, vainqueur d'Arioviste, ils soutiennent l'action de Vercingétorix en -52. Après la soumission à la république romaine, le territoire des Séquanes est intégré à la province de Gaule Belgique. Plus tard, la Tétrarchie crée autour d'eux une province appelée Maxima Sequanorum.

Histoire[modifier | modifier le code]

Période celtique[modifier | modifier le code]

Dans la première moitié du Ier siècle av. J.-C., les Séquanes contrôlent un vaste territoire correspondant approximativement à l'actuelle Franche-Comté, entre la Saône, la Bresse, le Jura, les Vosges et le Sundgau . Leur capitale est Vesontio (Besançon). On connaît aussi les villes d' Epomanduodurum (Mandeure), de Segobodium (Seveux) et de Luxovium (Luxeuil).

Au sein des sources antiques, la mention des Séquanes faisant référence à la période la plus ancienne est l'œuvre de Strabon. Il évoque ainsi des invasions séquanes en Italie, en compagnie de peuples germains[7]. Ce passage est généralement considéré comme renvoyant aux invasions gauloises du VIe siècle av. J.-C. qui ont abouti à la prise de Rome par les Sénons de Brennus, ou aux migrations plus ancienne encadrées par les Bituriges Bellovèse et Ségovèse.

C'est toutefois Plutarque qui fait véritablement entrer ce peuple dans l'histoire. Dans ses "Vies parallèles", il indique que, lors de la guerre des Cimbres, après leur défaite face à Marius, les chefs des Teutons en fuite sont capturés par les Séquanes dans les Alpes et remis aux Romains[8]. Cette mention permet de supposer qu'au IIe siècle av. J.-C., les Séquanes sont déjà fixés sur le territoire qu'on leur connaît et qu'ils exercent une certaine influence autour de celui-ci. Stephan Fichtl fait l'hypothèse que cette action aboutit à une alliance avec les romains et que c'est à cette occasion que Catamantaloedis, père de Casticos et dirigeant des Séquanes reçoit le titre d'"ami du peuple romain" comme marque de cette alliance[9].

Quelques décennies plus tard, le peuple des Séquanes rentre en conflit avec les Éduens. Cette lutte prend sa source dans un différend frontalier, les deux peuples se disputant le contrôle de la vallée de la Saône et de la voie commerciale qu'elle accueille[7]. Le conflit est exacerbée par la compétition politique que se livrent par ailleurs Séquanes et Éduens, les deux peuples cherchant à prendre le leadership sur les autres peuples gaulois. Cet antagonisme finit par se cristalliser sur le champ de bataille. Les Séquanes s'allient aux Arvernes et entrent en guerre contre les Éduens. Outre cette alliance, les Séquanes font appel à Arioviste et engagent ses troupes Suèves en tant que mercenaires[10]. Ensemble, ils battent les Éduens à plusieurs reprises, et parviennent à leur reprendre le contrôle du cours de la Saône et la plupart des peuples qu'ils avaient en clientèle[11].

Toutefois cela leur coûte cher puisqu'Arioviste exige comme rétribution une large partie du territoire Séquane pour y établir ses hommes. Ce territoire concédé aux Suèves, probablement le Sundgau, pourrait être celui des Rauraques, sur lesquels les Séquanes aurait alors eu une forme de suzeraineté[12]. À la suite de cette spoliation, les Séquanes se retournent contre leurs anciens alliés, s'allient avec leurs anciens ennemis, les Éduens, et entrent en guerre contre les Suèves. Les deux camps s'affrontent lors de la bataille de Magetobriga. Celle-ci est une défaite sévère pour la coalition Séquano-Éduenne.

Les Séquanes doivent alors céder une nouvelle fois des terres aux Suèves. Arioviste ne cesse cependant pas de faire pression sur eux pour de nouvelles cessions. C'est ainsi qu'à la veille de la guerre des Gaules, il presse les Séquanes d'accueillir 24 000 Harudes[11].

La conquête romaine[modifier | modifier le code]

Dans le même temps, Les Helvètes, préparant leur migration en Saintonge, passent des accords diplomatiques et matrimoniaux avec les Séquanes et les Héduens. C'est ainsi que le Helvète Orgetorix négocie avec le Séquane Casticos, fils de Catamantaloedis qui avait régné sur ce peuple, et le pousse à prendre le pouvoir et ainsi à soutenir sa cause[13]. Le but des Helvètes était ainsi d'obtenir l'autorisation de traverser le territoire séquane et de migrer vers l'océan Atlantique, chez les Santons. En 58 av. J.-C., les helvètes choisissent cependant de demander le passage aux romains, le trajet par la Gaule transalpine étant plus aisé. Jules César le leur refuse les obligeant à passer par le Nord, via le territoire des Séquanes puis des Éduens. En dépit d'accords et d'un échange d'otages, négociés par l'Éduen Dumnorix[14], ce passage entraîne alors de grands ravages, poussant les Éduens à réclamer l'aide de Jules César, fournissant ainsi à ce dernier un prétexte pour se lancer dans la guerre des Gaules.

César répond à l'appel des Éduens et des Ambarres qui se plaignent auprès de lui des troubles causés par le passage du peuple helvète en marche. Il affronte les troupes migrantes sur la Saône puis près de Bibracte et les vainc[15]. Après avoir battu et renvoyé chez eux les Helvètes, il part vers le nord, occupe Besançon puis vainc Arioviste et ses Suèves. Il fait hiverner ses légions chez les Séquanes et renforce le pouvoir des Éduens[16].

Plus tard, les Séquanes fourniront 12 000 hommes à l'armée de secours de Vercingétorix, lors du siège d'Alésia[17]. Selon Dion Cassius, c'est sur leur territoire que se déroula la bataille de cavalerie préalable au siège d'Alésia en -52[18].

L'époque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de l'Empire romain, bien que soumise au tribut[19], les Séquanes restent une cité importante. Elle fait d'abord partie de la province de Gaule lyonnaise, puis, à partir du règne de Domitien, de celle de Germanie Supérieure. L'archéologie témoigne essentiellement de cette période, avec certains monuments importants, comme la Porte Noire de Besançon, qui date du IIe siècle.

Les Séquanes interviennent au cours des conflits provoqués par l'assassinat de Jules César. Selon les Périochae de l'œuvre de Tite Live, ils capturent Decimus Junius Brutus, l'un des assassins de César, alors en fuite, et contactent Marc-Antoine qui donne l'ordre de l'exécuter[20].

À la fin du règne de Neron, la cité des Séquanes se joint à la rébellion de Julius Vindex contre l'empereur. Besançon est alors assiégée par Lucius Verginius Rufus, légat de Germanie. C'est en voulant secourir le chef-lieu séquane que Vindex trouve la mort[21] lors de la bataille de Vesontio.

En 69, Civilis entre en rébellion contre le nouvel empereur Vespasien, entraînant avec lui son peuple, les Bataves. Il est rejoint par certains peuples gaulois, les Trévires et les Lingons. Les Séquanes en revanche ne prennent pas parti pour les insurgés et infligent une cuisante défaite à l'armée du lingon Julius Sabinus, partisan de Civilis.

La Tétrarchie en fait le centre d'une province appelée « Grande Séquanaise » (Maxima Sequanorum).

À la chute de l'Empire romain d'occident, les Séquanes et leur territoire ont été annexés par les Burgondes. Ils font partie de la part du royaume accordé à Godégisile. Ils sont ensuite intégrés au royaume Franc vers 533, à la disparition du royaume Burgonde.

Assise territoriale[modifier | modifier le code]

À l'époque de l'indépendance de la Gaule, le territoire contrôlé par les Séquanes couvre probablement une vaste superficie allant du Rhin à la Saône. Toutefois, les évènements précédant la guerre des Gaules, le conflit avec les Éduens et l'irruption d'Arioviste dans les affaires gauloises, pourrait avoir significativement modifié le tracé de leurs frontières et diminué la taille de leur sol[22].

Localisation[modifier | modifier le code]

Selon César, la frontière Est des Séquanes est matérialisée par le massif du Jura qui les sépare des Helvètes[23], et par le Rhin[24]. Strabon confirme, en dépit de fortes approximations, le fait que les Séquanes s'étendent jusqu'au Rhin[25]. Cependant, à l'époque romaine, le coude du Rhin est occupé par les Rauraques, un peuple qui a participé à la migration helvète et dont César précise qu'ils étaient leurs voisins. Il est donc possible que les Rauraques aient été un pagus ou un peuple client qui, en s'émancipant des Séquanes, a repoussé leur frontière orientale vers l'ouest.

La frontière Ouest est marquée par la Saône[26], toutefois, le texte des Commentaires sur la guerre des Gaules nous apprend que cette zone est disputée entre Séquanes et Éduens et une situation équivalente pouvait prévaloir avec les Lingons plus haut sur le cours de la rivière. Aux derniers temps de la Gaule indépendante, La Saône était contrôlée par les Éduens et le territoire de ces derniers s'avançait dans la Bresse.

La frontière Nord avec les Leuques est difficile à définir en partant des sources antique. Le tracé des anciens évêchés, lequel a fossilisé les divisions antiques de la Gaule, permet de supposer que la frontière Nord du territoire Séquane correspond approximativement avec celle du département de Haute-Saône.

Enfin, Les textes antiques suggèrent que la domination territoriale des Séquanes allait jusqu'au Rhône, toutefois cette zone était plutôt contrôlée par les Allobroges et les Ambarres. La frontière Séquane est donc à placer au Nord du département de l'Ain, dans les contreforts du Jura.

Villes et infrastructures[modifier | modifier le code]

Villes[modifier | modifier le code]

César indique que les Séquanes ont plusieurs villes[27], mais ne donnent le nom que d'une seule, Vesontio, plus forte place et capitale des Séquanes[28]. La description de César comme le nom de l'oppidum confirme qu'il s'agit de Besançon. Le territoire Séquane ayant été, plus tard semble-t-il, amputée de sa partie orientale, les remarques de César comptent aussi des oppida et agglomérations secondaires dévolues aux Rauraques.

Claude Ptolémée mentionne dans sa Géographie 4 villes pour le peuple des Séquanes, Didattium, non identifiée, Visontium aujourd'hui Besançon, Equestris, en fait Colonia Iulia Equestris ou Noviodunum, aujourd'hui Nyon et Aventicum, aujourd'hui Avenches[29]. C'est une erreur pour la dernière qui appartient en fait aux Helvètes. De même la Colonia Iulia Equestris ne dépend probablement pas à la période romaine de la Cité des Séquanes.

D'autres documents d'époque romaines peuvent fournir quelques noms d'agglomérations séquanes, Ainsi, la carte de Peutinger et l'itinéraire d'Antonin offrent, outre les noms de Vesontionne, ceux de Segobodium, identifiée à Seveux, Crusinae, Ariolica, Varcia, Loposagio, Aventicum ou Epomanduodurum. La plupart de ces villes sont de simples agglomérations secondaires servant de relais routier.

L'archéologie confirme l'existence de ce maillage urbain chez les Séquanes, quoique celui-ci ne reste qu'imparfaitement connu, en particulier pour la période gauloise. Parmi les agglomérations dévoilées par l'archéologie, on peut mentionner l'« oppidum »[30] du Mont-Rivel, à Equevillon[31], peut-être simplement un ensemble religieux, le vicus de Saint-Germain-en-Montagne ou celui de Grozon, tous deux fondés au IIe siècle av. J.-C.[32]

Routes[modifier | modifier le code]

Borne romaine trouvée à Mathay

Le territoire séquane est organisé à l'époque romaine autour de deux axes routiers, probablement d'origine militaire, et partiellement fondés sur le réseau préexistant[33].

La première est la voie de Chalon-sur-Saône à Kembs, doublant au sud la « Voie du Rhin », de Lyon à Trèves et permettant ainsi de desservir le limes de Germanie supérieure. Celle-ci quittant Chalon-sur-Saône, entre sur le territoire Séquane via Ponte Dubis, aujourd'hui Pontoux. Traçant de manière rectiligne via Dole et Saint-Vit, elle passe par une station non identifiée appelée Crucinae, indiquée sur la carte de Peutinger. Traversant ensuite Vesontio, la capitale, elle se dirige vers le Rhin en passant par Loposagium, identifié à Luxiol, et Valtodurum au niveau de Pompierre-sur-Doubs et de Rang. La route quitte finalement le territoire séquane après avoir traversé Mandeure[33].

La seconde est connue sous le nom de « Voie du Jura » et permet de relier l'Italie à la Manche et au Rhin, via le territoire des Salasses, les Alpes Pennines et le territoire Helvète[34]. Cette voie entre dans le territoire séquane à Pons Ariolica, de nos jour Pontarlier, en provenance du Col de Jougne, et rejoint Vesontio en passant par une étape nommée Filo Musiacumà proximité de Nods. A Vesontio se fait la jonction avec la route du Rhin. La route repart de Besançon pour rejoindre Langres et la voie dite « Voie de l'Océan » vers la mer Manche. Elle passe alors par Saint-Vit, Étrabonne, Dammartin-Marpain puis Pontailler-sur-Saône, alors Pons Ariola ou elle quittait le territoire séquane. De là, elle gagnait la capitale des Lingons via Mirebeau-sur-Bèze. Ce dernier axe, entre Besançon et Langres est cependant rapidement déclassé, comme le montre son absence de la carte de Peutinger ou il est remplacé par l'ancienne route gauloise reliant les deux chefs-lieu de cité et passant par Segobodium, aujourdhui Seveux[33].

La voie du Jura est attribuée à l'action d'Aggrippa, gendre d'Auguste, lors de son séjour en Gaule en -20 av. J.C.), certains indices laissent supposer que c'est également le cas de la voie de Chalon-sur-Saône à Kembs[33]. Ces deux axes majeurs de la civitas des séquanes sont cependant complétés par d'autres axes, ceux-ci hérités de la période gauloise. On peut mentionner parmi ceux-ci la voie de Besançon au Rhône, par Grozon et Lons-le-Saunier[33].

Ressources économiques[modifier | modifier le code]

Les salines de Franche-comté sont exploité depuis le néolithique, les deux sites majeurs de la production de sel des séquanes étant, pour la période antérieure à la guerre des Gaules, Lons-le-Saunier et Grozon[35]. La production de sel s'y effectue par combustion de bûcher arrosés de saumure. Cette production semble diminuer, voire s'arrêter à l'époque romaine.

Cependant, en dépit de cet apparent arrêt de la production, Strabon mentionne l'importation à Rome et en Italie de salaisons de porc séquanes[36], il confirme sur ce point le témoignage de Caton (De agri cultura) et de Varron (Res rusticae) qui évoquent le goût des romains pour les charcuteries gauloises. Aulu-Gelle (Nuit Attique) et Marcus Gavius Apicius (De re coquinaria) en parlent également.

Le massif de la Serre est l'objet depuis le néolithique d'une exploitation de ses grès pour la fabrication de meules[37]. Cette exploitation, visible pour les périodes néolithique, médiévales et modernes, est moins facilement détectable pour les périodes gauloise et antiques. Une meule découverte à Menotey permet néanmoins de supposer la continuité de cette activité[38].

Enfin, il existe autour de Berthelange, une zone ou, durant l'antiquité, le travail de minerai de fer local est attesté[39].

Enfin, la présence du Doubs (rivière) permet un important trafic fluvial au sein de la cité des Séquanes, leur permettant de commercer avec des partenaires situés du Rhin et au delà, jusqu'en Méditerranée, via la Saône et le Rhône.

La « zone du denier »[modifier | modifier le code]

Défini par le numismate Jean-Baptiste Colbert de Beaulieu[40], le phénomène appelé « Zone du denier » correspond à l'adoption par plusieurs peuples de la Gaule d'un monnayage en argent aligné sur le denier romain. Les pièces frappées sous l'égide de cet étalon monétaire sont équivalentes aux quinaires romains, soit un demi-denier.

Ce changement d'étalon monétaire est apparemment effectué dès le IIe siècle av. J.-C. et concerne au premier chef, les peuples des Séquanes, des Éduens et des Lingons, ainsi que celui des Leuques[41]. Cette décision semble influencer également les peuples environnants tels que les Helvètes[42]. Le phénomène de la « Zone du denier » est peut-être à mettre en relation avec l'adoption à la même époque par les peuples de la vallée du Rhône, notamment les Allobroges, alors sous domination romaine, d'un étalon monétaire similaire. Ils passent ainsi de monnaies en argent alignées sur la monnaie massaliote à des monnaies alignées sur l'étalon romain. Ultérieurement d'autres peuples de la future Narbonnaise feront de même[42].

Dans le nord de la Gaule, ce choix d'étalon monétaire fait tâche d'huile et la guerre des Gaules accentue le phénomène, préparant ainsi l'ensemble de la Gaule à l'adoption définitive de la monnaie romaine. Ainsi, vers l'an 12 av. J.-C., avec l'installation à Lugdunum du sanctuaire fédéral des Trois Gaules, le numéraire romain vient remplacer les émissions monétaires gauloises alignées sur la monnaie romaine[43].

Chez les Séquanes, cela concerne par exemple les monnaies en argent à la légende TOGIRIX, ou Q.DOCI/SAM.F. Curieusement, ce sont les monnaies les plus anciennes qui sont les plus romanisées, étant des copies de types romains existants et portant au droit une tête casquée, effigie de la déesse Roma. Les images monétaires postérieures présentent une identité plus locale. Un retour aux images monétaires romaines se fait durant et après la guerre des Gaules. Les prototypes copiés sont cette fois-ci des monnaies gentilices, c'est-à-dire en liaison avec une famille romaine ou gens[44].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Séquanes » dans Les Celtes de Henri Hubert[45] pages 151, 161, 233, 234, 236, 368, 461, 470, 476, 480, 483, 497
  • M. Gschaid, « Inscriptions religieuses des cités des Séquanes et des Ambarres. Nouvelles interprétations », DHA, 20-2, 1994, p. 155-188 Lire en ligne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette statue gallo-romaine à destination cultuelle, est actuellement conservé et exposé au Musée des beaux-arts et d'archéologie de Besançon, dans le département du Doubs, en région Bourgogne-Franche-Comté[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Archéologie », sur site officiel du Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Besançon, (consulté le 10 novembre 2016).
  2. Dictionnaire Gaffiot, page 1427.
  3. Utilisé par Alexis Pierron pour sa traduction des Vies Parallèles de Plutarque.
  4. César, De Bello Gallico : "…altera (natura Helvetiae) ex parte monte Jura altissimo, qui est inter Sequanos et Helvetios (…):
  5. a et b Fabien Régnier et Jean-Pierre Drouin, Les peuples fondateurs à l'origine de la Gaule, Yoran embanner,
  6. Article « sequana », Dictionnaire Gaffiot, p. 1447, édition 2000. Le Gaffiot donne la Seine comme traduction.
  7. a et b Strabon, Géographie, Livre IV, Chap. 3, 2
  8. Plutarque, Vies Parallèles, Livre VII, Vie de Marius, 25)
  9. Stephan Fichtl, Les peuples du Jura à l'époque de César, L'isthme européen Rhin-Saône-Rhône dans la protohistoire. Approches nouvelles en hommage à Jacques-Pierre Millotte, C. Mordant et J.-F. Piningre dir., Presses universitaires de Franche-Comté, 2009.
  10. Jules César, Commentaires sur la guerre des Gaules, Livre VI, 12
  11. a et b Jules César, Commentaires sur la guerre des Gaules, Livre I, 31
  12. Fichtl
  13. Jules César, Commentaires sur la guerre des Gaules, Livre I, 3
  14. Jules César, Commentaires sur la guerre des Gaules, Livre I, 9.
  15. Jules César, Commentaires sur la guerre des Gaules, Livre I, 23.
  16. Jules César, Commentaires sur la guerre des Gaules, Livre I, 54.
  17. Jules César, Commentaires sur la Guerre des Gaules, Livre VII, 75.
  18. Dion Cassius, Histoire romaine, XL, 39.
  19. Pline L'ancien ne l'indique ni fédérée (alliée), ni libre (non soumise au tribut. Pline l'ancien, Histoire naturelle, Livre IV, 31.
  20. Periochae de l'Histoire romaine de Tite Live, 120
  21. Dion Cassius, Histoire Romaine, Tome 9, Livre LXIII, 24.
  22. S.Fichtl, Les peuples gaulois, éditions Errance, 2012, page 68-71.
  23. Jules César, Commentaires sur la guerre des Gaules, livre
  24. Jules César, Commentaires sur la guerre des Gaules, livre IV, 10, 3.
  25. Strabon, Géographie, Livre IV, Chap. III, 2,
  26. Strabon, Géographie, Livre IV, Chap. I, 11, 23.
  27. Jules César, Commentaires sur la guerre des Gaules, Livre I, 32.
  28. Jules César, Commentaires sur la guerre des Gaules, Livre I, 38.
  29. Claude Ptolémée, Manuel de Géographie, Livre II, Chap. 9.
  30. Fiche du site sur oppida.org
  31. Fiche du site sur Achéojurasite.org
  32. P. Barral*, N. Coquet** et P. Nouvel, Les agglomérations antiques de Franche-Comté : Bilan et perspectives, 1995-2005 Dix ans d’archéologie en Franche-Comté, Service Régional de l'Archéologie de Franche-Comté, Bilan scientifique hors-série, p.149-169, 2012.
  33. a, b, c, d et e S. David, P. Dumetz-Poux et al., La civilisation gallo-romaine dans le Jura : Territoires et cultes, Service éducatif du Musée d’archéologie du Jura, Centre Jurassien du Patrimoine, p.30-32. lire en ligne.
  34. Strabon, Géographie, Livre IV,
  35. P. Petrequin et O. WELLER, L’exploitation préhistorique des sources salées dans le Jura français. Application et critiques d’un modèle prédictif, in Sel eau et forêt, D'hier à aujourd'hui, Besançon, Presses Universitaires de Franche-Comté, p.255-279, 2008. Lire en ligne
  36. Strabon, Géographie, Livre IV, III, 2.
  37. A. Milleville, L. Jaccottey, Première découverte de zones d'extraction de moulins de type « va-et-vient » / Jura, Bulletin de la Société préhistorique française, 2007, Vol.104, N°4, pp. 827-831
  38. L. Jacotey, Expériences de fabrication de meules à partir des recherches menées dans l’est de France : buts et procédés, Revista d’Arqueologia de Ponent, n°55, 2014.
  39. M. Leroy, M. Mangin, H. Laurent, M. Boukezzoula, B. Raïssouni, La sidérurgie dans l'est de la Gaule. L'organisation spatiale de la production de l'Âge du Fer au haut Moyen Age. Gallia, tome 57, pp. 11-21, 2000.
  40. J.-B. Colbert de Beaulieu, La monnaie de Caletedu et les zones du statère et du denier en Gaule, Revue archéologique du Centre, tome 5, fascicule 2, pp. 101-129, 1966.
  41. B. Fischer, « Le point sur les monnaies de la zone du denier », Cahiers numismatiques. Bulletin de la Société d'études numismatiques et archéologiques, n° 141, p. 27-35, 1999.
  42. a et b K. Gruel, C. Haselgrove, « Le développement de l’usage monétaire à l’âge du Fer en Gaule et dans les régions voisines », Celtes et Gaulois, l’Archéologie face à l’Histoire, 4 : les mutations de la fin de l’âge du Fer, Actes de la table ronde de Cambridge, 7-8 juillet 2005. Glux-en-Glenne : Bibracte, Centre archéologique européen, 2006, p. 117-138.
  43. L.-P. Delestrée, « La romanisation et la fin du monnayage celtique dans le nord de la Gaule », Revue numismatique, 6e série, tome 154, 1999, p. 15-40.
  44. H. Schomas, Les images monétaires des peuples gaulois : figures primitives ou expressions d'une société en mutation ? : l'exemple des Arvernes, Bituriges, Carnutes, Éduens, Lingons, Meldes, Parisii, Sénons et Séquanes, Thèse pour obtenir le grade de docteur de l’Université de Bourgogne en archéologie, soutenue le 19 décembre 2011, Université de Bourgogne - UFR Sciences humaines - École doctorale LISIT - UMR 6298 ARTeHIS.
  45. Henri Hubert, Les Celtes, Albin Michel, coll. « Bibliothèque de l'Évolution de l'Humanité », , 733 p. (ISBN 2-226-12260-5)

Liens externes[modifier | modifier le code]