Corgoloin

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Corgoloin
Corgoloin
Blason de Corgoloin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Beaune
Canton Nuits-Saint-Georges
Intercommunalité Communauté de communes de Gevrey-Chambertin et de Nuits-Saint-Georges
Code postal 21700
Code commune 21194
Démographie
Population
municipale
896 hab. (2016 en diminution de 2,82 % par rapport à 2011)
Densité 71 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 05′ 05″ nord, 4° 54′ 55″ est
Altitude Min. 198 m
Max. 322 m
Superficie 12,58 km2
Localisation

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Corgoloin est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

La gare de Corgoloin est desservie par le TER Bourgogne.

Corgoloin a accueilli la fête de la Saint-Vincent tournante les 29 et .

Géographie[modifier | modifier le code]

Corgoloin est situé dans le bassin carrier de Comblanchien.

La production de cassis y était importante jusque dans les années 1970. Aujourd'hui, Corgoloin compte beaucoup de vignerons, la commune étant située dans l'appellation côte-de-nuits villages.

La commune se situe au sud de la côte de Nuits. En fait, elle est la limite entre la côte de Nuits et la côte de Beaune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Comblanchien Premeaux-Prissey Argilly Rose des vents
Villers-la-Faye
Magny-lès-Villers
N Villy-le-Moutier
O    Corgoloin    E
S
Ladoix-Serrigny

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, Corgoloin est le siège d'une seigneurie, on note la présence de la maison forte de Cussigny. Au XIVe siècle elle possède un cheptel destiné à la production de viande[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 juillet 2017 Jacky Moulin    
mars 2001 mars 2008 Bernard Caslani    
Les données manquantes sont à compléter.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la fasce d'argent, maçonnée de sable de trois tires, surmontée d'un huchet d'or et soutenue d'un pressoir du même sur un bâti d'argent.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[3].

En 2016, la commune comptait 896 habitants[Note 1], en diminution de 2,82 % par rapport à 2011 (Côte-d'Or : +1,38 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
569611585606610625616673599
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
594627714772803816816712831
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
8699769948339061 069921841924
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
962977951854893900969921899
2016 - - - - - - - -
896--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Anne.
  • Château de Cussigny - date de la 1ère moitié du XVIIIe siècle - Privé

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Étienne Bazin[modifier | modifier le code]

Étienne Bazin (Dijon 1903 - Corgoloin 1972) fut curé de Corgoloin de 1948, jusqu'à son décès. Né à Dijon d'une famille « bourguignonne », il entre à la congrégation des Oblats de Marie-Immaculée en 1922 et est ordonné prêtre en 1928. Un an plus tard, il embarque pour le Pôle Nord comme missionnaire, il vivra dix-sept années seul dans des conditions extrêmes parmi les Inuits (appelés alors Eskimos). En 1948, il est nommé en plein pays bourguignon comme curé de Corgoloin (la cure étant rue du Petit Paris), Comblanchien et Premeaux-Prissey. Il ne s'éternise pas dans la durée pour les offices religieux, messes, baptêmes, mariages, enterrements ou confessions qui sont rapidement expédiés au grand dam de certains. Il s'occupe beaucoup des jeunes, crée une troupe de Scouts et Louveteaux. Il est de fait l'aumônier de la troupe il demeure avec les enfants aux camps d'été ; camps d'été qu'il finance en partie de ses propres deniers. Il n'hésite pas à transporter les gamins entassés à sept ou huit dans sa 4 CV ou Dauphine. Il lisait beaucoup et s'adonnait à la peinture. Il peignait des paysages nordiques, des scènes de la vie quotidienne des Inuits, scènes de chasse, troupeau de caribous, phoques sur la banquise. Il offrait ses œuvres à la vente au cours des kermesses paroissiales. Tous se souviennent de cet homme affable, son bureau était ouvert à tous; il aimait donner des surnoms aux enfants : « la cigogne » à celui de grande taille, « le cra » (corbeau) à celui qui était très bronzé, etc. Il n'hésitait pas à interrompre la messe ou son sermon pour mettre à genoux devant l'autel les enfants qui chahutaient dans son dos, non sans les avoir accompagnés tout en douceur d'un pinçon ou les tirant par l'oreille. Lors des enterrements, il aimait à redescendre du cimetière jusqu'à l'église sur le corbillard assis à côté du cocher, auquel il demandait de mettre la jument au galop, avec les enfants de chœur derrière. Cela l'amusait et il savait que les servants étaient aux anges. Il était apprécié et respecté de tous, des athées, des anticléricaux purs et durs de l'époque du stalinisme et du post-stalinisme[6] (années 1955-1960). En 1972, il décède regretté de tous, même de ceux qui trouvaient que son apostolat n'était pas des plus orthodoxes. Chacun garde dans sa mémoire cet homme en soutane noire ou en hiver emmitouflé dans sa grosse canadienne, sa grand barbe et son éternelle pipe. Il repose au cimetière de Corgoloin aux côtés de sa sœur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe siècle au début du XVIe siècle, Editions Picard, (ISBN 9782708407701), p. 69.
  2. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  6. Staline est mort en 1953


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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