Beneuvre

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Beneuvre
Beneuvre
Église de la Nativité.
Blason de Beneuvre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Canton Châtillon-sur-Seine
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Châtillonnais
Maire
Mandat
Jean-Marie Klinkeberg
2014-2020
Code postal 21290
Code commune 21063
Démographie
Gentilé Benovrois
Population
municipale
95 hab. (2016 en diminution de 5 % par rapport à 2011)
Densité 6,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 41′ 33″ nord, 4° 56′ 37″ est
Altitude Min. 375 m
Max. 511 m
Superficie 15,40 km2
Localisation

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Beneuvre est une commune française située dans le canton de Châtillon-sur-Seine du département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 21063.png

Sur les hauteurs du plateau de Langres, la commune de Beneuvre (15,4 km2) se situe en rive du bassin parisien sur le seuil de Bourgogne, et plus largement sur le seuil morvano-vosgien. Ici se trouve la ligne de partage des eaux entre Seine et Saône-Rhône, avec un point culminant en forêt de Brévenois à 512 m. Le point bas est au lieu-dit "en Groême" à 337 m, au-dessus des sources qui alimentent l'étang sur le ruisseau de Groème[1], affluent de l'Ource.

La commune est traversée du nord au sud-est par la route D959 de Recey-sur-Ource à Pontailler-sur-Saône par Grancey-le-Château et Is-sur-Tille, qui emprunte les vallées de l'Ource et de la Tille. La limite de commune à l'est marque la limite de département avec la Haute-Marne.

Hameaux, écarts, lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Hameau détaché du village : le Mont (situé à 300 m à l'ouest c'est pratiquement un quartier de Beneuvre).
  • Habitat ou bâti écarté : le Solitaire.
  • Lieux-dits d'intérêt local : Mont-Aigu (500 m), mont de la Forêt-Brévenois (512 m), portent un nom également plusieurs combes (Lochère, au Loup, aux Oiseaux…) et versants de collines (côtes de la Bruilloure, de Ricanne…).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Bure-les-Templiers Poinson-lès-Grancey (Haute-Marne) Rose des vents
N Grancey-le-Château-Neuvelle
O    Beneuvre    E
S
Minot Fraignot-et-Vesvrotte Bussières

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Bien que le Sandre situe la source de l'Ource dans la combe Comnot sur la commune de Poinson-lès-Grancey[2], la carte topographique de l'IGN indique la source de ce cours d'eau sur la commune de Beneuvre (cette source est pompée pour les besoins humains après avoir rempli un petit étang et n'alimente plus la rivière). L'Ource fait partie du bassin versant de la Seine, et à moins de 1,5 km au sud de sa source se trouve celle de la Tille de Bussières[3] (sur la commune de Busserotte-et-Montenaille) qui alimente le bassin versant du Rhône.

Beneuvre est donc sur la ligne de partage des eaux Atlantique-Méditerranée, ligne qui se trace plutôt au sud-est du finage (cotes 474 m sur la D979 et 489 m sur la D191 d'après la carte topographique de l'IGN, sommet du Mont Aigu à 500 m…), situant la commune essentiellement côté Seine. Plusieurs sources poignent sur la commune, à l'origine de zones plus ou moins marécageuses et de deux petits étangs, mais aucune ne donne naissance à des cours d'eau, mis à part le cas de la source de l'Ource qui est déviée pour exploitation.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Le territoire a livré des silex taillés et une hache en bronze. Outre l'agglomération du mont Aigu déjà rattachée au territoire des Lingons, une seconde révélée par photographies aériennes de René Goguey en 1993 s'étend sur l'emprise du village actuel. Elle a livré 22 pièces de monnaies gauloises, 66 romaines, des fibules et divers objets.

Le col que constitue la ligne de partage des eaux entre le Mont-Aigu et le mont de la Forêt-Brévenois était le point de croisement des voies romaines Andematunnum (Langres) à Alesia (Alise-Sainte-Reine) orientée est-ouest et Mirebellum (Mirebeau-sur-Bèze) à Vertillum (Vertault) ou Latiscum (près de Vix) nord-sud.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À la Carelle, une nécropole mérovingienne avec sarcophages a été mise à jour en 1956.

Le village, octroyé très tôt aux Templiers, est ensuite récupéré par des seigneurs laïcs dont les Fleutelot, seigneurs de Romprey (commune de Bure-les-Templiers), qui y font construire un château rasé à la Révolution.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Une verrerie installée près des restes de ce château a disparu depuis[4].

Beneuvre a partagé une gare ferroviaire avec la commune voisine de Poinson en Haute-Marne. Ce fut même un petit nœud ferroviaire car une ligne partait de cette gare vers Langres alors que la ligne principale reliait Troyes à Gray par Châtillon-sur-Seine et Is-sur-Tille.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Jean-Marie Klinkeberg    
mars 2001 mars 2008 Robert Lalanne    
Les données manquantes sont à compléter.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De sinople au croissant d'or mantelé d'azur chargé en chef de deux étoiles à cins rais d'or ; une cotice en chevron brochant sur la partition.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2016, la commune comptait 95 habitants[Note 1], en diminution de 5 % par rapport à 2011 (Côte-d'Or : +1,38 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
291327279300335355361343341
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
306282261232233344203209176
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
179162154165158156150117125
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
127119108120941019796105
2016 - - - - - - - -
95--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Les hauteurs sont propices à la sylviculture, essentiellement de feuillus, les combes accueillent en moindre mesure des prairies à pâturages et à fourrage, entre les deux les terrains sont voués à l'agriculture, à part égale des surfaces avec la forêt.

Lieux, monuments et pôles d'intérêt[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune ne compte pas de monument inscrit à l'inventaire des monuments historiques, 21 monuments ou édifices sont répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[9], 2 éléments classés à l'inventaire des objets historiques[10] et 39 objets répertoriés à l'I.G.P.C[11].

  • Plusieurs maisons anciennes visibles dans le village, notamment des maisons d'artisans.
  • Nombreuses croix sur la commune (croix Verte, croix Coquot…)
  • Fontaine et lavoirs dans le village.
  • Mairie école du XIXe siècle sur les plans de l'architecte Henry Monniot qui a signé de nombreux monuments en Côte-d'Or et en Haute-Marne IGPC 1989[12].
  • L'église de la Nativité remplace en 1765 un sanctuaire vétuste dédié à saint Aubin et situé plus en amont près d'une source réputée miraculeuse. L'église actuelle renferme une cloche Logo monument historique Classé MH (1992) ainsi que des statues anciennes dont un saint Roch du XVIe siècle Logo monument historique Classé MH (1953)[13] et un saint Aubin du XVIIe siècle répertorié IGPC 1993[14].
  • Borne templière du XIIIe siècle dite borne de justice dans le bois de Monarbœuf (proche de la D959 où elle est indiquée), elle marquait la limite du territoire de Bure tenue par les Templiers sur lequel le seigneur de Grancey tenait à garder ses droits de basse et haute justice. C'est à cette borne que les condamnés étaient remis au seigneur pour subir leur condamnation.
  • Sur le mont Aigu, monument portant une Vierge à l'Enfant du XIXe siècle IGPC 1989[15].
  • Tracés de voies protohistoriques, restaurées par les Romains. Les photographies aériennes révèlent les traces d'une grande enceinte peut être à usage cultuel sur le Mont Aigu, une nécropole et de petits enclos au col. Dans l'agglomération : un fanum et un temple à cella de forme rectangulaire et pronaos. Au nord-ouest des bâtiments décrits ci-dessus se trouve un ensemble complexe de bâtiments donnant à penser qu'il peut s'agir d'un hospital, avec plusieurs bâtiments rectangulaires[16].
  • Arbre curieux composé d'un orme champêtre et un frêne commun mêlés (sur la route de Poinson en haut de la côte, en vue du monument de la Vierge ; point coté 469 sur la carte topographique de l'I.G.N.). Il porte l'inscription "Concurrents pour l'espace et pour l'eau, copains dans les tempêtes et dans le froid, Un siècle de vie commune, et de mutuelles concessions."

Zones naturelles protégées[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacky Bénard, Les agglomérations antiques de la Côte-d'Or, Besançon, Presse Universitaire de Franche-Comté, (ISBN 978-2-251-60522-7) voir p. 125
  • Coynard & Lory: " Historiographie de Beneuvre ", 1873
  • René Paris, A la rencontre du Châtillonnais : Montigny-sur-Anbe, Recey-sur-Ource, Châtillon-sur-Seine, La Bourgogne, Document utilisé pour la rédaction de l’article

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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