Missery

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Missery
Missery
Château de Missery.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Canton Semur-en-Auxois
Intercommunalité Terres d'Auxois
Maire
Mandat
Jean-Claude Nevers
2014-2020
Code postal 21210
Code commune 21417
Démographie
Population
municipale
103 hab. (2016 en diminution de 2,83 % par rapport à 2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 18′ 31″ nord, 4° 22′ 28″ est
Altitude Min. 349 m
Max. 560 m
Superficie 9,66 km2
Localisation

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Missery est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Fontangy Rose des vents
La Motte-Ternant N
O    Missery    E
S
Thoisy-la-Berchère Mont-Saint-Jean

Histoire[modifier | modifier le code]

D’après Courtépée[1] :
Meseriacum, Misseyum. Paroisse sous le vocable de saint Michel. Le seigneur est le prieur de Glanot à Mont-Saint-Jean. Courtépée note que l'église est propre et ornée ; qu'il existe une chapelle du Dieu de Pitié dans le village érigée en 1768 par Étienne Morize, le dernier curé.

Missery et Saiserey sont donnés à l'abbaye de Saint-Andoche de Saulieu, par Waré en 721. Les deux terres sont probablement cédées depuis à l’église d'Autun, et passées aux comtes de Nevers, puisque le comte Hervé en rend hommage à l’évêque Gauthier en 1209.

Bertrand de Chazans, seigneur en 1340 par sa femme Charlotte de Charny ; Oudot de Nesle et Guillaume Damas, comme maris de Philiberte de Chazans ; de là le fief de Chazans. Jacquette d'Amboise porte partie de Missery à Louis de la Trimouille, seigneur de Dracy-Saint-Loup, dont elle est veuve en 1449. Hugues de Rabutin, seigneur en partie en 1463, et pour l'autre, Jean de Loges de Chailly par sa femme Loïse de Rabutin. Ils font hommage à J. Lemairet sire de Mauvilly, de même que Hugues de Clugny en 1475. Jean de Malain, en 1491 : Jean II son fils réunit les deux portions dont sa veuve Françoise de Beaufremont reprend le fief en 1540.

Charles de Malain, chevalier de l'Ordre, élu de la noblesse en 1566, et nommé par Charles IX pour rédiger la coutume avec les deux élus : Francois de la Plume, en 1580 ; son fils Louis, mort a Condé de ses blessures, en 1655 : Odette-Catherine sa sœur apporte cette terre en 1659 à N. Bernard-Maillard de Marcilly, qui en reprend le fief en 1737. M. Suremain de Flamerans, alors conseiller au Parlement l'acquit en 1752.

Il démolit l'ancien château presque en ruines, mais orné de belles peintures, et ne conserve que les quatre tours ; il en construit un autre qui, quoiqu'au bas de la montagne, a vue sur un beau vallon. Vastes cours, terrasses, promenades agréables, fossés larges et bien revêtus. Le fief d'Esseingey ou les Ingeys, comprenant un feu, est donné au prieuré de Bar en l'an 1000 par les sires de Mont-Saint-Jean. C'était autrefois un hospice pour les chanoines réguliers de Bar. Du rocher voisin, sortent deux sources qui font aller un moulin et se déchargent dans le Serein près de Sonnotte dont la seigneurie a été réunie à celle de Missery en 1762.

47 feux, environ 400 communiants. Dépendance Saiserey beau village de 40 feux au même seigneur avec jolie chapelle. Mercueil pour un tiers, alternativement avec la Motte, 20 feux. Recette de Semur, subdélégation et grenier à sel de Saulieu, bureau de contrôle à Mont-Saint-Jean. Bon froment. Coteaux et vignes. Vin commun. Mauvais chemins. Un seul cabaret pour les passants, aussi on entend presque jamais parler de querelles, ni de procès en cette paroisse bien réglée...

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Jean-Claude Nevers dVG Retraité de l'enseignement
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3].

En 2016, la commune comptait 103 habitants[Note 1], en diminution de 2,83 % par rapport à 2011 (Côte-d'Or : +1,38 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
432344337386399441430432463
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
462442451416406387400397376
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
372365314261245218195190161
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1561421241101058999107100
2016 - - - - - - - -
103--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux, monuments et pôles d'intérêt[modifier | modifier le code]

La commune compte 1 monument classé à l'inventaire des monuments historiques[6], 3 éléments inscrits à l'inventaire des monuments historiques[7] et 2 objets répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[8].

  • Château XIVe - XVIIe et XVIIIe siècle : entouré de douves en eau, il est installé sur un terrain carré dont les quatre coins portent une tour. Le corps du château rejoint deux tours selon un plan rectangulaire, la cour d'honneur étant inscrite entre la façade et les deux autres tours. Celles-ci abritent pour l'une une chapelle (au sud) et pour l'autre un pigeonnier (à l'est), entre elles la grande allée qui rejoint la rue principale du village traverse les douves par un joli pont.
  • L'église Saint-Michel est composée de deux bâtiments rectangulaires séparés par un massif clocher en bâtière carré, l'ensemble couvert par trois toits à deux pans alignés est ouest. Cet édifice tout en longueur n'a pas de transept et n'a d'ouvertures que dans le mur sud, hormis l'œil-de-bœuf qui surmonte le petit porche en bois de la façade ouest. Quatre contreforts à 45e soutiennent les angles, trois autres de chaque côté stabilisent les murs, deux au niveau de la nef, un au niveau du chœur. L'église est à l'intérieur d'un enclos qui contient également le cimetière.
  • Chapelle du Dieu-de-Pitié : construite par le curé Morize en 1762[9], c'est un bâtiment carré renforcé de quatre contreforts implantés aux angles à 45° (comme l'église) surmonté d'un toit à deux pentes et quatre côtés. En façade, la porte en plein cintre est encadrée par deux montants portant un fronton grec ; une fenêtre existait au-dessus, disparue en 1857[10]. Cette chapelle contient un groupe sculpté polychrome du Christ aux plaies Logo monument historique Classé MH (1938) [11]. Elle a été restaurée en 1990-1991.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

L'origine de cet article est une photo du panneau se trouvant devant le pavillon BOUGENOT a la Martinique:

Émile Bougenot, né a Missery en 1838, est de loin le plus grand nom de l'histoire économique de la Martinique. Il est issu d'une famille de paysans aisés. Ingénieur diplomé de l'école des Arts et Métiers de Chalon-sur Marne en 1859, il entre au service de la maison CAIL qui en 1860 l'envoie a la Martinique diriger le montage de l'usine LAREINTY au Lamentin .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Denizot, Encyclopédie de la Côte-d'Or. Bourgs et villages du Pays de Pouilly-en-Auxois, édition annotée, commentée et illustrée, éditions Jalon, 2019.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]