Brion-sur-Ource

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Brion-sur-Ource
Image illustrative de l'article Brion-sur-Ource
Blason de Brion-sur-Ource
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Canton Châtillon-sur-Seine
Intercommunalité Pays Châtillonnais
Maire
Mandat
Georges Morin
2014-2020
Code postal 21570
Code commune 21109
Démographie
Population
municipale
231 hab. (2014)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 55′ 01″ nord, 4° 39′ 49″ est
Altitude Min. 217 m – Max. 333 m
Superficie 14,01 km2
Localisation

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Liens
Site web www.brion-sur-ource.fr

Brion-sur-Ource est une commune française située dans le canton de Châtillon-sur-Seine du département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 21109.png

Brion présente 14 km2 de superficie entre 217 et 333 mètre d'altitude.

Hydrograhie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par l'Ource

Accessibilité[modifier | modifier le code]

Brion est traversé par la départementale 965 reliant Auxerre à Chaumont.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Belan-sur-Ource Thoires Rose des vents
Mosson N Bissey-la-Côte
O    Brion-sur-Ource    E
S
Prusly-sur-Ource Villotte-sur-Ource

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le nom du village proviendrait d'un nom composé d'origine celtique[1] : Brivo Dunum, ce qui signifie « Forteresse du Pont ». Le toponyme Briun est attesté dès 1125. Le village doit sûrement sa naissance et son développement à son emplacement géographique particulier : à cet endroit l'Ource coupait la voie romaine reliant Langres à Auxerre. Le passage se faisait sur un pont en aval du pont actuel, ou alors par un gué. Par ailleurs, de nombreux vestiges d'origine gallo-romaine, tels des céramiques, des instruments en fer, et même un petit temple gallo-romain, ont été découverts dans le village[2]..

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Brion-sur-Ource est resté dans l'histoire grâce à une bataille qui s'y déroula durant la Guerre de Cent Ans[3]. Gérard de Thury, maréchal de Bourgogne, réunit une petite armée à Châtillon-sur-Seine, dans le but de stopper les ravages commis par les Anglo-Navarrais (faisant partie des Grandes compagnies). Ils s'affrontent sous les murs de Brion-sur-Ource le , affrontement à l'issue duquel les Bourguignons sont vaincus. Le jeune duc de Bourgogne Philippe de Rouvres dut par la suite signer le traité de la Chassaigne le , par lequel les Anglo-Navarrais s'engageaient à quitter la Bourgogne.

Durant le Moyen Âge et jusqu'à la Révolution, le village faisait partie de la province de Bourgogne (duché de Bourgogne jusqu'en 1477), du bailliage de Châtillon-sur-Seine et du diocèse de Langres.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le château construit au XVIIe siècle comme le pont sur l'Ource a conservé ses quatre tours d'angle[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Georges Morin DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à six trèfles d'or ordonnés 3, 2 et 1.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 231 habitants, en augmentation de 1,76 % par rapport à 2009 (Côte-d'Or : 1,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
530 513 572 553 581 613 621 630 617
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
565 557 570 502 512 475 456 433 420
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
389 381 369 306 311 315 292 309 313
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
276 247 223 225 245 223 223 229 231
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Hippolyte, date de l'époque moderne  Inscrit MH (1988)[9]. Elle a été bâtie sur l'emplacement d'une ancienne chapelle castrale, dédiée à saint Hippolyte (chevalier romain vénéré dans le diocèse de Langres depuis le IXe siècle). La découverte de sarcophages autour de l'église attestent de l'existence d'une nécropole, donc d'une occupation religieuse depuis au moins le haut Moyen Âge. Le chœur et le transept sont du XVIe siècle, la nef a été remaniée et le portail de la façade ouest date de 1629. Ce portail porte l'inscription MAITRE YPOLITE MARTIN MASSON DE CE LIEU A FAICT CE PORTAL. PRIEZ DIEU POUR LUY. Le bâtiment comporte plusieurs œuvres d'art, parmi lesquelles la célèbre Vierge à l'enfant, statue de pierre polychrome de style burgondo-champenois du XIVe siècle. On y trouve aussi différentes représentations de saints datant des XVIe et XVIIe siècles : bustes, reliquaires et statues
  • L'église compte aussi une grande toile des environs de 1600 au Moyen Âge, intitulée Saint Jérôme écrivant dans sa cellule. Cette toile ainsi que la Vierge à l'enfant proviennent des Cordeliers de Châtillon-sur-Seine, suite de la vente de l'abbaye à la veille de la Révolution.
  • Le XVIIe siècle a aussi vu la construction d'un château, remanié depuis à maintes reprises. Seules les quatre tours d'angle sont d'origine.
  • Le pont de pierre qui franchit le cours de l'Ource a été construit en 1680, par décision des États de Bourgogne. De part et d'autre de ce pont à 12 arches se trouvent deux moulins, ainsi que deux lavoirs du XIXe siècle. À noter qu'au passage du pont, la rivière se sépare en deux bras, laissant apparaître une petite « île », que l'on nomme la Promenade du Pâtis.
  • Enfin, le site de la Table aux Loups comporte un circuit de randonnée pédestre long de 8 kilomètres, situé dans les bois environnant le village.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Brion sur Ource sur www.pays-chatillonnais.fr (consulté en dernier le 25 septembre 2008).
  2. René Paris 1987, p. 124
  3. BELOTTE Michel, Bar sur Seine durant les guerres des XIVe et XVe siècles (consulté en dernier le 25 septembre 2008)
  4. René Paris 1987, p. 119
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Fiche Mérimée

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Paris, A la rencontre du Châtillonnais : Montigny-sur-Aube, Recey-sur-Ource, Châtillon-sur-Seine, La Bourgogne, Document utilisé pour la rédaction de l’article