Duesme

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Duesme
Duesme
Pont sur la Seine à Duesme.
Blason de Duesme
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Châtillonnais
Maire
Mandat
Bernard Mongenet
2020-2026
Code postal 21510
Code commune 21235
Démographie
Population
municipale
53 hab. (2019 en augmentation de 15,22 % par rapport à 2013)
Densité hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 38′ 38″ nord, 4° 41′ 04″ est
Altitude Min. 303 m
Max. 424 m
Superficie 13,33 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Châtillon-sur-Seine
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Duesme

Duesme est une commune française située dans le canton de Châtillon-sur-Seine du département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 21235.png

La superficie de Duesme qui se situe à 44,5 kilomètres au nord de Dijon est de 13 km2 à une altitude moyenne de 320 mètres. En dehors des vallées de la Seine et du Revinson dont les flancs sont boisés, le parcellaire est essentiellement constitué d'agriculture et de pâture. Le GR 2 (sentier de grande randonnée Le Havre-Dijon) traverse le finage par le village et le hameau de Gronet.

L'agglomération se situe sur la rive droite de la douix de Lafont - ou Trou-Madame - au pied du versant ouest d'un promontoire creusé par le confluent de la Seine qui prend sa source à 18 kilomètres. Elle possède deux agglomérations sur les hauteurs, Gronet et Chassin[1].

Accessibilité[modifier | modifier le code]

Les gares ferroviaires les plus proches se trouvent à Thenissey (17,2 kilomètres), Venarey-les-Laumes (19,98 kilomètres) et Verrey-sous-Salmaise (22,82 kilomètres).

Hameaux, écarts, lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Hameau détaché du village : Gronet.
  • habitat écarté : ferme Chassin.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Duesme est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (81,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (81,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (68,5 %), forêts (18,9 %), prairies (12,6 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Ancien plan.

L'éperon escarpé du promontoire, facile à barrer, a attiré les hommes dès le néolithique : un fossé datant de cette période a été identifié dans l'entourage immédiat des ruines de l'ancien château féodal.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les racines du village actuel résident probablement sur ce relief. Les éléments gallo-romains trouvés en ré-emploi dans les restes de celui-ci attestent du maintien de cette occupation au temps des Lingons. Cependant à cette époque tout le Duesmois est détaché de leur territoire pour être rattaché à celui des Eduens et au diocèse d'Autun[1].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Dès l'époque carolingienne, Duesme est le centre d'un comté qui s'étend d'Ampilly-le-Sec à Poiseul-la-Ville. Une forteresse est implantée au nord du promontoire dès le XIIe siècle par les seigneurs de Duesme. Le village et son église paroissiale semblent alors établis également sur l'éperon au sud de celui-ci. Le château passe ensuite aux ducs de Bourgogne qui le fortifient en 1355 pour pouvoir résister aux grandes compagnies.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Dégradé par les guerres de religion le château est démantelé en 1595 sur ordre de Henri IV puis détruit en 1776. Les vestiges appartiennent à un propriétaire privé[9]. À partir du XVIIe siècle le village et son église se déplacent vers le confluent et les rives du ruisseau de la Fons, sur le versant ouest du promontoire.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Bernard Mongenet - -
mars 2001 mars 2008 Geneviève Magerand - -
Les données manquantes sont à compléter.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent à l'aigle essorante d'azur; au chef de gueules.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11].

En 2019, la commune comptait 53 habitants[Note 2], en augmentation de 15,22 % par rapport à 2013 (Côte-d'Or : +0,82 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
257249248279236252254265270
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
258221208213191184195187166
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
150164140129144134125110118
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1108767475557624953
2019 - - - - - - - -
53--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Duesme possède quelques sites remarquables parmi lesquels :

  • l'église Saint-Philippe-et-Saint-Jacques[14], déplacée à la fin du XVIIe siècle[15] depuis le plateau au centre du village actuel. Elle est alors construite selon un plan allongé (sans transept) orienté nord-sud ; le clocher-porche carré est en avancée sur la façade, avec une seule ouverture au nord qui précède la porte ouvrant sur la nef ; la longue abside à cinq côtés est un peu plus étroite que la nef, un seul toit à deux pans court de la tour du clocher à l'abside où il se termine par trois croupes biaises ; bâtiment inscrit à l'inventaire général du patrimoine culturel[16]. Elle renferme plusieurs statues en bois polychrome des XVIIe et XVIIIe siècles[17].
  • les vestiges d'un château médiéval construit sur un éperon rocheux dont la crypte de la chapelle, inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 2006, conserve des éléments gallo-romains de réemploi[18] ; site Logo monument historique Inscrit MH (2006) [19]. Le site est en cours de réhabilitation[20] ;
  • l'entrée du promontoire qui abrite les vestiges d'un petit prieuré, le prieuré Saint-Étienne, ayant fait l'objet de fouilles en 1959[21]. Bâti au XIIIe siècle sur un sanctuaire plus ancien il est ruiné au XVIe siècle par les guerres de religion[17] ;
  • au pied du versant ouest du promontoire creusé par le confluent de la Seine, la douix de Lafont jaillit à 358 mètres d'altitude du "Trou-Madame" dont le débit est impressionnant lors des hautes eaux. Le parcours souterrain est parfois visité par des spéléologues dans d'autres circonstances[22].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b René Paris 1986, p. 38.
  2. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. François Vignier 1959, p. 165-166.
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  14. « L'église de Duesme », sur "Châtillonnais en Bourgogne" (consulté le ).
  15. La date de 1686 est gravée sous le porche.
  16. Notice no IA00054352, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. a et b René Paris 1986, p. 39.
  18. Ministère de la culture.
  19. « Château de Duesme », notice no PA21000035, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. Christal de Saint-Marc.
  21. Françoise Vignier.
  22. « Trou Madame », sur plongeesout.com.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Paris, A la rencontre du Châtillonnais : Aignay-le-Duc, Baigneux-les-Juifs, Laignes, La Bourgogne, Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • François Vignier, Annales de Bourgogne, t. XXXI (no 123), (lire en ligne [PDF]), « Châteaux ducaux du bailliage de la montagne au XIVe siècle » Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Françoise Vignier, Le prieuré Saint-Étienne de Duesme (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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