Venarey-les-Laumes

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Venarey-les-Laumes
Église Saint-Germain.
Église Saint-Germain.
Blason de Venarey-les-Laumes
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Canton Montbard
Intercommunalité Pays d'Alésia et de la Seine
Maire
Mandat
Patrick Molinoz
2014-2020
Code postal 21150
Code commune 21663
Démographie
Gentilé Laumois
Population
municipale
2 902 hab. (2014)
Densité 284 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 32′ 34″ nord, 4° 26′ 45″ est
Altitude Min. 228 m – Max. 423 m
Superficie 10,23 km2
Localisation

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Venarey-les-Laumes
Liens
Site web Venarey-les-Laumes.fr

Venarey-les-Laumes est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Veneré en 1135, puis sous la forme latinisée Veneriacum en 1148 - 1170[1], Venarey dès le XIVe siècle. La commune était désignée sous le nom simple de Venarey, appellation encore fréquente dans le langage courant, avant de prendre le nom de Venarey-les-Laumes, par adjonction du déterminant complémentaire -Les Laumes, qui est devenu officiel le 28 décembre 1961, à la suite du décret de changement de nom du 21 décembre précédent, publié au Journal officiel le 27.

Il s'agit d'une formation gallo-romane *VENERIACU, basée sur l'anthroponyme latin (porté par un autochtone) Venerius[2], avec adjonction du suffixe de localisation et de propriété -acum d'origine gauloise, d'où le sens global de « domaine de Venerius »[2],[3].

Les Laumes est le nom d'un autre village à l'origine. Il est attesté sous les formes de Lammis en 1190, Lammes en 1231, de Laumis en 1232, Laumes en 1235[4]. L'appellatif toponymique régional Laume ou Lame remonterait à un pré-latin *lamma « endroit bourbeux »[4].

Géographie[modifier | modifier le code]

Venarey-les Laumes, traversé par l'Oze et par la Brenne, affluents de l'Armançon, lui-même affluent de l'Yonne, est située à environ 15 km au sud-est de Montbard (chef-lieu d'arrondissement), 65 km au nord-ouest de Dijon (chef-lieu de département et de région) et une vingtaine de km à l'ouest de la source de la Seine.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Baccarat, Combe Grimeau, Les Laumes…

Liste non exhaustive.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

À proximité se trouve le village d'Alise-Sainte-Reine où s'est déroulée la bataille d'Alésia en 52 av. J.-C.. Jules César assiégea l'oppidum gaulois et captura Vercingétorix.

Moyen Âge & Époque moderne[modifier | modifier le code]

Une famille de Venarey a tenu la seigneurie du XIIIe au XIVe siècle, avec Guy en 1212, Guillaume chevalier parti en Terre Sainte en 1231, Etienne en 1324, lequel reconnaît que sa maison-forte de Venarey est jurable et rendable au Duc de Bourgogne. Les droits féodaux passent ensuite à Guy de Tour en 1371, puis à la famille de Crecy au XVe siècle, Jean de Bruneau possédant la seigneurie en 1618 par sa femme Anne de Crecy. Les familles de Montal, de la Rivière, de Morges détiennent les droits aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle[5].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La création de la ligne de chemin de fer Paris-Dijon, décidée en 1844 sous l'égide de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée, a considérablement modifié la physionomie de la commune durant le XIXe siècle. La plaine des Laumes est en effet choisie pour la construction d'un important centre ferroviaire, avec une gare qui obtiendra ultérieurement le statut de première classe avec des voies secondaires en direction d'Épinac-les-Mines et d'Avallon, via Semur-en-Auxois. L'inauguration de la ligne Paris-Dijon intervient en 1851, ce réseau étant ensuite exploité par la Compagnie PLM, créée en 1857. L'apogée de cette activité, dans la première moité du XXe siècle, s'accompagne de l'édification d'une cité nouvelle avec ses commerces, son école et son église, la ville devenant du fait de son expansion chef-lieu de canton en 1910. À partir de 1938, la SNCF remplace la Compagnie PLM. Après la seconde guerre, les effectifs et l'activité ne cessent de décroître, un atelier de maintenance générale subsistant de nos jours.

Cet atelier (EIV) est spécialisé dans la maintenance du matériel électronique et électrotechnique, notamment de sécurité, pour tout le réseau RFF. Il est installé dans l'ancienne rotonde du dépôt, dont les locomotives assuraient la pousse et la double traction dans la longue rampe de Blaisy, jusqu'à l'électrification de cette portion de ligne en 1949.

L'autre événement d'importance pour la commune au XIXe siècle est l'ouverture du Canal de Bourgogne, construit à partir de 1775 et dont l'exploitation commence en décembre 1832. Cet ouvrage s'accompagne de la création d'un port fluvial à proximité du cimetière de Venarey. Du fait de la rapide concurrence du chemin de fer et de la route, le développement attendu pour le transport des marchandises (bois, vins, pierres, ciment…) ne sera pas au rendez vous. Le canal est de nos jours dévolu au tourisme fluvial, la ville disposant d'une halte nautique.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Venarey-les-Laumes Blason D'argent à trois flammes de gueules mouvant de la pointe[6].
Détails La commune a adopté, en 1959, des armes, inspirées de celles de la famille Bataille, qui a été titulaire de la seigneurie du lieu au XVIIIe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

En 1882, l'actuel canton de Venarey-les-Laumes portait le nom de canton de Flavigny, Flavigny-sur-Ozerain étant à l'époque la commune la plus peuplée du canton. Les importants bouleversements démographiques et sociologiques du XXe siècle ont conduit le pouvoir exécutif à entériner la mutation (ce qui n'est pas toujours le cas, car il reste quantité de cantons ruraux où le chef-lieu n'est plus la commune la plus importante en nombre d'administrés).

Le canton était alors rattaché à l'ancien arrondissement de Semur, supprimé en 1926 et jamais reconstitué.

Liste des maires successifs
Date d'élection Identité Qualité
Les données antérieures à 1971 ne sont pas encore connues.
mars 1965 ? Auguste Chaix Maire en 1967 - Jumelage avec Bingerbrück
mars 1971 Pierre Rebourg
mars 1977 Pierre Rebourg
mars 1983 Pierre Rebourg PRG
mars 1989 Pierre Rebourg
juin 1995 Daniel Morel
mars 2001 Patrick Molinoz PRG président de la Communauté de communes
du Pays d'Alésia et de la Seine

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 902 habitants, en diminution de -2,65 % par rapport à 2009 (Côte-d'Or : 1,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
511 514 559 508 503 515 411 719 649
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
743 895 857 1 002 1 165 1 291 1 354 1 507 1 544
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 625 1 633 1 734 2 341 2 634 2 590 3 080 2 933 3 294
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014 -
3 463 3 347 3 450 3 544 3 274 3 068 2 913 2 902 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Les principales activités de Venarey-Les Laumes sont : le chemin de fer avec la SNCF, l'industrie et l'artisanat.

Un des principaux employeurs est Valtimet, du groupe Vallourec, et emploie 150 personnes[11].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint Germain
  • Église paroissiale Saint Germain de Paris, du nom de l'un des plus célèbres évêque d'Autun. Propriété de la commune. Non protégée par les monuments historiques. Ceux-ci y répertorient tout de même :
    • une statue de saint Louis, datant du XVIe siècle, en calcaire polychrome. Classée au titre des objets, par arrêté du 5 décembre 1931 ;
    • une statue de saint Laurent, datant du XVIe siècle, en calcaire. Classée au titre des objets, par arrêté du 22 juillet 1959.

L'édifice, datant du XIIIe siècle, a été profondément remanié au XVe siècle par l'adjonction d'un clocher et la reconstruction de la nef.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Pont sur l'Oze (dit pont des Romains) et croix monumentale du XVIe siècle, propriété de la commune. Inscrits sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 12 février 1925.
  • Mairie : peinture murale monumentale, représentant des éléments d'architecture dans un paysage méditerranéen. Répertoriée par l'Inventaire générale, au titre du recensement des peintures murales, sans toutefois faire l'objet d'une mesure de protection.
  • Château : construit en 1730 sur l'emplacement de l'ancien château seigneurial dont la douve est encore visible au sud du bâtiment.
  • Collège Alesia : Formation des abrutis de Côte d'Or, spécialisée en sexisme et discrimination.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Blaise Nicolas Brenot, capitaine des armées napoléoniennes, est connu pour ses faits d'armes lors de la conquête de l'île de Malte par les troupes françaises en 1798. Nommé ensuite colonel au service de Louis Bonaparte, devenu roi de Hollande, il défend aux Pays Bas l'île de Tolen en 1809 d'une tentative d'invasion par les troupes anglaises. Il poursuit sa carrière militaire en Espagne et à la bataille de Toulouse (1814)[12].

Archives[modifier | modifier le code]

  • Registres paroissiaux et d'état civil depuis : 1666
  • Dépouillements généalogiques (Cercle généalogique de la Côte-d'Or - CGCO) :
    • Baptêmes 1668-1792,
    • Mariages 1668-1792,
    • Sépultures 1666-1792.
  • Délibérations municipales depuis : ?

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 704a
  2. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Imp. Droz 1990.[réf. incomplète]
  4. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit., p. 390a
  5. Description générale et particulière du duché de Bourgogne Claude Courtépée Edmé Beguillet 1780
  6. Mairie de Venarey-les-Laumes
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. Pascal Riché, « L’échec banal d’une grève de dix jours », Rue89, 14 décembre 2010, consulté le 15 décembre 2010
  12. Biographie moderne A.Leipzig 1807

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]