Mirebeau-sur-Bèze

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Mirebeau-sur-Bèze
Mirebeau-sur-Bèze
La Bèze à Mirebeau-sur-Bèze.
Blason de Mirebeau-sur-Bèze
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Dijon
Canton Saint-Apollinaire
Intercommunalité Mirebellois et Fontenois
Maire
Mandat
Laurent Thomas
2014-2020
Code postal 21310
Code commune 21416
Démographie
Population
municipale
2 093 hab. (2015 en augmentation de 5,87 % par rapport à 2010)
Densité 94 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 23′ 59″ nord, 5° 19′ 09″ est
Altitude Min. 193 m
Max. 250 m
Superficie 22,19 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-mirebeau-sur-beze.fr/

Mirebeau-sur-Bèze est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Noiron-sur-Bèze Blagny-sur-Vingeanne Oisilly Rose des vents
Tanay
Magny-Saint-Médard
N Cheuge
O    Mirebeau-sur-Bèze    E
S
Savolles Belleneuve, Cuiserey, Bézouotte Charmes

Vestiges archéologiques & patrimoine remarquable[modifier | modifier le code]

Épée de La Tène. Vestiges du camp légionnaire romain et de l'habitat qui s'est développé dans son voisinage : camp fossoyé, forum, basilique, éléments de rempart, thermes, hypocauste, aqueduc, substructions, dalles, tuiles, monnaies...

Traces d'un habitat médiéval sommaire. Restes de l'enceinte urbaine. Château moderne : restes d'enceinte et de 2 tours de l'ancien château fort, dans le parc. Belles maisons anciennes.

De nombreuses fouilles ont été réalisées à Mirebeau-sur-Bèze. Une conférence suivie d'une exposition a eu lieu les 20 et 21 septembre 2008

Histoire humaine[modifier | modifier le code]

Protohistoire & Antiquité[modifier | modifier le code]

Article connexe : Lingons.

Un nemeton avait été construit à Mirebeau au IVe siècle av. J.-C. Il était entouré d'une large enceinte ovale (60 × 50 m) et par des édifices cultuels. On y vénérait, entre autres, Cernunnos.

Au Ier siècle, la Legio VIII Augusta installa son camp principal à Mirebeau. Cette légion, regroupant environ 5 500 hommes, avait été installée en permanence à Mirebeau (Mirebellum) sous l'empereur Vespasien consécutivement à la révolte des Lingons dirigée par Julius Sabinus en 70. Placé sur l'importante voie romaine reliant Langres à Besançon, le cantonnement de Mirebeau occupait une excellente position pour surveiller, outre les Lingons, les Séquanes et les Éduens. La VIIIe légion demeura à Mirebeau une vingtaine d'années puis fut transférée à Argentoratum (Strasbourg) sans doute pour soutenir les opérations de Domitien contre les peuples germaniques. Le castrum de Mirebeau, couvrant environ 22 hectares, était entouré de fossés et ceint d'une muraille crénelée d'environ 5 m de haut comprenant plusieurs tours[1].

Le théâtre, qui est connu par une inscription est localisé à la place du château fort. Les fouilles menées par M. Joly et Ph. Barral démontrent l'importance de ce site archéologique, avec des lieux de culte allant de la Tène B2 (IIIe siècle av. J.-C.)[2].

Période médiévale[modifier | modifier le code]

Importante place forte au Moyen Âge, Mirebeau fut assiégé en 1015 par Robert II le Pieux lorsque ce roi essaya -- sans succès -- de conquérir le Dijonnais. Robert II revint guerroyer à Mirebeau en 1031 (l'année de sa mort) pour débarrasser la région des centaines de routiers-pillards qui l'infestaient. Ils s'étaient regroupés au château fort de Mirebeau, alors en construction. L'intervention énergique du roi permit de les éliminer.

En 1125 la famille de Montsaugeon, qui possédait la châtellenie de Mirebeau mais qui n'avait plus d'héritier, céda ses droits au duc de Bourgogne Hugues II le Pacifique. Les seigneurs des bourgs et villages de la région (Mirebeau, Pontailler-sur-Saône, Heuilley-sur-Saône, etc.) durent alors prêter serment au duc, confirmant ainsi leur rattachement au duché de Bourgogne.

Ancien régime[modifier | modifier le code]

En 1636, la ville fut attaquée par les Impériaux de Matthias Gallas et François Mercy. Après un siège de trois jours et une résistance héroïque, le 2 septembre, les habitants de Mirebeau repoussèrent les assaillants, tuant l'un des chefs principaux de l'armée impériale, le comtois Demandres (gouverneur du bailliage de Gray) responsable, fin août 1636, de la destruction de Pontailler-sur-Saône, Maxilly-sur-Saône, Heuilley-sur-Saône, Talmay, Saint-Sauveur etc.). Mirebeau paya très cher ce succès initial, lorsque le gros des troupes impériales arriva un peu plus tard, et rasa la ville.

Depuis la Révolution française[modifier | modifier le code]

La commune a pris le nom de Mirebeau-sur-Bèze en 1993.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Mirebeau-sur-Bèze Blason De sinople à la bordure crénelée d'or, à la fasce ondée d'argent brochant sur le tout, au chef de gueules chargé de trois quintefeuilles aussi d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1983 Jean-Pierre Vignier    
1983 2001 Guy Champion    
2001 2008 Jean-Pierre Vignier    
2008 en cours Laurent Thomas    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4].

En 2015, la commune comptait 2 093 habitants[Note 1], en augmentation de 5,87 % par rapport à 2010 (Côte-d'Or : +1,68 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 213 1 086 1 143 1 244 1 227 1 325 1 292 1 350 1 324
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 237 1 286 1 229 1 230 1 224 1 222 1 275 1 233 1 102
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 069 1 040 1 027 890 941 878 923 834 879
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
889 1 004 1 107 1 426 1 464 1 573 1 753 1 977 2 093
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Côte-d'Or.

Il y a à Mirebeau :

  • une école primaire publique ;
  • une école primaire privée ;
  • un collège public ;
  • divers cabinets de médecins ;
  • un cabinet vétérinaire ;
  • une pharmacie.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de Mirebeau-sur-Bèze vers 1911.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le colonel Louis René Viard (1862-1952), par ailleurs nommé général de brigade de l'Armée polonaise durant la guerre contre les Soviétiques de 1919-1921, en l'honneur de qui une place de la commune a été baptisée « place du Général-Viard », était né à Mirebeau le . Officier d'infanterie coloniale, vétéran de très nombreuses campagnes dans le monde entier (Algérie, Sahara, Tonkin, A.O.F, Sénégal, A.E.F., France et Pologne), il commanda successivement trois régiments au feu durant la Grande Guerre : les 209e, 256e et 154e régiments d'infanterie. Plus tard, durant la guerre russo-polonaise de 1919-1921, il fut placé à la tête du 7e régiment de chasseurs polonais, puis de l'infanterie de la 3e division de chasseurs polonais, avant de diriger le Centre d'instruction de Rovveno. Commandeur de la Légion d'honneur[7]; grand-officier du Nichan el-Anouar, de l'ordre de l'Étoile noire, de l'Ordre royal du Cambodge, et de l'ordre du Dragon d'Annam ; 10 citations.
  • Louis de Broissia (1943- ), député puis sénateur de Côte-d'Or, président du Conseil général, ambassadeur pour l'audiovisuel extérieur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. R. Goguey, « Légionnaires romains chez les Lingons : la VIIIe Avgvsta à Mirebeau (Côte-d'Or) », Revue archéologique de l'Est, t. 57, no 179,‎ , p. 227-251 (lire en ligne).
  2. Archéologia, n°482, novembre 2010, pp. 36-37.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  7. « Cote LH/2697/28 », base Léonore, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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