Fontaine-Française

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Fontaine-Française
Fontaine-Française
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Dijon
Intercommunalité Communauté de communes Mirebellois et Fontenois
Maire
Mandat
Nicolas Urbano
2020-2026
Code postal 21610
Code commune 21277
Démographie
Population
municipale
890 hab. (2018 en diminution de 2,09 % par rapport à 2013)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 31′ 34″ nord, 5° 22′ 14″ est
Altitude Min. 215 m
Max. 287 m
Superficie 30,66 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Dijon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Apollinaire
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Fontaine-Française

Fontaine-Française est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Fontaine-Française est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dijon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 333 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (48,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (50,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (44,7 %), terres arables (43,9 %), prairies (4,4 %), zones urbanisées (3,3 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,9 %), eaux continentales[Note 3] (0,9 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Seigneurs[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, les seigneurs de Fouvent avaient aussi Fontaine-Française[8], et Champlitte en partie, puis ils se fondirent dans la Maison de Vergy[9] au tout début du XIIIe siècle par l'union entre l'héritière Clémence de Fouvent et Guillaume Ier de Vergy (vers 1180-1240 ; beau-frère du duc Eudes III par sa sœur Alix de Vergy). La puissante et proliférante famille de Vergy, déjà dotée de Beaumont et d'Autrey par les noces des grands-parents paternels d'Alix et Guillaume de Vergy — Adélaïde de Beaumont d'Autrey et Guy de Vergy, vers 1140 — détient donc désormais Fontaine-Française, Champlitte et Fouvent, bientôt Mirebeau, plus tard Bourbonne, puis Jonvelle et Charny, encore Champvans etc.

Encore quatre générations, et Henriette de Vergy († 1427), dame de Fontaine-Française, épouse sans postérité 1° Jean de Longwy-Rahon et Gevry († 1382), puis 2° 1383 Jean de Vienne-Pagny à la Barbe († 1436) ; sa petite-nièce héritière Jeanne de Vergy (1360-† 1410), femme en 1383 d'Henri de Bauffremont-Scey, transmet Fontaine-Française, Charny, Bourbonne et Mirebeau à leur descendance, notamment à leur fils Pierre de Bauffremont et à leur arrière-arrière-petite-fille Françoise de Longwy, épouse de l'amiral de Brion, alias Philippe Chabot (cf. Neublans > Seigneurs : ♦ ♥ et toutes les branches[9],[10]).

La succession de Fontaine-Française est ensuite assurée dans les familles Chabot, Loménie de Brienne, de Vivonne, Arnaud, de Mazel, La Tour du Pin-Gouvernet-La Charce. En effet, François Chabot, fils cadet de l'amiral, et ses descendants immédiats détiennent Fontaine-Française jusque vers 1630/1644 (voir l'article Philippe). Puis Fontaine-Française passe à la veuve et deuxième femme de Jacques Chabot († 1630 ; le fils aîné de François Chabot) : Antoinette de Loménie († 1638, pourtant sans postérité de Jacques Chabot qu'elle avait épousé en 1622 ; fille d'Antoine et sœur d'Henri-Auguste comte de Brienne ; veuve d'André de Vivonne de La Châtaigneraie qu'elle avait marié en 1612 et qui était † en 1616). Antoinette de Loménie transmet donc Fontaine-Française à sa fille Andrée de Vivonne, femme de François de La Rochefoucauld : ceux-là vendent en 1656, contre 180 000 livres, à Antoine Arnaud/Arnault, financier, anobli par une charge de conseiller-secrétaire du roi.

La fille ou plutôt nièce de ce dernier, Catherine Arnaud, épouse Jacques de Mazel, d'où Claude de Mazel, femme de Louis de La Tour du Pin-Gouvernet, marquis de La Charce (1655-1714) (ces Arnaud/Arnault et Mazel sont des familles de Calvisson[11]) : Fontaine-Française entre alors dans cette Maison dauphinoise dans la deuxième moitié du XVIIe siècle ; leur petit-fils Philippe-Antoine-Gabriel-Victor-Charles de La Tour du Pin-La Charce (1723-1794 ; enfant de leur fils Jacques-Philippe-Auguste (1685-1746), et père de René II de La Tour du Pin-Gouvernet de La Charce, 1750-1781) meurt guillotiné en l'an II, et sa sœur Anne-Marie-Madeleine-Louise de La Tour du Pin-La Charce (1730-1820), épouse en 1748 de François-David Bollioud de St-Jul(l)ien d'Argental (1713-1788 ; receveur général du Clergé, commanditaire de L'Escarpolette de Fragonard[12]), est une amie de Voltaire et de madame de Staël[13],[14].

Un lien existe alors avec les Grimaldi-Matignon de Monaco : la princesse Marie-Camille-Athénaïs-Honorine de Monaco (1784-1879), fille de Joseph, est en 1803 la femme de René III-Louis-Victor de La Tour du Pin-La Charce (1779-1832 ; fils de René II ci-dessus)[15] : d'où la succession du domaine/château de Fontaine-Française chez leurs enfants Louis-Gabriel-Aynard de La Tour du Pin-La Charce (né en 1806-† sans postérité en 1855 à Marseille de ses blessures reçues à Malakoff ; inhumé avec sa mère la princesse Honorine dans le cimetière communal de Fontaine-Française, où repose aussi Louis-Gabriel-Oscar Grimaldi marquis des Baux (1814-1894), fils naturel d'Honoré V et petit-cousin d'Honorine), et Joséphine-Philis-Charlotte de la Tour du Pin-La Charce, comtesse de Chabrillan (x Charles-Fortuné-Guigues de Chabrillan, 1796-1863 ; Postérité, dont leur petit-fils Aynard-Guigues de Chabrillan, 1869-1950).

Guerres de religion[modifier | modifier le code]

Lors de la cinquième guerre de religion (1574-1576), le comte palatin Jean-Casimir conduit une troupe de mercenaires à François d’Alençon et aux protestants. Il pille la ville au début de 1576[16].

Lors de la huitième et dernière guerre de religion (1585-1598), la bataille de Fontaine-Française se déroula le 5 juin 1595 et opposa Henri IV à la Ligue catholique.

Guerre de Trente ans[modifier | modifier le code]

Au cours de la guerre de Dix Ans, épisode comtois de la Guerre de Trente Ans, Fontaine fut, comme la plupart des localités de la région, dévasté par le passage, fin octobre 1636, de l'armée de Gallas et du duc Charles de Lorraine[17] puis de nouveau, en 1638 et 1643, par les Comtois. La Visite des feux du bailliage de Dijon effectuée en 1644-1645 donne un tableau effrayant : « Et nous ayant faict conduire par tout le village, avons recogneu y avoir environ 120 maisons qui paroissent être en bon estat par le dehors ; néantmoings, estant entré dans la plus grande partie, en avons vue un grand nombre dont les planchers et fenestres sont entièrement bruslés et rompus, le couvert paraissant dès la cave. Elles ne sont plus habitées, mesmement au milieu du village ... »[18].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Fontaine-Française Blason
Inconnu.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1959 juin 1995 Henry Berger RPR Docteur, député (1962-1981), président du conseil général (1988-1994)
mars 2001 2008 François Launoy UMP Conseiller général
mars 2008 2014 Nicolas Urbano UMP Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[20].

En 2018, la commune comptait 890 habitants[Note 4], en diminution de 2,09 % par rapport à 2013 (Côte-d'Or : +0,65 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9571 0331 0381 0961 0731 2241 2081 1831 122
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0831 0851 1081 0449771 0051 0181 004941
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
926884892691684727725715712
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
731658816857798916931940898
2018 - - - - - - - -
890--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Fontaine-Française
  • Moulin de Fontaine-Française
  • La Fontaine Henri IV, qui commémore la bataille de Fontaine-Française est inscrite Monument historique depuis le 14 octobre 1946[23].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Georges Viennot-Bourgin, phytopathologiste, Président de l'Académie d'agriculture, scientifique et enseignant français né le 17 avril 1906 à Fontaine-Française et mort le 8 février 1986 à Versailles.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. « Histoire de Fontaine-Française ; cf. la table des matières p. 497-502 », sur Histoire de Fontaine-Française, par Richard-Edouard Gascon, chez Darantière, à Dijon, 1892.
  9. a et b « Maison de Vergy, p. 11, par Etienne Pattou, 2007 et 2017 », sur Racines & Histoire.
  10. « Maison Chabot, p. 14, 33 et 34, par Etienne Pattou, 2015 et 2020 », sur Racines & Histoire.
  11. « A propos des seigneurs de Fontaine-Française, p. 308-311, par Pierre Gras », sur Annales de Bourgogne, 1960, sur le site de la B.M. de Dijon.
  12. « François-David Bollioud, p. 31-32 », sur Histoire et généalogie de la famille Bollioud, par Marc Gauer, in Cahiers ardéchois, 2015, mis en ligne par Calaméo.
  13. « Anne-Marie Madeleine de la Tour du Pin, madame de St-Julien ; 2020 », sur Mythes au Logis, Remy de la Vingeanne-Blog.
  14. « Les célébrations de Bourgogne ; 2020 », sur Mythes au Logis, Remy de la Vingeanne-Blog.
  15. « Honorine Grimaldi et René-Louis-Victor de La Tour du Pin-La Charce », sur Geneanet, Généalogie d'Alain Garric.
  16. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Fayard, , 596 p. (ISBN 978-2-21300-826-4, OCLC 299354152, lire en ligne). p 313
  17. Claude-Xavier Girault, Désastres causés par l'armée de Galas dans le duché de Bourgogne, en 1636, Dijon, Frantin, , 10 p. (lire en ligne), p. 5.
  18. Richard-Édouard Gascon, Histoire de Fontaine-Française, Dijon, Imprimerie Darantière, (lire en ligne).
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  23. Notice no PA00112466, base Mérimée, ministère français de la Culture.