Arcenant

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Arcenant
Arcenant
Vue du village d'Arcenant depuis l'Ouest de la commune
Blason de Arcenant
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Beaune
Intercommunalité Communauté de communes de Gevrey-Chambertin et de Nuits-Saint-Georges
Maire
Mandat
Jean-Paul Sérafin
2020-2026
Code postal 21700
Code commune 21017
Démographie
Population
municipale
505 hab. (2018 en diminution de 1,75 % par rapport à 2013)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 08′ 25″ nord, 4° 50′ 48″ est
Altitude Min. 305 m
Max. 591 m
Superficie 10,12 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Dijon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Nuits-Saint-Georges
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Arcenant

Arcenant est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté. Comptant plus de 500 habitants, il est détenteur du label "Site Clunisien".

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé dans les Hautes-Côtes de Nuits, entre Dijon et Beaune, Arcenant se trouve à 9 km à l'ouest de Nuits-Saint-Georges et à 16 km au nord de Beaune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Arcenant
Détain-et-Bruant Chevannes
Arcenant Meuilley
Fussey Marey-lès-Fussey

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Arcenant est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dijon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 333 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (65,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (65,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (62,7 %), terres arables (13,7 %), cultures permanentes (13,1 %), zones agricoles hétérogènes (4,9 %), zones urbanisées (2,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,7 %), prairies (0,1 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

De son premier nom Arcegnanum, cité dans l'histoire de Saint-Martin d'Autun, on estime que "Arce" désignerait l'ancien nom du Raccordon, et que Nan, dans le vocabulaire Gaulois, définirait une source, une rivière. Cette hypothèse est fort probable car il existe des vestiges Gallo-Romains dans la forêt communale.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , des troupes allemandes auxquelles se sont joints des hommes de la milice française attaquent une centaine de maquisards retranchés au lieu-dit la Grotte. Les combats se soldent par trente-neuf morts du côté des assaillants, et six du côté des maquisards, plus quatre blessés. Les six morts ont pour noms Serge Boillereau, Ferruccio Borillo, Louis Evrard, Jean Fiorese, Jean Poulet et André Rebill. Ce fait d'armes continue à être célébré chaque année sur les lieux-mêmes des combats[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1988 ? Abel Clémencet    
mars 2001 En cours Jean-Paul Sérafin    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10].

En 2018, la commune comptait 505 habitants[Note 3], en diminution de 1,75 % par rapport à 2013 (Côte-d'Or : +0,65 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
380392430420491542547549559
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
563560588545552557539484440
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
445416378305318301270278271
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
260271233257414451474478481
2013 2018 - - - - - - -
514505-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[13][modifier | modifier le code]

  • Le trou du Duc, grotte à flanc de falaise d'où l'on découvre une belle vue, habitée dès la plus haute antiquité[14].
  • Les puits à terre, puits maçonnés semblables à des puits hydrauliques classiques, mais destinés à recueillir les terres des vignes emportées par les eaux de ruissellement. Il suffisait ensuite de les remonter en place[15].
  • Le puits Groseille, grande cavité souterraine de 560 m de développement et de 30 m de dénivellation[16].
  • En forêt communale d'Arcenant, le site gallo-romain d'Ecartelot, situé sur une voie romaine, comprenant une exploitation agricole et un bassin d'alimentation en eau, rare en Côte-d'Or.
  • Un prieuré fortifié du XIIIe siècle.
  • Un arbre de la liberté sur la place centrale du village.
  • L'église du XIVe siècle.
  • Le lieu-dit de La Grotte dans lequel se sont retranchés une centaine de maquisards lors de la 2nde guerre mondiale.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Arcenant Blason
Parti: au premier bandé d'or et d'azur et à la bordure de gueules, au deuxième d'or à la grappe de raisin pourpre; au chef de gueules chargé de trois quintefeuilles d'or
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Article du Bien Public du , voir ce site, consulté le 25 décembre 2008.
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  13. Article du Bien Public du 5 janvier 2006 consulté le 25 décembre 2008.
  14. Mémoires, Société d'histoire d'archéologie et de littérature de l'arrondissement de Beaune, Société d'archéologie de Beaune (Côte d'Or), Impr. Beaunoise, , p. 33, voir ce site consulté le 25 décembre 2008.
  15. Article du Bien Public daté du 17 juin 2004 consulté le 25 décembre 2008.
  16. Bulletin du Muséum national d'histoire naturelle, Muséum national d'histoire naturelle (France), , p. 93, voir ce site consulté le 25 décembre 2008.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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