Essarois

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Essarois
Église Saint-Médard.
Église Saint-Médard.
Blason de Essarois
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Arrondissement de Montbard
Canton Châtillon-sur-Seine
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Châtillonnais
Maire
Mandat
André Lippiello
2014-2020
Code postal 21290
Code commune 21250
Démographie
Population
municipale
87 hab. (2013)
Densité 4,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 45′ 15″ N 4° 47′ 07″ E / 47.7541666667, 4.7852777777847° 45′ 15″ Nord 4° 47′ 07″ Est / 47.7541666667, 4.78527777778
Altitude Min. 277 m – Max. 428 m
Superficie 18,25 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Côte-d'Or

Voir sur la carte administrative de la Côte-d'Or
City locator 14.svg
Essarois

Géolocalisation sur la carte : Côte-d'Or

Voir sur la carte topographique de la Côte-d'Or
City locator 14.svg
Essarois

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Essarois

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Essarois

Essarois est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté. Les gentilés sont "Essaroyen" et "Essaroyenne".

Géographie[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 21250.png

Au sud de la grande forêt domaniale de Châtillon située sur un plateau en rive gauche de l'Ource au sud-est de Châtillon-sur-Seine, la commune d'Essarois est une commune forestière de 18 km2 couverte aux trois quarts de feuillus. Par rapport au reste du plateau qui n'a pratiquement pas de rivières, ici le territoire est coupé du sud au nord par la Digeanne qui sort de la commune au point bas de 277 m. Le village est assez central à son finage, installé en rive gauche près de la confluence de la rivière (au lieu-dit le Moulin) avec le ruisseau de la Cave. Les méandres des cours d'eau, qui se divisent parfois, arrosent de larges prairies, et on trouve quelque activité agricole sur des zones défrichées, notamment sur les versants sud du plateau Baudot qui accède au Val des Choues, en forêt de Châtillon plus au nord. La forêt couvre toute la partie rive droite de la Digeanne, le point culminant de la commune s'y trouve au sud-est dans le bois de la grande-Brosse à 427 m. En rive gauche la couverture forestière est plus clairsemée mais couvre encore bien la moitié des terres entre champs et pâturages.

La commune d'Essarois est située au croisement de la D 29 (Aisey-sur-Seine à Recey-sur-Ource) avec la D 996 (de Dijon au nord du département en direction de Bar-sur-Aube).

Hameaux, écarts, lieux-dits[modifier | modifier le code]

La population est regroupée dans le village, la commune n'a pas de hameau rattaché.

  • Habitat ou bâti écarté : le Moulin, la Forge, ferme du Fourneau, combe Messire Gond.
  • Lieux-dits d'intérêt local : la côte Chaudron, les côtes Chantreux, prés des Quartes, chemin de la Côte-d'Essarois, chemin du Val-des-Choues, bois : le Chanoi, les Brûlis, la Grande Brosse, Monsecroi, les Avergennes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Voulaines-les-Templiers Leuglay Rose des vents
Villiers-le-Duc N Recey-sur-Ource
O    Essarois    E
S
Rochefort-sur-Brévon Beaulieu Montmoyen

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le plateau formé de calcaires du Jurassique en partie ouest du plateau de Langres est sujet à des phénomènes karstiques, les eaux s'infiltrant dans les sols pour réapparaître comme sources, résurgences ou exsurgences (parfois nommées douix dans la région), souvent dans les versants des vallées de rivières et alimentant celles-ci. Pour cette raison, la forêt domaniale de Châtillon entre vallées de la Seine et vallée de l'Ource[1] n'a pratiquement pas de cours d'eau sauf deux au sud-est, la Digeanne[2] qui vient du seuil bourguignon du bassin parisien à une dizaine de kilomètres au sud, et le ruisseau du Canal plus local puisqu'il vient des étangs de l'abbaye du Val-des-Choues, alimentés par les rares sources situées en forêt.

La Digeanne entre sur le finage d'Essarois par le sud à l'altitude de 300 m et poursuit son cours vers le nord par de nombreux méandres qui irriguent de belles prairies à pâturage. Au niveau du village elle reçoit en rive gauche le ruisseau de la Cave qui point en lisière des bois dans la combe de la Côte-Chaudron, avant de se diviser en deux bras qui reçoivent eux-même de cours ruisseaux issus de sources au sol dans les grasses prairies. Avant de sortir du finage à 277 m, la rivière longe un temps la limite de commune nord-ouest dans les prés de la Forge et même marque cette limite sur près de 2 km dans les prés des Quartes. Près du village, la Digeanne entraînait un moulin, et plus au nord après la réunion de ses bras, elle apportait de l'énergie à des forges.

Les versants de la rivière donnent plusieurs sources alimentées par les eaux infiltrées dans le sols des plateaux (combe Gauthier, Vaussenois, combe du Val-Profond,…), certaines se perdent avant d'arriver au fond de la vallée ou sont captées pour les besoins domestiques.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Dès le XIXe siècle la fouille de plusieurs tumulus livre des bracelets et des anneaux de bronze d'époque celtique.

Une voie protohistorique, venant de celle de Beneuvre- Vertault (Vertillum), était empruntée par les pèlerins se rendant au fanum, implanté dans un cirque naturel, au débouché d'une source tuffeuse[3]. Ce temple, construit en matériau périssable (bois) à l'époque celtique puis maçonné en pierre locale (calcaire oolithique) à l'époque gallo-romaine, est célèbre pour les ex-voto anatomiques découverts dans la zone cultuelle[4], ces dépôts d'offrande aux dieux pour les remercier et/ou leur demander certaines guérisons.

Un ex-voto particulier y fut découvert en 2009[5], représentant un cas de polydactylie sur un pied humain taillé dans la pierre locale. L'objet, actuellement conservé au musée du Pays Châtillonnais, est un témoignage encore unique de polydactylie humaine dans le nord-est de la Gaule romaine et qui reste rare dans l'Antiquité, même si cette malformation était parfaitement connue.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Une nécropole mérovingienne, riche en sarcophages transformés souvent depuis en auges, est identifié de longue date au cimetière bossu.

La seigneurie des barons de Rochefort dépend ensuite du bailliage de la Montagne, prévôté de Villiers-le-Duc et du diocèse de Langres pour le spirituel.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le château actuel, inscrit à l'inventaire des Monuments historiques est construit au début du XVIIe siècle par Jean Gaillard, bourgeois de Châtillon.

En 1611 la seigneurie passe aux Chastenay-Lanty dont Victorine de Chastenay décédée en 1855 est l'ultime représentante[6]. La Dijeanne permettait alors de faire fonctionner un haut-fourneau et une forge[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Essarois appartient :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   André Lippiello    
Les données manquantes sont à compléter.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent aux trois quintefeuilles de gueules.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 87 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
325 286 299 318 396 445 480 490 490
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
432 440 400 398 395 374 335 345 280
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
264 250 282 224 177 201 172 202 186
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
170 150 101 90 93 93 91 90 87
2013 - - - - - - - -
87 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux, monuments et pôles d'intérêt[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune compte 1 monument inscrit à l'inventaire des monuments historiques[10], 9 monuments ou édifices répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[11], 1 élément classé à l'inventaire des objets historiques[12] et 20 objets répertoriés à l'I.G.P.C[13].

  • Château[14], ancienne propriété de la famille des Chastenay-Lanty ; corps de logis du XVIe siècle bâti par le seigneur de Montfort remanié et agrandit au XVIIe siècle  Inscrit MH (1947)[15].
  • L'église Saint-Médard remaniée en façade au XIXe siècle par l'architecte châtillonnais Simon Tridon a conservé son chœur et une chapelle castrale du XIIIe siècle (IGPC 1989)[16]. Elle renferme une statue de saint Antoine du XVIe siècle et un retable du XVIIIe siècle avec statues de saint Médard et saint Éloi.
  • Lavoir-fontaine au centre du village (IGPC 1989)[17].
  • Pont de pierre sur la Digeanne avec une croix datée de 1790 (IGPC 1989)[18].
  • Source et vestiges du sanctuaire gallo-romain d'Essarois[19].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Victorine de Chastenay (11/04/1771 - 09/05/1855) fille du seigneur d'Essarois ; fut chanoinesse d'Epinal ; musicienne et écrivaine, auteur de Mémoires sur la Révolution et l'Empire.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau (F04-0400) »
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau (F0410600)) »
  3. Archéologia N°482 - novembre 2010. p. 35.
  4. Deyts S., 2003, « Les sculptures du sanctuaire d’Essarois », Dossiers d’archéologie, n° 284, juin 2003, Dijon, éd. Faton, p. 98-101.
  5. Curie J. et al., « Découverte d'un ex-voto particulier sur le site cultuel d'Essarois (Côte d'Or) : un cas de polydactylie chez les Gallo-Romains ? », Revue Archéologique de l'Est, tome 60, 2011, p. 563-568 : [lire en ligne]
  6. René Paris 1987, p. 154
  7. René Paris 1987, p. 155
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2008, 2010, 2013.
  10. « Liste des monuments historiques de la commune d'Essarois », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. « Liste des lieux et monuments de la commune d'Essarois à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. « Liste du patrimoine mobilier de la commune d'Essarois », base Palissy, ministère français de la Culture.
  13. « Liste des objets de la commune d'Essarois à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Palissy, ministère français de la Culture.
  14. description p. 86 in Châteaux de Côte d'Or par Mme Françoise Vignier
  15. « Notice no PA00112446 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Notice no IA00050315 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Notice no IA00050385 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Notice no IA00050386 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. [1]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Paris, A la rencontre du Châtillonnais : Montigny-sur-Anbe, Recey-sur-Ource, Châtillon-sur-Seine, La Bourgogne,‎ Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :