Essarois

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Essarois
Image illustrative de l'article Essarois
Blason de Essarois
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Arrondissement de Montbard
Canton Châtillon-sur-Seine
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Châtillonnais
Maire
Mandat
André Lippiello
2014-2020
Code postal 21290
Code commune 21250
Démographie
Population
municipale
87 hab. (2013)
Densité 4,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 45′ 15″ N 4° 47′ 07″ E / 47.7541666667, 4.7852777777847° 45′ 15″ Nord 4° 47′ 07″ Est / 47.7541666667, 4.78527777778
Altitude Min. 277 m – Max. 428 m
Superficie 18,25 km2
Localisation

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Essarois

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Essarois

Essarois est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 21250.png

La commune s'étend sur 18 km2 situés entre 277 et 428 mètre d'altitude.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Voulaines-les-Templiers Leuglay Rose des vents
Villiers-le-Duc N Recey-sur-Ource
O    Essarois    E
S
Rochefort-sur-Brévon Beaulieu Montmoyen

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Dès le XIXe siècle la fouille de plusieurs tumulus livre des bracelets et des anneaux de bronze d'époque celtique.

Une voie protohistorique, venant de celle de Beneuvre- Vertault (Vertillum), était empruntée par les pèlerins se rendant au fanum, implanté dans un cirque naturel, au débouché d'une source tuffeuse[1]. Ce temple, construit en matériau périssable (bois) à l'époque celtique puis maçonné en pierre locale (calcaire oolithique) à l'époque gallo-romaine, est célèbre pour les ex-voto anatomiques découverts dans la zone cultuelle[2], ces dépôts d'offrande aux dieux pour les remercier et/ou leur demander certaines guérisons.

Un ex-voto particulier y fut découvert en 2009[3], représentant un cas de polydactylie sur un pied humain taillé dans la pierre locale. L'objet, actuellement conservé au musée du Pays Châtillonnais, est un témoignage encore unique de polydactylie humaine dans le nord-est de la Gaule romaine et qui reste rare dans l'Antiquité, même si cette malformation était parfaitement connue.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Une nécropole mérovingienne, riche en sarcophages transformés souvent depuis en auges, est identifié de longue date au cimetière bossu.

La seigneurie des barons de Rochefort dépend ensuite du bailliage de la Montagne, prévôté de Villiers-le-Duc et du diocèse de Langres pour le spirituel.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le château actuel, inscrit à l'inventaire des Monuments historiques est construit au début du XVIIe siècle par Jean Gaillard, bourgeois de Châtillon.

En 1611 la seigneurie passe aux Chastenay-Lanty dont Victorine de Chastenay décédée en 1855 est l'ultime représentante[4]. La Dijeanne permettait alors de faire fonctionner un haut-fourneau et une forge[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Essarois appartient :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   André Lippiello    
Les données manquantes sont à compléter.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent aux trois quintefeuilles de gueules.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 87 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
325 286 299 318 396 445 480 490 490
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
432 440 400 398 395 374 335 345 280
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
264 250 282 224 177 201 172 202 186
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
170 150 101 90 93 93 91 90 87
2013 - - - - - - - -
87 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château [8], ancienne propriété de la famille du Chastenay-Lanty ; construction du XVIIe siècle.  Inscrit MH (1947) [9].
  • Abbaye du Val des Choues ; bâtiments de l'abbaye, fille de Cluny.
  • L'église Saint-Médard remaniée au XIXe siècle a conservé son chœur et une chapelle castrale du XIIIe siècle. Elle renferme une statue de saint Antoine du XVIe siècle et un retable du XVIIIe siècle avec statues de saint Médard et saint Éloi.
  • Lavoir-fontaine au centre du village.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Victorine de Chastenay (11/04/1771 - 09/05/1855) fille du seigneur d'Essarois ; fut chanoinesse d'Epinal ; musicienne et écrivaine, auteur de Mémoires sur la Révolution et l'Empire.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archéologia N°482 - novembre 2010. p. 35.
  2. Deyts S., 2003, « Les sculptures du sanctuaire d’Essarois », Dossiers d’archéologie, n° 284, juin 2003, Dijon, éd. Faton, p. 98-101.
  3. Curie J. et al., « Découverte d'un ex-voto particulier sur le site cultuel d'Essarois (Côte d'Or) : un cas de polydactylie chez les Gallo-Romains ? », Revue Archéologique de l'Est, tome 60, 2011, p. 563-568 : [lire en ligne]
  4. René Paris 1987, p. 154
  5. René Paris 1987, p. 155
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2008, 2010, 2013.
  8. description p. 86 in Châteaux de Côte d'Or par Mme Françoise Vignier
  9. Fiche Mérimée

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Paris, A la rencontre du Châtillonnais : Montigny-sur-Anbe, Recey-sur-Ource, Châtillon-sur-Seine, La Bourgogne,‎ Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]

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