Rochefort-sur-Brévon

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Rochefort-sur-Brévon
Rochefort-sur-Brévon
Mairie de Rochefort, ancien château, forge d'en haut et nouveau château au fond.
Blason de Rochefort-sur-Brévon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Canton Châtillon-sur-Seine
Intercommunalité Pays Châtillonnais
Maire
Mandat
Christian Houiste
2014-2020
Code postal 21510
Code commune 21526
Démographie
Population
municipale
41 hab. (2015 en diminution de 8,89 % par rapport à 2010)
Densité 3,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 44′ 37″ nord, 4° 42′ 11″ est
Altitude Min. 287 m
Max. 411 m
Superficie 11,98 km2
Localisation

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Rochefort-sur-Brévon est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté. Les gentilés sont "Rochefortien" et "Rochefortienne".

Géographie[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 21526.png

À cheval sur environ 4 km de la vallée du Brévon[1], avec ses deux versants et une partie des plateaux adjacents, la commune de Rochefort-sur-Brévon s'inscrit sur 12 km2 (1198 ha) dans la partie sud de la forêt de Châtillon, mais en dehors de la zone domaniale. C'est une commune essentiellement forestière avec une partie agricole sur le plateau nord, autour du Puiset et au-dessus du village, qui représente environ un quart de la surface totale. En fond de vallée, les méandres de la rivière irriguent des prairies à pâturages, en aval se trouve le point bas de la commune à 286 m. Le point culminant se trouve à 411 m en lisière de forêt, qui est aussi la limite de commune, au nord du Puiset au lieu-dit des Champs-de-la-Grange vers la combe du Puiset. Le territoire est traversé par deux routes départementales qui ne font qu'une le long du Brévon, la D.16 qui joint Châtillon-sur-Seine à Aignay-le-Duc en passant par la forêt (variante de la D.971 qui passe par Saint-Marc-sur-Seine) et la D.29 qui joint la D.971 (au niveau d'Aisey-sur-Seine) à Recey-sur-Ource.

Hameaux, écarts, lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Hameau détaché du village : Le Puiset.
  • Habitat ou bâti écarté : moulin de la Fenderie, le Chenil.
  • Lieux-dits d'intérêt local : combe Vellerot, la Roche-Chambain, Vaulordon.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Germain-le-Rocheux Villiers-le-Duc Rose des vents
N Essarois
O    Rochefort-sur-Brévon    E
S
Busseaut Mauvilly Beaulieu
Le village en rive droite du Brévon.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Brévon passe de 312 m à 286 m de l'amont à l'aval de la commune pour un cours d'environ 4 km, soit une pente inférieure à 1 % qui produit des méandres, des zones marécageuses et des retenues d'eau plus ou moins aménagées par l'homme pour alimenter les forges et les moulins. Le Brévon est ici aux deux tiers de son parcours, à l'entrée du pittoresque val de la Chouette qui le conduit jusqu'à sa confluence avec la Seine près de Vaurois (commune de Brémur-et-Vaurois). Il n'y a pratiquement pas d'autres cours d'eau sur le finage, le sous-sol karstique drainant les pluies en sous-sol qui ressortent en exsurgences (nommées localement douix) dans les vallées. Un court ruisseau d'environ 700 m (qui n'est pas référencé par le SANDRE) est alimenté par deux sources sises près du Puiset, il descend vers le Brévon par la combe Vellerot où une digue retient un petit étang. Une source au fond de la combe Volordon ne débite pas assez pour aboutir à la rivière.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et antiquité[modifier | modifier le code]

Quelques éléments modestes mégalithiques attestent d'une occupation préhistorique. Des constructions plus récentes sont datées de la période gallo-romaine.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Rochefort dépend de Mauvilly avant de devenir une petite baronnie. L’existence d’un château primitif appartenant au sire du Puiset, situé à l’est du château actuel, sur un petit éperon rocheux dominant l'église et l'étang, est attestée dès 1235.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Un incendie le détruit vers 1730, ne laissant que le colombier[2]. Vers 1820 la maison du prieur du val des Choues est démontée pierre à pierre et rebâtie à son emplacement.

En 1888, le comte de Broissia fait construire sur une arête rocheuse voisine une vaste demeure puis en 1896 des écuries, un jardin en terrasse, une orangerie et un parc[3].

Avant le décret no 2003-736 du 1er août 2003, la commune s'appelait Rochefort.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Rochefort-sur-Brévon Blason D'azur à 12 billettes d'or 5,4 et 3; au chef d'argent, chargé d'un lion léopardé de gueules.
Détails
Non officiel : emprunt aux comtes de Rochefort.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Rochefort-sur-Brévon.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Christian Houiste    
Les données manquantes sont à compléter.

Rochefort-sur-Brévon appartient :

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5].

En 2015, la commune comptait 41 habitants[Note 1], en diminution de 8,89 % par rapport à 2010 (Côte-d'Or : +1,68 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
226237241284300268262272252
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
268185186175188210179181150
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
137145143141127961068468
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 -
4855506560454541-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux, monuments et pôles d'intérêt[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune compte 3 monuments inscrits à l'inventaire des monuments historiques[8], 18 monuments ou édifices répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[9], 1 élément classé à l'inventaire des objets historiques[10] et 28 objets répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[11].

  • L'ancien château (IGPC 1989)[14] est construit vers 1820 avec des matériaux provenant de la maison du prieur de l'abbaye du Val des Choues démontée pierre à pierre et rebâtie sur une partie de l'emplacement de l'ancien château-fort dont il ne reste que quelques vestiges tel le colombier.
  • Les forges de la première moitié du XVIIe siècle : la forge du Bas dans le parc du château, restaurée, et la forge du Haut, en mauvais état. Ces deux forges ont cessé de fonctionner en 1839, la concurrence des forges à l'anglaise de plus grande capacité leur étant fatale[15]. Logo monument historique Classé MH (1994)[16].
  • La chapelle Saint-Maur dans le hameau du Puiset, du début XVIe siècle (IGPC 1989[17]). Elle reçoit des expositions d'artistes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau (F0050600) »
  2. René Paris 1986, p. 55
  3. René Paris 1986, p. 56
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  8. « Liste des monuments historiques de la commune de Rochefort-sur-Brévon », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. « Liste des lieux et monuments de la commune de Rochefort-sur-Brévon à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. « Liste du patrimoine mobilier de la commune de Rochefort-sur-Brévon », base Palissy, ministère français de la Culture.
  11. « Liste des objets de la commune de Rochefort-sur-Brévon à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Palissy, ministère français de la Culture.
  12. Notice no PA21000022, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. Notice no PA00112608, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. Notice no IA00054237, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. Les forges de Rochefort sur Brevon..., sur www.christaldesaintmarc.com, 17 janvier 2010 (consulté le 7 octobre 2014).
  16. Notice no PA00132542, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. Notice no IA00054248, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. Notice no IM21005459, base Palissy, ministère français de la Culture

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Paris, A la rencontre du Châtillonnais : Aignay-le-Duc, Baigneux-les-Juifs, Laignes, La Bourgogne, Document utilisé pour la rédaction de l’article

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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