Écutigny

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Écutigny
Écutigny
Église Saint-Cassien-Saint-Sébastien
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Beaune
Canton Arnay-le-Duc
Intercommunalité Pouilly-en-Auxois et Bligny-sur-Ouche
Maire
Mandat
Marie Chodron De Courcel
2014-2020
Code postal 21360
Code commune 21243
Démographie
Population
municipale
88 hab. (2015 en diminution de 14,56 % par rapport à 2010)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 05′ 06″ nord, 4° 37′ 22″ est
Altitude Min. 382 m
Max. 475 m
Superficie 5,69 km2
Localisation

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Écutigny est une commune française située dans le canton d'Arnay-le-Duc du département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Bessey-la-Cour Vic-des-Prés Rose des vents
Thomirey N Lusigny-sur-Ouche
Montceau-et-Écharnant
O    Écutigny    E
S
Saussey

Écutigny est situé sur la ligne de partage des eaux. Le village est sur le versant qui conduit les eaux vers l'Ouche, donc la mer Méditerranée (via la Saône puis le Rhône). À l'opposé versant ouest côté Thomirey, les eaux se dirigent dans l'océan Atlantique. Un chemin en provenance de la Colonne de Cussy, appelé naguère "des Auvergnats", serait les restes d'une ancienne voie romaine. Une partie du village, isolée, se nomme depuis des siècles, la Cour Durand, de la justice de la Collégiale d'Autun. C'est le berceau de la famille de ce nom, établie en ce lieu dès 1507, Durand, avocat à Beaune, dont la descendance a eu des places distinguées.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1802 Antoine VIRELY    
1802 1817 Cassien VIRELY    
1817 1828 Etienne VIRELY    
1828 1836 Jacques Etienne VIRELY    
1836 1840 Maldant VIRELY    
1840 1844 Jean BUISSON    
1844 1848 Vivant CLAIRE    
1848 1849 Jacques VIRELY-LABUSSIERE    
1849 1852 Louis BUISSON - CASSIEN    
1852 1855 Claude VIRELY    
1855 1865 Jacques VIRELY-LABUSSIERE    
1865 Janvier 1872 Jean Marie PAILLOTTE    
Janvier 1872 Mars 1873 Jean BUISSON CASSIEN (Soulié)    
1873 1878 Jean VIRELY (Soulié)    
Mars 1878 Juin 1878 Jean (Soulié) VIRELY    
Avril 1878 18 mars 1923 (Décès) Etienne Claude VIRELY    
Mars 1923 1941 Joseph Gabriel Lucien VIRELY    
1941 1943 Louis-André VIRELY    
1943 1945 Ernest MONNOT    
1945 1959 Joseph VIRELY    
1959 1980 Jean VIRELY    
1980 Mars 2001 André VIRELY    
Mars 2001 2008 Michel BAROT    
Mars 2008 En cours Marie DE COURCEL   Agricultrice

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[2].

En 2015, la commune comptait 88 habitants[Note 1], en diminution de 14,56 % par rapport à 2010 (Côte-d'Or : +1,68 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
230244221239253246226211219
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
228253232219238211209190158
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
161145141121111114113116144
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
102108998185789510188
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Un château se trouve sur la commune d'Écutigny.

La première mention d'un seigneur du lieu, donc peut-être d'un château, est de 1168 : il s'agit de Pierre d'Écutigny, dont les descendants, vassaux des seigneurs d'Antigny, vécurent jusqu'au milieu du XVe siècle dans l'entourage de leurs suzerains, les Noyers, et dans celui des Ducs de Bourgogne. Au cours de cette longue période, de multiples partages les dépossédèrent peu à peu de la terre dont ils portaient le nom : dès 1402, le principal propriétaire en était un certain Jean Peauldoye à qui de complexes liens familiaux les unissaient depuis le milieu du XIVe siècle.

Ce Jean Peauldoye fut bientôt éliminé par un autre parent, Aubert Lobbe ou Lobbat, apparu dès 1430, que certains auteurs considèrent comme l'époux d'Agnès d'Écutigny.

C'est le fils de ces derniers, Philippe Lobbat, qui semble avoir fait bâtir la vieille forteresse, explicitement désignée comme "château-fort" dans la recherche des feux en 1450. En 1494,le fief est tenu pour trois quarts par Claude Peauldoye et pour un quart par Louis de Breschart, mari de Jeanne Lobbat. Charles de Mypont en hérite quelques années plus tard. Charles de Mypont a été le tuteur de Rose et Blaise Peauldoye, seigneur de Corbeton. Son fils Philippe en hérite et, comme lui, réside souvent à Écutigny.

En 1566, Catherine de Mypont l'apporte en dot à Antoine de Salins qui parvient à réunir entre ses mains la totalité de la seigneurie, mais se ruine dans le même temps en restaurant le château de Corabœuf, si bien qu'à sa mort, en 1596, Catherine de Mypont doit vendre le château à Jean Jaquot, Trésorier de France, qui complète l'œuvre de rassembleur de son prédécesseur en se faisant céder, en 1602, les droits de justice jusqu'alors détenus par les seigneurs d'Antigny.

Ce très riche personnage n'eut qu'une fille, Claude, qu'il unit à Antoine Joly, greffier au Parlement de Bourgogne. Tous deux entreprirent la transformation totale du château, œuvre qui fut poursuivie par leur fils, Bénigne, lequel mourut en 1660, le laissant à son fils ainé, Jean Joly. Celui-ci fit valoir le domaine de ses mains, supprima la chapelle castrale dédiée à saint Cassien et fit édifier l'église paroissiale en 1695.

À sa mort en 1710, le château d'Écutigny passa à son frère, Antoine, qui disparut à son tour sans descendance.

Le bien fut alors attribué à sa sœur, Louise Bernarde, veuve d'Étienne Malteste, puis à ses descendants, son fils Claude, prêtre, puis son petit-fils, Jean-Louis, neveu du précédent, Conseiller au Parlement, mort à Paris en l'an III.

Au décès de Jean-Louis Bernarde, sa veuve, dont il vivait séparé, vendit le mobilier du château. Leur fils,également prénommé Jean Louis, s'essaya néanmoins à y faire renaître un peu de vie lorsqu'il fut devenu député de Côte d'Or en 1815. Tentative éphémère qui prit fin dès 1820 avec la vente du château d'Écutigny à l'agent de change parisien Charles Maurice Archedeacon qui transforma les logis en granges et hébergements à moutons avant de céder le domaine, en 1850, à Maxime Le Jeune, de Pommard, auquel succéda Gaston Le Reffait, de Paris, dont la fille Marie devait épouser, à la veille de la Première Guerre mondiale, M. Chodron de Courcel, diplomate.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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