Arc-sur-Tille

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Arc-sur-Tille
Arc-sur-Tille
Église Saint-Martin
Blason de Arc-sur-Tille
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Dijon
Canton Saint-Apollinaire
Intercommunalité Norge et Tille
Maire
Mandat
Patrick Morelière
2014-2020
Code postal 21560
Code commune 21021
Démographie
Population
municipale
2 617 hab. (2015 en augmentation de 5,57 % par rapport à 2010)
Densité 115 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 20′ 38″ nord, 5° 11′ 33″ est
Altitude Min. 209 m
Max. 241 m
Superficie 22,71 km2
Localisation

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Arc-sur-Tille

Arc-sur-Tille est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Arc-sur-Tille se trouve à environ 12 kilomètres par la route à l'est de Dijon et est traversé par la route départementale 70 qui relie Dijon à Gray, dans la Haute-Saône, puis Vesoul.

La commune se trouve également à la hauteur de la sortie Sortie 04 de l'autoroute A31 qui relie Beaune au Luxembourg.

Géologie[modifier | modifier le code]

Située dans une plaine marécageuse

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • Le territoire communal est baigné par la Tille, affluent de la Saône.Elle a souvent par le passé, débordé et créé des dommages au village et aux cultures.
  • Le lac d'Arc-sur-Tille, ancienne gravière aménagée depuis 2002 (plus grande plage de sable de Bourgogne) est très fréquenté en été par les baigneurs et permet de nombreuses activités nautiques (voile, canoë-kayak, ski nautique et pêche sur des bassins réservés). L'eau du lac est d'excellente qualité.

Villages, hameaux, lieux-dits, écarts[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

  • Brucey [1]. En latin Bruceyo ce village nommé au XVIIe siècle Brecey, a été de tous temps et dès l'origine de son existence de la paroisse d'Arc-sur-Tille, la bulle du pape Adrien IV en l'an 1156 en est une preuve certaine ; puisque dans le dénombrement qu'elle fait des églises dépendantes de l'abbaye Saint-Étienne, elle en parle comme d'une simple chapelle, dépendant de l'église mère et paroissiale de Arc-sur-Tille. Puis Jean de Maupeou, évêque de Chalon-sur-Saône ayant révoqué la faculté que ses prédécesseurs avaient donnée au curé d'Arc de dire une seconde messe les jours de fêtes et dimanches dans l'église de Brucey et ayant permis le aux habitants de ce lieu d'ériger des fonts baptismaux en leur église, quelques prêtres particuliers prenant cette érection de fonts baptismaux, pour une érection à titre de cure, s'en firent pourvoir en cour de Rome. Les habitants sous prétexte qu'ils étaient mal desservis par un simple vicaire qu'ils avaient eu en conséquence d'un accord du , faite entre eux, le chapitre de Saint-Étienne et le curé d'Arc, ils présentèrent requête le , à Henry Félix, évêque de Chalon pour qu'il érige l'église en titre de cure, ce qu'il fit le . Mais l'abbé de Saint-Étienne Claude Fyot, se plaignit en Cour de Rome et interjeta appel. Les parties par acte du passent en présence et du consentement de Henry Félix qu'il serait procédé de nouveau suivant les formes prescrites par les canons et les ordonnances à l'érection de l'église de Brucey en cure aux conditions portées par le même acte et spécialement que le droit de présenter à cette nouvelle cure, appartiendra à perpétuité aux abbés de Saint-Étienne. Cette église est dédié au titre de Saint-Martin comme celle d'Arc, avec la différence qu'elle en célèbre la fête le 11 novembre, jour du décès de son saint patron, mais elle est du même diocèse, archidiaconé, et bailliage[2].
  • Court-Betton ou Courbeton *
  • la Rente du Fossé
  • Forest -

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Orgeux Arceau Belleneuve Rose des vents
Couternon N Binges
O    Arc-sur-Tille    E
S
Bressey-sur-Tille, Remilly-sur-Tille

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La paroisse d'Arc-sur-Tille avait au XVIIe siècle son nom corrompu car le vulgaire prononce par abréviation Astille[3]. Le village est du bailliage, recette et grenier à sel de Dijon. Dépend de la collation de l'évêque de Chalon-sur-Saône et de l'archidiaconé de l'Oscheret. La dixme est pour les trois-quarts au seigneur du lieu l'autre revenant au curé. Elle est de 11, 12 ou 13 gerbes de toutes sortes de grain.

Le patron de cette paroisse est saint Martin, archevêque de Tours, dont le fête principale n'est pas le 11 novembre jour de son décès, mais le 4 juillet, jour de la Translation de ses reliques ; la dédicace de l'église est célébrée le dimanche qui précède le 3 août.

Les abbés de l'abbaye Saint-Étienne de Dijon ont le droit de présenter à cette église, par Gautier, évêque de Chalon-sur-Saône qui le leur donna en 1117, Jotsalde ou Joussaud, son successeur à l'évêché le ratifia la même année en plein synode de Tournus et il a été confirmé depuis par divers papes en 1124, parCalixte II 1139, par Innocent II, 1156, 1185, 1238, 1245, et 1290. Cette terre en toute justice fut élevé au marquisat. Le seul commerce est celui du charbon. On y cultive le froment, l'orge l'avoine et le conceau, point de vignes et des prés qui donnent un très méchant foin. Les habitants 138 habitants y sont très pauvres, sauf trois ou quatre[4] En 1260, Henry de Vergy, déclare tenir en fief lige du duc de Bourgogne les fiefs de Bere, Arc-sur-Tille et de Janle. Ce village a donné le nom d'une ancienne famille. Maifroi de Archo, rendit à l'abbé de Saint-Étienne les terres enclavée dans la seigneurie d'Arc et lui donna le droit de chauffage dans les bois en 1115.

C'est au XIVe siècle que la dernière héritière de cette seigneurie Jehanne d'Arc, l'apporte à son époux Eudes de Saulx et entre ainsi dans la Maison de Saulx-Tavannes qui la possède encore au XVIIIe siècle. La Levée a coûté aux États la somme de 45 000 livres en 1614. Il s'y tenait, avant la Révolution, quatre foires par an, les 4 janvier, mars, mai et septembre. En 1636, Arc est incendié par Matthias Gallas, le château pillé et détruit.

Près d'Arc, le , se passa une action assez vive entre les troupes du roi, conduites par le marquis de Tavannes et celle du comte, son neveu, qui commandait celles du prince de Condé, alors prisonnier au Havre. Le premier fut défait et perdit tous ses équipages.

La Révolution[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« Bandé d'or et de gueules de six pièces. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

  • 1115 av - Maifroi de Archo
  • 1314 - Jeahan d'Arc chevalier, sire d'Arc
  • 1329 - Jehan d'Arc chevalier, sire d'Arc
  • 1331 - Guy d'Arc et son épouse Alix de Nus
  • 1380 - Humbert d'Arc , chevalier d'Arc
  • XIVe siècle- Jehanne d'Arc épouse, Eudes de Saulx
  • 1543 - Elyon de Mailly , seigneur d'Arc, Charette-Varennes, et Terrans
  • 1650 - Marquis de Tavannes
  • 1666 - Jacques de Saulx, Comte de Tavanne, bailly de Dijon

Depuis La Révolution[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
en cours Patrick Morelière DVD puis UDI Agriculteur retraité
mars 2008 Daniel Viard SE  
mars 2001 mars 2008 François Maugé SE  
1995 2001 Robert Camut    
1988 1995 François Maugé SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1777, la paroisse comptait 190 feux.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6].

En 2015, la commune comptait 2 617 habitants[Note 1], en augmentation de 5,57 % par rapport à 2010 (Côte-d'Or : +1,68 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0311 0181 0431 0451 0811 0441 0861 1091 178
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1811 1471 0121 0109739481 003938858
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
816781803678662698711738812
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
8008429401 9131 9502 3322 4502 4792 617
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Civils[modifier | modifier le code]

Religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Martin a été construite pendant la Restauration dans le style néo-classique et inaugurée en 1829. À la fin du XIXe siècle, l'édifice est dans un état de délabrement assez avancé, ce qui nécessite sa fermeture en 1989. La municipalité, malgré l'opposition des autorités religieuses, décide en 2005 de faire démolir l'édifice, mais grâce à l'action d'une association (l'UEPA) qui se bat depuis 1991 pour tenter de la sauver, une première tranche de travaux de réhabilitation est lancée en avril 2013. Une souscription nationale est en cours via la Fondation du Patrimoine pour permettre le financement de la seconde tranche de travaux qui permettra à terme, de rouvrir l'église Saint-Martin au public.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Henri d'Arc, doyen de la Sainte-Chapelle de Dijon, mort en 1238, il était le neveu de Hugues d'Arc, abbé de Saint-Bénigne.
  • Hugues d'Arc fut abbé de l'abbaye de la Chaise-Dieu, en 1306
  • Hugues d'Arc , 73e abbé de l'abbaye Saint-Bénigne de Dijon de 1269 à 1300
  • Jehan d'Arc , deux chevalier, sires d'Arc en 1314 & 1329 épitaphes dans l'église paroissiale.
  • Louis XIV, roi de France, y coucha le , après la conquête de la Franche-Comté.
  • Nicolas Jacquemard (1771-1835), général des armées de la République et de l'Empire ; né au hameau de Corbeton.
  • Stéphane Tarnier (1828-1897), obstétricien, inventeur de plusieurs instruments, dont un forceps qui porte son nom [9]. Il recommande à ses disciples de l’époque de mettre en application lors des accouchements les pratiques d'asepsie recommandées par Semmelweis et Lister. La majorité de ces travaux en obstétrique sont groupés dans un ouvrage intitulé Traité de l'art des accouchements, par Pr. S Tarnier et Pr. P Budin. La rue principale d'Arc-sur-Tille où se trouve son ancienne résidence (La Clochette) porte son nom. Au sud d’Arc-sur-Tille une fontaine porte également son nom.
  • Albin Roussin (1781-1854), baron, né à Dijon ; amiral, savant, ministre de la Marine.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Courtépée, Description historique du Duché de Bourgogne..., Dijon, chez Causse imprimeur, t.II, p. 312-314.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fut plus tard détaché pour former une paroisse
  2. Claude Fyot de la Marche, op.cit.
  3. Claude Fyot de la Marche, Histoire de l'église abbatiale et colégiale de Saint Estienne de Dijon , Dijon, 1696, chapitre II, p. 316
  4. Enquête de l'Intendant Bouchu (1666-1669), déposé au bureau des finances
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. Tarnier Stéphane : Chirurgien Obstétricien français

Liens externes[modifier | modifier le code]