Abbaye Saint-Vivant de Vergy

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Abbaye Saint-Vivant de Vergy
Vestiges de l'abbaye.
Vestiges de l'abbaye.

Ordre Ordre de Saint-Benoît, ordre de Cluny
Abbaye mère Abbaye Saint-Bénigne de Dijon, puis abbaye de Cluny
Fondation 890
Fermeture 1790 (Révolution française)
Diocèse Diocèse d'Autun, Chalon et Mâcon
Fondateur Le comte Manassès Ier de Chalon et l'évêque d'Autun Wallon de Vergy
Dédicace Saint-Vivant (Viventius)
Protection  Inscrit MH (1992) [1]
Site web www.saint-vivant.net
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Région historique Royaume de Bourgogne
Département Côte-d'Or
Région Bourgogne-Franche-Comté
Commune Vergy (Curtil-Vergy)
Coordonnées 47° 10′ 19″ nord, 4° 53′ 11″ est

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Abbaye Saint-Vivant de Vergy

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Abbaye Saint-Vivant de Vergy

L'abbaye Saint-Vivant de Vergy est une ancienne abbaye bénédictine du IXe siècle à Curtil-Vergy (Côte-d'Or). Elle dépendait de l'abbaye de Cluny et est dédiée au vendéen saint Vivant. Ses bâtiments sont inscrits aux monuments historiques depuis le 10 mars 1992[1]. Elle est célèbre pour avoir exploité entre autres, durant près de 650 ans, les prestigieux vins de Bourgogne Romanée-conti et Romanée saint-vivant de l'actuel domaine de la Romanée-conti.

Historique[modifier | modifier le code]

En 890, durant les ravages des invasions vikings repoussées hors du duché de Bourgogne par le duc Richard de Bourgogne, le comte Manassès Ier de Chalon (comte de Chalon, de Beaune, de Dijon, d'Auxois, d'Avallon, d'Oscheret, de Langres, seigneur de Vergy du Royaume de Bourgogne durant l'Empire carolingien) et son frère l'évêque d'Autun Wallon de Vergy, accueillent des moines de Vendée (et leur relique du saint vendéen Viventius (saint Vivant), venu de Palestine pour évangéliser le pays d'Herbauges du Bas-Poitou). Ils fondent cette abbaye au pied sud de l'éperon rocheux de leur château de Vergy, sur la sépulture de leur ancêtre saint Gairin de Poitiers et de Vergy, puissant seigneur du royaume de Bourgogne mérovingien, martyr lapidé sur le mont de Vergy en 674 et frère de saint Léger d'Autun. En l'an mille, l'abbaye est rattachée à l'abbaye Saint-Bénigne de Dijon, puis à l'abbaye de Cluny en 1087.

En 1023, le seigneur Humbert-Hézelin de Vergy (1000-1060), seigneur de Nuits, archidiacre du diocèse d'Autun, puis évêque de Paris, fondent le chapitre de Saint Denis de Vergy dans le château de Vergy voisin, ou s'installent seize chanoines. Le chapitre est entre autres doté du cru Saint Georges, l'un des plus anciens de Nuits-Saint-Georges. Il fonde en 1033 la collégiale Saint Denis sur la colline du château, en arrière du logis seigneurial. L'église Saint-Saturnin de Vergy est construite au pied nord de l'éperon rocheux sur les vestiges d'un sanctuaire du VIe siècle.

Le 13 novembre 1131, le duc Hugues II de Bourgogne donne à l'abbaye Saint-Vivant de Vergy les terres incultes, les bois et les champs qu'il possède dans les communes voisines de Flagey et de Vosne.

En 1232, la duchesse de Bourgogne Alix de Vergy (1182-1251, veuve du duc Eudes III de Bourgogne, famille de Vergy) fait don de son meilleur vignoble alors baptisé Le Cloux des cinq journaux (actuelle Romanée-conti et Romanée saint-vivant, cloux pour clos, journal, d'une superficie d'environ 3,4 ares). L'abbaye les exploite durant près de 650 ans, avec les vendangeoirs de l'actuelle rue du Temps perdu de Vosne-Romanée (de l'actuel domaine de la Romanée-conti).

En 1772, le monastère médiéval est entièrement démoli pour être relevé à la mode de l'époque, selon les plans de l'architecte dijonnais Jean-Antoine Caristie.

Pendant la Révolution française, le monastère est déclaré bien national et acheté en 1796 par le maître de forges de Pellerey, Antoine Mollerat, qui fait démolir une grande partie du monastère, à l’exception de l'église prieurale.

Au cours du XIXe siècle, l'édifice est à l'abandon et sert de carrières de pierres.

En 1996, les ruines du monastère sont rachetées par le GFA de la Romanée-Saint-Vivant. L'Association Abbaye de Saint-Vivant est créée trois ans plus tard pour sauver et consolider les ruines du monastère, un des plus anciens édifices témoins de l'histoire de la Bourgogne et des plus prestigieux crus du vignoble de Bourgogne.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Rauwel (dir.), L'Abbaye de Saint-Vivant, Éditions de l'Association l'Abbaye de Saint-Vivant, 208 p.
  • J. Marilier, « Le Monastère de Saint-Vivant de Vergy », Cahiers de Vergy, 1977 ; réédition en 1999.
  • R. Pinguet, « Les vignobles du grand prieuré clunisien de Saint-Vivant de Vergy », in La vigne et les hommes en Bourgogne, et alentour, l'histoire de la mise en valeur des territoires, Beaune, 2007, p.29-46.
  • C. Laporte, R. Grima, « Les bâtiments du XVIIIe siècle à Saint-Vivant de Vergy et leur restauration », in

Mémoires de la commission des antiquités de la Côte-d'Or, n°40, 2002-2004, p.233-250.

  • R. Pinguet, « Les derniers religieux de Saint-Vivant. Citoyennes et citoyens de la Côte-d'Or en Révolution », Cahiers du Comité départemental pour l'histoire de la Révolution en Côte d'Or, n°3, 2010, p.173-181.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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