Veuvey-sur-Ouche

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une commune de la Côte-d'Or
Cet article est une ébauche concernant une commune de la Côte-d'Or.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?). Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade « Bon début » quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune.

Veuvey-sur-Ouche
Le pont sur l'Ouche
Le pont sur l'Ouche
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Beaune
Canton Arnay-le-Duc
Intercommunalité Pouilly-en-Auxois et Bligny-sur-Ouche
Maire
Mandat
Marc Ramos
2014-2020
Code postal 21360
Code commune 21673
Démographie
Population
municipale
211 hab. (2014)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 11′ 08″ nord, 4° 42′ 59″ est
Altitude Min. 312 m – Max. 570 m
Superficie 10,04 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Côte-d'Or

Voir sur la carte administrative de la Côte-d'Or
City locator 14.svg
Veuvey-sur-Ouche

Géolocalisation sur la carte : Côte-d'Or

Voir sur la carte topographique de la Côte-d'Or
City locator 14.svg
Veuvey-sur-Ouche

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Veuvey-sur-Ouche

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Veuvey-sur-Ouche

Veuvey-sur-Ouche est une commune française située dans le canton d'Arnay-le-Duc du département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents La Bussière-sur-Ouche Saint-Jean-de-Bœuf Rose des vents
Bouhey
Crugey
N Antheuil
O    Veuvey-sur-Ouche    E
S
Thorey-sur-Ouche Aubaine

Toponymie[modifier | modifier le code]

Veuvey : du latin vivarium (« vivier »).

Histoire[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Saint-Bénigne de Dijon possédait, dès le XVe siècle, une usine à fer à Veuvey-sur-Ouche. On trouve effectivement dans les comptes de cette abbaye, au chapitre des revenus de l'année 1454, l'article suivant : "Veuvey, - La forge et les outils ont été amodiés 10 francs" (le franc était une monnaie particulière à la Bourgogne, qui avait la même valeur que la livre tournois).

Le cardinal de Givry, abbé de Saint-Bénigne et seigneur de Veuvey fut autorisé, en 1553, par lettres-patentes du roi de France Henri II, à aliéner cette forge; mais elle ne tarda pas à rentrer dans le domaine de l'abbaye, comme le prouvent les baux de 1627 et années suivantes. la concession comprend les terrains nécessaire à la construction de forges et fourneaux. Ces terrains s’étendent le long de l’Ouche, du village au lieu dit Le Martinet.

La forge de Veuvey fut ruinée par les reître, comme la plupart des usines de fer de Bourgogne, de 1570 à 1610; mais elle fut relevée en 1627 en vertu d'un bail daté de cette même année, qui octroyait au sieur Rouillé la permission de reconstruire forge et fourneau, et tous autres engins et artifices à faire et façonner le fer (Comptes de l'abbaye de Sainte-Bénigne en 1627).

En 1635, la forge réédifié était en plein roulement malgré l'animosité des habitants du pays, qui se manifeste à toutes les époques contre cette usine, et dont on devine la cause lorsqu'on lit l'extrait suivant d'un procès verbal de chevauchée des trésoriers de France :

« 1635. - Les habitants de Veuvey remontrent que la forge dudit lieu leur sert de desbauche, au lieu de leur estre utile, joust que le maître et les forgerons se prétendent exempts, aussi ils ne sont imposés. »

L'usine de Veuvey méritait protection et faveur; car, avant la conquête de la Franche Comté, elle approvisionnait de boulets l'artillerie du duché de Bourgogne, et plus près de nos jours, vers 1770, elle devint le théâtre d'essais métallurgiques fort avancés pour cette époque.

Le village venait, à la Révolution, au sixième rang des forges de Côte-d’Or.

En 1792, l'usine de Veuvey se composait encore d'un haut-fourneau, de deux feux d'affinerie et d'un martinet. Aujourd'hui la forge est supprimée; le haut-fourneau seul est en roulement.

Au début du XIXe siècle, le site produisait 350 tonnes de fonte et 250 tonnes de fer. Il employa entre 30 et 68 personnes, faisant vivre 50 à 60 familles ; les hommes étant employés soit à l’usine, soit dans les forêts comme bûcherons et charbonniers ou encore comme voituriers pour le transport du minerai. Veuvey comptait alors entre 450 et 500 habitants.

Ces forges et hauts fourneaux cesseront leur activité au milieu du XIXe siècle, mais une activité industrielle demeure avec une scierie, qui brûlera en 1898, des fours à phosphates, puis à chaux, enfin une petite fonderie qui sera prospère au début du XXe siècle et pendant la Première Guerre mondiale, mais qui disparaît à l’aube des années cinquante. Il n’y aura alors plus d’industries à Veuvey.

L’ancienne église qui se trouvait alors sur la place, là où se trouve actuellement le calvaire, fut détruite et remplacée par l’église actuelle qui fut construite à partir de 1847 et dont la réception eut lieu le 10 novembre 1852. La nouvelle église resta placée sous le vocable de Notre Dame de l’Assomption, et la fête patronale du village est donc le 15 août.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Marc Ramos    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 211 habitants, en augmentation de 5,5 % par rapport à 2009 (Côte-d'Or : 1,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
336 373 300 367 406 431 446 464 473
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
461 480 448 402 403 420 402 415 344
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
320 343 326 318 300 266 231 218 235
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 -
211 169 188 161 154 158 200 211 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006 [4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :