Veuvey-sur-Ouche

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Veuvey-sur-Ouche
Veuvey-sur-Ouche
Le pont sur l'Ouche.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Beaune
Intercommunalité Communauté de communes de Pouilly-en-Auxois - Bligny-sur-Ouche
Maire
Mandat
Anne-Marie Bazerolle
2020-2026
Code postal 21360
Code commune 21673
Démographie
Population
municipale
212 hab. (2018 en augmentation de 0,47 % par rapport à 2013)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 11′ 08″ nord, 4° 42′ 59″ est
Altitude Min. 312 m
Max. 570 m
Superficie 10,04 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Dijon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Arnay-le-Duc
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Veuvey-sur-Ouche

Veuvey-sur-Ouche est une commune française située dans le canton d'Arnay-le-Duc du département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Veuvey-sur-Ouche est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dijon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 333 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (63,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (63,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (63,2 %), prairies (24,1 %), terres arables (12,6 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Veuvey : du latin vivarium (« vivier »).

Histoire[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Saint-Bénigne de Dijon possédait, dès le XVe siècle, une usine à fer à Veuvey-sur-Ouche. On trouve effectivement dans les comptes de cette abbaye, au chapitre des revenus de l'année 1454, l'article suivant : "Veuvey, - La forge et les outils ont été amodiés 10 francs" (le franc était une monnaie particulière à la Bourgogne, qui avait la même valeur que la livre tournois).

Le cardinal de Givry, abbé de Saint-Bénigne et seigneur de Veuvey fut autorisé, en 1553, par lettres-patentes du roi de France Henri II, à aliéner cette forge; mais elle ne tarda pas à rentrer dans le domaine de l'abbaye, comme le prouvent les baux de 1627 et années suivantes. la concession comprend les terrains nécessaire à la construction de forges et fourneaux. Ces terrains s’étendent le long de l’Ouche, du village au lieu-dit Le Martinet.

La forge de Veuvey fut ruinée par les reître, comme la plupart des usines de fer de Bourgogne, de 1570 à 1610; mais elle fut relevée en 1627 en vertu d'un bail daté de cette même année, qui octroyait au sieur Rouillé la permission de reconstruire forge et fourneau, et tous autres engins et artifices à faire et façonner le fer (Comptes de l'abbaye de Sainte-Bénigne en 1627).

En 1635, la forge réédifié était en plein roulement malgré l'animosité des habitants du pays, qui se manifeste à toutes les époques contre cette usine, et dont on devine la cause lorsqu'on lit l'extrait suivant d'un procès-verbal de chevauchée des trésoriers de France :

« 1635. - Les habitants de Veuvey remontrent que la forge dudit lieu leur sert de desbauche, au lieu de leur estre utile, joust que le maître et les forgerons se prétendent exempts, aussi ils ne sont imposés. »

L'usine de Veuvey méritait protection et faveur; car, avant la conquête de la Franche Comté, elle approvisionnait de boulets l'artillerie du duché de Bourgogne, et plus près de nos jours, vers 1770, elle devint le théâtre d'essais métallurgiques fort avancés pour cette époque.

Le village venait, à la Révolution, au sixième rang des forges de Côte-d’Or.

En 1792, l'usine de Veuvey se composait encore d'un haut-fourneau, de deux feux d'affinerie et d'un martinet. Aujourd'hui la forge est supprimée; le haut-fourneau seul est en roulement.

Au début du XIXe siècle, le site produisait 350 tonnes de fonte et 250 tonnes de fer. Il employa entre 30 et 68 personnes, faisant vivre 50 à 60 familles ; les hommes étant employés soit à l’usine, soit dans les forêts comme bûcherons et charbonniers ou encore comme voituriers pour le transport du minerai. Veuvey comptait alors entre 450 et 500 habitants.

Ces forges et hauts fourneaux cesseront leur activité au milieu du XIXe siècle, mais une activité industrielle demeure avec une scierie, qui brûlera en 1898, des fours à phosphates, puis à chaux, enfin une petite fonderie qui sera prospère au début du XXe siècle et pendant la Première Guerre mondiale, mais qui disparaît à l’aube des années cinquante. Il n’y aura alors plus d’industries à Veuvey.

L’ancienne église qui se trouvait alors sur la place, là où se trouve actuellement le calvaire, fut détruite et remplacée par l’église actuelle qui fut construite à partir de 1847 et dont la réception eut lieu le . La nouvelle église resta placée sous le vocable de Notre Dame de l’Assomption, et la fête patronale du village est donc le .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1981 ? André Chevallier DVG  
2001 2008 Jean Bazerolle    
2008 2014 Christian Grégoire    
mars 2014 en cours Marc Ramos    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[9].

En 2018, la commune comptait 212 habitants[Note 3], en augmentation de 0,47 % par rapport à 2013 (Côte-d'Or : +0,65 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
336373300367406431446464473
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
461480448402403420402415344
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
320343326318300266231218235
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2018
211169188161154158200211212
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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