Mâconnais

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mâconnais (homonymie).
Mâconnais
Image illustrative de l'article Mâconnais
Paysage du Haut-Mâconnais (Lugny)

Pays France
Subdivision administrative Bourgogne-Franche-Comté
Subdivision administrative Saône-et-Loire
Villes principales Mâcon, Tournus, Cluny
Production vignobles
Régions naturelles
voisines
Bresse
Beaujolais
Chalonnais
Charolais
Régions et espaces connexes Clunisois, Pays de Tournus

Image illustrative de l'article Mâconnais
Localisation de monts du Maconnais
sur la carte du Massif central

Le Mâconnais est une région naturelle française située en Saône-et-Loire. Elle est assise sur une partie de la bordure orientale du Massif central et ses limites géographiques recoupent à peu près celles de l'arrondissement de Mâcon. Ses principales villes sont Mâcon, Cluny et Tournus.

Le Mâconnais, réputé pour ses vins, a la viticulture pour principale activité économique. Son vignoble, qui s'étend de Tournus aux portes du Beaujolais, est le plus méridional et le plus vaste des vignobles de Bourgogne avec quelque six mille cinq cents hectares de vignes.

Le dialecte Mâconnais est un dialecte de transition entre les parlers d'oïl et francoprovençaux.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Mâconnais se compose de plusieurs zones géographiques bien différenciées globalement orientées nord-sud. La première est le val de Saône, étroite bande d'alluvions consacrée aux cultures et à la prairie où passent d'importantes voies de communication (la route nationale 6, l'autoroute A6, les voies ferrées du TGV et de la ligne Paris-Lyon-Méditerranée, la Saône canalisée) et où se trouvent des activités diversifiées.

La deuxième zone est celle des coteaux dont les pentes portent le fameux vignoble du Mâconnais, zone caractérisée par une succession de chaînons calcaires – les monts du Mâconnais – séparés par des vallées longitudinales.

En direction de l'ouest, ces monts du Mâconnais gagnent en altitude et une arête en partie cristalline porte les points culminants du Mâconnais, les sommets atteignant 487 mètres non loin de la roche d'Aujoux (à la hauteur de Tournus)[1], 579 mètres au Mont Saint-Romain, 758 au Signal de la Mère Boitier et 771 mètres au Mont Saint-Cyr ; cette zone est le domaine de l'élevage et la forêt.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans l'Antiquité, le Mâconnais est un pagus de la cité gallo-romaine de Mastico, l'actuelle Mâcon.

À l'époque carolingienne, le pagus devient un comté.

Sans postérité, le dernier comte, Jean de Dreux et de Braine, et sa veuve, Alix, comtesse de Mâcon et de Vienne, vendent le comté au roi de France, Saint Louis, qui l'incorpore au domaine royal, tandis que le titre de comte de Vienne reste aux oncles d'Alix.

Rendu au duché de Bourgogne en 1435 dans le cadre du traité d'Arras, le comté de Mâcon est définitivement annexé au royaume – avec l'ensemble de la Bourgogne – après 1477, année de la défaite et de la mort du duc Charles le Téméraire vaincu par Louis XI.

Jusqu'à la Révolution française, le Mâconnais, rattaché à la Bourgogne avec le statut de comté adjacent, disposait de ses propres États : les États particuliers du Mâconnais. Tandis que les États généraux de Bourgogne fixaient le don au roi, les États particuliers du Mâconnais, par convention, prenaient en charge un douzième de cette somme, le reste étant réparti sur l'ensemble de la province. D'autre part, en matière de gabelle, contrairement à l'ancien duché de Bourgogne, qui était un pays de grandes gabelles, le Mâconnais était un pays de petites gabelles.

Lieux du Mâconnais[modifier | modifier le code]

Hommes célèbres[modifier | modifier le code]

Le grand troupeau, Honoré Hugrel

Le poète Alphonse de Lamartine, écrivain, historien et homme politique français né à Mâcon le 21 octobre 1790, fut inspiré par le Mâconnais.

Film tourné dans le Mâconnais[modifier | modifier le code]

Bibliographie générale sur le Mâconnais[modifier | modifier le code]

  • Georges Duby, La société aux XIe et XIIe siècles dans la région mâconnaise, SEVPEN, École pratique des hautes études, Paris, 1971. 524 p.
  • Maurice Charnay, Claude Brosse et le commerce du vin mâconnais, Impr. Buguet-Comptour, Mâcon, 1984. 174 p.
  • Jean-François Garmier, Guide du Mâconnais, La manufacture, Paris, 1990
  • Pierre Goujon, Le vigneron citoyen. Mâconnais et Chalonnais (1848-1914), CTHS, Paris, 1993. 325 p.
  • Gabriel Jeanton, Le Mâconnais traditionaliste et populaire, Protat frères, Mâcon. 4 vol., 1920, 1921, 1922, 1923
  • Gabriel Jeanton, La légende et l'histoire au pays mâconnais, Protat frères, 1929. 104 p.
  • Roland Bourquin, Igé berceau de la Révolution en Mâconnais, Comité pour la célébration du bicentenaire de la Révolution à Igé, Pont-de-Veyle, 1989. 70 p.
  • (collectif), La Révolution à Mâcon et dans la région, Académie de Mâcon, 1990. 280 p.
  • (collectif), 1789-1989, La ronde des brigands en Haut-Mâconnais, Vive 89, Lugny, 1990. 145 p. (préface de Claude Mazauric)
  • Émile Magnien, Histoire de Mâcon et du Mâconnais, Le caractère en marche, 1992. 353 p.
  • Jean Pautet & Michel Bouillot, Chemins des brigands, Juillet 1789 en Mâconnais, Fédération des Œuvres laïques de Saône-et-Loire, Mâcon, 1990. 92 p.
  • François Perraud, Le Mâconnais historique, seigneurs, châteaux, Protat frères, Mâcon, 2 vol., 1912, 1921. Réédition aux éditions de La tour Gile, Péronnas, 1993. 272 et 874 p.
  • Jean Virey, Les églises romanes de l'ancien diocèse de Mâcon, Protat frères, Mâcon, 1934. Réédition Laffitte reprints, Marseille, 1982

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN de Tournus (2006)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]