Saint-Seine-en-Bâche

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Saint-Seine-en-Bâche
Image illustrative de l'article Saint-Seine-en-Bâche
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Beaune
Canton Brazey-en-Plaine
Intercommunalité Rives de Saône
Maire
Mandat
Christophe Erhard
2014-2020
Code postal 21130
Code commune 21572
Démographie
Population
municipale
353 hab. (2014)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 07′ 15″ nord, 5° 22′ 18″ est
Altitude Min. 180 m – Max. 207 m
Superficie 8,38 km2
Localisation

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Saint-Seine-en-Bâche est une commune française située dans le canton de Brazey-en-Plaine du département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sur le territoire de la commune se trouve l'intersection des autoroutes A36 et A39. Elle administre en sus, le hameau de Saint-François, situé à 3 kilomètres au sud.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Les Maillys Flagey-lès-Auxonne Rose des vents
Laperrière-sur-Saône N
O    Saint-Seine-en-Bâche    E
S
Samerey Saint-François (hameau) Champvans (Jura)

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines, Toponymie et étymologie[modifier | modifier le code]

Le village doit son nom à Saint-Seine (Sanctus Sequanus), ermite puis abbé du VIe siècle établit en Bourgogne, et à Baascha ou Bauscha, mot d'origine gauloise signifiant "bois". Les plus anciens documents connus mentionnant le village sont une Chronique de l'abbaye de Bèze (XIe siècle), et un cartulaire cistercien (XIIIe siècle)[1]. La chronique relate qu'au XIe siècle, le chevalier Geoffroi de Beaumont, fait don de cette métairie boisée, à l'abbaye de Bèze, qui confirmée dans ses droits par Marteau III, seigneur de Mailly, en font un hospice puis un prieuré.

Moyen Âge et Ancien Régime[modifier | modifier le code]

En 1267, le duc de Bourgogne Hugues IV, échange avec le seigneur de Pagny, Hugues d’Antigny, plusieurs petites seigneuries contre Laperrière-sur-Saône, Samerey, Saint-Seine-en-Bâche, ainsi que des terres à Echenon et à Foucherans, pour créer une châtellenie tampon de Laperrière entre le duché et le comté de Bourgogne, qui est élargie en 1272 à Saint-Symphorien-sur-Saône, Les Maillys et Franxault, avant d'être érigée en marquisat au début du XVIe siècle[2].
Saint-Seine-en-Bâche est ainsi administrée par les agents des seigneurs de Laperrière, jusqu'à ce que son propriétaire Edme-Claude Lamy, le fils du marquis, très endetté, vende le village pour 2000 livres, en complément de ses remboursements, à son créancier Nittier Joseph Badouillet, directeur des Salines de Comté.
La desserte religieuse de Saint-Seine-en-Bâche est effectuée par le curé de Laperrière, jusqu'en 1766, date à laquelle le village devient une paroisse distincte[3].

Révolution à fin du Second Empire (1789-1870)[modifier | modifier le code]

Lors de la Révolution, le châtelain, parce que bourgeois, conserve ses biens. Néanmoins, la municipalité lui demande d'ôter un chiffre qui se trouve à l'entrée de sa demeure, qu'elle assimile à un blason.
En 1791, une maison curiale et rectoriale est construite pour le curé du village.
À partir de 1792, les républicains, par souci de suppression des références religieuses et d'Ancien Régime, renomment Saint-Seine-en-Bâche, Beau-Séjour[4].
En 1800, Napoléon Bonaparte rattache la commune au canton de Belle-Défense (Saint-Jean-de-Losne), et à l'arrondissement de Beaune; puis rend son nom initial au village, en 1813.
À la suite de défaite des troupes françaises à Waterloo, en 1815, la France, occupée par la Coalition jusqu'en 1818, est sommée de payer 700 millions de francs de réparations de guerre[5], à quoi Saint-Seine-en-Bâche contribue à hauteur de 2144 francs.
Vers 1825, le château entre en possession d'Augustin Piramont de Candolle, professeur à Genève, puis de M. de Magnoncourt, député du Doubs, dans les années 1830.
En 1843, la municipalité interdit la mendicité, devenu trop voyante.
Entre 1846 et 1848, les conservateurs font la "chasse aux socialistes" : l'instituteur, l'adjoint au maire, le garde forestier sont inquiétés.
Le château est racheté par la famille Lamy, et Louis-Napoléon Bonaparte reçoit presque l'unanimité des voix du village, lors de l'élection présidentielle. De même, il recueille 85 des 116 votes exprimés lors du plébiscite de 1851, et les candidats bonapartistes remportent toutes les élections jusqu'en 1865.
En 1865, la commune finance l'achat d'une pompe à incendie, et la construction de la nouvelle mairie-école, l'année suivante. En 1869, l'étang est asséché, pour des raisons de santé publique.
Lors de la défaite française de 1870, la commune contribue, à hauteur de 8000 francs, à la réparation de guerre payée par la France, à l'occupant prussien[3].

Troisième République (1870-1940)[modifier | modifier le code]

En 1874, une fromagerie est créée.
En 1888, une bascule est construite au cœur du village.
En 1901, le premier arrêt de bus, de le ligne Auxonne-Saint-Jean-de-Losne, est construit.
En 1903, la commune fait ériger un monument à la mémoire du lieutenant Berger, tué en 1897 à Madagascar, inauguré par le sénateur Ricard.
En 1904, le sénateur Magnin inaugure le pont reliant Saint-Seine-en-Bâche aux Maillys.
Entre 1906 et 1908, la commune fait installer des câbles téléphoniques. Le village compte 7 téléphones jusqu'en 1974.
En 1912, une intense dératisation est effectuée dans les champs du village, qui subissent les ravages des rongeurs.
En 1914, le radical Camuset, candidat à la députation, reçoit le soutien de Saint-Seine-en-Bâche. Cette même année, la commune entame les travaux d'électrification, vite interrompus par la guerre, mais repris dès 1919.
En 1919, le village compte 13 "enfants" mort pour la Patrie, et le maire Petet, refuse d'organiser des réjouissances pour fêter le retour de la paix, qu'il trouve indécentes.
En 1938, un terrain de sport est aménagé à la sortie du village[3].
Après la défaite française de 1940, les Allemands investissent la mairie, jusqu'à ce que le village soit libéré par les troupes débarquées en Provence.

Depuis 1945[modifier | modifier le code]

Dans les années 1960, l'eau fait son entrée dans les foyers, et le château d'eau, entre Saint-Seine-en-Bâche et Laperrière-Sur-Saône, est construit[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1813 M. Joseph Nicolas    
1813 1820 M. François Drouelle    
1821 1827 M. Joseph Nicolas    
1827 1834 M. Pierre Millon    
1834 1839 M. Jean Seguin    
1839 1844 M. François Petet    
1844 1848 M. Claude Mercerey    
1848 1850 M. François Revy    
1850 1865 M. François Gueritée    
1865 1870 M. Pierre Millon    
1871 1878 M. Pierre Gueritée    
1878 1886 M. Jean Souverain    
1886 1898 M. François Mitaine    
1899 1904 M. Bertaux Bergé    
1904 1919 M. Arthur Petet    
1919 1929 M. Valentin Robardet    
1929 1935 M. Paul Cêtre    
1935 1945 M. Jules Gueritée    
1945 1947 M. Aristide Griffonnet    
1947 1956 M. Camille Marcaire    
1956 1965 M. René Sirjean    
1965   M. Alfred Creuse    
mars 2001 2014 M. Philippe Boilley    
mars 2014 en cours M. Christophe Erhard   Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 353 habitants, en augmentation de 24,73 % par rapport à 2009 (Côte-d'Or : 1,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
355 426 394 424 438 483 449 419 426
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
393 422 412 378 361 362 345 344 363
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
292 268 229 224 223 196 231 200 200
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014 -
202 167 171 186 232 269 287 353 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • substructions de l'ancien prieuré (meix chaumelle, meix des « Poils Rouges », Pré Martenot).
  • église Saint-Janvier (sarcophages sous le clocher).
  • château (maison bourgeoise privée).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Simonnet Jules, Foisset Paul, Voies romaines du département de la Côte-d'Or et répertoire archéologique des arrondissements de Dijon et de Beaune, commission des Antiquités du département de la Côte d'Or, Lamarche, Dijon, 1872
  2. Courtépée Claude, Description du duché de Bourgogne, tome 2, Causse, Dijon, 1777 (1re édition)
  3. a, b, c et d Chenevoy Serge, Villages d'Outre-Saône : Histoire de Laperrière-sur-Saône-Samerey-St-Seine-en-Bâche-St-Symphorien-sur-Saône, livre II, imprimerie de la coopérative ouvrière, Dijon, 1982
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Seine-en-Bâche », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 4 août 2012)
  5. Malet Albert, Isaac Jules, Malet & Isaac, Hachette, Paris, 1929
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Liens externes[modifier | modifier le code]

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