Aisey-sur-Seine

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Aisey-sur-Seine
Aisey-sur-Seine
Blason de Aisey-sur-Seine
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Châtillonnais
Maire
Mandat
Gérard Eme
2020-2026
Code postal 21400
Code commune 21006
Démographie
Population
municipale
173 hab. (2018 en diminution de 6,49 % par rapport à 2013)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 45′ 04″ nord, 4° 34′ 52″ est
Altitude Min. 251 m
Max. 379 m
Superficie 12,72 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Châtillon-sur-Seine
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Châtillon-sur-Seine
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Aisey-sur-Seine

Aisey-sur-Seine est une commune française située dans le canton de Châtillon-sur-Seine du département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Aisey-sur-Seine s'étend sur 12,7 km2 entre 251 et 379 mètre d'altitude à 5 km au sud-est de Chamesson, plus grande ville proche.

Map commune FR insee code 21006.png

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Seine qui y reçoit le Brévon et le ruisseau du Noin.

Accessiblité[modifier | modifier le code]

Aisey-sur-Seine est traversée par la route départementale 971 reliant Troyes à Dijon.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Aisey-sur-Seine est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Châtillon-sur-Seine, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 60 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (65 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (65,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (65 %), terres arables (22,1 %), prairies (10,6 %), zones urbanisées (2 %), zones agricoles hétérogènes (0,3 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Anciennement Aisey-le-Duc.

Le nom de la localité est attesté sous la forme latine Aiseium entre 1133 et 1145[8], Aiseum en l'an 1145[9], Aisi en 1147.

Ce toponyme dériverait de l'anthroponyme gallo-romain Asius[8].

Aisey doit son nom aux ducs de Bourgogne, qui y possédaient un château fort et à sa position sur la Seine[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

La fouille d'un tumulus atteste de l'occupation du site dès la période celtique et la découverte d'un sarcophage renfermant des monnaies des IIe et IIIe siècles en démontre la continuité.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La seigneurie d'Aisey qui appartient au bailliage de la montagne revient aux ducs de Bourgogne et Hughes IV, qui réside alors au château de Villaines-en-Duesmois, octroie une charte communale aux habitants en 1237[11]. Aisey-sur-Seine est le siège d'une seigneurie avec château ducal fortifié en 1359[12]. Il en reste une maison forte avec un parc à gibier bien conservé[13]. Le bourg est alors entouré de murailles percées de 3 portes.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Ponts des Troubles : départ du tramway pour Baigneux-les-Juifs.

Ces murailles et le château sont détruits au XVIIIe siècle au profit d'un nouveau manoir, le château de Tavanne, construit sur la rive droite de la Seine en face du village[14].

À la fin du XIXe siècle, le village est desservi par la ligne de chemin de fer à voie métrique Dijon - Châtillon-sur-Seine exploitée par les Chemins de fer départementaux de la Côte-d'Or qui le relie à Châtillon-sur-Seine, Dijon et Baigneux-les-Juifs de 1891 à 1933.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Aisey-sur-Seine Blason
Écartelé: au 1er de gueules à l'étai alésé et à la vergette alésée brochante, le tout d'or, au 2e d'azur à trois fleurs de lis d'or, au bâton de gueules péri en bande, au 3e d'azur au lion d'or, au 4e d'or à l'arbre de sinople et au chef de gueules chargé d'une étoile d'or accostée de deux besants du même[15]
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 2001 Pierre Mars (1932-2010) SE Retraité
mars 2001 2008 Jean Abord-Hugon SE  
mars 2008 En cours Gérard Eme   Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[17].

En 2018, la commune comptait 173 habitants[Note 3], en diminution de 6,49 % par rapport à 2013 (Côte-d'Or : +0,65 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
400465469402512557534532540
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
527515451450449433406391404
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
420416390338324302319294289
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
252219150147172196215218220
2013 2018 - - - - - - -
185173-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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  • Vestiges du château fort des ducs de Bourgogne construit probablement au XIIe siècle et démantelé vers 1700. Seule la base de la tour nord-est est encore visible[23] ;
  • À la sortie ouest en direction de Coulmier-le-Sec sur la D29, le château du Bon espoir (privé) et son abreuvoir monumental en bordure de route.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. a et b Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Volume 1 - Page 497 - (id).
  9. Dans les archives de Notre-Dame de Châtillon.
  10. Jean H. Prat - Si la Seine m'était contée: l'homme et la rivière, la Seine et la France - (id).
  11. René Paris 1987, p. 59.
  12. François Vignier 1959.
  13. Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe siècle au début du XVIe siècle, éditions Picard, (ISBN 978-2-7084-0770-1), p. 71.
  14. René Paris 1987, p. 60.
  15. Armorial de France
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  20. Notice no IA00096225, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. Château de Tavannes
  22. Fiche Mérinée
  23. Notice no IA00096226, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Paris, A la rencontre du Châtillonnais : Montigny-sur-Aube, Recey-sur-Ource, Châtillon-sur-Seine, La Bourgogne, Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • François Vignier, Annales de Bourgogne, t. XXXI (no 123), (lire en ligne [PDF]), « Châteaux ducaux du bailliage de la montagne au XIVe siècle » Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]

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