Courban

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Courban
Courban
Blason de Courban
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Maire
Mandat
Maxime Verslype
2020-2026
Code postal 21520
Code commune 21202
Démographie
Gentilé Courbanais(es)
Population
municipale
143 hab. (2021 en diminution de 18,29 % par rapport à 2015)
Densité 8,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 55′ 06″ nord, 4° 44′ 12″ est
Altitude Min. 244 m
Max. 348 m
Superficie 17,62 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Châtillon-sur-Seine
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Châtillon-sur-Seine
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Courban
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Courban
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Courban

Courban est une commune française située dans le canton de Châtillon-sur-Seine du département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

Courban est située immédiatement en rive nord de la RD 965 reliant Auxerre à Chaumont[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau des Ainguets et le ruisseau des Étangs sont les principaux cours d'eau parcourant la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat des marges montargnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[3].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 906 mm, avec 12,6 jours de précipitations en janvier et 8,8 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Châtillon/Seine », sur la commune de Châtillon-sur-Seine à 14 km à vol d'oiseau[4], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 832,8 mm[5],[6]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[7].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Courban est une commune rurale[Note 1],[8]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[9],[10].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Châtillon-sur-Seine, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 60 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (59,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (59,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (59,7 %), forêts (38,5 %), zones urbanisées (1,7 %)[13]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Des vestiges gallo-romains ont été trouvés sur le territoire : des mosaïques et un cippe déposé au musée du Pays châtillonnais.

Les Templiers et les Hospitaliers[modifier | modifier le code]

Érard II de Chacenay cède au début du XIIIe siècle ses possessions aux Templiers de la Commanderie d'Épailly qui deviennent les seuls seigneurs des lieux. Les Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem leur succèdent lors de la dévolution des biens de l'ordre du Temple.

La commanderie d'Épailly[14] (templière puis hospitalière de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem) Logo monument historique Inscrit MH (2010), fondée vers 1200 a conservé sa chapelle Logo monument historique Classé MH (2010)[15]. Les Hospitaliers la fortifient aux XIVe et XVe siècles et en font une chambre priorale du grand prieuré de Champagne.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1578, Michel de Sèvre, grand-prieur des Hospitaliers, affranchit les habitants[16].

Dans la nuit du au , durant la guerre franco-prussienne, des partisans de la garnison de Langres firent dérailler un train près de Courban.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Courban était un site majeur notamment au XIXe siècle pour l'extraction de fer pour la sidérurgie du Châtillonnais.

La commune a bénéficié d'une gare voyageurs sur la ligne de Bricon à Châtillon-sur-Seine de 1866 à 1939.

Horaires de la ligne en mai 1914.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1988 ? Lucien Bonfils    
mars 2001 en cours Christian Jannet    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[18].

En 2021, la commune comptait 143 habitants[Note 3], en diminution de 18,29 % par rapport à 2015 (Côte-d'Or : +0,44 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
510523509480470479466445459
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
390402424399400380402380381
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
343319308281304296323270282
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
246213201195142147160163166
2014 2019 2021 - - - - - -
175148143------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Croix de chemin.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Germain d'Auxerre ou de la Trinité (XVe / XIXe siècle) qui a conservé des peintures murales du XVIe, une croix de procession classée aux Monuments historiques et une statuaire de même époque dont un groupe en pierre de la Trinité.
  • Commanderie d'Épailly

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent maçonné de sable, chaussé de sinople chargé de deux croisette d'or, le dit chaussé bordé d'argent ; à la champagne du même chargée d'une épée de gueules posée en fasce.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Carte IGN classique » sur Géoportail.
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  4. « Orthodromie entre Courban et Châtillon-sur-Seine », sur fr.distance.to (consulté le ).
  5. « Station Météo-France « Châtillon/Seine », sur la commune de Châtillon-sur-Seine - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  6. « Station Météo-France « Châtillon/Seine », sur la commune de Châtillon-sur-Seine - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  7. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le )
  8. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  14. Jean-Bernard de Vaivre, « La commanderie d'Epailly et sa chapelle templière » in Mémoires de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, tome XXXIII, diffusion De Boccard, Paris MMV, p. 23 & 24.
  15. Notice no PA00112238, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. René Paris 1987, p. 126.
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  21. Michel Diey « De Courban au régiment Normandie-Niemen : le lieutenant pilote Jean Bertrand » (préfacée par le général Léon Cuffaut) in Cahiers du Châtillonnais N° 50

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Paris, A la rencontre du Châtillonnais : Montigny-sur-Aube, Recey-sur-Ource, Châtillon-sur-Seine, La Bourgogne, Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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