Saint-Léger-Triey

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Saint-Léger-Triey
Saint-Léger-Triey
Église de Saint-Léger-Triey.
Blason de Saint-Léger-Triey
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Dijon
Canton Auxonne
Intercommunalité Auxonne Pontailler Val de Saône
Maire
Mandat
Gérard Picci
2014-2020
Code postal 21270
Code commune 21556
Démographie
Population
municipale
260 hab. (2016 en augmentation de 16,59 % par rapport à 2011)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 18′ 57″ nord, 5° 21′ 56″ est
Altitude Min. 185 m
Max. 217 m
Superficie 10,46 km2
Localisation

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Saint-Léger-Triey est une commune française située dans le canton d'Auxonne du département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Saint-Léger-Triey se trouve à 30 km de Dijon. Il fait partie du canton de Pontailler-sur-Saône. C'est en 1861 que les deux communes de Saint-Léger et Triey ont fusionné. Le village est arrosé par la Bèze et l'Albane.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Marandeuil Rose des vents
Étevaux N Drambon
Pontailler-sur-Saône
Lamarche-sur-Saône
O    Saint-Léger-Triey    E
S
Cirey-lès-Pontailler

Histoire[modifier | modifier le code]

Vers 780, sous le règne de Charlemagne, une abbaye fut créée à Saint Léger-de-Champeaux[1], d'abord de nones, puis, à partir de 820, de moines bénédictins. Cette abbaye possédait des biens dans les paroisses voisines ainsi qu'à Maxilly-sur-Saône et Heuilley-sur-Saône. L'évêque de Langres était le suzerain de cette région et l'abbaye dépendait de lui.

Vers l'an 1000, Gersende, seconde épouse du duc de Bourgogne Eudes-Henri, demanda à Heldric abbé de Saint-Germain d'Auxerre, d'assurer la réforme de l'abbaye de Saint-Léger-Champeaux[2] et d'y maintenir la présence d'au moins huit religieux, ce qu'il fit. Les moines de Saint-Léger créèrent alors ou restaurèrent l'église de Maxilly, qui fut consacrée à saint Martin. Cette église fut également placée sous le patronage de l'abbé de Saint-Germain d'Auxerre.

Au XIe siècle, Saint-Léger faisait déjà partie du duché de Bourgogne alors que Pontailler, Mirebeau, LaMarche, appartenaient encore au comte de Bourgogne. C'est à cette époque que Raoul Glaber, futur chroniqueur de l'an mil (en langue vulgaire), fut novice à l'abbaye de Saint-Léger (vers 1020). C'est probablement à cette époque que les moines de Saint-Léger firent construire à Heuilley-sur-Saône une église dépendant de leur abbaye. Elle fut dédiée à l'Assomption de la Vierge et était considérée comme une annexe de celle de Maxilly[3]

Aux XVIe et XVIIe siècles, les paroisses d'Heuilley et Maxilly restaient encore rattachées au prieuré de Saint-Léger qui touchait deux-tiers des dîmes prélevées dans ces villages (le tiers restant allant au prieuré de Saint-Sauveur). Le prieuré de Saint-Léger renonça à ce paiement par charte datée du 10 octobre 1690.

Lors de la guerre de Trente Ans[4] à la mi-septembre 1636, les troupes impériales commandées par Matthias Gallas détruisirent le prieuré de Saint-Léger, dispersèrent les moines et massacrèrent la plupart des habitants. Vaincues devant Saint-Jean-de-Losne, elles repassèrent dans la région comprise entre Saint-Léger et Arc-sur-Tille en décembre 1636, laissant beaucoup de morts et abandonnant de nombreux canons[5].

Sous la Terreur (1793/94), Claude Mariote âgé de 38 ans, et son frère Jean âgé de 32 ans, natifs de Saint-Léger, furent guillotinés comme contre-révolutionnaires, l'aîné le 15 nivôse de l'an II, le cadet le 26 frimaire de l'an II.

Pendant 45 ans le village de Saint-Léger eut pour maire le général baron Paulin (1782-1876) ancien aide de camp du Grand Maréchal du palais de l'empereur Napoléon Ier. En 1851 il prit une part active dans le soutien au coup d'État du 2 décembre de Louis Napoléon Bonaparte et demanda le 14 décembre aux maires du canton de Pontailler de signer une adresse de remerciements et félicitations au nouvel empereur Napoléon III, ce que la plupart acceptèrent de faire[6].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Léger-Triey Blason D'argent aux deux filets ondés en fasce d'azur, au pal de sinople chargé d'une crosse d'or brochant sur le tout, au chef de gueules chargé de trois chabots aussi d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours M. Gérard Picci SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Activité économique[modifier | modifier le code]

L'activité économique a été et reste essentiellement agricole (pâturages, vaches laitières, élevage, céréales ...).

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[8].

En 2016, la commune comptait 260 habitants[Note 1], en augmentation de 16,59 % par rapport à 2011 (Côte-d'Or : +1,38 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
138169154146152165180165153
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
216221190175149154143145130
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
11511011010912288112112123
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
104119105146145191198204248
2016 - - - - - - - -
260--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Les habitants s'appellent les Léodégardiens.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Mairie à clocheton
  • Église avec vestiges de l'ancienne église romane et une chapelle du XVIIe siècle
  • L'église possède une Vierge à l'Enfant du XIIIe siècle, deux statues de saints évêques du XVIe siècle, un retable en bois sculpté aussi du XVIe
  • Restes de l'ancienne abbaye reconstruite au XVIIe siècle (crypte mérovingienne ou carolingienne et vestiges préromans)
  • Château
  • Forêt domaniale, étangs (Maladière, Pierre, Bouquet...)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sur l'abbaye de Saint-Léger de Champeaux, voir la fiche « Saint-Léger-Triey, abbatiale Saint-Léger-de-Champeaux », sur care.huma-num.fr.
  2. Jean Lebeuf (abbé), Mémoires concernant l’histoire ecclésiastique et civile d’Auxerre..., vol. 2, Auxerre, Perriquet, , 923 p. (lire en ligne), p. 53.
  3. Jean-Pierre Bonnin, Histoire d'Heuilley-sur-Saône de l'an 100 avant J.C. à l'an 2000, 2007.
  4. Françoise Masson, Saint Léger Triey et ses environs à travers les âges, 2003.
  5. Cl. Girault, Désastres causés par l'armée de Gallas dans le duché de Bourgogne en 1636, an X (1820).
  6. Anne-Lise Pleux, Le canton de Pontailler-sur-Saône sous le Second Empire, 1973.
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.


Liens externes[modifier | modifier le code]

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