Saint-Marc-sur-Seine

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Saint-Marc-sur-Seine
L'église et ses curieux arcs-boutants.
L'église et ses curieux arcs-boutants.
Blason de Saint-Marc-sur-Seine
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Arrondissement de Montbard
Canton Châtillon-sur-Seine
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Châtillonnais
Maire
Mandat
Vincent Chauvot
2014-2020
Code postal 21450
Code commune 21557
Démographie
Population
municipale
113 hab. (2013)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 42′ 06″ Nord 4° 36′ 20″ Est / 47.7016666667, 4.60555555556
Altitude Min. 265 m – Max. 411 m
Superficie 8,4 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-saint-marc-sur-seine.fr/

Saint-Marc-sur-Seine est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 21557.png

Saint-Marc-sur-Seine est une commune située sur la haute vallée de la Seine qui est ici à une trentaine de kilomètres à vol-d'oiseau de sa source et à 265 m d'altitude au point le plus bas. Le territoire de 8,4 km2 comprend les versants du fleuve avec les "montagnes"[1] qui les surplombent ainsi qu'une partie de la vallée empruntée au sud par le ruisseau qui descend du hameau de Meurseuge (commune d'Ampilly-les-Bordes) situé sur le plateau du Duesmois.

On distingue trois montagnes, une en rive droite à l'est, et deux en rive gauche, celle du sud s'allonge entre le vallon de Riboin et le ruisseau de Meurseuge, celle de l'ouest porte le point haut de la commune à 412 m, près des carrières. Le village est installé sur la Seine, en rive gauche et dans le versant de la montagne ouest (coteau de la Vipère). L'occupation des surfaces se diversifie à parts à peu près égales entre agriculture sur les hauteurs, forêt sur les versants ou certains sommets, et prairies dans les larges vallées bien arrosées. En outre des carrières qui exploitent la pierre calcaire d'une jolie couleur jaune-dorée entament le terrain dans la pointe ouest du finage.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Avec une faible pente d'environ 2 m pour mille mètres (de 273 m à 265 m d'amont en aval pour un cours de 4,3 km), la Seine[2] paresse ici pour former plusieurs méandres qui irriguent des prairies à pâturage et à fourrage dans une vallée qui peut atteindre un kilomètre entre versants. Des biefs ont été creusés à Saint-Marc et à Chenecières pour apporter de l'énergie aux moulins et aux forges. Deux ruisseaux sur la commune (non référencés par le SANDRE) existent en rive gauche de la Seine. Le ruisseau qui descend de Meurseuge emprunte le fond d'une combe, encaissée entre tête de Bray (374 m) et colline des Charmaies (396 m sur la commune de Bellenod-sur-Seine), et qui s'ouvre dans le plateau du Duesmois. Plus à l'est, un ruisseau intermittent malgré plusieurs sources suit le vallon de Riboin avant de disparaître sous le village. Dans cette région faite de calcaires karstiques, les pluies des plateaux ne forment pas de rivières, elles disparaissent dans le sous-sol pour réapparaître comme sources dans les versants des vallées (sources Choiseau, de la Dant, des Soupes, fontaines Froide, Aubert…) dont certaines sont captées. L'infiltration de l'eau en entraînant des sels minéraux a coloré la pierre calcaire du jurassique qui est exploitée dans des carrières, elle est utilisée comme parement de sols et de murs et à la fabrication de matériel durable comme des bancs, des tables ou des cheminées.

Le hameau de Chenecières

Hameaux, écarts, lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Quartier : le village comprend la minoterie de Talfumière en rive droite de la Seine.
  • Hameau détaché du village : Chenecières (anciennes forges).
  • Habitat ou bâti écarté : ferme de l'Aigremont, château de Chenecières.
  • Lieux-dits d'intérêt local : côte (routière) de Meursauge, vallon de Riboin, coteau de la Vipère, ruines de la Brebis-Basse (ferme disparue).

Accessibilité[modifier | modifier le code]

Situé sur la route départementale 971 entre Troyes et Dijon, Saint-Marc-sur-Seine était un carrefour important avant la construction des autoroutes où les véhicules légers empruntaient la route la plus directe mais la plus accidentée au sud par les côtes de Chanceaux, Saint-Seine-l'Abbaye et Val-Suzon, tandis que les poids-lourds rallongeaient la distance par Aignay-le-Duc à l'est sur des routes moins abruptes circulant dans les vallées de la Coquille et de l'Ignon, aujourd'hui la D. 901. Le GR 2 (le Havre-Dijon) traverse la Seine à Saint-Marc, il descend la montagne en rive droite avant de passer le pont à l'entrée du village, il gravit ensuite rapidement la montagne sud par la tête de Bray en rive gauche du ruisseau de Meursauge.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Semond Brémur-et-Vaurois Origny Rose des vents
N
O    Saint-Marc-sur-Seine    E
S
Magny-Lambert Bellenod-sur-Seine

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Seuls des vestiges de villas gallo-romaines ont été identifiés sur le territoire de la commune

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La seigneurie avec son château est acquise par les ducs de Bourgogne au XIIe siècle.

Un moulin est signalé à Chenecière en 1195

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Les habitants sont affranchis par édit royal en 1554.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le moulin de Chenecière, transformé en forge au fil du temps, devient un important centre industriel dans la seconde partie du XIXe siècle sous la direction de Paul Cailletet[3] qui a fait en ces lieux ses recherches sur les gaz contenus dans l'acier lorsqu'il est chauffé (oxyde de carbone) et sur la propriété des gaz à être liquéfiés.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Marc-sur-Seine Blason D'azur au pont antique alésé de trois arches d'argent maçonné de sable, accompagné, en chef, de deux quintefeuilles d'or et, en pointe, d'une merlette aussi d'argent, au chef cousu de gueules chargé d'une chaîne de sept maillons d'argent mouvant des flancs.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Gilles Seytre    
mars 2014   Vincent Chauvot    
Les données manquantes sont à compléter.

Saint-Marc-sur-Seine appartient :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 113 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
289 341 319 368 441 391 394 406 509
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
464 429 431 396 377 344 358 361 392
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
399 423 433 442 258 248 280 335 280
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009 2013
299 244 223 194 147 130 124 123 113
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux, monuments et pôles d'intérêt[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune ne compte pas de monument inscrit à l'inventaire des monuments historiques, 11 monuments ou édifices sont répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[6], 1 élément classé à l'inventaire des objets historiques[7] et 18 objets répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[8].

  • Plusieurs maisons et croix sur la commune sont répertoriés à l'IGPC.
  • L'église Saint-Marc (IGPC 1990)[9] est construite sur le versant gauche de la vallée de la Seine, au-dessus du village. Au XVIIIe siècle les contreforts du chevet ne résistent plus à la poussée de la voûte. Le chemin de la cure longeant l'abside, l'étayage consistera en d'impressionnants arcs-boutants qui seront construits au-dessus du chemin en s'appuyant sur un talus qui domine la pente du terrain. Le bâtiment actuel est composé de deux parties, la nef a été remaniée et il est notable sur les vues aériennes qu'elle n'est plus alignée avec le chœur. Le clocher rectangulaire, couvert d'un toit en pavillon, se dresse au raccord des deux bâtiments, aligné sur le chœur de même époque. L'intérieur renferme plusieurs œuvres d'art dont un retable et deux statues en pierre polychrome du XVIe siècle, des chapiteaux sculptés et un très rare banc monté sur un coffre avec accoudoirs et fronton sculpté faisant office de stalle Logo monument historique Classé MH (1992)[10].
  • Pont sur la Seine en pierres de taille du XVIIIe s. (répertorié IGPC 1990) [11].
  • Anciennes forges de Chennecières. Sur l'emplacement d'un ancien haut fourneau, les Cailletet puis les Suquet installent des laminoirs entre 1855 et 1920[12]. À partir de 1930 le site est transformé en fabrique de chaînes pour l'agriculture et la marine par la famille Seytre. Un monument commémoratif des travaux sur les gaz de Louis Cailletet a été installé en bordure de route.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Paris, A la rencontre du Châtillonnais : Aignay-le-Duc, Baigneux-les-Juifs, Laignes, La Bourgogne, Document utilisé pour la rédaction de l’article

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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