Saint-Marc-sur-Seine

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Saint-Marc-sur-Seine
Saint-Marc-sur-Seine
L'église et ses curieux arcs-boutants.
Blason de Saint-Marc-sur-Seine
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Châtillonnais
Maire
Mandat
Vincent Chauvot
2020-2026
Code postal 21450
Code commune 21557
Démographie
Population
municipale
109 hab. (2019 en diminution de 3,54 % par rapport à 2013)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 42′ 06″ nord, 4° 36′ 20″ est
Altitude Min. 265 m
Max. 411 m
Superficie 8,4 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Châtillon-sur-Seine
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Châtillon-sur-Seine
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://www.mairie-saint-marc-sur-seine.fr/

Saint-Marc-sur-Seine est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 21557.png

Saint-Marc-sur-Seine est une commune située sur la haute vallée de la Seine qui est ici à une trentaine de kilomètres à vol-d'oiseau de sa source et à 265 m d'altitude au point le plus bas. Le territoire de 8,4 km2 comprend les versants du fleuve avec les "montagnes"[1] qui les surplombent ainsi qu'une partie de la vallée empruntée au sud par le ruisseau qui descend du hameau de Meurseuge (commune d'Ampilly-les-Bordes) situé sur le plateau du Duesmois.

On distingue trois montagnes, une en rive droite à l'est, et deux en rive gauche, celle du sud s'allonge entre le vallon de Riboin et le ruisseau de Meurseuge, celle de l'ouest porte le point haut de la commune à 412 m, près des carrières. Le village est installé sur la Seine, en rive gauche et dans le versant de la montagne ouest (coteau de la Vipère). L'occupation des surfaces se diversifie à parts à peu près égales entre agriculture sur les hauteurs, forêt sur les versants ou certains sommets, et prairies dans les larges vallées bien arrosées. En outre, des carrières qui exploitent la pierre calcaire d'une jolie couleur jaune-doré entament le terrain dans la pointe ouest du finage.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Avec une faible pente d'environ 2 m pour mille mètres (de 273 m à 265 m d'amont en aval pour un cours de 4,3 km), la Seine[2] paresse ici pour former plusieurs méandres qui irriguent des prairies à pâturage et à fourrage dans une vallée qui peut atteindre un kilomètre entre versants. Des biefs ont été creusés à Saint-Marc et à Chenecières pour apporter de l'énergie aux moulins et aux forges. Deux ruisseaux sur la commune (non référencés par le SANDRE) existent en rive gauche de la Seine. Le ruisseau qui descend de Meurseuge emprunte le fond d'une combe, encaissée entre tête de Bray (374 m) et colline des Charmaies (396 m sur la commune de Bellenod-sur-Seine), et qui s'ouvre dans le plateau du Duesmois. Plus à l'est, un ruisseau intermittent malgré plusieurs sources suit le vallon de Riboin avant de disparaître sous le village. Dans cette région faite de calcaires karstiques, les pluies des plateaux ne forment pas de rivières, elles disparaissent dans le sous-sol pour réapparaître comme sources dans les versants des vallées (sources Choiseau, de la Dant, des Soupes, fontaines Froide, Aubert…) dont certaines sont captées. L'infiltration de l'eau en entraînant des sels minéraux a coloré la pierre calcaire du Jurassique qui est exploitée dans des carrières, elle est utilisée comme parement de sols et de murs et à la fabrication de matériel durable comme des bancs, des tables ou des cheminées.

Le hameau de Chenecières

Hameaux, écarts, lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Quartier : le village comprend la minoterie de Talfumière en rive droite de la Seine.
  • Hameau détaché du village : Chenecières (anciennes forges).
  • Habitat ou bâti écarté : ferme de l'Aigremont, château de Chenecières.
  • Lieux-dits d'intérêt local : côte (routière) de Meursauge, vallon de Riboin, coteau de la Vipère, ruines de la Brebis-Basse (ferme disparue).

Accès[modifier | modifier le code]

Situé sur la route départementale 971 entre Troyes et Dijon, Saint-Marc-sur-Seine était un carrefour important avant la construction des autoroutes où les véhicules légers empruntaient la route la plus directe mais la plus accidentée au sud par les côtes de Chanceaux, Saint-Seine-l'Abbaye et Val-Suzon, tandis que les poids-lourds rallongeaient la distance par Aignay-le-Duc à l'est sur des routes moins abruptes circulant dans les vallées de la Coquille et de l'Ignon, aujourd'hui la D. 901. Le GR 2 (le Havre-Dijon) traverse la Seine à Saint-Marc, il descend la montagne en rive droite avant de passer le pont à l'entrée du village, il gravit ensuite rapidement la montagne sud par la tête de Bray en rive gauche du ruisseau de Meursauge.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Semond Brémur-et-Vaurois Origny Rose des vents
N
O    Saint-Marc-sur-Seine    E
S
Magny-Lambert Bellenod-sur-Seine

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Marc-sur-Seine est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Châtillon-sur-Seine, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 60 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,6 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (63 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (36,8 %), terres arables (31,2 %), prairies (21 %), zones agricoles hétérogènes (8,4 %), mines, décharges et chantiers (2,6 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Seuls des vestiges de villas gallo-romaines ont été identifiés sur le territoire de la commune

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La seigneurie avec son château est acquise par les ducs de Bourgogne au XIIe siècle.

Un moulin est signalé à Chenecière en 1195

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Les habitants sont affranchis par édit royal en 1554.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le moulin de Chenecière, transformé en forge au fil du temps, devient un important centre industriel dans la seconde partie du XIXe siècle sous la direction de Paul Cailletet[10] qui a fait en ces lieux ses recherches sur les gaz contenus dans l'acier lorsqu'il est chauffé (oxyde de carbone) et sur la propriété des gaz à être liquéfiés.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Gilles Seytre    
mars 2014   Vincent Chauvot    
Les données manquantes sont à compléter.

Saint-Marc-sur-Seine appartient :

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12].

En 2019, la commune comptait 109 habitants[Note 3], en diminution de 3,54 % par rapport à 2013 (Côte-d'Or : +0,82 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
289341319368441391394406509
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
464429431396377344358361392
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
399423433442258248280335280
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014
299244223194147130125123109
2019 - - - - - - - -
109--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Une entreprise industrielle, Les Chaineries de Chênecières, est implantée sur la commune et issue de l'histoire métallurgique du Châtillonnais[15].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux, monuments et pôles d'intérêt[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune ne compte pas de monument inscrit à l'inventaire des monuments historiques, 11 monuments ou édifices sont répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[16], 1 élément classé à l'inventaire des objets historiques[17] et 18 objets répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[18].

  • Plusieurs maisons et croix sur la commune sont répertoriées à l'IGPC.
  • Pont sur la Seine en pierres de taille du XVIIIe s. (répertorié IGPC 1990)[19].
  • L'église Saint-Marc (IGPC 1990)[20] est construite sur le versant gauche de la vallée de la Seine, au-dessus du village. Au XVIIIe siècle les contreforts du chevet ne résistent plus à la poussée de la voûte. Le chemin de la cure longeant l'abside, l'étayage consistera en d'impressionnants arcs-boutants qui seront construits au-dessus du chemin en s'appuyant sur un talus qui domine la pente du terrain. Le bâtiment actuel est composé de deux parties, la nef a été remaniée et il est notable sur les vues aériennes qu'elle n'est plus alignée avec le chœur. Le clocher rectangulaire, couvert d'un toit en pavillon, se dresse au raccord des deux bâtiments, aligné sur le chœur de même époque. L'intérieur renferme plusieurs œuvres d'art dont un retable et deux statues en pierre polychrome du XVIe siècle, des chapiteaux sculptés et un très rare banc monté sur un coffre avec accoudoirs et fronton sculpté faisant office de stalle Logo monument historique Classé MH (1992)[21].
  • Lavoir construit en moellons et couvert d'un toit à deux pans, situé au nord du village entre cours de la Seine et route nationale.
  • Anciennes forges de Chênecières. Sur l'emplacement d'un ancien haut fourneau, les Cailletet puis les Suquet installent des laminoirs entre 1855 et 1920[22]. À partir de 1930 le site est transformé en fabrique de chaînes pour l'agriculture et la marine par la famille Seytre. Un monument commémoratif des travaux sur les gaz de Louis Cailletet a été installé en bordure de route.
  • Château de Chenecières en haut du versant rive gauche de la Seine, au-dessus des forges. Il est érigé par Henri Suquet, maître des forges de Chênecières de 1886 à 1920 et neveu de Louis Cailletet. Privé, il ne se visite pas, mais il peut être aperçu sur le parcours pédestre [23].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Marc-sur-Seine Blason
D'azur au pont antique alésé de trois arches d'argent maçonné de sable, accompagné, en chef, de deux quintefeuilles d'or et, en pointe, d'une merlette aussi d'argent, au chef cousu de gueules chargé d'une chaîne de sept maillons d'argent mouvant des flancs.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Paris, A la rencontre du Châtillonnais : Aignay-le-Duc, Baigneux-les-Juifs, Laignes, La Bourgogne, Document utilisé pour la rédaction de l’article

Références[modifier | modifier le code]

  1. Localement les collines entre vallées et plateaux, versants compris, sont nommées "montagnes".
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Seine (----0010) ».
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. René Paris 1986, p. 84.
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  15. « Chaineries de Chênecières », sur chaineries-chenecieres (consulté le )
  16. « Liste des lieux et monuments de la commune de Saint-Marc-sur-Seine à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Liste du patrimoine mobilier de la commune de Saint-Marc-sur-Seine », base Palissy, ministère français de la Culture.
  18. « Liste des objets de la commune de Saint-Marc-sur-Seine à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Palissy, ministère français de la Culture.
  19. Notice no IA00063797, base Palissy, ministère français de la Culture.
  20. Notice no IA00063792, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. Notice no PM21001998, base Palissy, ministère français de la Culture.
  22. René Paris 1986, p. 85.
  23. Circuit des Châteaux

Liens externes[modifier | modifier le code]

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