Magny-Lambert

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Magny-Lambert
Abside de l'église rue de la Potelle.
Abside de l'église rue de la Potelle.
Blason de Magny-Lambert
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Arrondissement de Montbard
Canton Châtillon-sur-Seine
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Châtillonnais
Maire
Mandat
Jean-Claude Funès
2014-2020
Code postal 21450
Code commune 21364
Démographie
Population
municipale
93 hab. (2013)
Densité 7,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 41′ 05″ N 4° 34′ 46″ E / 47.6847222222, 4.5794444444447° 41′ 05″ Nord 4° 34′ 46″ Est / 47.6847222222, 4.57944444444
Altitude Min. 307 m – Max. 415 m
Superficie 12,78 km2
Localisation

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Magny-Lambert

Magny-Lambert est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 21364.png

Magny-Lambert est une commune du plateau agricole et forestier du Duesmois, au-dessus de la Seine. Deux routes franchissent le versant rive gauche de la vallée du fleuve et la ligne de crête qui barre le nord-est du finage, celle qui monte depuis Saint-Marc-sur-Seine à 395 m, avant de redescendre sur le village (situé à 350 m environ), l'autre qui démarre depuis la D 971 à proximité du point bas de la commune (308 m sur le ruisseau de Meursauge) et emprunte la combe des Prés-de-la-Gorge pour arriver à Tout-Y-Faut (360 m).

Les surfaces sont essentiellement occupées par l'agriculture, mais il subsiste des bois à l'ouest et surtout au nord du territoire où ils sont entamés par les carrières d'exploitation de la belle pierre marbrée du Châtillonnais, utilisée pour le parement et la fabrication de meubles d'extérieur. Le mont de Faselot entre le village et le hameau marque le point culminant de la commune à 415 m et garde quelques bois de son versant sud-est au sommet. La large vallée orientée nord-ouest sud ouest dans laquelle on a retrouvé les traces d'une voie protohistorique passant par le village, entre la ligne de crête et les monts du sud-ouest, conserve des prairies à pâturages bien qu'il n'y ait pas de rivière pour les arroser.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

À part l'extrémité est du territoire qui prend à peine cinq cent mètres du ruisseau intermittent de Meursauge, la commune n'a pas de cours-d'eau, le plateau du Duesmois qui intègre cette commune, partie du plateau de Langres, est sujette aux phénomènes karstiques, l'eau est engloutie dans la roche calcaire du Jurassique pour réapparaître en exsurgences dans les versants des grandes rivières qui limitent le plateau. En l'occurrence, en pénétrant les sols, les eaux de pluie teintent de sels minéraux la pierre calcaire qui est exploitée dans les carrières.

En suivant le talweg des prés de la Gorge, on remonte jusqu'au lavoir de Tout-Y-Faut en rencontrant quelques sources, et en suivant celui de la combe de Riboin on accède à la source de Riboin, mais dans les deux cas il n'existe plus de ruisseaux permanents qui iraient jusqu'à la Seine. Au sud de la ligne de crête, sur le plateau, l'eau affleure en plusieurs sources disséminées sur le territoire mais sans donner suite à des cours-d'eau.

Accessibilité[modifier | modifier le code]

L'église de Magny-Lambert se trouve dans le quartier de Rue-Basse.

La commune est à l'écart des routes principales, la D 32 qui monte de Saint-Mards-sur-Seine depuis la D 971 (Châtillon-sur-Seine - Dijon) traverse le village et rejoint Villaines-en-Duesmois puis Montbard à l'ouest. La D 32D dévie de la première dans le village pour atteindre la commune voisine de Jours-les-Baigneux au sud. Le hameau de Tout-Y-Faut, est longé par le sentier GR 2 (Le Havre - Dijon) qui suit dans une direction nord sud les hauteurs de la profonde vallée du ruisseau de Meursauge, en rive gauche.

Hameaux, écarts, lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Le village de Magny-Lambert comprend les quartiers de Rue-Basse et Rue-Haute.
  • Hameaux détachés du village : Tout-Y-Faut (ou Toutifaut).
  • Habitat ou bâti écarté : granges et bâtiments des carrières, aux Rochies.
  • Lieux-dits d'intérêt local : Faselot, les prés de la Gorge, bois : les Rochies, les Ebattis, Bois-Bridant, Bois-Mornot.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Semond Saint-Marc-sur-Seine Rose des vents
Villaines-en-Duesmois N Bellenod-sur-Seine
Quemigny-sur-Seine
O    Magny-Lambert    E
S
Fontaines-en-Duesmois Chaume-lès-Baigneux, Jours-lès-Baigneux Ampilly-les-Bordes

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Ce sont les fouilles du Trembloy qui ont révélé en 1872 et 1873 toute l'importance de la civilisation de Hallstatt dans le Châtillonnais. D'autres vestiges plus récents démontrent la pérennité de cette occupation à la période gallo-romaine.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les habitants sont affranchis dès 1461 par l'évêque d'Autun[1].

Une ancienne grange de l'abbaye de Quincy subsiste au hameau de Tout-y-Faut.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Magny-Lambert Blason Tiercé en pairle, au premier d'azur a la mitre d'or, au deuxième d'or au rasoir antique de sinople, au troisième de sinople aux pics de carrier en sautoir d'argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Jean-Claude Funes    
Les données manquantes sont à compléter.

Magny-Lambert appartient :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 93 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
250 300 294 286 337 350 328 316 304
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
300 295 299 290 278 272 241 229 230
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
202 205 221 191 212 190 175 167 174
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
148 123 108 98 105 105 92 91 97
2013 - - - - - - - -
93 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux, monuments et pôles d'intérêt[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune ne compte pas de monument inscrit à l'inventaire des monuments historiques, 21 monuments ou édifices sont répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[4], 1 élément classé à l'inventaire des objets historiques[5] et 16 objets répertoriés à l'I.G.P.C[6].

  • Nécropole de Magny-Lambert dont les fouilles ont mis en évidence des tumulus attribués à la période du Hallstatt final, son extension le long d'une voie protohistorique suit à peu près le tracé de l'actuelle voie au fond de la vallée. Les tumulus sont visibles aux lieux-dits les Fourches, la Margelle et Rivanet, au sud du finage, autour de la petite colline de Montoillery ; à noter que l'un d'eux est nommé "tumulus du Trembloi"[7], à ne pas confondre avec le site du fanum du Trembloi sur la commune de Saint-Germain-le-Rocheux.
  • Nombreuses croix monumentales sur la commune et maisons anciennes au village dont la maison des Templiers (IGPC 1990, utilisée comme bâtiment agricole)[8].
  • Église de la Trinité reconstruite en 1849 sur un plan en croix latine (IGPC 1990)[9], façade orientée à l'est surmontée d'un clocher carré à toit octogonal maçonné façon gothique flamboyant. Statues de sainte Catherine et sainte Geneviève du XVIe siècle et de saint Roch en bois polychrome de 1736. Dalle funéraire de Thiébaud de Gand du XVe.
  • Lavoir-abreuvoir au village (IGPC 1990)[10] et lavoir à Tout-Y-Faut.
  • Ruines de la chapelle Saint-Hubert à Tout-Y-Faut (IGPC 1990)[11].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Paris, A la rencontre du Châtillonnais : Aignay-le-Duc, Baigneux-les-Juifs, Laignes, La Bourgogne,‎ Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Claude Rolley: " de Delphes à Magny-Lambert, hommage à Lucien Lerat " Paris 1984. p. 727-733.
  • B. Chaume: " La Nécropole de Magny-Lambert( Côte-d'Or ), historique des fouilles et étude topographique. in: Revue archéologique de l'Est et du Centre-Est, t.44.,fasc 1-1993-p. 181-189.
  • Raymond Lantier : Recherches archéologiques en Gaule ", in: Gallia, t.17, fasc2, -1959, p. 491-511.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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