Pagny-le-Château

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Pagny-le-Château
Pagny-le-Château
Église de Pagny-le-Château en septembre 2009.
Blason de Pagny-le-Château
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Beaune
Intercommunalité Communauté de communes Rives de Saône
Maire
Mandat
Hubert Moindrot
2020-2026
Code postal 21250
Code commune 21475
Démographie
Gentilé Pagnitain
Population
municipale
509 hab. (2018 en augmentation de 2,83 % par rapport à 2013)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 02′ 53″ nord, 5° 11′ 41″ est
Altitude Min. 177 m
Max. 193 m
Superficie 24,23 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Dijon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Brazey-en-Plaine
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Pagny-le-Château
Liens
Site web http://www.pagnylechateau.fr

Pagny-le-Château est une commune française située dans le canton de Brazey-en-Plaine du département de la Côte-d'Or et dans la région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Elle se situe entre Seurre et Saint-Jean-de-Losne sur la RD 976[1].

Communes Limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Saône et l'Ausson sont les principaux cours d'eau parcourant la commune.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Pagny-le-Château est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dijon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 333 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (47 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (47,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (45,7 %), terres arables (40,6 %), prairies (4,6 %), eaux continentales[Note 3] (3,3 %), zones urbanisées (2,5 %), zones agricoles hétérogènes (1,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,3 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2020 en cours Hubert Moindrot SE Retraité
1989
2020
Jacques Chossat de Montburon UMP-LR[9] Retraité
1971
1989
Jacques Grenot SE Agriculteur
1960
1971
Robert Marchand SE Coursier
1945
1960
Léon Lévy[10] SE
1944
1945
Henri Bougaud[10] SE
1925
1944
Ernest Pellestor[10] SE Négociant en vins
1917
1925
Louis Cochey[10],[11] SE
1903
1917
Félix Seuilley[10] SE
1896
1903
Antoine Picard[10] SE
1892
1896
François Buisson[10] SE
1888
1892
Jacques Grenot[10] SE
1884
1888
Victor Michaud[10] SE
1871
1884
Jacques Grenot[10] SE
1867
1871
Balthazar Nicaise Jobard[10] SE
1866
1867
Jean-Baptiste Mercier[10] SE
1863 ?
1866
François Decosne[10] SE

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[13].

En 2018, la commune comptait 509 habitants[Note 4], en augmentation de 2,83 % par rapport à 2013 (Côte-d'Or : +0,65 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
308587590571600635662675648
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
603630635623626589604588586
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
648590585513467457425453449
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
422428335343477491490490493
2017 2018 - - - - - - -
514509-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au fil des siècles, cette commune porta plusieurs noms. Le premier était Pancium. Les suivants furent Paygnay-le-Château et Pagny-la-Brûlée.

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom de Pagny-l'Égalité[16].

Aujourd'hui, le village s'appelle donc Pagny-le-Château, même si le château fort n'existe plus. Les habitants sont les Pagnitains. À ne pas confondre avec les Pagnotins, population du village voisin de Pagny-la-Ville.

Histoire[modifier | modifier le code]

Place des Platanes en infrarouge.

Seigneurs[17][modifier | modifier le code]

Au moins depuis les XIe-XIIe siècles, Pagny, Pouilly-sur-Saône et Seurre avec la Motte-Saint-Georges (quartier sud de Seurre), constituent un complexe féodal, un groupe de seigneuries liées, sises sur la Saône à mi-chemin entre Beaune et Dole, qu'Eglantine (de Pouilly) apporte vers 1170 à son mari Philippe (Ier) de Neublans (de la branche cadette de cette puissante Maison). Leurs fils ont Pagny : Hugues (II), et Guillaume de Neublans qui épouse Flore d'Antigny, d'où : leur fils cadet Philippe continue les sires d'Antigny ; alors que leur fils aîné Hugues III de Neublans d'Antigny poursuit les seigneuries saônoises, enrichies des biens apportés par sa femme Béatrice de Mâcon-Vienne (épousée en 1219 ; † vers 1235/1239 ; issue d'Étienne Ier Tête Hardie de Bourgogne), notamment Sainte-Croix, Lons en partie avec le bourg Saint-Désiré, Pymont et Mirebel.

Avec ces princes de la Maison de Lorraine-Elbeuf se termine la lignée héréditaire des sires/barons de Pagny, commencée six siècles plus tôt environ. En effet, Louis XIV achète Pagny en 1675 à sa cousine germaine Marie-Marguerite-Ignace (deux petits-enfants du Vert-Galant !), pour le donner à son fils naturel Louis comte de Vermandois (1667-1683), fils de la duchesse Louise de La Vallière, et ensuite à la sœur de ce dernier, Marie-Anne (1666-1739), dite la première Mademoiselle de Blois, épouse sans postérité de Louis-Armand Ier de Bourbon-Conti.

Ensuite, les ducs de La Vallière, issus de Jean-François de La Baume Le Blanc (1642-1676 ; frère de Louise de La Vallière), assument Pagny : Louis-César de La Baume Le Blanc duc de La Vallière (1708-1680, petit-neveu de la duchesse Louise ; x 1732 Anne-Julie-Françoise de Crussol d'Uzès, fille de Jean-Charles duc d'Uzès et sœur du duc Charles-Emmanuel), puis sa fille Adrienne-Émilie-Félicité de La Baume Le Blanc de la Vallière (1740-1812 ; x 1756 Louis-Gaucher duc de Châtillon, branche de Porcéan/Porcien), dont la fille aînée Amable-Émilie de Châtillon (1761-1840 ; x 1777 son cousin issu de germain Marie-François-Emmanuel de Crussol duc d'Uzès, 1756-1843 ; postérité) hérite du domaine de Pagny qu'elle transmet aux Crussol d'Uzès : cf. son fils Adrien-François-Emmanuel (1778-1837), père du duc Armand-Géraud-Victurnien (1808-1872)...

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le pôle scolaire Jean de Vienne est effectif depuis la rentrée 2010.

Associations[modifier | modifier le code]

  • Association culturelle et sportive
  • Amicale des sapeurs-pompiers
  • Société de chasse

Sécurité civile[modifier | modifier le code]

  • Centre de première intervention (CPI) de Pagny-le-Château.

Économie[modifier | modifier le code]

Base de loisirs[modifier | modifier le code]

À Pagny-le-Château, les touristes peuvent non seulement visiter la chapelle castrale, mais ont également la possibilité de se promener au bord du lac de Chour, une étendue d'eau de 32 hectares apparue à la suite de la construction de l'A36 où il est possible se baigner (un poste de maître-nageur a été créé en ), de pique-niquer, de faire de la planche à voile, de la plongée...

Commerces[modifier | modifier le code]

  • Épicerie du Centre
  • Le Comptoir de Pagny, Bar-Restaurant.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Chapelle castrale.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle castrale[modifier | modifier le code]

Le château fort en briques, construit au XIIe siècle pour la famille de Vienne était ceint d'épaisses murailles surmontées de créneaux et cantonnées de tours rondes. Il fut détruit, puis reconstruit vers 1530 par l'amiral Philippe Chabot : le château était alors composé d'un logis à trois étages accompagné de tours et de pavillons. Du château détruit en 1774, il ne reste qu'une partie des dépendances.

Quant à la chapelle fondée en 1297 par Philippe de Vienne, elle fut reconstruite entre le XVe siècle et le XVIe siècle pour Gérard de Longvy. Elle reçut un décor de la Renaissance, comprenant le portail sculpté daté de 1533, le clocheton de la façade et les chapiteaux historiés de la nef. Au XIXe siècle, une grande partie de son décor sculpté et de son mobilier disparut : aujourd'hui, les pièces les plus importantes sont au musée de Philadelphie (États-Unis) et au musée du Louvre à Paris. Sont présents les tombeaux de Jean de Vienne et Jeanne de Vienne, ainsi que celui de Jean de Longvy.

La chapelle fait partie du paysage, et les nouveaux propriétaires ont construit des chambres d'hôtes dans le parc. Ainsi, les visiteurs ont une magnifique vue sur la chapelle depuis leur chambre.

Personnalités liées à Pagny-le-Château[modifier | modifier le code]

  • Jean de Vienne, général et amiral de France, né à Dole (Jura) en 1341 et mort à Nicopolis (Bulgarie) en 1396, habita durant de longues années dans l'ancien château fort de Pagny-le-Château. La frégate qui ramenait, du au , les ressortissants français séjournant au Liban en France via Chypre, dans le cadre du rapatriement de ces derniers à la suite de l'intervention militaire d'Israël au Liban, s'appelle Jean de Vienne. Ce bateau est en service depuis 1984.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Pagny-le-Château Blason
D'or à l'aigle bicéphale de gueules, au chef d'azur chargé de trois chabots aussi d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Photographies[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Route départementale 976
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. « Résultats municipales 2020 à Pagny-le-Château », sur lemonde.fr (consulté le ).
  10. a b c d e f g h i j k l et m Données recueillies d'après les registres d'actes d'état civil de la commune.
  11. A fait fonction de maire de 1917 à 1919 à la suite du décès du précédent magistrat.
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Pagny-le-Château », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le ).
  17. « La chapelle de l'ancien château de Pagny et les seigneurs qui ont possédé ce château, p. 304-364, par Henri Baudot, secrétaire de la Commission départementale des Antiquités », sur Mémoires de la Commission des Antiquités de la Côte d'Or, t. Ier, années 1838 à 1841, chez Lamarche, 1841, Dijon.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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