Glanon

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Glanon
Glanon
Église Saint-Marcel.
Blason de Glanon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Beaune
Canton Brazey-en-Plaine
Intercommunalité Communauté de communes Rives de Saône
Maire
Mandat
Sébastien Belorgey
2014-2020
Code postal 21250
Code commune 21301
Démographie
Gentilé Glanonais
Population
municipale
239 hab. (2016 en augmentation de 6,7 % par rapport à 2011)
Densité 65 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 02′ 27″ nord, 5° 06′ 26″ est
Altitude Min. 176 m
Max. 208 m
Superficie 3,65 km2
Localisation

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Glanon est une commune française située dans le canton de Brazey-en-Plaine du département de la Côte-d'Or et la région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Avec ses 365 hectares, Glanon est l'un des plus petits villages du canton de Seurre. Cette commune se blottit dans un vallon qui descend d'un coteau jusqu'à la Saône, et façonne là, une petite falaise dans laquelle affleure le Pliocène fossilifère.

On la surnomme la Perle du Val-de-Saône.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Auvillars-sur-Saône Lechâtelet Rose des vents
Bagnot N Labruyère
O    Glanon    E
S
Pouilly-sur-Saône Seurre

Histoire[modifier | modifier le code]

Le plus ancien nom connu du village est Glonnonus en 679, les habitants étaient alors les Glonnais. L'appellation du village devint Glennosco au VIIIe siècle, Glennocus en 733 qui ne changea que très peu au cours des siècles pour donner Glennone au XIIe siècle, Glangnon en 1391 puis Glannon en 1431, qui sous cette orthographe demeure un prénom féminin, usité en Bretagne où il est fêté le 9 mars.

Ce vocable trouve son origine dans la racine celtique Glann signifiant rive qui s'adapte parfaitement au site de Glanon. La terminaison -onus est, elle aussi, manifestement gauloise.

À propos de la Saône, dans sa vallée supérieure (jusqu'à Gray) elle portait le nom de Arar, qui vient de aar (rivière) ; dans sa vallée inférieure (à partir de Gray), elle portait le nom de Saucona, sawk (sacré) + onna (rivière). Elle prend sa source au-dessus de Vioménil, dans les monts Faucilles.

Le village de Glanon est l'un des plus anciens lieux habités connus du canton. Le dragage de la Saône a révélé l'existence d'un site important au point de vue de la durée d'occupation. En effet, les vestiges recueillis sont représentatifs de toutes les époques à partir du néolithique moyen jusqu'à nos jours sans discontinuité. Cinq millénaires d'histoire nous sont ainsi révélés. L'indice le plus énigmatique semble être la calotte crânienne à caractère archaïque découverte en mai 1981 et qui appartient au rameau des Néandertaliens. Cet ancêtre a été appelé Homme de Glanon.

Après avoir été un habitat sur une zone de gué, Glanon est vite devenu un port sur la Saône. Des amphores Dressel attestent un commerce de vin avec le Latium et l'Italie du Sud au Ier siècle avant notre ère.

Plus près de nous, au début du XXe siècle, ce port était encore actif : on y chargeait le sable dragué à la main et qui était acheminé jusqu'à Fleurey-sur-Ouche où l'on chargeait alors de la pierre mureuse à destination du Val de Saône. On y embarquait également une partie de la production agricole de la région : betteraves, pommes de terre, fourrages et bois. Durant la guerre de 1914-1918, le port reprit un regain d'activité, on y chargeait entre autres une grande quantité de bois pour boulangerie ; une bascule existait à l'emplacement du restaurant le Riva-Plage.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Glanon Blason De gueules à deux palmes cousues de sinople adossées en pal, les tiges passées en sautoir en pointe ; à la burelle ondée d’argent brochant sur le tout.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1958 mars 2001 M. Robert Debroeck    
mars 2001 En cours M. Sébastien Belorgey   Conseiller juridique
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1826, le nombre des habitants, les Glanonnais, s'élevait à 270, il monta jusqu'à 311 en 1846 pour s'orienter à la baisse et retomber à 262 en 1901 et n'être plus que de 106 puis 105 en 1975 et 1982. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[2].

En 2016, la commune comptait 239 habitants[Note 1], en augmentation de 6,7 % par rapport à 2011 (Côte-d'Or : +1,38 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
250279230250280296297311287
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
269277284258264258269257257
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
262250230189188178166169154
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
133113106105143180195227241
2016 - - - - - - - -
239--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Jadis, l'église se dressait sur la berge de la Saône au milieu du cimetière. Elle était très ancienne puisque donnée par Pépin le Bref, maire du Palais en 748, à l'Abbaye de Flavigny. Le seigneur était le baron d'Auvillards. Marie Sorel, épouse de Jean d'Estainville, vendit cette terre à Jacques Bouton de Corberon en 1461 au prix de 550 livres. Des mouvements de terrain firent s'effondrer cette église dans la rivière.

Une nouvelle église, l'église paroissiale Saint-Marcel fut édifiée au XIXe siècle, de 1874 à 1878, au centre du village à côté de l'actuelle mairie, sur les plans et devis de Charles Suisse, architecte à Dijon, et bâtie par M. Mouillon entrepreneur à Saint-Jean-de-Losne. Le plan de cette église, composée d'une allée principale, appelée vaisseau central, prend la forme d'une croix latine. Les matériaux utilisés pour le gros œuvre sont la brique et la pierre calcaire. Sa couverture, qui repose sur un toit à deux longs pans avec une flèche carrée, est constituée de tuiles mécaniques et d'ardoises. À l'intérieur de cette église bénéficiant d'une excellente acoustique, on note, entre autres, la présence de deux dalles funéraires gravées en 1772 et 1773, d'un escalier tournant, d'une voûte d'ogives et un lambris en couvrement rappelant la coque d'un bateau.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Narcisse Trullard naquit à Seurre le 29 octobre 1738 et décéda à Glanon le 12 décembre 1805. Officier, il siégea à la Convention comme Ddputé de la Côte-d'Or et vota, au procès de Louis XVI, la mort du roi. La Convention le chargea de plusieurs missions (Lorient, Bayonne, Iles d'Aix, d'Oléron et de ) et l'envoya, comme attaché, à l'armée des côtes de la Rochelle et à l'Armée du Nord. Il quitta la scène politique après la séparation de la Convention.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]

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