Nuits-Saint-Georges

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Nuits-Saint-Georges
Nuits-Saint-Georges
Vue de Nuits-Saint-Georges.
Blason de Nuits-Saint-Georges
Héraldique
Nuits-Saint-Georges
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Beaune
Intercommunalité Communauté de communes de Gevrey-Chambertin et de Nuits-Saint-Georges
(siège)
Maire
Mandat
Alain Cartron
2020-2026
Code postal 21700
Code commune 21464
Démographie
Gentilé Nuiton(ne)s
Population
municipale
5 309 hab. (2021 en diminution de 4,38 % par rapport à 2015)
Densité 259 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 08′ 18″ nord, 4° 57′ 04″ est
Altitude Min. 224 m
Max. 516 m
Superficie 20,5 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Dijon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Nuits-Saint-Georges
(bureau centralisateur)
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Nuits-Saint-Georges
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Nuits-Saint-Georges
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Nuits-Saint-Georges
Liens
Site web ville-nuits-saint-georges.fr

Nuits-Saint-Georges est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont appelés les Nuitons et Nuitonnes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune comprend la ville de Nuits-Saint-Georges et le village de Concœur-et-Corboin. La géographie est typique des villages viticoles de la côte. Sur les hautes côtes, on retrouve des plantations de pins ou des chaumes. Sur les pentes on trouve les meilleures vignes exposées à l'est ou au sud-est. Les vallées sont des combes. L'eau est présente et jaillit du réseau karstique au pied de la côte. Le sous-sol est essentiellement bajocien mais aussi oxfordien et bathonien. Dans la plaine, on retrouve les alluvions qui annoncent la vallée de la Saône.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap.
Carte topographique.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Accès et transports[modifier | modifier le code]

L'autoroute A31, qui passe au sud-est de la commune offrant au passage la sortie numéro 1, la route départementale 974 (ex-RN74) et les TER permettent de rejoindre Beaune ou Dijon. En plus de la route départementale 974 qui traverse la commune et le bourg sur un axe d'orientation nord-sud, on trouve passant sur la commune les routes départementales 8, 25 et 116. On trouve aussi sur la commune un aérodrome au nord-est du bourg, l'aérodrome de Nuits-Saint-Georges.

De 1922 à 1933, une voie ferrée reliait Nuits-Saint-Georges à Meuilley. Aujourd'hui des routes départementales et communales rattachent Nuits-Saint-Georges aux Hautes-Côtes et à la plaine de la Saône.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière Le Meuzin traverse la ville[1].

Relief[modifier | modifier le code]

Vue de Nuits-Saint-Georges entourée de coteaux de vignes.
Vue de Nuits-Saint-Georges entourée de coteaux de vignes.

La commune, formée de collines et vallées, connait un relief important. Le point le plus haut, soit 516 mètres d'altitude, est localisé au Nord-Ouest du hameau Corboin, au niveau de la forêt domaniale de Mantuan, en bordure de commune avec Curtil-Vergy et Reulle-Vergy. Le point le plus bas quant à lui, à 224 mètres d'altitude, est localisé au sud du lieu-dit l'étang, à l'extrême sud de la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat océanique altéré et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (1 900 h/an), un été chaud (18,5 °C), un air sec au printemps et en été et des vents faibles[3].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 18 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 786 mm, avec 11,1 jours de précipitations en janvier et 7,2 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Saint-Nic. Citeaux », sur la commune de Saint-Nicolas-lès-Cîteaux à 8 km à vol d'oiseau[4], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 813,8 mm[5],[6]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[7].

Statistiques 1991-2020 et records ST NIC. CITEAUX (21) - alt : 203m, lat : 47°07'19"N, lon : 5°04'19"E
Records établis sur la période du 01-01-1953 au 04-01-2024
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,3 −0,2 2,2 4,2 8,5 11,6 13,4 13,2 10 7,1 2,6 0,5 6,1
Température moyenne (°C) 2,8 3,9 7,6 10,2 14,6 18 20,1 19,9 15,8 11,7 6,2 3,4 11,2
Température maximale moyenne (°C) 5,9 8 13 16,3 20,7 24,4 26,8 26,6 21,6 16,3 9,8 6,2 16,3
Record de froid (°C)
date du record
−23
09.01.1985
−19
14.02.1991
−12
01.03.05
−6
11.04.1973
−3
01.05.1984
0,8
05.06.1975
3,7
04.07.1974
2,5
30.08.1998
−2
30.09.1972
−6
31.10.1997
−10,1
27.11.1985
−15
30.12.05
−23
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
16,9
01.01.23
20,1
24.02.1990
24
18.03.05
29,4
25.04.07
31,2
25.05.07
36
18.06.22
38,6
31.07.1983
40
12.08.03
34,8
09.09.23
28
02.10.01
21
03.11.05
17
07.12.00
40
2003
Précipitations (mm) 58,3 49,5 53,7 61,9 80,2 66,6 72,4 69,4 65 83,4 86,3 67,1 813,8
Source : « Fiche 21564001 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/01/2024 dans l'état de la base


Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Nuits-Saint-Georges est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[8],[9],[10]. Elle appartient à l'unité urbaine de Nuits-Saint-Georges, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[11] et 5 941 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[12],[13].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dijon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 333 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[14],[15].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (50,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (54,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (27,3 %), terres arables (24,9 %), cultures permanentes (19,9 %), zones urbanisées (9,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,2 %), prairies (3,8 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,7 %), zones agricoles hétérogènes (1,7 %), mines, décharges et chantiers (0,1 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« D'azur à trois bandes d'or, au chef de gueules chargé de trois quintefeuilles aussi d'or et soutenu d'une trangle d'argent. »

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attestée sous la forme Nui en 1173[17].

Nui est la forme de l'ancien français noe ou noue (les deux mots ont la même racine), issue du latin médiéval nauda, lui-même issu d'un mot probablement gaulois de même sens : « prairie marécageuse ».

Une autre hypothèse quant à l'origine du mot Nuits. Il pourrait s'agir du mot noa qui désigne un vallon encaissé dont le fond est un étang, naud qui signifie la terre humide ou bien nubia de la boue fertile, en langue celtique, correspondant à la forme dialectale actuelle nué du noyer. Ce dernier par extension latine a donné noisettes et noix[18].

Le nom de Saint-Georges est directement lié à la production de vin. Au IVe siècle, Philibert de Mollans aurait rapporté à Nuits les reliques de Georges de Lydda, martyr chrétien persécuté par l'empereur Dioclétien, un clos de vignes de la paroisse aurait alors pris le nom de Saint-Georges[18]. Saint Georges est une figure importante de la région, célébré comme le saint patron de la Bourgogne, il est aussi le patron de l'ordre de chevalerie installée à Besançon : l'ordre de Saint-Georges de Bourgogne.

Afin de faire profiter la commune de la renommée du cru élevé sur son territoire, le conseil municipal a demandé et obtenu l'adjonction du cru célèbre en 1892.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les premières traces de l'homme dans la commune datent du Magdalénien au lieu-dit le Trou-léger.

Au lieu-dit les Bolards[19], une ville romaine a été retrouvée. On y a mis notamment au jour un temple de Cybèle et un Mithraeum. Cette ville a prospéré jusqu'à sa destruction totale au début du Ve siècle. Aujourd'hui même son nom est oublié.

Au Moyen Âge la ville de Nuits est mentionnée sous différents noms, dès le Xe siècle. En 1212, le duc Eudes III octroie à la partie sud de la ville nommée Nuits-Aval une charte communale. L'église Saint-Symphorien est construite au XIIIe siècle. À partir de 1362, la commune construit des remparts.

Période moderne[modifier | modifier le code]

Le beffroi date de 1610.

En 1700, l'intendant Ferrand rédigea-t-il un Mémoire pour l'instruction du duc de Bourgogne lui indiquant que dans cette province les vins les meilleurs provenaient des « vignobles [qui] approchent de Nuits et de Beaune »[20].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

1870, August von Werder prend Nuits pour l'abandonner juste après.

Le plus ancien négoce est la maison Charles Viennot fondée en 1735. GeisWeiler est fondé en 1804, Morin en 1822, Faiveley en 1825, Bouillot en 1844, Labouré et Gontard en 1846, Dufouleur en 1848. Une curiosité, qui perdure jusque dans les années 1940, est l'élaboration par le négoce de vin rouge effervescent selon la méthode champenoise.

En 1849, le train arrive à Nuits ; la première gare est installée. Une autre gare se trouve sur la même ligne dans l'Yonne à Nuits-sous-Ravière. Pour éviter les confusions, la ville prend le nom de Nuits-sous-Beaune. L'arrivée du chemin de fer permet l'essor du négoce en vin. Chauvenet est fondé en 1853, Bouillot en 1885, Moingeon-Guéneau en 1897, Misserey en 1904, Boisset qui est aujourd'hui le négoce nuiton le plus important, n'est fondé qu'en 1961.

Le , les Allemands, qui veulent s'ouvrir un passage vers Lyon, tentent de s'emparer de Nuits. L'opération est minutieusement préparée, sous la conduite directe du général August von Werder, avec la division badoise menée par le général prussien Adolf von Glümer et le prince Guillaume de Bade. Le général Camille Crémer, avec des moyens en hommes et matériels très inférieurs, lui tient tête. Les combats sont rudes, les forces françaises établissent une ligne de résistance le long de la voie ferrée. Le soir, les troupes allemandes sont maîtresses du terrain mais dès le lendemain elles abandonnent la ville et retournent sur Dijon[21]. Quatre-vingts badois tués au combat sont inhumés au cimetière ancien de Nuits-Saint-Georges[22].

En 1892, la commune prend le nom de Nuits-Saint-Georges, Saint-Georges étant l'une de ses appellations viticoles les plus prestigieuses.

À partir du XIXe siècle, plusieurs fléaux venus d'Amérique vont toucher la vigne et donc l'économie locale. D'abord l'oïdium, puis surtout le phylloxéra qui apparaît en 1879 et finit par entraîner l'arrachage total des plants anciens et leur remplacement par des vignes sur porte-greffes américains. Enfin, le mildiou provoque un désastre considérable dans les cultures en 1910.

La première cave coopérative viticole apparaît en 1911.

En pleine crise de mévente des vins, en 1934, la Confrérie des Chevaliers du Tastevin est fondée à Nuits-Saint-Georges[23]. Pendant ce temps, Henri Gouges rejoint au niveau national le combat mené par le sénateur Joseph Capus et le baron Pierre Le Roy de Boiseaumarié qui va aboutir à la création des appellations d'origine contrôlée. Il devient le bras droit du baron à l'INAO[24]. Ainsi l'AOC Nuits-saint-georges est créée en 1936[25].

C'est également en 1936 qu'est créée la coopérative agricole de blé. Des silos en béton furent inaugurés en 1938 en présence du ministre de l'Agriculture Georges Monnet[26].

Le [27], se tient la première vente aux enchères des vins des Hospices de Nuits-Saint-Georges. Les fonds qui y sont récoltés financent à la fois l'établissement, ainsi qu'une association à but caritatif. Ces enchères se déroulent tous les ans.

En 1970, les villages de Concœur et Corboin fusionnent avec Nuits-Saint-Georges.

Le , l'équipage d'Apollo 15 donna officiellement, à un trou lunaire, le nom du « Cratère Saint-Georges », en rendant hommage à Jules Verne. En effet, dans son roman Autour de la Lune, une fine bouteille de vin de Nuits est par hasard retrouvée dans le compartiment des provisions, afin de fêter « l'union de la Terre et de son satellite »[28].

Le 18 mai 1991, la commune fut choisie comme la ville marraine du sous-marin Rubis S601 de la Marine Nationale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
vers 1816   Nicolas Claude Joseph Marey de Gassendi    
22 décembre 1872 13 mars 1874 Gaspard Henri de Bahèzre    
vers 1934   Gaston Connesson    
1969 juin 1995 Bernard Barbier RI puis UDF-PR sénateur
juin 1995 mars 2008 Xavier Dufouleur DVD  
mars 2008 En cours
(au 30 avril 2014)
Alain Cartron DVD  

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La communauté de communes du Pays de Nuits-Saint-Georges qui gère la plupart des services englobe toutes les communes du canton de Nuits-Saint-Georges.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Nuits-Saint-Georges est jumelée avec[29] :

Nuits-Saint-Georges est liée également par un pacte d'amitiés avec Drapeau de la France Eguisheim (France) depuis le .

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[31].

En 2021, la commune comptait 5 309 habitants[Note 3], en diminution de 4,38 % par rapport à 2015 (Côte-d'Or : +0,44 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 5412 5032 6332 7593 1203 0583 0753 4513 251
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 1293 3183 6433 5783 5963 7273 6413 6543 625
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 6463 7063 5093 2373 2333 4003 3303 2853 602
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
3 9704 3305 0635 4595 5695 5735 3355 3205 618
2014 2019 2021 - - - - - -
5 5785 3625 309------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2006[33].)
Histogramme de l'évolution démographique

Les chiffres officiels pour 2019 ne sont pas disponibles. Officieusement, la commune compterait 5 551 habitants.

Économie[modifier | modifier le code]

Le vignoble de Nuits-Saint-Georges.

En 2008 la viti-viniculture, au travers de l'exploitation des grands vins de la Côte de Nuits par les grandes maisons de négoce, constitue la principale activité économique de la commune. Aux premiers rangs de celles-ci, on peut citer : Maison Faiveley, Moillard - Grivot, Cottin Frères, Dufouleur Père et Fils, Labouré Roi, Louis Max, Lupé Cholet, Bourgogne Pierre Gruber - Aegerter, Domaine Henri et Gilles Remoriquet, Domaine Chantal Lescure et le Groupe Boisset.

Mais Nuits-Saint-Georges n'est pas qu'une ville de négoce, elle subit également une influence de tradition ouvrière due, d'une part, à la présence de nombreuses imprimeries (Filibert, Label'f, société Bourguignonne d'Imprimerie, imprimerie Millésime, Limoges photogravure, Imprimerie Georges Paris...) et d'autre part, à celle de grandes entreprises installées sur la zone économique du « Pré de Nuits » en bordure de l'autoroute A31, dont principalement : Softal (propriété de Pechiney), la cartonnerie Parnalland (propriété de Smurfit Kappa Group), une usine d'embouteillage de jus de fruits Refresco (ancienne usine Pampryl puis Nuits-Saint-Georges Production devenue Refresco en 2007 après son rachat par le groupe Refresco), le groupe Pierre Le Goff, premier distributeur français de produits et matériels d'hygiène et de sécurité, le groupe France Boissons, la société Védrenne (rachetée par le groupe Renaud Cointreau et spécialisée dans la fabrication des liqueurs et crèmes de cassis (autre spécialité locale entrant dans la confection du Kir). Cette zone économique, créée en 1993, affiche en 2008 complet, ou presque. Il reste 45 000 m2 disponibles[34].

Au , sur les 392 entreprises, commerces ou établissements implantés à Nuits-Saint-Georges, seulement 43 comptaient plus de 10 salariés. La répartition par secteurs d'activité était la suivante[35] :

  • industrie : 42 ;
  • construction : 35 ;
  • commerce et réparations : 140 ;
  • services : 175.
Vendangeurs dans les vignes de Nuits-Saint-Georges en septembre 2019.
Vendangeurs dans les vignes de Nuits-Saint-Georges en septembre 2019.

Entre 1999 et 2004, le taux de chômage est passé de 8,2 % à 9,7 % de la population active : soit 253 demandeurs d'emploi contre 216, 5 ans auparavant[35]. Sur la même période, la tendance en France était, quant à elle, nettement à la baisse puisque le taux de chômage a diminué de 2,3 points, passant de 11,2 % à 8,9 %.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Services[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une police municipale[36] et d'un bureau de poste, d'une maison des services publics, d'un office de tourisme et d'un maison des services qui regroupe de nombreux organismes publics.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Nuits-Saint-Georges dépend de l'académie de Dijon.

La ville compte cinq écoles, dont les quatre écoles publiques suivantes :

Pour les familles optant pour un système scolaire privé, elles ont la possibilité d'inscrire leurs enfants à l'école Saint-Symphorien (maternelle et élémentaire)[37].

Dans l'enseignement secondaire, la commune dispose d'un collège : le collège public Félix Tisserand.

En revanche, Nuits-Saint-Georges ne dispose pas d'un lycée. À la fin de leur année de troisième, les collégiens nuitons - qui poursuivent leur scolarité au lycée - doivent choisir parmi les lycées de Beaune ou ceux de l'agglomération dijonnaise (Brochon, Dijon, etc.).

Associations culturelles et sportives[modifier | modifier le code]

Les habitants participent à de nombreuses associations culturelles et sportives. Elles sont présentées sur le site de la mairie ou lors d'une manifestation qui se tient tous les ans sous les halles en septembre.

Hospices de Nuits-Saint-Georges.

Santé[modifier | modifier le code]

Un hôpital a été construit dès 1634. L'institution fonctionne toujours et bénéficie encore d'un supplément de ressource grâce à la vente aux enchères des vins de son domaine. L'hôpital, situé au sud du cœur historique, est tourné maintenant essentiellement vers la gériatrie. Pour les autres domaines, les malades doivent aller à Beaune ou dans l'agglomération dijonnaise. Une maison médicale regroupant des praticiens libéraux (radiologie, dentiste, médecine générale, nutritionniste...) a été créée. La ville dispose de 4 pharmacies, dont une ouverte également le samedi après-midi.

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse de Nuits-Saint-Georges comprend également les communes d'Agencourt, d'Argilly, de Boncourt-le-Bois, de Chaux, de Corgoloin, de Gerland, de Premeaux-Prissey et de Quincey. Dans la ville, des messes sont dites à Saint-Denis mais aussi à Saint-Symphorien qui, après avoir été longtemps désaffectée, a pu maintenant être rouverte au culte.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Beffroi de Nuits-Saint-Georges.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Musée d'Histoire et d'Archéologie.

La commune est riche de deux sites archéologiques majeurs :

Le musée municipal d'art et d'histoire[38], installé dans l'ancienne maison de Camille Rodier, l'un des fondateurs de la confrérie des chevaliers du Tastevin, présente, parmi d'autres traces de l'histoire, des éléments retrouvés sur ces sites (exposition permanente : stèles de la nécropole des Bolards ; exposition temporaire renouvelée chaque année). Le musée est ouvert au public de début mai à fin octobre, du mercredi au dimanche. Ses horaires sont du mercredi au vendredi de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h, ainsi que samedi et dimanche de 14h à 18h.

Le beffroi (maison carrée de 1610 à 1619, tour de 1619 à 1629, clocheton en 1633) situé au cœur de la vieille ville est le symbole actuel de Nuits.

Le château d'Entre-deux-Monts, qui est perdu dans la nature sur les hauteurs à l'extrémité du ban de la commune, constitue un beau témoignage d'architecture classique. Le corps du logis date du XVIIe siècle, il a été construit sur une ancienne ferme fortifiée qui a appartenu à Phillippe de Chaumergy, le défenseur de Beaune face aux français en 1478[39].

Deux musées, de création récente, illustrent les industries alimentaires de Nuits : le Cassissium, unique musée au monde à traiter du cassis ; et l'Imaginarium, consacré à la découverte des processus de fabrication des Crémants de Bourgogne et autres vins effervescents.

Le patrimoine moderne est représenté par un émetteur de télévision et de FM avec une tour hertzienne d'une hauteur de 150 mètres.

Église Saint-Symphorien.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Denis et son clocher à tuiles vernissées de Bourgogne.

L'église Saint-Symphorien est édifiée au XIIIe siècle. Son architecture est de style roman mais possède néanmoins quelques éléments gothiques[40]. L'édifice est classé depuis 1913 aux monuments historiques[41]. On peut aussi noter son cimetière comportant des tombes du XVIIe siècle et des sépultures de personnalités de l'Empire, du monde viticole et du monde scientifique.

L'église Saint-Denis, néoromane, est quant à elle plus récente, XIXe siècle, et l'élément caractéristique est son orgue Cavaillé-Coll qui date de 1878[40]. Deux cloches, Jeanne-Marie, 760 kg, bénie le et Marie-Hélène, 1 300 kg, bénie le appellent les fidèles aux messes des dimanches et solennités.

Au nord-ouest du bourg, en bordure de la route départementale 25, on trouve la chapelle de la Serrée.

L'église de la Nativité de Notre Dame à Concœur daterait pour l'essentiel du XVe siècle mais d'importants remaniements ont été réalisés en 1858[42].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Buste de Paul Cabet à Nuits-Saint-Georges.

Manifestations[modifier | modifier le code]

Chaque année au mois de mars, et depuis 1962, se tient la célèbre vente aux enchères des vins des Hospices de Nuits-Saint-Georges. Une vente qui permet à l'hôpital local de récolter des fonds destinés à certains investissements de l'établissement. Chaque année également, une partie des bénéfices de cette vente est destinée à une association, le plus souvent à but caritatif.

La vente se fait aux enchères et à la chandelle. En général elle se tient dans le grand cellier du château du Clos de Vougeot.

La 47e vente des Hospices de Nuits-Saint-Georges s'est tenue les 15 et . Près de 140 pièces de vin étaient proposées à la vente. La pièce de charité a permis de récolter 34 000 euros pour l'Association Laurette Fugain[44] qui lutte contre la leucémie.

Cette vente est très importante en Bourgogne, car elle donne une première tendance des prix de l'année à venir. Pour 2008 le prix moyen de la pièce a augmenté de 3,95 %[45].

La 50e Vente des Vins qui s'est tenue le 19 et fut une vente anniversaire marquée par le 10e semi-marathon et l'élection de la 1re Reine des Vins de l'Ouvrée[46] (association nuitonne)[47] à la soirée d'ouverture le vendredi . La pièce de charité fut vendue au Clos de Vougeot, en présence des humoristes Chevallier et Laspalès, à 32 000 euros au profit de l'institut Fournier[48], centre de dépistage précoce du cancer. La vente des Vins des Hospices de Nuits a rapporté à l’Hôpital la somme de 523 700  (6 % de hausse par rapport à 2010) qui sera intégralement consacrée à des investissements en matériel médical[49].

À l'occasion de cette manifestation les viticulteurs proposent un salon de vins de Nuits, l'Association l'Ouvrée l'élection de la Reine des Vins du Canton de Nuits-Saint-Georges, la Cabotte un salon des chocolatiers avec Mickaël Azouz, champion du monde de pâtisserie, et l'association Nuits semi-marathon organisation propose un semi-marathon et un 10 kilomètres, devenus incontournables en Bourgogne. Les coureurs traversent les crus les plus prestigieux de la Bourgogne entre Nuits-Saint-Georges et le Château du Clos de Vougeot.

En octobre a lieu depuis plus de 20 ans la traditionnelle fête du vin bourru, organisée par La Cabotte, c'est l'occasion de gouter le vin nouveau de l'année autour d'un marché gourmand, renouvelée chaque année par la découverte de l'invité d'honneur.

Exposition annuelle au musée (musée de France) de Nuits Saint-Georges

Depuis quelques années, une exposition de six mois (du au ) a lieu au musée de Nuits-Saint-Georges, 12 rue Camille Rodier, concernant les grands événements qui se sont déroulés dans la commune. Les trois dernières expositions ont concerné :

  • les églises du canton et la restauration de l'église Saint-Symphorien : « itinéraire singulier en pays de Cîteaux » (2007) ;
  • la bataille de Nuits dite bataille de Dijon(). L'exposition a eu pour titre : « boutons de guêtres et baïonnettes » (2010) ;
  • l'un des peintres les plus connus de la Nouvelle école de Paris ayant longtemps vécu et peint à Nuits-Saint-Georges : « Maurice Boitel, d'Alger à Nuits-Saint-Georges » (2011) ;
  • Paul Cabet, sculpteur nuiton, pour l'exposition 2015.

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Alain Fauconnier, La Bataille de Nuits, 2012. Roman historique situé en 1870.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Service d’Administration Nationale des Données et Référentiels sur l’Eau, « Cours d'eau : rivière le meuzin (U3030500) » (consulté le ).
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  4. « Orthodromie entre Nuits-Saint-Georges et Saint-Nicolas-lès-Cîteaux », sur fr.distance.to (consulté le ).
  5. « Station Météo-France « Saint-Nic. Citeaux », sur la commune de Saint-Nicolas-lès-Cîteaux - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  6. « Station Météo-France « Saint-Nic. Citeaux », sur la commune de Saint-Nicolas-lès-Cîteaux - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  7. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le ).
  8. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune rurale-définition », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Unité urbaine 2020 de Nuits-Saint-Georges », sur insee.fr (consulté le ).
  12. « Base des unités urbaines 2020 », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  15. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l'aire d'attraction d'une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  16. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  17. Dans les archives de l'abbaye de Saint-Vivant de Vergy
  18. a et b Petite toponymie, consulté le 7 février 2011
  19. Les Bolards (fr).
  20. Marcel Lachiver, Vins, vignes et vignerons. Histoire du vignoble français, Éd. Fayard, Paris, 1988, p. 370.
  21. Xavier Humbel, La bataille de Nuits Das Gefecht bei Nuits, Imprimerie Georges Paris, .
  22. Cimetières de France et d'ailleurs
  23. « Site du BIVB »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  24. Constant Bourquin, op. cit., p. 94.
  25. Site du BIVB : Nuits-saint-georges
  26. Un homme une voix, Paris, Dijon céréales, , 175 p. (ISBN 2-9517557-0-8).
  27. Bourgogne n°98 2011
  28. Chapitre III, Où l'on s'installe, Hachette et l'Institut National des Appellations d'Origine (INAO), Atlas Hachette, les vins de France, p.146, Paris 1989
  29. Jumelage
  30. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  31. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  32. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  33. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  34. L'économie, ferment de la Communauté de communes
  35. a et b Nuits-Saint-Georges (21464 - Commune), sur le site de l'Insee.
  36. Police municipale, sur le site de la mairie, consulté le 24 janvier 2011.
  37. Les Affaires Scolaires, sur le site de la mairie, consulté le 24 janvier 2011.
  38. Page du musée sur le site de la commune.
  39. Pierre Gras et Yves Beauvalot, Le chateau d'Entre-deux-monts, Les cahiers de Vergy, .
  40. a et b Le patrimoine bâti, sur le site de la mairie, consulté le 24 janvier 2011.
  41. Notice no PA00112575, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  42. Collectif, Il était une fois sur les Hauts de Nuits ... Concœur, Corboin, Entre-Deux-Monts, Association du réveil des hameaux, .
  43. Martine Chauney (ingénieur d'études au CNRS, Dijon), « Pierre Chenu (1894-1986) », Images de Saône-et-Loire, n° 70, été 1987, p. 10.
  44. Association Laurette Fugain
  45. France 3 Bourgogne 16/03/2008
  46. Reine des Vins de L'Ouvrée
  47. Le Bien Public du mardi 22 mars 2011
  48. Institut Fournier
  49. Bourgogne Live

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]