Sainte-Colombe-sur-Seine

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Sainte-Colombe-sur-Seine
Sainte-Colombe-sur-Seine
Mairie de Sainte-Colombe-sur-Seine.
Blason de Sainte-Colombe-sur-Seine
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Canton Châtillon-sur-Seine
Intercommunalité Pays Châtillonnais
Maire
Mandat
Francis Castella
depuis 2001
Code postal 21400
Code commune 21545
Démographie
Population
municipale
950 hab. (2015 en augmentation de 0,32 % par rapport à 2010)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 52′ 21″ nord, 4° 32′ 31″ est
Altitude Min. 206 m
Max. 283 m
Superficie 16,16 km2
Localisation

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Liens
Site web www.sainte-colombe-sur-seine.fr

Sainte-Colombe-sur-Seine est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Sainte-Colombe-sur-Seine est une bourgade agricole et industrielle d'environ 16 km2 de superficie pour un millier d'habitants située dans le nord du département de la Côte-d'Or, à 2 km à l'ouest de la ville de Châtillon-sur-Seine. Traversée au nord-est par le cours supérieur de la Seine, partiellement canalisé par un large bief, son altitude varie de 206 à 283 m. Elle est limitrophe au nord de la zone de production du Crémant du châtillonnais et de sa Route du Crémant[1].

Sainte-Colombe-sur-Seine et communes limitrophes.

Accessibilité[modifier | modifier le code]

Située à trois kilomètres du centre de Châtillon, Sainte-Colombe est indirectement desservie par les routes départementales 971 (Troyes-Dijon via Châtillon), 965 (Auxerre-Châtillon), 65 (Chaumont-Châtillon), 428 (Langres-Châtillon) et 980 (Montbard-Châtillon).

Depuis le déclassement du service voyageurs de la gare de Châtillon-sur-Seine située à 2,3 km, le Réseau interurbain de Côte-d'Or assure les navettes vers les autres gares en activité. Le trafic principal se fait via la gare TGV de Montbard pour un temps de trajet routier d'environ 40 minutes depuis la gare de Châtillon.

Les aéroports les plus proches sont ceux d'Auxerre-Branches à 78 km et de Dijon Bourgogne-Longvic à 79 km.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Sainte-Colombe est traversée par la Seine dont le lit principal est coupé par la retenue d'un bief important dont la chute artificielle dégageait une puissance hydraulique de 300 CV pour l'ancienne forge.


Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Étrochey Montliot-et-Courcelles Rose des vents
Cérilly N Châtillon-sur-Seine
O    Sainte-Colombe-sur-Seine    E
S
Ampilly-le-Sec Buncey

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Sainte-Colombe est remarquable à deux titres au moins :

Protohistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

.

Située non loin du site de la tombe de Vix Sainte-Colombe se trouve sur un territoire archéologique très riche. Dès le XIXe siècle plusieurs tumulus recouvrant des tombes à char protohistoriques y sont fouillés à la demande de Napoléon III sur Les Mousselots. La première située au lieu-dit La Garenne a fourni en 1846[2], un magnifique lébès en bronze d'origine étrusque ou anatolienne[3] conservé au musée du Pays Châtillonnais de Châtillon-sur-Seine et dans l'autre, au lieu-dit la Butte, des bijoux en or - bracelets et boucles d'oreille - conservés au musée d'archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye ont été découverts dans la sépulture à char d'une femme[4].

Les vestiges de plusieurs villas gallo-romaines ont été repérées dès 1851 sur le territoire communal[5] particulièrement aux environs de l'actuel cimetière. Un élément de colonne mortuaire représentant Vénus et une femme drapée découvert en 1867 est conservé au musée du pays châtillonnais[4].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le Chatelot, gravure de Topographia Galliæ de Martin Zeiller, XVII°.

Sainte-Colombe relève au moyen-âge du duché de Bourgogne et de l'évêché de Langres. Le village de Chavognier, cité dès 1100, dépend de l'abbaye Notre-Dame de Châtillon ; à la même époque l'église de Sainte-Colombe et les hameaux de La Fortelle et de Gros-Cul, longtemps dotés d'une chapelle Saint-Roch, relèvent de l'abbaye Notre-Dame de Molesme[6].

Comme en attestent deux historiques de Châtillon parus au XIXe siècle [7],[8] qui font état à diverses reprises du seigneur de Sainte-Colombe une seigneurie est établie à Sainte-Colombe dont les premiers seigneurs furent ceux de Larrey puis les Rolin qui établissent dès le XVe siècle la maison seigneuriale au Châtelot aux limites de Châtillon.

Époque moderne et l'histoire industrielle[modifier | modifier le code]

La seigneurie passe ensuite entre diverses mains dont celle des Reigner, seigneurs de Romprey[9] qui la cède en 1701 à Simon Viesse dont la descendance prend le nom de Marmont[10]. Le village est alors fortifié depuis vingt ans. Les deux tours d'angle au nord de l'ancien bourg et une autre (ou important pigeonnier ?) attachée à l'ancien presbytère à l'angle sud-ouest dateraient de cette époque[11].

Vers 1840 : en bas les forges et le cours Marmont ; à gauche l'ancien village.
La forge Marmont se mirant dans le bief à la fin du XIX°.
Le cours Marmont.

Dès le début du XVIIe siècle une forge existe déjà à Sainte-Colombe où un haut fourneau est édifié en 1776. Sous la Révolution française la commune porte successivement les noms de Belle-Roche en 1789[12], de Sainte-Colombe en 1793 et Colombe-sur-Seine en 1801. En 1822 le maréchal Marmont, châtelain de Châtillon-sur-Seine, modernise la fonderie "à l'anglaise" et remplace le bois par la houille dans les fourneaux, avant de la revendre deux ans plus tard. La cour Marmont qui regroupe des logements ouvriers autour de la maison du directeur date de cette époque ainsi que de nombreuses maisons ouvrières avec leur jardin potager, leur coopérative et un dispensaire longtemps confié aux sœurs de la Providence de Langres qui y possèdent leur propre chapelle Saint-Louis, détruite en 1972[13].

Ancienne maison ouvrière.

Vers 1847 la fonderie dépend de la société Bouguéret, Martenot et Cie, résultant d'un regroupement de maîtres de forges du Châtillonnais et de l'Allier[14]. Grâce à la force hydraulique fournie par une turbine utilisant la chute artificielle d'un bief de retenue creusé sur la Seine dégageant une puissance hydraulique de 300 CV la production annuelle de fer avoisine 16 000 tonnes en 1852. L'usine emploie alors 700 permanents et 500 intérimaires au service des hauts fourneaux.

Avec l'épuisement du minerai de fer local, ceux-ci s'éteignent en 1869. À cette date l'usine qui dépend depuis sept ans de la compagnie des forges de Châtillon-Commentry et Neuves-Maisons[Note 1] réussit sa reconversion grâce à l'adoption de nouvelles technologies et le bourg atteint son pic de population dans les années 1880. La Guerre de 1914-1918 éprouve fortement la région mais après l'abandon de la forge Marmont une nouvelle usine voit le jour en 1920 près de la nouvelle voie de chemin de fer. Pointerie-grillagerie jusqu’en en 1950, elle se spécialise ensuite dans les câbles précontraints pour le bâtiment[15]. Dans les années 1970 l’usine emploie encore 600 personnes jusqu'à la fusion des Forges avec le groupe Usinor en 1979. Repris depuis par le groupe ArcelorMittal en juin 2006 lors de la fusion des deux groupes le site ne compte plus qu’une cinquantaine de salariés et une quinzaine d’intérimaires[16].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  mars 1995      
mars 1995 en cours Francis Castella PRG Entrepreneur en bâtiments

Sainte-Colombe appartient :

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[18].

En 2015, la commune comptait 950 habitants[Note 2], en augmentation de 0,32 % par rapport à 2010 (Côte-d'Or : +1,68 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
2843193242537558671 0991 0901 224
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 3261 3221 4061 4631 4441 4031 3041 2181 248
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 2621 1698761 1181 1801 1211 1601 2201 245
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015 -
1 2301 3301 2011 1511 042932969950-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Jusqu'au début du XIXe siècle la population essentiellement rurale est de l'ordre de 300 âmes puis le développement des forges entraîne un fort besoin de main-d’œuvre et grâce à la construction de logements ouvriers elle passe à plus de 1 000 cinquante ans plus tard pour atteindre son apogée et dépasser les 1 400 après la Guerre de 1870. La Grande guerre entraîne une chute drastique des effectifs qui remontent ensuite régulièrement pour atteindre 1 300 dans les années 1970 avant de décroître à nouveau avec la baisse de l'activité de l'Usine. La population semble se stabiliser légèrement en dessous de 1 000 depuis le début du XXIe siècle.

Vie associative[modifier | modifier le code]

La pêche est très pratiquée sur le cours de la Seine ainsi que la chasse en saison. L'agglomération dispose par ailleurs d'un boulodrome, un court de tennis, un terrain de football, un équipement d'athlétisme, un plateau d'éducation physique et sportive, une salle non spécialisée et cinq terrains de grands jeux.

On recense sur le territoire communal diverses associations sportives et/ou culturelles dont certaines attestent d'un souci ancien d'animation de la vie collective :

D'autres, plus récentes, répondent à une problématique sociale plus contemporaine comme la Maison des jeunes et de la culture de Sainte-Colombe, le Groupe Recherche d'Emplois Nouveaux (GREN) et le Centre d'accueil de demandeurs d'asile (CADA) Coallia.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le cours Marmont et son environnement sont un témoignage admirablement bien préservé de l'architecture d'une cité industrielle du XIXe siècle.
  • L'église Saint-Laurent, construite en 1839 avec le développement de la cité ouvrière a été rénovée intérieurement. Son mobilier liturgique, sa statuaire dont un Christ en croix du XVIe et 5 tableaux dont deux du XVIIe font l'objet d'une inscription à l'inventaire général du patrimoine culturel[21].
  • Un imposant viaduc sur la Seine témoigne de l'ancienne activité ferroviaire liée à l'industrie du fer et aujourd'hui du bois.
  • Afin de valoriser ce patrimoine un parcours pédestre a été aménagé autour du bief avec des panneaux explicatifs sur les forges anciennes, l'usine actuelle, la faune et la flore ainsi que des postes d'observation.

Divers[modifier | modifier le code]

La place Saint-Laurent et l'église.

Cultes[modifier | modifier le code]

  • Catholique : l'église Saint-Laurent est rattachée à la paroisse de Châtillon-sur-Seine[22]
  • Protestant : le temple de l'Église de Dieu desservant le châtillonnais se trouve sur le territoire de la commune, à l'écart sur la route de Tonnerre

Jumelage[modifier | modifier le code]

Sainte-Colombe est jumelé avec Ohey, commune belge francophone de la province de Namur.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Rue Chaumonot à Sainte-Colombe.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sainte-Colombe-sur-Seine Blason Parti, au premier vairé d'or et de gueules, au second de sinople au lion d'argent, à la terrasse du même chargée d'une roue de moulin crantelée de sable.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette compagnie est créée en 1862
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jocelyne Jacquet - www.kreaplume.fr, « Bienvenue sur la Route du Crémant du Châtillonnais », sur Route du Crémant du Châtillonnais (consulté le 23 février 2016)
  2. René Joffroy, « Le bassin et le trépied de Sainte-Colombe (Côte-d'Or) », Monuments et mémoires de la Fondation Eugène Piot, vol. 51,‎ , p. 1–23 (DOI 10.3406/piot.1960.1477, lire en ligne)
  3. « Musée du Pays Châtillonnais - Nos collections - Âge du Fer », sur www.musee-vix.fr (consulté le 23 février 2016)
  4. a et b Marie-France Saichet-Perbet 2004, p. 106
  5. René Paris 1987, p. 96
  6. Marie-France Saichet-Perbet 2004, p. 110
  7. Gustave Lapérouse 2012
  8. Edme-Nicolas Tridon 1992
  9. Marie-France Saichet-Perbet 2004, p. 112
  10. René Paris 1987, p. 97
  11. Marie-France Saichet-Perbet 2004, p. 108
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Sainte-Colombe-sur-Seine », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 3 août 2012)
  13. Marie-France Saichet-Perbet 2004, p. 79
  14. archivesnationales
  15. « Les forges de Sainte Colombe sur Seine... », sur "Châtillonnais en Bourgogne" (consulté le 23 février 2016)
  16. Le Bien Public
  17. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  21. « Base Mistral église Saint-Laurent de Sainte-Colombe-sur-Seine »
  22. « Paroisse Sainte colombe sur Seine :: chatillonnais21catholique », sur www.chatillonnais21catholique.fr (consulté le 23 février 2016)
  23. Missionnaire en Nouvelle-France : Pierre-Joseph-Marie Chaumonot (1611-1693) (texte : Gilles Drolet, dessins: Paul Roux), Québec, Ed. Anne Sigier, 1989, 46 p.
  24. a b et c Marie-France Saichet-Perbet 2004, p. 114
  25. a et b Etat civil de la mairie de Sainte-Colombe-sur-Seine Consulté le 12 août 2015]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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