Puits (Côte-d'Or)

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Puits
Puits (Côte-d'Or)
Blason de Puits
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Châtillonnais
Maire
Mandat
Benoît De Valous
2020-2026
Code postal 21400
Code commune 21511
Démographie
Population
municipale
125 hab. (2018 en diminution de 5,3 % par rapport à 2013)
Densité hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 44′ 05″ nord, 4° 27′ 39″ est
Altitude Min. 275 m
Max. 353 m
Superficie 20,79 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Châtillon-sur-Seine
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Châtillon-sur-Seine
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Puits

Puits est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 21511.png

La commune s'étend sur 20,8 km2 à une altitude comprise entre 275 et 353 mètres.

Accessibilité[modifier | modifier le code]

Puits est situé à proximité de la départementale 980 reliant Châtillon-sur-Seine à Cluny.

La commune est desservie par la ligne de cars reliant Châtillon-sur-Seine à la gare de Montbard (TGV).

Hydrograhie[modifier | modifier le code]

La Laigne (ou ruisseau de Marcenay[1]) est le principal cours d'eau qui l'irrigue avant d'y disparaître puis de réapparaître à Laignes, 20 km plus au nord. L'ancien lit de cette rivière semble suivre un talweg passant par Nesle-et-Massoult, Balot, Bissey-la-Pierre et Marcenay.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Puits est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Châtillon-sur-Seine, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 60 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (65,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (62,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (62,9 %), forêts (32,9 %), prairies (1,7 %), zones urbanisées (1,4 %), zones agricoles hétérogènes (1,2 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Du latin puteus, « trou, fosse », « gouffre, fosse très profonde », « puits d’eau vive » ou même « puits de mine ». Son sens s’est ensuite étendu au « trou creusé pour atteindre une nappe d’eau souterraine ». La perte de la haute Laigne (ou ruisseau de Marcenay) dans une excavation sur le territoire de la commune est probablement à l'origine de ce nom.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Des tumulus dans les bois, une villa gallo-romaine identifiée, la découverte de monnaies et d'une stèle funéraire attestent d'une occupation ancienne.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Puits relève du bailliage de Saumur et son château assure également la protection d'Etais et Coulmier-le-Sec. De ses défenses subsistent une porte fortifiée et les traces d'un pont-levis.

Un prieuré bénédictin très ancien dédié à saint Thomas dépend d'abord de l'abbaye Saint-Michel de Tonnerre fondée dès le VIe siècle. Il passe ensuite sous l'autorité de Molesme[9].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Puits Blason
Palé d'argent et d'azur, à la bande de gueules chargée de trois coquilles d'or brochant sur le tout.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1988 En cours Benoît de Valous DVD Agriculteur propriétaire-exploitant
Les données manquantes sont à compléter.

Puits appartient :

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11].

En 2018, la commune comptait 125 habitants[Note 3], en diminution de 5,3 % par rapport à 2013 (Côte-d'Or : +0,65 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
448450342451540532477501467
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
428429402391364360342325303
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
302284256247230221230219195
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2018
178168141138136140139125125
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château[14] Logo monument historique Inscrit MH (1941) Logo monument historique Inscrit MH (1971) [15]
  • L'église de la Nativité de la Vierge renferme deux statues polychromes du XVIe siècle : une piéta et un saint Nicolas. Sur la place une croix Renaissance avec autel-reposoir ; le fut de la croix porte les statuettes des 4 évangélistes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'écrivain, auteur dramatique et critique d'art Gustave Coquiot (1865-1926) y est né.
  • Le chanteur Marc Ogeret (1932-2018) y a vécu.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Paris, A la rencontre du Châtillonnais : Aignay-le-Duc, Baigneux-les-Juifs, Laignes, La Bourgogne, Document utilisé pour la rédaction de l’article

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau (F02-0410) ».
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  3. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 25 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 25 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 25 mars 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 13 mai 2021)
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 13 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. René Paris 1986, p. 118.
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  14. Château de Puits
  15. Fiche Mérimée

Liens externes[modifier | modifier le code]

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