Bretenière

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Bretenière
Bretenière
L'église.
Blason de Bretenière
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Dijon
Intercommunalité Dijon Métropole
Maire
Mandat
Nicolas Schoutith
2020-2026
Code postal 21110
Code commune 21106
Démographie
Population
municipale
929 hab. (2019 en augmentation de 15,55 % par rapport à 2013)
Densité 154 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 14′ 29″ nord, 5° 06′ 54″ est
Altitude Min. 206 m
Max. 215 m
Superficie 6,03 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Dijon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Longvic
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Bretenière
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Bretenière
Liens
Site web http://www.breteniere.fr/

Bretenière est une commune française appartenant à Dijon Métropole située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Bretenière se situe au sud du Grand Dijon, en direction de Saint-Jean-de-Losne, au cœur de la plaine dijonnaise.

Accès[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Bretenière est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dijon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 333 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (67 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (73,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (67 %), zones urbanisées (14,2 %), forêts (13,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,5 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, à la suite de la décision de la Commission consultative de révision du nom des communes sur l'orthographe du nom de la commune de Bretenières[8] et en réponse au recours du Conseil municipal demandant de conserver le "s" final au patronyme de la commune ; cette proposition ayant été refusée, il convient, selon la délibération du Conseil municipal entérinant cette décision par délibération en date du , d'écrire dorénavant Bretenière ainsi, sans le "s" final[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Vestiges préhistoriques : silex chalcolithiques.
  • Villa gallo-romaine de Saint-Phal.
  • Châtellenie de Rouvres-en-Plaine.
  • Prieuré d'Époisses.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage administratif[modifier | modifier le code]

Comme un grand nombre de communes ayant dépendu de la châtellenie de Rouvres-en-Plaine (seulement abolie en 1782), Bretenière est tout d'abord rattaché au canton de Rouvres en 1793. Ce canton sera supprimé sous le Consulat en 1801 : Bretenière dépendra alors du canton de Genlis.

Par ailleurs, entre 1790 et 1794, l'ancien prieuré d'Époisses, de l'ordre de Grandmont, supprimé par lettre patente le et dont les biens furent dispersés l'année suivante, est progressivement absorbé administrativement par Bretenière. En 1793, on trouve ainsi la municipalité de « Bretignière & Époisse ». Le hameau de Saint-Phal est également intégré à la commune de Bretenière. Après 1801, on trouvera alternativement les deux noms de « Bretenière » et « Bretenières ».

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des Maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
an XIII 1847 Claude Bernard Naudet    
1847 1848 Jacques Deville    
1848 1870 Honoré Naudet    
1870 1870 Albert Détallante    
1870 1878 Sébastien Claude Bergeret    
1878 1880 Pierre Gay    
1881 1887 Jean Vaudrey    
1887 1898 Léonce Ranfer de Bretenières    
1898 1900 Jean Vaudrey    
1900 1904 Denis Rougetet père    
1904 1906 François Contour    
1907 1907 Pierre Pataille    
1907 1909 Pierre Jean Baptiste Barbey    
1910 1929 Lucien Barbey    
1929 1935 Pierre Barbey    
avril 1935 1944 M. Henri Sublet d'Heudicourt de Lénoncourt    
octobre 1944 5 mai 1945 Félix Lemoine    
6 mai 1945 19 mars 1959 Louis Boulée    
20 mars 1959 26 mars 1965 Maurice Contour    
27 mars 1965 18 mars 1977 Louis Boulée    
19 mars 1977 16 mars1989 Guy Maître    
17 mars 1989 27 juin 1996 Claude Loiseau    
28 juin 1996 15 mars 2008 Jean-Pierre Dubois    
16 mars 2008 28 mars 2014 Alain Linger    
29 mars 2014 25 mai 2020 Hervé Bruyere    
26/05/2020 En cours Nicolas Schoutith    
Les données manquantes sont à compléter.

Élections[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11].

En 2019, la commune comptait 929 habitants[Note 3], en augmentation de 15,55 % par rapport à 2013 (Côte-d'Or : +0,82 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
155149156181180205189194190
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
183182171166158153170205177
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
158178180164180185254236283
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
338436446513675776746737804
2018 2019 - - - - - - -
925929-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Une microbrasserie fonctionne sur la commune, fondée dès 2001 par Virgile Berthiot et produit une gamme de bières brune, blonde et ambrée connue sous le nom de Mandubienne.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Bretenière[modifier | modifier le code]

C'est une ancienne maison-forte transformée en demeure de plaisance à partir de 1770.

Le bâtiment est doublé côté parc avec deux ailes en retour, puis l'ajout d'une salle en rotonde vers 1840. Il comprend également un vestibule et un escalier d'honneur ornés de bas-reliefs.

Au milieu du XIXe siècle, le parc est aménagé et une ferme de style néo-toscan est construite.

Le château et ses dépendances (enclos, communs, ferme, etc.), y compris les murs et les deux grilles de clôture du XVIIIe siècle et du XIXe siècle sont inscrits aux Monuments Historiques (arrêté du )[14].

Église Saint-Phal[modifier | modifier le code]

Église paroissiale de Bretenière : roman XIe siècle (abside en cul de four à arcatures lombardes, coupole sur trompes) ; XIIe et XIIIe siècles (nef plafonnée et transept) ; chapelle et sacristie du XIXe siècle ; mobilier du XVIe siècle.

Éléments du XVIe siècle[15] ;

  • dalle funéraire de Charles Martin, seigneur de Bretenières, décédé en 1527[16].
  • statue : sainte au livre (non identifiée) ;
  • groupe sculpté : Vierge de Pitié ;
  • groupe sculpté : Éducation de la Vierge ;
  • statue : sainte Marie-Madelaine ;
  • statue : saint abbé (saint Étienne de Muret (?)) ;
  • statue : Vierge à l'Enfant ;
  • lambris de demi-revêtement (provenant du prieuré d'Époisses).

Prieuré d'Époisses[modifier | modifier le code]

Vestiges d'un ancien prieuré à Époisses, de l'ordre de Grandmont : logis du XIIe siècle (restauré au XVIIIe siècle), salle capitulaire du XIIIe siècle.

Le prieuré, fondé en 1189 par le duc de Bourgogne Hugues III de Bourgogne, est supprimé par lettre patente du . Les religieux partent. Un certain nombre d'éléments liturgiques sont par la suite dispersés sous la supervision de dom Gilbert-Mathieu Tournaire, le dernier prieur : croix-reliquaire du XIIIe siècle à Rouvres-en-Plaine ()[17], lambris de revêtement du XVIe siècle à l'église paroissiale de Saint-Phal, etc.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« D'azur aux trois martinets d'argent, au chef de gueules chargé de trois coquilles d'or »
Commentaires : La municipalité de Bretenière a pris pour blason, les armes de Charles Martin, Seigneur de Bretenières au début du XVIe siècle, telles que représentées sur sa dalle funéraire en l'église Saint-Phal. Les coquilles d'or font référence à un pèlerinage de Charles Martin à Saint-Jacques-de-Compostelle tandis que les martinets d'argent peuvent être perçus comme un rappel du patronyme Martin.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Avis circonstancié appuyé sur un dossier complet composé de documents d’archives et de fac-simile de cartes historiques détaillées : « sur la carte de Cassini, comme dans le dictionnaire orthographique de 1929, le nom de la commune apparaît sans « s » final ».
  9. Les panneaux de signalisation routière présentent encore le nom "Bretenières" avec un "s".
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  14. Ministère de la culture - Mérimée
  15. Ministère de la culture - palissy
  16. Ministère de la culture - palissy
  17. D'après le procès-verbal dressé par maître Jean-Baptiste-Joseph Dumas, conseiller du roi, notaire à Dijon.