Viévy

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Viévy
Route et paysage vers le village.
Route et paysage vers le village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Beaune
Canton Arnay-le-Duc
Intercommunalité Pays d'Arnay-Liernais
Maire
Mandat
Alain Guiniot
2014-2020
Code postal 21230
Code commune 21683
Démographie
Population
municipale
350 hab. (2014)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 03′ 29″ nord, 4° 27′ 11″ est
Altitude Min. 316 m – Max. 435 m
Superficie 32,88 km2
Localisation

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Viévy

Viévy est une commune française située dans le canton d'Arnay-le-Duc du département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune ne compte pas moins de 14 hameaux : Dracy-Chalas, Chevigny, la Chaume, Thoreille-l-Deffend (ou Défens), Morey, Chavenne, Uchey, Poncey, le Thillot, Ebruyères, Essertenne, Visignot et Veuvrailles, auxquels viennent s'ajouter quelques lieux-dits comme la Cave, Auxerain, le Pontot ou Champhalin. Le point haut est situé à 435 m d'altitude entre Dracy-Chalas et Visignot au niveau du chemin du Grand Bessey, et le point bas, de 316 m, au niveau du moulin d'Auxerain, le long de la rivière Lacanche.

De par sa position géographique, Viévy est traversée par une ancienne voie romaine qui reliait autrefois Autun à Arnay-le-Duc. Elle est aujourd'hui partiellement empruntée par la route départementale 16.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Voudenay Magnien Maligny Rose des vents
Igornay (Saône-et-Loire) N Saint-Pierre-en-Vaux
Thury
O    Viévy    E
S
Saint-Léger-du-Bois (Saône-et-Loire) Sully (Saône-et-Loire)

Histoire[modifier | modifier le code]

On trouve une trace de Viévy vers 840 sous le nom de Vetus Vicum[1] qui a donné le nom actuel de ses habitants : les Vétivicois. Placée sous le vocable de Saint-Christophe, la paroisse dépendait de l'évêché d'Autun, du bailliage, du grenier à sel et de la recette d'Arnay-le-Duc[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
23 février 1827
juillet 1833
Jean-Marie Billard SE  
juillet 1833
16 novembre 1834
Léger Parize SE  
16 novembre 1834
24 septembre 1843
Lazare Bouley SE  
24 septembre 1843
10 septembre 1848
Antoine Bligny SE  
10 septembre 1848
15 juillet 1852
Charles Gaudry SE  
15 juillet 1852
16 septembre 1855
Claude Parize-Bazenet SE  
16 septembre 1855
5 novembre 1861
Pierre Bligny SE  
5 novembre 1861
27 mars 1863
Antoine Bligny-Communaux SE  
27 mars 1863
4 novembre 1863
Etienne Billard SE  
4 novembre 1863
11 août 1865
Philibert Peuteuil SE  
11 août 1865
17 septembre 1865
Jacques Delaroux SE  
17 septembre 1865
18 mai 1871
Pierre Lambert SE  
6 décembre 1865
11 février 1866
Jacques Delaroux SE maire par intérim
18 mai 1871
14 juin 1874
Charles Gaudry SE  
14 juin 1874
21 janvier 1878
Martial Garchey SE  
21 janvier 1878
23 janvier 1881
Charles Gaudry SE  
23 janvier 1881
18 mai 1884
Étienne Gagnard SE  
18 mai 1884
mai 1888
Martial Garchey SE  
mai 1888
15 mai 1892
Étienne Gagnard SE  
15 mai 1892
10 décembre 1919
François Bonnardot SE  
10 décembre 1919
19 mai 1935
Claude Grandbouche SE  
19 mai 1935
18 novembre 1944
Claude Moniez SE  
18 novembre 1944
28 mars 1971
Ludovic Belin SE  
28 mars 1971
20 mars 1983
Louis Chevalier SE  
20 mars 1983
23 juin 1995
René Cautain SE  
23 juin 1955
mars 2014
Gérard Fichot SE  
mars 2014
en cours
Alain Guiniot SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 350 habitants, en augmentation de 1,16 % par rapport à 2009 (Côte-d'Or : 1,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
1 274 1 379 1 458 1 322 1 451 1 450 1 422 1 415 1 393
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 364 1 400 1 390 1 528 1 430 1 406 1 314 1 271 1 182
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 200 1 140 922 883 808 758 686 621 615
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 -
582 483 443 352 347 365 346 350 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

Première moitié du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Même si l'activité de la commune était principalement agricole, on recense au travers des registres d’état civil les activités suivantes : des scieurs de long, trois meuniers, des forgerons, un charron, des cabaretiers, des épiciers, des poseurs de chemin de fer, un tuilier, des sabotiers, des couturières, un géomètre, un maréchal-ferrant, des maçons, un vannier et un distillateur, une sage-femme auxquels s'ajoutent les manœuvres, les domestiques et les journaliers, ainsi que les employés de l'administration, comme le garde-champêtre, les cantonniers et les instituteurs.

Deuxième moitié du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Avec l'arrivée de l’électricité en 1927, on voit apparaitre de nouveaux métiers tandis que d'autres disparaissent petit à petit. Ainsi, et surtout après la seconde guerre mondiale, les fermes s'équipent de moulins électriques réduisant ainsi l'activité des moulins à eau et le pain est de moins en moins produit sur place, au profit des boulangers. L'arrivée des machines agricoles après guerre, forcent aussi certains métiers à évoluer. Ainsi, charrons, forgerons et maréchaux-ferrants doivent apprendre la mécanique. Viévy voit l'installation de plusieurs menuisiers, d'un garage automobile, d'un électricien, mais aussi la fermeture des cafés, des épiceries, du bureau de tabac (disposant du télégraphe et téléphone public) et des dernières forges.

Première moitié du XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Si de nos jours, l'activité agricole est restée la première de la commune, il reste néanmoins quelques artisans et petites entreprises tel un maçon, un menuisier, un plaquiste-peintre, un électricien, une entreprise de travaux publics, une société de fabrication et de réparation de trompes de chasse, un éditeur, quelques gites ruraux et chambres d'hôtes et une rôtisserie.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château d'Auxerain[modifier | modifier le code]

Bien que l'on ignore la date exacte de sa construction, on sait qu'il appartenait au XIVe siècle à Hugues du Bois ou Hughes du Bos, seigneur de la Tour du Bost, officier de Philippe le Bon, gruyer et homme de confiance des ducs de Bourgogne, "chevalier, conseiller, chambellan, bailli de Charollois, seigneur d'Ausserain"[7]. Le fief dépendait alors de la puissante famille seigneuriale de la Tournelle dans laquelle Hugues du Bois avait épousé Philippine de la Tournelle (dame du Bos, d'Ausserain et de Montgachot), qui avait reçu Ausserain en héritage de sa mère Agnès de Cortiambles[8]. À l'origine perchée sur la côte d'Auxerain, il ne reste aujourd'hui de la bâtisse qu'une ruine éparpillée.

Château du Deffend[modifier | modifier le code]

Bien qu'aujourd'hui disparu, la présence d'un château fort sur le hameau du Deffend (aujourd'hui rattaché à Thoreille) est connue dès 1461[9].

Église Saint-Christophe[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint Amand[modifier | modifier le code]

Elle fut construite au XVIIIe siècle dans le hameau de Dracy-Chalas. La légende veut que le son de sa cloche éloignait les orages.

Moulins à eau[modifier | modifier le code]

On en dénombre trois, toujours existant, même s'ils ne sont plus en activité, dans les lieux-dits de Champhalin, de Morey et d'Auxerain.

Lavoirs[modifier | modifier le code]

À l'origine dix hameaux disposaient d'un lavoir dont certains ont été utilisés jusque dans les années 70. Celui de Viévy, situé à côté de la mairie, a été restauré en 2011, et celui de Thoreille, en 2006. Les autres, dans un état de conservation allant de correct à comblé, se situaient à Chavennes, Dracy-Chalas, Esbruyères, La Chaume, Uchey, Veuvrailles, Visignot et Thillot.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire topographique de la France comprenant les noms de lieux anciens et modernes, Alphonse Roserot, 1924, p.271
  2. Registres des déclarations des biens et dettes des commnautés : enquête de l'Intendant Bouchu, bailliage d'Arnay-le-Duc, 1666-1669, p.244
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. Chroniques d'Enguerrand de Monstrelet par J A Buchon, Mémoires de Jacques du Clercq, Tome XII, État des officiers et domestiques de Philippe le Bon, Paris 1826
  8. 'Montjeu et ses seigneurs' par l'Abbé Doret et A. de Monard "Mémoires de la Société Eduenne" Tome 9 1880
  9. Rôles des feux de Bourgogne, aux archives de la Côte d'Or, Bailliage d'Auxois, B 11517


Liens externes[modifier | modifier le code]

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