Marcenay

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Marcenay
Marcenay
Blason de Marcenay
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Canton Châtillon-sur-Seine
Intercommunalité Pays Châtillonnais
Maire
Mandat
Agnès Rothe
2014-2020
Code postal 21330
Code commune 21378
Démographie
Population
municipale
103 hab. (2015 en diminution de 8,85 % par rapport à 2010)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 51′ 49″ nord, 4° 24′ 16″ est
Altitude Min. 206 m
Max. 273 m
Superficie 9,49 km2
Localisation

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Marcenay

Marcenay est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Marcenay est située à proximité de la départementale 965 reliant Auxerre (73 km à l'ouest, dans l'Yonne) à Chaumont. Châtillon-sur-Seine, son chef-lieu de canton, est à 14 km à l'est, Montbard sa sous-préfecture à 35 km au sud[1].

Transports[modifier | modifier le code]

La gare la plus proche est celle de Montbard (TGV).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Griselles Villedieu Larrey Rose des vents
N
O    Marcenay    E
S
Laignes Bissey-la-Pierre
Map commune FR insee code 21378.png

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La plus grande partie de l’étang de Marcenay se trouve sur la commune. Ce plan d’eau artificiel de 92 hectares, un des plus grands lacs de Côte-d'Or[2], a été créé par les moines de l’abbaye de Molesme en 1239 pour la pisciculture[3],[4]. Il est la propriété du syndicat du lac de Marcenay, qui souhaite qu'une pisciculture s'y installe, et est convoité par la fédération de Côte d’Or pour la pêche et la protection du milieu aquatique, qui souhaite le réhabiliter[5].

Le ruisseau de Marcenay semble être une résurgence de la Haute-Laigne[6] dont il rejoint le cours inférieur à Griselles[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

La découverte de sarcophages en partie visibles dans l'église actuelle atteste de l'occupation à la période gallo-romaine.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Aux environs de l'an 600 un premier village mérovingien a pour curé saint Vorles dont le corps est transféré à Châtillon en 868 pour être mis à l'abri des Normands. Marcenay est ensuite une dépendance de l'abbaye de Molesme dont il subsiste divers vestiges : les quatre murs de la grange dîmière et le grand étang artificiel à finalité piscicole.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1540 les habitants obtiennent leur affranchissement. En 1742 le prince de Condé décide de la création d'un haut-fourneau sur les rives du lac pour transformer le minerai en fonte. Cette activité est à l'origine d'une tradition métallurgique qui se poursuit avec la création en 1850 d'une entreprise de matériel agricole[8]. La production annuelle moyenne du haut fourneau était de 425 tonnes de fonte[9]. En 1847 le montage d'une machine à vapeur pour suppléer la roue hydraulique permet de doubler la capacité de production, qui a pris fin en 1866. Restauré, ce haut-fourneau est un témoin vivant de l'ère industrielle du Châtillonnais.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Marcenay Blason D'azur aux deux gerbes de blé d'or à liens rouges soutenues d'un croissant d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014   Agnès Rothe    
Les données manquantes sont à compléter.

Marcenay appartient :

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11].

En 2015, la commune comptait 103 habitants[Note 1], en diminution de 8,85 % par rapport à 2010 (Côte-d'Or : +1,68 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
363347365342321335369358367
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
360370371319331311326307338
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
332338309243252235217173230
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
210188149145130116114114114
2013 2015 - - - - - - -
104103-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • l’église Saint-Vorles  Inscrit MH (1925)[14].
  • l’étang de Marcenay, qui en grande partie se trouve sur la commune. Ce lac artificiel de 92 hectares a été créé par les moines de l’abbaye de Molesme en 1239 pour la pisciculture. Il a ensuite été utilisé pour la sidérurgie, dont les témoins sont :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Notes sur la démographie
  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Marcenay sur la carte de google.fr. Les distances entre deux points donnés sont calculées dans le panneau latéral à gauche (voir l'onglet en haut à gauche de la carte - cliquer sur "itinéraires").
  2. Le lac de Marcenay, fiche de la LPO, consulté le 30 octobre 2012.
  3. Jean-Paul Labourdette et Dominique Auzias, « Petit Futé Bourgogne 2011 » (consulté le 28 mai 2015).
  4. Anthony Bonnet, « Vie locale Lac de Marcenay : la vague du renouveau ? », sur bienpublic.com, (consulté le 28 mai 2015).
  5. Congrès de la Fédération de Côte-d’Or pour la pêche et la protection du milieu aquatique, p. 20, 7 avril 2013, Semur-en-Auxois.
  6. Le ruisseau de Marcenay, sur annuaire-mairie.fr.
  7. Le ruisseau de Marcenay, sur gralon.net.
  8. René Paris 1986, p. 110
  9. Louis Courel, Jean-Louis Lacroix, Serge Benoit, Serge Lochat, Les routes du fer en Bourgogne, Dijon, Les presses du réel Centre de culture scientifique, technique et industriel de Bourgogne, (ISBN 2-911999-03-7), p. 55
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  14. Fiche Mérimée
  15. Côte d’Or 2011, collectif avec Dominique Auzias, Jean-Paul Labourdette, p. 218 sur Google Books, consulté le 28 mai 2015.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Paris, A la rencontre du Châtillonnais : Aignay-le-Duc, Baigneux-les-Juifs, Laignes, La Bourgogne, Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]

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