Marcenay

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Marcenay
Marcenay
Blason de Marcenay
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Châtillonnais
Maire
Mandat
Michel Guilleman
2020-2026
Code postal 21330
Code commune 21378
Démographie
Population
municipale
95 hab. (2018 en diminution de 8,65 % par rapport à 2013)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 51′ 49″ nord, 4° 24′ 16″ est
Altitude Min. 206 m
Max. 273 m
Superficie 9,49 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Châtillon-sur-Seine
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Châtillon-sur-Seine
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Marcenay

Marcenay est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Marcenay est située à proximité de la départementale 965 reliant Auxerre (73 km à l'ouest, dans l'Yonne) à Chaumont. Châtillon-sur-Seine, son chef-lieu de canton, est à 14 km à l'est, Montbard sa sous-préfecture à 35 km au sud[1].

Transports[modifier | modifier le code]

La gare la plus proche est celle de Montbard (TGV).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Griselles Villedieu Larrey Rose des vents
N
O    Marcenay    E
S
Laignes Bissey-la-Pierre
Map commune FR insee code 21378.png

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La plus grande partie de l’étang de Marcenay se trouve sur la commune. Ce plan d’eau artificiel de 92 hectares, un des plus grands lacs de Côte-d'Or[2].

Le ruisseau de Marcenay semble être une résurgence de la Haute-Laigne[3] dont il rejoint le cours inférieur à Griselles[4].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Marcenay est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[5],[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Châtillon-sur-Seine, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 60 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (85,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (85,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (82,9 %), forêts (4,9 %), eaux continentales[Note 3] (3,5 %), zones agricoles hétérogènes (3 %), zones humides intérieures (3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,8 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

La découverte de sarcophages en partie visibles dans l'église actuelle atteste de l'occupation à la période gallo-romaine.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Aux environs de l'an 600 un premier village mérovingien a pour curé saint Vorles dont le corps est transféré à Châtillon en 868 pour être mis à l'abri des Normands. Marcenay est ensuite une dépendance de l'abbaye de Molesme dont il subsiste divers vestiges : les quatre murs de la grange dîmière et le grand étang artificiel à finalité piscicole.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1540, les habitants obtiennent leur affranchissement. En 1742, le prince de Condé décide de la création d'un haut-fourneau sur les rives du lac pour transformer le minerai en fonte. Cette activité est à l'origine d'une tradition métallurgique qui se poursuit avec la création en 1850 d'une entreprise de matériel agricole[12]. La production annuelle moyenne du haut fourneau était de 425 tonnes de fonte[13]. En 1847, le montage d'une machine à vapeur pour suppléer la roue hydraulique permet de doubler la capacité de production, qui a pris fin en 1866.

Restauré, ce haut-fourneau est un témoin vivant de l'ère industrielle du Châtillonnais.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Marcenay Blason
D'azur aux deux gerbes de blé d'or à liens rouges soutenues d'un croissant d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014   Agnès Rothe    
Les données manquantes sont à compléter.

Marcenay appartient :

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[15].

En 2018, la commune comptait 95 habitants[Note 4], en diminution de 8,65 % par rapport à 2013 (Côte-d'Or : +0,65 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
363347365342321335369358367
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
360370371319331311326307338
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
332338309243252235217173230
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
210188149145130116114114114
2013 2018 - - - - - - -
10495-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Notes sur la démographie
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Marcenay sur la carte de google.fr. Les distances entre deux points donnés sont calculées dans le panneau latéral à gauche (voir l'onglet en haut à gauche de la carte - cliquer sur "itinéraires").
  2. Anthony Bonnet, « Vie locale Lac de Marcenay : la vague du renouveau ? », sur bienpublic.com, (consulté le 28 mai 2015).
  3. Le ruisseau de Marcenay, sur annuaire-mairie.fr.
  4. Le ruisseau de Marcenay, sur gralon.net.
  5. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  6. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 25 mars 2021).
  7. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 25 mars 2021).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 25 mars 2021).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 13 mai 2021)
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 13 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. René Paris 1986, p. 110.
  13. Louis Courel, Jean-Louis Lacroix, Serge Benoit, Serge Lochat, Les routes du fer en Bourgogne, Dijon, Les presses du réel Centre de culture scientifique, technique et industriel de Bourgogne, , 126 p. (ISBN 2-911999-03-7), p. 55.
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  18. Fiche Mérimée
  19. Côte d’Or 2011, collectif avec Dominique Auzias, Jean-Paul Labourdette, p. 218 sur Google Books, consulté le 28 mai 2015.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Paris, A la rencontre du Châtillonnais : Aignay-le-Duc, Baigneux-les-Juifs, Laignes, La Bourgogne, Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]

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