Bligny-sur-Ouche

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Bligny-sur-Ouche
Bligny-sur-Ouche
Église Saint-Germain-d'Auxerre
à Bligny-sur-Ouche.
Blason de Bligny-sur-Ouche
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Beaune
Intercommunalité Communauté de communes de Pouilly-en-Auxois - Bligny-sur-Ouche
Maire
Mandat
Denis Myotte
2020-2026
Code postal 21360
Code commune 21087
Démographie
Gentilé Bélinéens
Population
municipale
821 hab. (2018 en diminution de 3,07 % par rapport à 2013)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 06′ 25″ nord, 4° 40′ 14″ est
Altitude Min. 337 m
Max. 549 m
Superficie 27,99 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Beaune
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Arnay-le-Duc
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
Voir sur la carte administrative de Bourgogne-Franche-Comté
City locator 14.svg
Bligny-sur-Ouche
Géolocalisation sur la carte : Côte-d'Or
Voir sur la carte topographique de la Côte-d'Or
City locator 14.svg
Bligny-sur-Ouche
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Bligny-sur-Ouche
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Bligny-sur-Ouche
Liens
Site web www.ville-bligny-sur-ouche.fr
Mairie de Bligny-sur-Ouche.

Bligny-sur-Ouche est une commune française située dans le canton d'Arnay-le-Duc du département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ce bourg est situé dans la haute vallée de l'Ouche, à 20 km au nord-ouest de Beaune.

L'autoroute A6 traverse le territoire communal sur le Viaduc de Pont-d'Ouche.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Ouche, le Ruisseau des Fontenottes et le Ruisseau du Préron sont les principaux cours d'eau qui traversant la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Bligny-sur-Ouche et des proches communes.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Bligny-sur-Ouche est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Beaune, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 64 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (62,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (62,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (60,9 %), prairies (25,8 %), terres arables (5,5 %), zones urbanisées (2,6 %), zones agricoles hétérogènes (2,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,3 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les premières traces écrites de Bligny-sur-Ouche remontent à 879. L’excellent ouvrage de Félix Vadot intitulé "Bligny-sur-Ouche, Côte d’Or" édité en 1928 et réédité en 1980 (mais épuisé) présente les différentes origines possibles du nom de Bligny. Il convient de rappeler que Bligny-sur-Ouche était appelé Beligny sur Oische sous l’ancienne France.

  • Beligny pourrait tirer son nom de « Bel » : mot celtique qui signifie « à la tête de l’eau ». Cette explication est logique puisque Bligny a été la première bourgade construite près de la source de l’Ouche.
  • Beligny pourrait tirer son nom de « Bel » : mot latin qui signifie Apollon ; ou, plus vraisemblablement vu l'antiquité du lieu, de Belenos, divinité gauloise.
  • Beligny pourrait tirer son nom du premier habitant qui se serait nommé « Belenus ».
  • Ou encore de bhla-n, une racine hydronymique indo-européenne, qui a donné des noms comme Balaine, Bligny, ou Blagny. (Noms de lieux de Bourgogne - plus de 1200 noms, Gérard Taverdet, Ed. Christine Bonneton, 2007)

Histoire[modifier | modifier le code]

De Charlemagne à la Révolution

Ainsi, Bligny aurait été donnée peu après Charlemagne au VIIIe siècle à l'évêché d'Autun. Le cartulaire de la cathédrale d'Autun en témoigne. Bligny aurait été donnée par Louis le Bègue en 879 et ce don fut confirmé par Boson la même année. En 893, l'évêque d’Autun Adalgaire fit don des terres de Bligny à l'église Saint-Nazaire d'Autun. Une bulle pontificale vint confirmer en 921 le fait que Bligny appartenait à l’église d’Autun (voir le Cartulaire de l'église d'Autun par Anatole de Charmasse, Société éduenne des lettres, sciences et arts (Autun), publié par A. Durand, 1865).

Au cours du Moyen Âge, Bligny-sur-Ouche se trouvait dans une position assez originale. En effet, Bligny était une terre appartenant à l'église d'Autun et cela jusqu'aux événements de 1789. Les ducs de Bourgogne ont tenté de s'approprier cette terre mais sans succès. Il existe un excellent article de l'historien Jean Richard sur cette lutte entre les deux autorités. Ainsi, les ducs de Bourgogne s’étaient déclarés « garde de la terre » de Bligny et par conséquent souhaitaient imposer un impôt en guise de compensation. L'évêque Aganon d’Autun s'opposa fermement à un des sbires du duc, Raginaud, sire de Mont Saint Jean. Par un jugement de 1076-77, ayant été précisément commenté par l'historien Jean Richard, l'église fut remise dans ses droits.

Quoi qu'il en soit, la « Poûté de Beligny » était gouvernée par des doyens ou des majordomes, le premier d'entre eux fut un certain Ginoardus. Cette fonction devint héréditaire et la famille dépositaire de cette fonction prit le nom de Le Maire ou Maire. Ainsi, en 1257, la Mairie de Bligny est recensée comme « fief roturier et héréditaire ». La gestion effective de la Poûté était cependant sous la tutelle d'un bailli.

Ainsi, un certain Jean Le Maire, seigneur de la Bondue (titre associé aux terres de Bligny) et procureur fiscal aux bailliages d'Autunet de Montcenis fut anobli par lettres de 1469 et devint procureur général du duc Charles le Téméraire dans le duché et le comté de Bourgogne, et continua à exercer cette charge après la réunion du duché à la couronne. La note précise que la famille Le Maire était originaire de Bligny-sur-Ouche et a produit au XVIe siècle un président du bureau des trésoriers de France à Dijon. La note joint aussi la description des Armes de la famille Le Maire : d'or, à deux fouets mis en pal et adossés d'azur ; au chef de même chargé de deux étoiles d'or à six rais (Revue nobiliaire historique et biographique, Louis Sandret, publié par J.B. Dumoulin, 1866). On retrouve une trace de ces armes actuellement peinte dans un tableau représentant la scène du Christ (tableau situé dans l'église de Bligny au-dessus de la sacristie).

Le château fort fut démantelé en 1478 par ordre de Louis XI, reconstruit en 1485, puis détruit en 1855.

Histoire de Bligny après les évènements de 1789

Bligny s'est enrichi progressivement grâce au commerce de soie. De nombreuses jurisprudences (source d'information à part entière) relatent de la vie bélinoise. Ainsi deux tanneurs ex nobles furent condamnés par un tribunal révolutionnaire en 1791 ; des clubs politiques furent créés sous la monarchie de Juillet. Il y eut un tremblement de terre en 1841 : « entre minuit et minuit et demi, secousses assez fortes pour avoir remué les meubles » (Mémoires couronnés par l'Académie royale des sciences et belles-lettres de Bruxelles, 1845) ; le grand-père maternel de l'écrivain Michel Tournier qu'il décrit dans son essai Le Vent Paraclet était pharmacien de Bligny-sur-Ouche (Tournier, par Jacques Poirier, Éd. Echelle de Jacob, 2005). Un arrêt célèbre du Conseil d’État a pour origines des faits qui se sont produits à Bligny (18 novembre 1949 - Demoiselle Mimeur- Rec. Lebon p. 492).

Seconde Guerre mondiale

Le numéro de décembre 1941 du journal clandestin des communistes allemands (KPD) et autrichiens (KPÖ) fait état d'une mutinerie de soldats allemands stationnés dans la commune[8].

Bligny a bénéficié d'une gare sur la ligne de Dijon-Ville à Épinac.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bligny-sur-Ouche

Les armes de Bligny-sur-Ouche se blasonnent ainsi : De gueules à l'arc d'or posé en barre décochant une flèche d'argent posée en bande.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 1995 Michel Cahouet    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2014 Michèle Barbier    
mars 2014 en cours Denis Myotte   Retraité Fonction publique

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10].

En 2018, la commune comptait 821 habitants[Note 3], en diminution de 3,07 % par rapport à 2013 (Côte-d'Or : +0,65 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0751 1601 1781 2581 2541 3021 3951 4751 504
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4171 3931 3901 2941 3001 2691 2331 2191 084
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0751 0911 045839874876832795671
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
751750719765745750807863848
2018 - - - - - - - -
821--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Commerce, artisanat[modifier | modifier le code]

La ville de Bligny-sur-Ouche est connue pour accueillir "la fête de la patate" qui a lieu chaque année le dernier weekend d'août. L'édition 2019 "par ici le gratin" fut un succès avec près de 3000 visiteurs dans le weekend tandis que l'édition 2020 "pas de poil dans ma poêle" n'aura pas eu lieu à cause du covid 19.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le train touristique de la vallée de l'Ouche.

À la bonne saison au départ de Bligny vers Pont-d'Ouche et retour, le chemin de fer touristique de la vallée de l'Ouche[13] fonctionne avec des machines à vapeur sur voie de 60 cm, installé en 1978 sur 7 km de l'emprise de l'ancien chemin de fer d'Épinac, construit de 1829 à 1835, qui allait d'Épinac au canal de Bourgogne[14].

Sites, lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'intérieur de l'ancien lavoir.
  • Église Saint-Germain-d'Auxerre (ancienne chapelle du château), du XIIIe siècle, remaniée à plusieurs reprises, avec un clocher pyramidal du XVe siècle.
Le clocher de l'église Saint-Germain-d'Auxerre fait l'objet d'une inscription au titre des Monuments historiques depuis le 7 décembre 1925[15].
  • Musée des outils du bois et de la vie paysanne.
  • Lavoir, puits et 12 anciens moulins sur le cours de l'Ouche.
  • Bâtiment et grange du chapitre.
  • Maisons anciennes, notamment rue de l'Église.
  • Ancien relais de diligence, devenu restaurant.

Zones naturelles protégées[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Gilliot, homme politique né à Bligny en 1822, conseiller général et député de la Saône-et-Loire.
  • Daniel Rousseau, né en 1951, écrivain, comédien et metteur en scène, a passé son enfance à Bligny.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Cécile Denis, Continuités et divergences dans la presse clandestine de résistants allemands et autrichiens en France pendant la Seconde Guerre mondiale : KPD, KPÖ, Revolutionäre Kommunisten et trotskystes, (thèse de doctorat réalisée sous la direction d’Hélène Camarade, soutenue publiquement le 10 décembre 2018 à l’université Bordeaux-Montaigne) (lire en ligne).
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  13. Jacky Page, « À toute vapeur dans la vallée de l’Ouche à bord du train touristique », sur francebleu.fr, France Bleu Bourgogne (radio), (consulté le ).
  14. « Le premier chemin de fer de Saône-et-Loire », article de Jean-François Nosjean paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 76 (Noël 1988), pages 22 et 23.
  15. « Le clocher de l'Église Saint-Germain-d'Auxerre », notice no PA00112148, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Oucherotte », DIREN-Bourgogne.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :