Bligny-sur-Ouche

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Bligny-sur-Ouche
Église Saint-Germain-d'Auxerre à Bligny-sur-Ouche.
Église Saint-Germain-d'Auxerre à Bligny-sur-Ouche.
Blason de Bligny-sur-Ouche
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Beaune
Canton Arnay-le-Duc
Intercommunalité Pouilly-en-Auxois et Bligny-sur-Ouche
Maire
Mandat
Denis Myotte
2014-2020
Code postal 21360
Code commune 21087
Démographie
Gentilé Bélinéens
Population
municipale
848 hab. (2014)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 06′ 25″ nord, 4° 40′ 14″ est
Altitude Min. 337 m – Max. 549 m
Superficie 27,99 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-bligny-sur-ouche.fr
Mairie de Bligny sur Ouche

Bligny-sur-Ouche est une commune française située dans le canton d'Arnay-le-Duc du département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ce bourg est situé dans la haute vallée de l'Ouche, à 20 km au nord-ouest de Beaune.

L'autoroute A6 traverse le territoire communal via un grand pont.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Painblanc Thorey-sur-Ouche Rose des vents
Vic-des-Prés N Aubaine
O    Bligny-sur-Ouche    E
S
Lusigny-sur-Ouche Bessey-en-Chaume

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine du nom de Bligny

Les premières traces écrites de Bligny-sur-Ouche remontent à 879. L’excellent ouvrage de Félix Vadot intitulé "Bligny-sur-Ouche, Côte d’Or" édité en 1928 et réédité en 1980 (mais épuisé) présente les différentes origines possibles du nom de Bligny. Il convient de rappeler que Bligny-sur-Ouche était appelé Beligny sur Oische sous l’ancienne France.

  • Beligny pourrait tirer son nom de « Bel » : mot celtique qui signifie « à la tête de l’eau ». Cette explication est logique puisque Bligny a été la première bourgade construite près de la source de l’Ouche.
  • Beligny pourrait tirer son nom de « Bel » : mot latin qui signifie Apollon ; ou, plus vraisemblablement vu l'antiquité du lieu, de Belenos, divinité gauloise.
  • Beligny pourrait tirer son nom du premier habitant qui se serait nommé « Belenus ».
  • Ou encore de bhla-n, une racine hydronymique indo-européenne, qui a donné des noms comme Balaine, Bligny, ou Blagny. (Noms de lieux de Bourgogne - plus de 1200 noms, Gérard Taverdet, Ed. Christine Bonneton, 2007)

Histoire de Bligny de Charlemagne à la Révolution

Ainsi, Bligny aurait été donnée peu après Charlemagne au VIIIe siècle à l’évêché d’Autun. Le cartulaire de la cathédrale d’Autun en témoigne. Bligny aurait été donnée par Louis le Bègue en 879 et ce don fut confirmé par Boson la même année. En 893, l’évêque d’Autun Adalgaire fit don des terres de Bligny à l’église Saint-Nazaire d’Autun. Une bulle pontificale vint confirmer en 921 le fait que Bligny appartenait à l’église d’Autun. Voir le Cartulaire de l'église d'Autun par Anatole de Charmasse, Société éduenne des lettres, sciences et arts (Autun), publié par A. Durand, 1865.

Au cours du Moyen Âge, Bligny-sur-Ouche se trouvait dans une position assez originale. En effet, Bligny était une terre appartenant à l’église d’Autun et cela jusqu’aux événements de 1789. Les ducs de Bourgogne ont tenté de s’approprier cette terre mais sans succès. Il existe un excellent article de l’historien Jean Richard sur cette lutte entre les deux autorités. Ainsi, les ducs de Bourgogne s’étaient déclarés « garde de la terre » de Bligny et par conséquent souhaitaient imposer un impôt en guise de compensation. L’évêque Aganon d’Autun s’opposa fermement à un des sbires du duc, Raginaud, sire de Mont Saint Jean. Par un jugement de 1076-77, ayant été précisément commenté par l’historien Jean Richard, l’église fut remise dans ses droits.

Quoi qu’il en soit, la « Poûté de Beligny » était gouvernée par des doyens ou des majordomes, le premier d’entre eux fut un certain Ginoardus. Cette fonction devint héréditaire et la famille dépositaire de cette fonction prit le nom de Le Maire ou Maire. Ainsi, en 1257, la Mairie de Bligny est recensée comme "fief roturier et héréditaire". La gestion effective de la Poûté était cependant sous la tutelle d’un bailli.

Ainsi, un certain Jean Le Maire, seigneur de la Bondue (titre associé aux terres de Bligny) et procureur fiscal aux bailliages d'Autunet de Montcenis fut anobli par lettres de 1469 et devint procureur général du duc Charles le Téméraire dans le duché et le comté de Bourgogne, et continua à exercer cette charge après la réunion du duché à la couronne. La note précise que la famille Le Maire était originaire de Bligny-sur-Ouche et a produit au XVIe siècle un président du bureau des trésoriers de France à Dijon. La note joint aussi la description des Armes de la famille Le Maire: d'or, à deux fouets mis en pal et adossés d'azur ; au chef de même chargé de deux étoiles d'or à six rais. (Revue nobiliaire historique et biographique, Louis Sandret, publié par J.B. Dumoulin., 1866). On retrouve une trace de ces armes actuellement peinte dans un tableau représentant la scène du Christ (tableau situé dans l’église de Bligny au-dessus de la sacristie).

Histoire de Bligny après les évènements de 1789

Bligny s’est enrichi progressivement grâce au commerce de soie. De nombreuses jurisprudences (source d'information à part entière) relatent de la vie bélinoise. Ainsi deux tanneurs ex nobles furent condamnés par un tribunal révolutionnaire en 1791; des clubs politiques furent créés sous la monarchie de Juillet; Il y eut un tremblement de terre en 1841 : « entre minuit et minuit et demi, secousses assez fortes pour avoir remué les meubles» (Mémoires couronnés par l'Académie royale des sciences et belles-lettres de Bruxelles, 1845) ; le grand-père maternel de l’écrivain Michel Tournier qu’il décrit dans le roman Paraclet était pharmacien de Bligny-sur-Ouche (Tournier, par Jacques Poirier, Éd. Echelle de Jacob, 2005). Un arrêt célèbre du Conseil d’État a pour origines des faits qui se sont produits à Bligny (18 novembre 1949 - Demoiselle Mimeur- Rec. Lebon p. 492)

Le château fort fut démantelé en 1478 par ordre de Louis XI, reconstruit en 1485, puis détruit en 1855.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bligny-sur-Ouche

Les armes de Bligny-sur-Ouche se blasonnent ainsi : De gueules à l'arc d'or posé en barre décochant une flèche d'argent posée en bande.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Michèle Barbier    
mars 2014 en cours Denis Myotte   Retraité Fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 848 habitants, en diminution de -1,74 % par rapport à 2009 (Côte-d'Or : 1,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 075 1 160 1 178 1 258 1 254 1 302 1 395 1 475 1 504
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 417 1 393 1 390 1 294 1 300 1 269 1 233 1 219 1 084
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 075 1 091 1 045 839 874 876 832 795 671
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
751 750 719 765 745 750 807 863 848
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sites, lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'intérieur de l'ancien lavoir.
  • Église Saint-Germain-d'Auxerre (ancienne chapelle du château), du XIIIe siècle, remaniée à plusieurs reprises, avec un clocher pyramidal du XVe siècle.
Le clocher de l'Église Saint-Germain-d'Auxerre fait l'objet d'une inscription au titre des Monuments historiques depuis le 7 décembre 1925[5].
  • Lavoir, puits et 12 anciens moulins sur le cours de l'Ouche.
  • Bâtiment et grange du chapitre.
  • Maisons anciennes, notamment rue de l'Église.
  • Ancien relais de diligence, devenu restaurant.
  • Le chemin de fer touristique de la vallée de l'Ouche, à voie de 60 cm, reconstruit sur 7 km de l'emprise de l'ancien chemin de fer d'Epinac, construit de 1829 à 1835, qui allait d'Épinac au canal de Bourgogne[6].
  • Musée des outils du bois et de la vie paysanne.

Zones naturelles protégées[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  5. « Le clocher de l'Église Saint-Germain-d'Auxerre », notice no PA00112148, base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. « Le premier chemin de fer de Saône-et-Loire », article de Jean-François Nosjean paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 76 (Noël 1988), pages 22 et 23.
  7. « Oucherotte », DIREN-Bourgogne


Liens externes[modifier | modifier le code]

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