Premeaux-Prissey

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Premeaux-Prissey
Premeaux-Prissey
Point de vue de la partie nord du village de Premeaux-Prissey. Photo prise depuis le calvaire du Clos des Corvées.
Blason de Premeaux-Prissey
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Beaune
Intercommunalité Communauté de communes de Gevrey-Chambertin et de Nuits-Saint-Georges
Maire
Mandat
Umberto Chetta
2020-2026
Code postal 21700
Code commune 21506
Démographie
Population
municipale
384 hab. (2018 en diminution de 18,12 % par rapport à 2013)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 06′ 47″ nord, 4° 56′ 07″ est
Altitude Min. 203 m
Max. 374 m
Superficie 9,05 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Nuits-Saint-Georges
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Premeaux-Prissey
Liens
Site web www.premeaux-prissey.fr

Premeaux-Prissey est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Prissey

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Source de la Courtavaux, aménagée en lavoir.

Le village possède plusieurs sources : la fontaine Saint-Marc rejoint la Bèze-Courtavaux, l'Arlot et la fontaine du Seuil.

Une nappe phréatique s'étend sous une partie du village. Elle jaillit avec une température constante d'environ 17 °C, quelle que soit la température extérieure.

Quatre plans d'eau ont été aménagés en même temps que la construction de l'autoroute A31. Actuellement, trois servent à la pêche, et le quatrième aux sports mécaniques.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Nuits-Saint-Georges Rose des vents
Chaux
Comblanchien
N Quincey
O    Premeaux-Prissey    E
S
Corgoloin Argilly

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Premeaux-Prissey est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (68,5 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (70,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (43,4 %), forêts (18,5 %), cultures permanentes (16,3 %), zones agricoles hétérogènes (8,8 %), eaux continentales[Note 2] (5,9 %), zones urbanisées (5,8 %), mines, décharges et chantiers (1,5 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Premeaux serait vraisemblablement une simple contraction de la locution Premières eaux, le village étant bâti sur plusieurs sources. Toutefois, la première mention écrite du village se fait sous le nom de Prumel dans un écrit de l'Abbaye de Maizières en 1160.

Il est également possible qu'entre Prumel et Premeaux il ait existé l'orthographe Premellis, puisqu'il y a des traces de l'existence à Beaune d'un seigneur nommé Guillaume de Premellis au XIIIe siècle (nommé doyen de la Collégiale de Beaune en 1272)

Prissey vient du latin médiéval Prisseium, venant lui-même aussi du latin médiéval Prisseia Villa, dont on ne connaît pas la signification.

L'orthographe Prémeaux-Prissey, avec un accent sur le premier E, est parfois rencontrée par erreur.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il y a une divergence sur l'histoire du village. D'un côté, il y a la version de l'historien local René Naudin, qu'il a publiée en 1998 dans une brochure nommée Premeaux Prissey, disponible gratuitement à la mairie du village. De l'autre, il y a la version de la journaliste Marie Protet au journal régional Le Bien public, qu'elle a publiée dans le numéro du mardi . Sachant que les deux versions ne sont pas totalement compatibles, mais qu'elles se recoupent sur plusieurs points.

Version de Marie Protet[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin de Prissey fut construite au XIe siècle.

Les deux communes seront des entités distinctes pendant plusieurs siècles, à l'exception de l'école commune située à Premeaux.

Au XVIe siècle, l'exploitation de plusieurs carrières de pierre rose débuta. Elle a actuellement cessé.

En 1943, profitant des vertus thermales de la source de la Courtavaux, une piscine naturelle y fut créée, et attira les habitants de la région jusque dans les années 1970. Elle fut alors contrainte de fermer, car elle ne répondait plus aux normes de traitement de l'eau par javellisation.

La réunion de Premeaux et Prissey en une seule commune n'eut lieu qu'en 1972. La mairie de Prissey est abandonnée au profit de celle de Premeaux. Il faut noter qu'avant l'unification, l'école primaire de Premeaux servait déjà aux deux villages en commun.

L'église Saint-Martin de Prissey fut classée à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1979.

Version de René Naudin[modifier | modifier le code]

Des vestiges d'habitations gallo-romaines datant du Bas-Empire romain ont été retrouvés à proximité des plans d'eau de Premeaux et Prissey. On a également trouvé des stèles du Ve siècle dans les églises (bien que ces-dernières aient été construites 700 ans plus tard)

La première mention connue de Prissey, encore latinisé en "Prisseium", en l'an 1020, et désigne le village comme une propriété de l'Abbaye Saint-Bénigne de Dijon.

La première mention écrite connue de Premeaux se trouve en 1160 dans un écrit de l'Abbaye de Maizières.

En 1220, Prissey passe à l'Abbaye de Saint-Seine. Puis encore plus tard, il devient la propriété de Charles de Saulx, le Seigneur de Premeaux, ce qui réunit les deux hameaux sous la même autorité locale.

Les deux églises du village furent construites au XIIIe siècle. Une demeure forte fut construite à Premeaux à une date inconnue, et démolie en 1796. L'actuel château de Premeaux a été construit lui au XIXe siècle, et une aile supplémentaire lui a été rajoutée en 2015.

La "source" de la Courtavaux (bien qu'il s'agisse en réalité d'une mare car la vraie source se trouve un peu plus en amont au milieu du village) servait autrefois par les lépreux et les personnes atteintes de maladies de la peau, d'où l'implantation de la léproserie Saint Bernard à Premeaux. Cette mare est transformée en piscine publique en 1945. Puis elle est fermée en 1971.

L'économie du village se basait sur la viticulture et l'exploitation d'une carrière de marbre rose. Et de 1927 à 1970 de la vente d'eau de la Courtavaux en bouteille, celle-ci ayant des propriétés laxatives car elle contient des chlorures et des sulfates. Aujourd'hui, la seule activité qui reste est la viticulture.

Autres sources[modifier | modifier le code]

D'après certains travaux, dont les résultats étaient affichés dans l'église communale (jusqu'en 2010 ou 2011), Premeaux-Prissey aurait été fondé au début du XIIe siècle, sous la juridiction de Nuits-Saint-Georges. Mais aucune date plus précise n'a été avancée à ce jour.

Prissey, elle, semble plus ancienne. Du moins, son église fut construite au XIe siècle. Selon les travaux de Sylvain Demarthe, docteur en Histoire de l'art médiéval, un dénommé Henri Clerc aurait donné Prissey et son église à l'Abbaye Saint-Bénigne de Dijon en 1020. Puis Prissey serait passé sous l'autorité de Premeaux, avant de devenir une annexe de Corgoloin au XVIIIe siècle.

La mairie expose un sabre napoléonien retrouvé lors de travaux, comme preuve du passage des troupes napoléoniennes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 mars 2001 Régis Dubois SE Viticulteur
mars 2001 mars 2008 Bertrand Ambroise   Viticulteur
mars 2008 mars 2014 Régis Dubois SE Viticulteur
mars 2014 mars 2026 Umberto Chetta SE Policier retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9].

En 2018, la commune comptait 384 habitants[Note 3], en diminution de 18,12 % par rapport à 2013 (Côte-d'Or : +0,65 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
274305279313303300327328360
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
375396417417454446406420400
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
435433333345346345344323316
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2018
313379336332373352468409384
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Bien que ce chiffre ne soit pas officiel, le journal régional le Bien public, dans son numéro du , estime la population à 470 habitants.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le village possède un monument aux morts, une église ainsi que différentes sources, fontaines et lavoirs. L'église date du XIXe siècle, et présente la particularité d'être bâtie sur un plan en croix latine, mais dont le clocher est construit sur une base carrée et biaisée, donc alignée ni avec la nef, ni avec le prolongement de la nef, ni avec le transept.
  • Prissey n'a pas son propre monument, mais possède sa propre église de style roman, classée à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Nommée Saint-Martin de Prissey, elle fut édifiée au XIe siècle, et fait partie des très nombreuses églises romanes de Bourgogne. À l'intérieur, trois éléments furent également classés. Une pierre tombale du XVe siècle, une du XVIIIe siècle, et un tableau du XVIIe siècle représentant la nativité Saint-Martin et Saint-Georges.
  • Près de Prissey, l'ancienne décharge communale a été transformée en arboretum (avec la participation des enfants de l'école communale de 2006). Le projet devrait être achevé d'ici 2020, d'après les estimations de la commune.
Arboretum de Premeaux-Prissey en 2011.
  • La source de la Courtavaux, qui formait naguère un petit étang et qui a été transformé en piscine. La minéralisation de l'eau de Premeaux est assez faible ; les eaux sont hydrogéno-carbonatées et sulfatées calco-magnésiennes et légèrement chlorurées sodiques[12].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Régis Laspalès possède une maison secondaire et des vignes non loin de la mairie.
  • Simone Rozès, née Simone Ludwigy, seule femme à ce jour à avoir été Première Présidente de la Cour de Cassation, épousa Gabriel Rozès, habitant de Premeaux.
  • Maurice Boitel, qui, entre fin 1944 et 1946, a peint plusieurs tableaux à Premeaux-Prissey dont un grand paysage représentant la piscine de la commune exposé en 2012 au musée de Nuits-Saint-Georges.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  2. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 25 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 13 mai 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 13 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  12. Michel Pauty, « Les sources thermales de Bourgogne à la fin du XVIIe siècle », Pays de Bourgogne, no 232,‎ , p. 14-20.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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