Planay (Côte-d'Or)

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Planay
Planay (Côte-d'Or)
Eglise et mairie de Planay
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Intercommunalité Communauté de communes du Montbardois
Maire
Mandat
Dominique Bouisson
2020-2026
Code postal 21500
Code commune 21484
Démographie
Population
municipale
66 hab. (2018 en diminution de 17,5 % par rapport à 2013)
Densité 7,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 44′ 45″ nord, 4° 22′ 46″ est
Altitude Min. 272 m
Max. 336 m
Superficie 8,72 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Montbard
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Montbard
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Planay

Planay est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 21484.png

Sur le plateau du Duesmois, dans sa partie en rive gauche de la haute vallée de la Seine, Planay est une commune de 8,7 km2 située à l'ouest de la Côte-d'Or, à proximité du département de l'Yonne, à une quinzaine de kilomètres au nord de Montbard. Allongé nord-sud, le territoire se destine au nord dans sa partie la plus large à l'agriculture, gardant quelques petits bois, et dans sa partie sud à la sylviculture. Le village est central à la partie nord, au milieu des champs, sauf le bois du Larris au nord qui est le prolongement sud de la forêt domaniale du Quartier qui s'étend jusqu'à Laignes sur une douzaine de kilomètres. Les bois méridionaux sont riverains de la vaste forêt domaniale du Grand Jailly qui couvre plusieurs communes du plateau jusqu'à Montbard, en rive droite de la Brenne. Le territoire est doucement incliné vers le nord, creusé par la come (combe) Calain dans laquelle se trouve en limite de commune le point bas à 272 m, le point haut est à l'opposé au sud-est à 336 m, en limite de commune aussi, près de la prise d'eau.

Accessibilité[modifier | modifier le code]

Planay est installé à la croisée des routes départementales D 101 (qui joint la vallée de l'Ignon près d'Is-sur-Tille à l'ouest du département en direction d'Ancy-le-Franc dans l'Yonne) et D 29 (de la limite est du département avec la Haute-Marne vers Recey-sur-Ource à la limite ouest avec l'Yonne vers Nuits-sur-Armançon). Une route de 2 km relie en outre le village à Cestre, sur la commune voisine de Verdonnet, hameau sur la D 5, voie secondaire importante entre Laignes et Montbard.

Hameaux, écarts, lieux-dits[modifier | modifier le code]

La population est regroupée dans le village, la commune n'a pas de hameaux rattachés ni d'habitations isolées.

  • Lieux-dits d'intérêt local : Calais (ferme en ruines), les Bruyères, chemin des Grandes-Raies, come Calain, la Grande-Come, combe Beurnot ; bois : le Quartier, le Larris.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Savoisy Rose des vents
Verdonnet N
O    Planay    E
S
Arrans Montbard

Hydrograhie[modifier | modifier le code]

Comme la plupart des communes sur le plateau du Duesmois, la commune de Planay n'a pas de cours-d'eau. Des réseaux souterrains se sont creusés dans les calcaires du Jurassique, comme la rivière Laignes[1] qui se perd dans la commune voisine de Puits pour réapparaître à Laignes vingt kilomètres plus au nord. L'inclinaison du plateau vers cette résurgence et l'orientation des combes donnent à penser que les eaux de pluie qui disparaissent autour de Planay alimentent aussi la Laignes, directement ou par les ruisseaux confluents voisins.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Planay est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montbard, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 34 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (65,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (65,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (57,6 %), forêts (31,9 %), prairies (4,4 %), zones agricoles hétérogènes (3,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,9 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Monument aux morts dans l'enclos de Planay.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À l’origine le village était une grange de l’abbaye de Fontenay.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Les habitants sont affranchis en 1527.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1838 l’élevage du ver à soie devient une particularité de Planay. 20 000 muriers sont plantés sur 4 hectares. Ce sont les dames qui couvaient les œufs de bombix en les plaçant sous leurs aisselles ou dans leur sillon mammaire. L'expérience est abandonnée au bout de 10 ans[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Planay appartient :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Dominique Bouisson PRG   retraitée
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11].

En 2018, la commune comptait 66 habitants[Note 3], en diminution de 17,5 % par rapport à 2013 (Côte-d'Or : +0,65 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
144199154193212221222232212
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
219219213210186170165167140
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1461431411221111018810898
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1249988816377818181
2017 2018 - - - - - - -
6766-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux, monuments et pôles d'intérêt[modifier | modifier le code]

En 2016, la commune n'a pas de monument classé à l'inventaire des monuments historiques, elle compte 12 monuments ou édifices[14] et 11 objets[15] répertoriés à l'IGPC (inventaire général du patrimoine culturel).

  • Plusieurs maisons et fermes sont répertoriés IGPC.
  • Mairie-école en moellons enjolivée de pierres de taille (IGPC 1990)[16].
  • Plusieurs croix monumentales dont celle du cimetière.
  • L’énorme tilleul dit le Sully qui ombrage la place aurait été planté il y a environ 450 ans. Sa circonférence est de 7,50 m. Cet arbre a reçu le label Arbre remarquable de France en 2000. Il a été très sévèrement endommagé lors d'un violent orage le , plus d'une moitié de l'arbre étant arrachée[18]. Inscrit à l'inventaire des monuments historiques.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau (F02-0410) ».
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  3. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 25 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 13 mai 2021)
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 13 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. René Paris 1986, p. 115.
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  14. « Liste des lieux et monuments de la commune de Planay à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Liste des objets de la commune de Planay à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Palissy, ministère français de la Culture.
  16. Notice no IA00063048, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. Notice no IA00063047, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. Un arbre remarquable: le "Sully" de Planay..., sur www.christaldesaintmarc.com, publié le 20 octobre 2013, consulté le 27 octobre 2013.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Paris, A la rencontre du Châtillonnais : Aignay-le-Duc, Baigneux-les-Juifs, Laignes, La Bourgogne, Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]

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