Prâlon

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Prâlon
Prâlon
Blason de Prâlon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Dijon
Canton Talant
Intercommunalité Ouche et Montagne
Maire
Mandat
Gérard Verdreau
2014-2020
Code postal 21410
Code commune 21504
Démographie
Population
municipale
88 hab. (2016 en augmentation de 10 % par rapport à 2011)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 18′ 39″ nord, 4° 46′ 34″ est
Altitude Min. 295 m
Max. 445 m
Superficie 3,09 km2
Localisation

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Prâlon

Prâlon est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Prâlon est dans le centre du département de la Côte d'Or, à la confluence du ruisseau de la Goulotte avec le ru de Prâlon[1], ce dernier long de 7,3 km et affluent en rive gauche de la rivière Ouche[2].

L'autoroute A38 (gratuite) traverse le sud de la commune sur environ 800m[2], qui relie Dijon (préfecture, 24 km à l'est) à l'autoroute A6 au niveau de Pouilly-en-Auxois (23 km au sud-ouest). La sortie n° 30 de la A38 est à 3 km à l'est sur les communes voisines de Sainte-Marie-sur-Ouche et de Mâlain ; la sortie n° 29 de la même autoroute est à 4 km à l'ouest sur la commune de Mesmont[3]. Depuis la sortie n° 29 jusqu'à Dijon, la A38 suit le tracé de la voie antique de Paris à Lyon par la Bourgogne[4].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Savigny-sous-Mâlain Mâlain Rose des vents
Mesmont N
O    Prâlon    E
S
Agey Sainte-Marie-sur-Ouche

Topologie[modifier | modifier le code]

Jusque vers la fin du XIIIe siècle le village s'appelle Molonia (« Creux de Mologne »), en regard de ce qu'il est situé au milieu d'une prairie s'allongeant le long de la vallée du ruisseau de Prâlon. Il est ensuite dénommé Pralanum[5]. Sur la carte de Cassini il est nommé Pralong[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Prâlon (Pralong) sur la carte de Cassini

La voie antique de Paris à Lyon par la Bourgogne passe à 800 m au sud du village[4], suivant une partie de la branche principale de la Via Agrippa de l'Océan, menant de Lyon à Boulogne.

Saint Bernard de Clairvaux, cheminant assoiffé, aurait fait jaillir une source en plantant son bâton en terre à la sortie du village, sur la route de Savigny-sous-Mâlain. La première mention connue de la fontaine Saint-Bernard date de 1143. Devenue un lieu de dévotion, elle avait la réputation de guérir la fièvre. Reconstruite en 1896, elle a été le but de processions chaque 20 août (jour de la saint Bernard) jusqu'après 1950[6].

Saint Bernard a aussi sollicité Gui de Sombernon pour que ce dernier y fonde une abbaye de bénédictines, ce qui est fait en 1149 avec saint Bernard en recevant la fondation[7] ; l'évêque de Langres, Geoffroy de La Roche-Vanneau (1138-1163), est également mentionné comme co-instigateur de cette fondation. L'abbaye est entourée de hauts murs et son enclos traversé par les deux ruisseaux de la Goulotte et du ruisseau de Prâlon[8]. Saint Bernard y est venu « assez souvent », encourageant et soutenant les religieuses[7]. Début XVIIIe siècle l'abbaye possédait encore plusieurs objets qui lui avaient appartenu[9]. Le nom complet en était Notre-Dame de L'Assomption[10].

La dernière abbesse Charlotte de Bussy-Rabutin, fille aînée de Bussy-Rabutin (1618-1693), a obtenu ce bénéfice après de multiples sollicitations en son nom de la part de son père, qui n'a pas craint d'aller jusqu'à rappeler à Louis XIV la promesse faite par ce dernier en 1662. Louis XIV ayant bonne mémoire, Charlotte de Bussy-Rabutin reçoit enfin l'abbatiat le 24 décembre 1711 (18 ans après la mort de son père) et prend possession de l'abbaye le 9 avril 1712[11]. Durant son abbatiat elle reçoit quatre de ses petites-nièces, dont Claude-Elisabeth de Langeac qu'elle fait nommer en 1732 abbesse de Saint-Julien de Rougement à Dijon[12]. Charlotte de Bussy-Rabutin meurt à l'abbaye de Prâlon le 14 avril 1739 à l'âge de 95 ans, après 27 ans d'abbatiat. Et elle laisse les affaires de l'abbaye dans un état de dérangement avancé[11]. Elle avait entrepris des travaux[13] entraînant des dépenses inconsidérées, dont la rénovation des bâtiments conventuels et des constructions jamais achevées. Louis XV songe déjà à supprimer l'abbaye, quand survient en 1743 une grosse inondation des deux ruisseaux encadrant l'abbaye[8]. Les biens de l’abbaye sont dispersés en 1755 et l'abbaye est unie au chapitre de Saint-Étienne de Dijon[14]. Les bâtiments conventuels sont de nos jours des habitations privées[13]. Les anciennes écuries de l'abbaye sont de l'autre côté de la rue principale du village[8].

L'église paroissiale, à un vaisseau, a gardé nombre d'éléments de l'ancienne chapelle abbatiale[8]. Le chœur et l'avant-chœur datent de 1683-1684[13] (abbatiat de Charlotte de Bussy-Rabutin) ; le chevet a une forme polygonale et présente des nervures[15]. Le clocher, de 1842, est dû à l'architecte Fénéon-Damotte[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Gérard Verdreau    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[17].

En 2016, la commune comptait 88 habitants[Note 1], en augmentation de 10 % par rapport à 2011 (Côte-d'Or : +1,38 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
199188174188184200208199216
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
213214204194186195200208185
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
19118117113013013612610298
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
907975647188838088
2016 - - - - - - - -
88--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dominique Dinet, Religion et société: les Réguliers et la vie régionale dans les diocèses d'Auxerre, Langres et Dijon (fin XVIe siècle-fin XVIIIe siècle), vol. 2, Paris, Publications de la Sorbonne, coll. « Histoire moderne », , 518 (pp. 435-953) p. (ISBN 2-85944-357-6, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Edmond Martène et Ursin Durand, Voyage Littéraire De Deux Religieux Bénédictins de la Congrégation de Saint-Maur, vol. 1, Paris, , 312 p. (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Prâlon (U1310560) » (consulté le 17 février 2017)
  2. a et b Prâlon sur geoportail.fr – cartes IGN. Couches « Cartes IGN classiques » et « Limites administratives » activées. Vous pouvez moduler, désactiver ou supprimer chaque couche dans l'onglet de "sélection de couches" en haut à droite, et en ajouter depuis l'onglet "Cartes" en haut à gauche.
  3. Prâlon sur la carte de google.fr.
  4. a b et c Carte de Cassini centrée sur Prâlon, sur le site de cartes interactives geoportail.gouv.fr.
  5. « Histoire de la Fontaine de Dévotion Saint-Bernard », sur fontainesdefrance.info.
  6. « Prâlon et le miracle de la fontaine de saint Bernard » sur dijonbeaunemag.fr.
  7. a et b Mart.&Dur. 1717, p. 147-148, volume 1.
  8. a b c et d Jacqueline Mugnier, « Jardin de la Serrée et abbaye de Prâlon », Lettre bisannuelle de l'association Histoire et patrimoine de Fleurey-sur-Ouche” (HIPAF), no 16,‎ , p. 3 (ISSN 2258-5664, lire en ligne, consulté le 17 février 2017).
  9. Mart.&Dur. 1717, p. 148, volume 1.
  10. Œuvres de Fénéon-Damotte sur patrimoine-de-france.com.
  11. a et b Dinet 1999, p. 513-514.
  12. Dinet 1999, p. 515.
  13. a b c d et e Église paroissiale de l'Assomption à Prâlon (21) sur petit-patrimoine.com
  14. Dinet 1999, p. 514, note (94).
  15. « L'église Notre-Dame » sur ouche-montagne.fr.
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.