Samerey

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Samerey
Samerey
Samerey, depuis la rue du Pâtis.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Beaune
Canton Brazey-en-Plaine
Intercommunalité Rives de Saône
Maire
Mandat
Anthony Goulut
2014-2020
Code postal 21170
Code commune 21581
Démographie
Population
municipale
160 hab. (2016 en augmentation de 25,98 % par rapport à 2011)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 05′ 27″ nord, 5° 21′ 41″ est
Altitude Min. 184 m
Max. 204 m
Superficie 7,02 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-samerey.fr

Samerey est une commune française située dans le canton de Brazey-en-Plaine du département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Laperrière-sur-Saône Saint-Seine-en-Bâche Rose des vents
N Champvans (Jura)
O    Samerey    E
S
Saint-Symphorien-sur-Saône Abergement-la-Ronce (Jura) Damparis (Jura)

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines et Toponymie[modifier | modifier le code]

Les origines du village demeurent méconnues. Cependant, les tuiles, les poteries et les substructions en briques romaines, retrouvées par les archéologues, dans les années 1870[1], le tronçon de voie romaine dans les bois de la Bauche, et les formes agraires fossiles dans le bois du Défens[2], atteste de son existence à cette époque.
Quant au nom de la commune, il dériverait de "Samarius", un gallo-romain à qui aurait appartenu les terres du village[3].

Moyen Âge et Ancien Régime[modifier | modifier le code]

En 1267, le duc de Bourgogne Hugues IV, échange avec le seigneur de Pagny, Hugues d’Antigny, plusieurs petites seigneuries contre Laperrière-sur-Saône, Samerey, Saint-Seine-en-Bâche, ainsi que des terres à Echenon et à Foucherans, pour créer une châtellenie tampon de Laperrière entre le duché et le comté de Bourgogne, qui est élargie en 1272 à Saint-Symphorien-sur-Saône, Les Maillys et Franxault, avant d'être érigée en marquisat au début du XVIe siècle[4].
C'est donc Laperrière qui administre Samerey jusqu'à ce que le fils du marquis, Antoine Bénigne Lamy, hérite du village dans les années 1730-1740, qu'il possède jusqu'à la Révolution. Il semble d'ailleurs que ce dernier soit à l'origine du rebaptême de l'Hôtel de Samerey, que la famille Lamy possède, depuis 1700, à Dijon.
De la même manière, Samerey ne devient une paroisse indépendante de celle de Laperrière qu'en 1793[3].

Révolution à fin du Second Empire (1789-1870)[modifier | modifier le code]

En 1789, Samerey devient une commune indépendante. Un conseil municipal, présidé par Pierre Chenevoy, est élu, et une garde nationale, commandée par Jean Thieley, est créée.
En 1800, Samerey est administrativement attaché au canton de Saint-Jean-de-Losne et à l'arrondissement de Beaune. En 1836, l'école s'installe au cœur du village, dans une maison achetée au chef de la garde.
En 1849, un lavoir est construit sur le canal.
En 1850, les travaux de construction de l'église sont entamés.
En 1851, le coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte est approuvé par 58 des 60 votants du village, et l'année suivante, le bonapartiste Ouvrard, candidat à la députation, recueille 55 des 58 votes de Samerey.
En 1862, la municipalité instaure la gratuité de l'école primaire.
En 1869, le bonapartiste Marey-Monge, candidat à la députation, recueille 44 des 64 votes du village.
En 1870, après la défaite des troupes françaises à Sedan, les Prussiens demandent une réparation de guerre de 5 milliards de francs, à laquelle Samerey contribue, à hauteur de 8158 francs[3].

Troisième République[modifier | modifier le code]

La République proclamée, c'est le candidat républicain, Joigneaux, qui fait presque l'unanimité auprès des électeurs de Samerey, lors des élections législatives de 1871, 76 et 77.
En 1893, la construction du nouveau cimetière, à l'extérieur du village (lieu-dit En Mauchamps), est lancée.
En 1907, l'identité du coupable de l'incendie volontaire d'une maison Chenevoy, divise les habitants qui en viennent aux mains.
En 1908, 2 postes téléphoniques et leurs câbles sont installés. Leur nombre reste identique jusqu'en 1974.
En 1914, le radical Camuset, candidat à la députation, fait la quasi unanimité.
En 1919, le monument aux morts est érigé à la mémoire des 10 enfants du village morts pour la Patrie.
En 1931, l'électricité fait son entrée dans les maisons du village[3].
Entre 1940 et 1944, les Allemands investissent la mairie.

Depuis 1945[modifier | modifier le code]

En 1962, l'eau courante fait son entrée dans les maisons, et l'année suivante, des bâches de rétention d'eau sont installées à proximité du canal[3].
En 2004, la commune adhère à la Communauté de communes Rives de Saône.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1815 M. Jean-Baptiste Thieley    
1815 1818 M. Jean-Baptiste Bonnet    
1818 1821 M. Jean-Baptiste Thieley    
1821 1844 M. Jean Chenevoy    
1844 1845 M. Jean Chenevoy (homonyme)    
1845 1848 M. Pierre Chenevoy (Royer)    
1848 1853 M. Pierre Chenevoy (Moniot)    
1853 1856 M. Jacques Gence    
1858 1858 M. Jean Chenevoy (Gavignet)    
1858 1860 M. François Chenevoy    
1861 1865 M. Claude Chenevoy    
1865 1870 M. Pierre Chenevoy (Moniot)    
1871 1871 M. Alexandre Ferdinand Chenevoy    
1871 1879 M. Jean-Baptiste Guillemin    
1879 1880 M. Pierre Gavet    
1880 1907 M. Victor Gaumiot    
1907 1919 M. Jean-Joseph Chenevoy    
1919 1922 M. Emilien Chenevoy    
1922 1928 M. Louis Fleuret    
1928 1944 M. Lucien Gaumiot    
1944 1956 M. Emilien Chenevoy    
1956 1959 M. Louis Moulin    
1959 1965 M. Raymond Lornet    
1965 1995 M. Raymond Gaumiot    
1995 2001 M. Gabriel Moulin    
2001 2008 M. Philippe Kesseller    
2008 2014 M. Marc Chenevoy    
2014 En cours M. Anthony Goulut   Ouvrier

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2016, la commune comptait 160 habitants[Note 1], en augmentation de 25,98 % par rapport à 2011 (Côte-d'Or : +1,38 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
228226207237238260266273232
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
251255236243228234207200199
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
197188137137154136129137134
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2016
136140138156141133131151160
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Substructions romaines (Bois des Petites Rotures)
  • Voie et formes agraires romaines (Bauche et Bois du Défens)
  • Croix de cimetière (1894)
  • Église de la Nativité-de-la-Vierge-Marie (1850)
  • Oratoire
  • Puits
  • Monument aux morts

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Simonnet Jules, Foisset Paul,Voies romaines du département de la Côte-d'Or et répertoire archéologique des arrondissements de Dijon et de Beaune, commission des Antiquités du département de la Côte d'Or, Lamarche, Dijon, 1872
  2. Chouquer Gérard et De Klijn Hans, Le finage antique et médiéval, revue gallia, no 46, Paris,1989.
  3. a b c d et e Chenevoy Serge, Villages d'Outre-Saône : Histoire de Laperrière-sur-Saône-Samerey-St-Seine-en-Bâche-St-Symphorien-sur-Saône, livre II, imprimerie de la coopérative ouvrière, Dijon, 1982
  4. Courtépée Claude, Description du duché de Bourgogne, tome 2, Causse, Dijon, 1777 (1re édition)
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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